L'équipe de France féminine de handball a marqué l'histoire lors de ses récentes confrontations avec les Pays-Bas. Après une victoire initiale de 31 à 25 à Trélazé, les Bleues ont confirmé leur domination en remportant un second match à Chartres, avec un score de 31 à 28. Bien que confrontées à des difficultés pendant une grande partie de la rencontre, les Françaises ont su accélérer le rythme dans le dernier quart d'heure pour finalement s'imposer avec une marge de trois buts.
Composition de l'équipe et début de match
Pour ce deuxième affrontement de la semaine contre les Pays-Bas, le sélectionneur Sébastien Gardillou a choisi d'intégrer Clarisse Mairot, Manon Errard et Camille Depuiset dans le sept de départ, tandis que Hatadou Sako, Nina Dury, Laura Flippes et Lucie Granier ont été laissées en tribunes. Les Néerlandaises ont ouvert le score par Laura Nusser. La capitaine Orlane Kanor, qui avait été ménagée lors du match précédent, a été alignée d'entrée, mais une passe mal ajustée a entraîné une perte de balle lors de la première action. Marie-Hélène Sajka a dirigé la défense centrale, mais n'a pas pu empêcher Fredriks de marquer au poste de pivot. Quelques instants plus tard, Sarah Bouktit a inscrit le premier but tricolore sur un jet de sept mètres.
Les Françaises ont rencontré des difficultés en début de match, tandis que les Bataves ont opté pour une stratégie de montées de balles rapides. Dione Housheer a obtenu un jet de sept mètres, converti par Malenstein, donnant aux Pays-Bas une avance de deux buts, après un tir puissant d'Orlane Kanor dans la lucarne (2-4, 5e minute). La première sanction disciplinaire a été infligée à Freriks, pour avoir fait tomber Orlane Kanor, et Bouktit a transformé son deuxième pénalty. Djazz Chambertin, touchée lors d'un contact, a dû quitter le terrain, remplacée par Kanor au centre. Cette dernière a ralenti le ballon, permettant à Floriane André de réaliser son premier arrêt de la soirée, tandis que Méline Nocandy a fait son entrée au poste de demi-centre. Elle a servi parfaitement Léna Grandveau, qui a réduit le score à un but, avant la réplique de Kelly Dulfer. Malgré des difficultés en attaque et des pertes de balles, les Bleues sont parvenues à rester dans le match.
Ajustements tactiques et montée en puissance
Peu satisfait de la performance de son équipe, Sébastien Gardillou a pris son premier temps-mort (4-6, 10e minute). Le sélectionneur a décidé de relancer Foppa au poste d'arrière droit, comme il l'avait fait jeudi, mais cette tentative n'a pas été couronnée de succès, et les Pays-Bas ont repris trois longueurs d'avance. Bouktit, quant à elle, a continué son sans-faute au jet de sept mètres, convertissant les actions de ses coéquipières et réduisant l'écart à une unité grâce à un lob astucieux. Afin de perturber la circulation de balle adverse, les Bleues sont passées en défense 1-5, avec Nocandy en position avancée. Cependant, la tentative de roucoulette de la pivot de Metz a été repoussée par la gardienne adverse, alors que les deux équipes peinaient à imposer leur rythme. Nocandy, grâce à un exploit personnel, a trouvé la faille, confirmant la stabilisation du rapport de force par les Bleues, avant d'écoper d'une exclusion de deux minutes.
Malgré cette stabilisation apparente, les Néerlandaises ont profité de chaque opportunité pour accélérer le jeu. Grandveau a manqué le cadre, et Sprengers a redonné à son équipe une avance de trois buts. Alors que Suzanne Wajoka a tiré au-dessus de la cage de ten Holte, les Pays-Bas ont pris leur premier temps-mort de la partie (7-10, 20e minute). Cette pause a porté ses fruits, puisque Malestein a marqué le pénalty du +4. À chaque montée de balle, le public chartrain s'est réveillé, mais cet enthousiasme n'a pas suffi à réduire l'écart. Sprengers a glissé la balle entre les jambes d'André, et Grandveau lui a répondu sur l'engagement rapide. Floriane André a enchaîné les arrêts, donnant aux Bleues l'opportunité de revenir, alors que Lylou Borg a fait son entrée au poste d'arrière droit. La jeune demi-centre a marqué un superbe but en un contre un, ramenant l'écart à deux buts (10-12, 25e minute). André a continué son festival, réalisant un quatrième arrêt, et Bouktit a réduit l'écart à un but.
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L'ascension bleue et la victoire finale
La machine bleue était désormais lancée. Nocandy a mis le feu à la défense orange, et Lylou Borg a égalisé en contre-attaque, après une interception de la Guadeloupéenne. La playlist du DJ du Colisée a encouragé les supporters français à s'enflammer. Camille Depuiset a fait son entrée dans la cage au début de la seconde période, que les Françaises ont entamée avec une équipe expérimentale. Peu en vue en première période, Suzanne Wajoka a placé les Bleues en tête pour la première fois de la soirée, à sa troisième tentative. Les Tricolores ont évolué avec deux pivots, et la jeune Lylou Borg a profité des espaces laissés pour marquer à six mètres. Oriane Ondono a également fait son apparition, se signalant par un beau contre d'entrée de jeu. Avec Pauletta Foppa, elle a formé la doublette de pivots offensifs. Mais c'est bien Borg qui a porté les Bleues, trouvant la solution dans toutes les positions (16-16, 35e minute). Les deux équipes se sont rendu coup pour coup, alors qu'en ce début de deuxième acte, les défenses ont été mises à rude épreuve. Ondono a répondu à Sprengers, Lylou Borg a envoyé une passe aveugle à Foppa, et le public du Colisée a dansé la samba. Manon Errard a également fait le spectacle, avec un joli lob sur ten Holte. Sur l'action suivante, la gauchère a récidivé, cette fois au premier poteau, et alors que la France était devant, les Pays-Bas ont pris un temps-mort (20-19, 40e minute).
Floriane André a fait son retour dans la cage, tout comme Alicia Toublanc sur l'aile droite. Mais Angela Malestein a continué son sans-faute au pénalty. Les Tricolores ont continué à monter les ballons et à jouer à deux dedans. Alicia Toublanc et Sarah Bouktit ont maintenu le bateau bleu à flot, malgré la pression des Néerlandaises. Camille Depuiset est revenue après un court intermède sur le banc et a réalisé son premier arrêt. Son séjour sur le banc a semblé lui avoir remis les idées en place, puisqu'elle a enchaîné les arrêts. C'est grâce à l'un de ces arrêts que les Bleues ont obtenu une balle de +2, leur première. Cependant, la passe de Lena Grandveau a été interceptée. Alors qu'elles avaient une deuxième occasion de creuser l'écart, Sébastien Gardillou a pris son deuxième temps-mort. Orlane Kanor a profité de cette pause pour marquer un tir de loin entre les jambes de ten Holte. Même après avoir encaissé un but, les Françaises ont continué à monter les ballons, et Lena Grandveau en a profité. Il restait dix minutes, et la France menait de deux buts (25-23, 50e minute).
Au fur et à mesure que la fin du match approchait, la dynamique a basculé en faveur des Françaises. Après un échec de Sprengers, Grandveau s'est glissée sur l'intervalle extérieur pour donner trois buts d'avance aux Tricolores. Cependant, les Néerlandaises n'ont pas abdiqué et ont joué leur va-tout. Elles ont intensifié leur défense et ont remonté trois buts. Alors que Manon Errard a trouvé la barre transversale, Camille Depuiset a empêché les Bleues de passer derrière au score avec deux arrêts de près consécutifs (26-26, 55e minute). Toutes les actions se sont jouées au couteau, aucune des deux équipes ne voulant laisser filer ce match amical. Sarah Bouktit a trouvé la solution, mais le ballon a échappé des mains de Camille Depuiset, et la Hollande a égalisé à trois minutes de la fin. Bouktit, pourtant en veine, a laissé Sajka transformer son sept-mètres, et Camille Depuiset a enchaîné avec une nouvelle parade. C'est Lylou Borg, sacrément en verve, qui a servi Grandveau pour donner deux buts d'avance aux Françaises et forcer les Pays-Bas à prendre un dernier temps-mort. Mais Depuiset a veillé, la gardienne s'est interposée à l'aile, et le public chartrain a scandé son prénom. Sébastien Gardillou a pris un dernier temps-mort, mais le plus dur était fait. Pauletta Foppa a obtenu un pénalty que Bouktit a transformé, scellant la victoire des Bleues, la deuxième face aux Pays-Bas de la semaine (31-28).
Réactions et perspectives
Sébastien Gardillou s'est déclaré "super content de ce qu'on a produit". Il a souligné l'importance d'innover, notamment en raison de la blessure de Nina Dury, et s'est félicité de l'attitude des joueuses, "attentives à ce que le staff demande, comme des éponges". Lylou Borg a confié se sentir plus en confiance et plus à l'aise pour prendre des responsabilités. Orlane Kanor a insisté sur le plaisir pris par l'équipe et l'apport des jeunes, notamment Lylou, et a souligné son rôle de "ancienne" pour mettre les jeunes à l'aise. Camille Depuiset a exprimé sa joie d'entendre le public chanter son nom et a souligné l'importance de la confiance accordée par le staff, malgré son faible temps de jeu en club.
Ces deux victoires face aux Pays-Bas confirment la progression de l'équipe de France féminine de handball et sa capacité à intégrer de nouvelles joueuses tout en conservant un haut niveau de performance. Ces résultats sont de bon augure pour les échéances futures et témoignent du travail accompli par le staff et les joueuses.
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