Contrairement à de nombreux sports collectifs d’intérieur, le basket-ball de haut niveau se joue exclusivement sur du parquet. Cette surface, esthétique et visuellement agréable, a donné lieu à de nombreux classements des plus beaux parquets de la NBA par les médias. Cet article propose un tour d'horizon des parquets les plus emblématiques, en explorant leur histoire, leur design et l'atmosphère unique qu'ils confèrent aux matchs.
L'Évolution du Parquet : Des Origines à Nos Jours
L'histoire du basket-ball est intimement liée à celle du parquet. En 1891, James Naismith, professeur d'éducation physique au Springfield College (Massachusetts), cherchait un sport d'intérieur pour contrer la rigueur de l'hiver. Il eut l'idée de fixer deux caisses de pêches en guise de panier et utilisa le premier ballon venu. Ses élèves, divisés en deux équipes, devaient faire pénétrer la balle dans ces caisses, situées à trois mètres de hauteur, chaque réalisation valant un point. Le basket-ball était né.
Si les caisses de pêches ont été remplacées par des anneaux fixés sur des panneaux en plexiglas, le ballon a pris une teinte orange universellement reconnaissable et le système de points a été perfectionné, un élément du premier match est resté inchangé : le revêtement du terrain. Le gymnase du Springfield College était recouvert d'un immense parquet en bois d'érable, un matériau abondant et peu coûteux en Amérique du Nord.
Bien que James Naismith ait stipulé dans les treize règles originelles que le basket-ball pouvait se pratiquer en intérieur comme en extérieur, sur n'importe quelle surface, le parquet s'est imposé comme le revêtement de référence. Lorsque le sport s'est exporté en dehors des gymnases, le bitume et le tartan étaient les surfaces les plus courantes. En salle, une toile tendue fut même utilisée lors d'une rencontre au Madison Square Garden en 1931, mais son faible rebond et les chutes fréquentes des joueurs conduisirent rapidement à son abandon au profit du parquet.
Dans les années 1970, les surfaces synthétiques firent leur apparition, séduisant de nombreux gymnases nouvellement construits. Certaines universités adoptèrent ce type de revêtement, et les Houston Rockets jouèrent même sur un sol synthétique entre 1971 et 1975, lors de leur passage au Hofheinz Pavilion. La dureté de ce matériau offrait un rebond optimal et évitait les faux rebonds, tout en étant plus doux pour les articulations que le bitume.
Lire aussi: Maillot NBA : comment choisir la bonne longueur (+2) ?
Critères de Classement des Parquets NBA
Le classement des plus beaux parquets de la NBA repose sur plusieurs critères subjectifs, mais récurrents :
- L'esthétique générale : Harmonie des couleurs, originalité du design, qualité de la finition.
- L'identité visuelle : Représentation fidèle de l'équipe et de sa ville, intégration du logo et des couleurs emblématiques.
- L'histoire et la tradition : Évocation du passé glorieux de la franchise, hommage aux légendes et aux moments marquants.
- L'atmosphère : Contribution à l'ambiance générale de la salle, impact visuel sur les joueurs et les spectateurs.
Tour d'Horizon des Parquets Emblématiques
TD Garden (Boston Celtics)
Le parquet du TD Garden est sans conteste l'un des plus beaux de la NBA, avec son design parfait et son logo "TD Garden" calligraphié avec élégance. Les couleurs celtes, le parquet à l'allure rétro et le farfadet entouré de vert en font un incontournable. La vue est imprenable depuis tous les sièges, et les nombreuses bannières des Boston Celtics et des Boston Bruins rappellent que l'on se trouve dans un temple du sport. Les couleurs celtes, un parquet à l’allure ultra rétro, mais le tout dans une simplicité totale. Et le truc en plus, c’est ce farfadet entouré de vert.
Staples Center (Los Angeles Lakers)
Le Staples Center, domicile des Lakers, offre une expérience unique avec son logo grandiose et les étoiles qui symbolisent les nombreux championnats gagnés. Les bannières au plafond témoignent de la riche histoire de la franchise. Chaque siège offre une excellente vue sur le match. Lorsque l’on est fan des Lakers, on peut se régaler de l’une des meilleures salles de la NBA avec un logo grandiose et les étoiles qui sont autour qui montrent le nombre de championnats gagnés. Mais aussi avec les nombreuses bannières au plafond.
United Center (Chicago Bulls)
Le United Center, antre des Bulls, est imprégné du souvenir de l'ère Jordan. Le centre du terrain arbore un impressionnant buffle sur fond de cuir orange, et les logos aux quatre coins ajoutent une touche distinctive. La combinaison rouge et noir fonctionne à merveille, capturant l'esprit de la franchise. Le souvenir de l’ère Jordan plane évidemment sur les lieux. Le centre du terrain est excellent avec ce buffle sur fond de cuir orange. Le logo présent aux quatre coins n’est pas sans déplaire. Et comme à Portland, la combinaison rouge et noir fonctionne à plein, même si le rouge des Bulls est évidemment un rouge plus vif.
Madison Square Garden (New York Knicks)
Surnommé "La Mecque du Basket", le Madison Square Garden est un lieu mythique. Ses couleurs emblématiques - bleu clair, orange du ballon et noir discret - confèrent au logo central un aspect 3D, évoquant la skyline de Manhattan. On revoit encore la grande carcasse d’Ewing levant les bras au ciel. Ses couleurs sont mythiques : ce bleu clair mêlé à l’orange du ballon, et ce noir discret qui fait du logo central un logo en vision 3D et nous rappelle l’élévation surréaliste de la skyline de Manhattan.
Lire aussi: PSG vs Inter Milan : Analyse du match
Bankers Life Fieldhouse (Indiana Pacers)
Le Bankers Life Fieldhouse rend hommage à la tradition du basket-ball dans l'Indiana. Son style intemporel et réussi, avec son combo jaune et bleu, en fait un parquet classique mais efficace. Dans le pays des Hoosiers, région de basket s’il en est, c’est un style complètement atemporel mais très réussi. Le combo jaune - bleu y est encore la clé de la réussite.
Oracle Arena (Golden State Warriors)
Le parquet de l'Oracle Arena met en valeur le Golden Gate Bridge, symbole de la région, sur un fond bleu marine qui contraste avec l'orgie de jaune. Un des parquets les plus fantasques de la ligue. Beaucoup de jaune, énormément de jaune. Dans la raquette, tout autour du terrain. Mais surtout un des logos, voire le logo, le plus classieux du moment.
Chesapeake Energy Arena (Oklahoma City Thunder)
Le design du parquet de l'Oklahoma City Thunder est récent et critiquable, mais l'ensemble est réussi. L'alliage des couleurs est harmonieux, reflétant la jeunesse de l'équipe et la convivialité du public. Un des looks les plus récents de la ligue, et donc nécessairement critiquable, mais l’ensemble est bon. Le logo central aurait besoin d’un lifting mais l’alliage des couleurs est très bon. Il reprend en chœur la jeunesse de l’équipe qui les porte mais également la convivialité exceptionnelle du public d’OKC.
Moda Center (Portland Trail Blazers)
Le terrain est incroyable et que dire du logo au centre ainsi que des 4 autres petits logos qui démontrent comment utiliser au mieux le rouge et le noir en NBA.
Wells Fargo Center (Philadelphie Sixers)
Un autre must pour son histoire chargée de titres et scandée par la présence de grands joueurs (Erving, Barkley, Iverson) à chaque époque du jeu. Sa sobriété fait également sa force : ce bleu clair se marie très bien au rouge, et après une modernisation du logo, Philly a décidé de revenir au symbole historique (bien leur en a pris…).
Lire aussi: Grands Matchs NBA
Ball Arena (Denver Nuggets)
Un look récent également mais Denver revient de loin. Au panier, les couleurs désuètes et trop sombres de l’époque Mutombo, l’ère Melo a apporté son vent de fraîcheur. Bleu très clair mêlé au jaune des pépites d’or sur un logo rétro à la symétrie parfaite qui figure le passé des chercheurs d’or du Colorado.