C’est l’histoire d’un titre qui fuit les Lyonnaises depuis trois longues années, une éternité pour le club qui a remporté le graal européen à huit reprises. En attendant, la campagne européenne (sous sa nouvelle formule) des Lyonnaises a débuté contre un très gros morceau : les championnes d’Europe en titre Arsenal, bourreaux des Fenottes l’année dernière en demies.
Un match aller plein de rebondissements à Londres
Dans un Meadow Lane censé être forteresse imprenable, Lyon a d’abord été surpris avant de dicter le ton du match. Dans la nuit londonienne, les championnes d’Europe en titre ont d’abord rappelé à leurs adversaires pourquoi elles font désormais partie des grandes équipes. Dès la sixième minute de jeu et après une récupération de balle plein axe, Beth Mead a étalé sa technique dans une forêt de jambes lyonnaises avant de servir Alessia Russo, libre de tout marquage. La double championne d’Europe ne se fait ensuite pas prier pour ajuster Christiane Endler et mettre les siennes devant très tôt dans le match (1-0, 6e).
Un coup derrière la tête qui a servi de réveil pour les joueuses de Jonatan Giráldez. Décidés à rappeler à leur tour leurs huit Ligues des champions à leurs bourreaux de la saison dernière, les Fenottes sont très vite revenues dans le match. Opportuniste, l’Haïtienne intercepte une passe peu inspirée de Daphne van Domselaar avant de marquer en deux temps (1-1, 18e). Décidées à ne pardonner aucune erreur londonienne, les Lyonnaises ont récidivé cinq minutes après cette égalisation. Même scénario. Une autre mauvaise relance de Van Domselaar, puis une relance hasardeuse de la défense, et toujours Dumornay à la sanction, qui d’un contrôle plein de maîtrise a envoyé sa frappe du pied gauche en pleine lulu (1-2, 23e).
Une fois les pendules remises à l’heure, l’OL Lyonnes s’est montré bien supérieur à son adversaire, multipliant les offensives sans pour autant creuser l’écart au terme de ce premier acte. Partie sur un rythme de finale, cette affiche de gala en ouverture de la saison européenne est quelque peu retombée en intensité lors de la seconde période. Pour défendre au mieux, l’OL a justement opté pour le choix de l’attaque face à un Arsenal très décevant à domicile. Sur leurs terres, les Londoniennes n’ont pas montré grand-chose, en témoigne leur nombre de tentatives sur toute la rencontre (11), deux fois moins que les Lyonnaises (22). Tiraillées entre continuer à gérer le match en attaquant ou en barricadant tout ce qu’elles peuvent en défense, les Fenottes se sont tout de même fait peur dans le temps additionnel de la rencontre, et une frappe de Foord rasant le poteau extérieur d’Endler (90e+4). Sans conséquences, donc.
Composition des équipes :
- Arsenal (4-3-3) : van Domselaar - Fox, Reid, Catley, Hinds (McCabe, 87e) - Maanum, Little, Caldentey (Cooney-Cross, 75e) - Mead (Smith, 56e), Russo (Blackstenius, 75e), Kelly (Foord, 56e).
- OL Lyonnes (4-3-3) : Endler - Tarciane, Renard, Engen, Bacha - Dumornay, Heaps (Egurrola, 68e), Shrader - Diani, Katoto (Hegerberg, 76e), Chawinga (Joseph, 63e, remplacée par Brandt, 68e).
L’OL Lyonnes a parfaitement lancé son aventure en Ligue des champions 2025-2026 contre son bourreau de la saison passée : Arsenal. Les Lyonnaises avaient à cœur de venger l’humiliation de la saison dernière, c’est désormais chose faite. Alessia Russo avait pourtant ouvert la marque après une jolie combinaison dans la surface lyonnaise à la 7e minute. Un premier but qui laissait présager le pire pour les Fenottes. Melchie Dumornay très active sur son côté a d’abord égalisé à la 17e minute profitant d’une mauvaise relance de la portière des Gunners Van Dommselaar qu’elle a trompée en deux temps.
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Moins à l’aise, les Lyonnaises réalisent plusieurs changements avec notamment l’entrée de la jeune joueuse de 19 ans Liana Joseph qui faisait ses débuts en Ligue des champions.
Le match retour : une déroute à domicile
Malgré leur victoire (1-2) lors de la demi-finale aller, les Fenottes de Wendie Renard ont complètement déjoué sur leur pelouse, dimanche 27 avril, lors du match retour. Battues (1-4) par les Gunners, elles ne verront pas la finale de la compétition. Les Lyonnaises et les demi-finales de Ligue des champions, c’est souvent une histoire qui se termine bien. Surtout quand elles remportent le match aller, comme ce fut le cas à neuf reprises entre 2010 et 2024 : à chaque fois, le retour s’est terminé par des sourires et une qualification pour le tour suivant. En l’emportant 2 à 1 face à Arsenal, qui plus est à Londres, le 19 avril, les Fenottes semblaient donc avoir fait un grand pas vers le stade José Alvalade XXI de Lisbonne, théâtre de la finale de la compétition, le 24 mai.
Pourtant, rien ne s’est passé comme prévu au match retour. Malgré l’appui de leur public du Groupama Stadium de Décines-Charpieu (Rhône), les Lyonnaises sont passées complètement à côté de leur sujet et ont été battues dans les grandes largeurs par les Anglaises (1-4), qui affronteront le FC Barcelone en finale. Le cauchemar des joueuses de Joe Montemurro - l’entraîneur australien de l’Olympique lyonnais (OL) arrivé à l’intersaison, après avoir notamment passé quatre ans à coacher les féminines d’Arsenal (2017-2021) - a commencé dès l’entame de la rencontre. Après cinq minutes de jeu, le court avantage qu’elles s’étaient procurées au match aller était déjà gâché par un but contre son camp de leur gardienne, Christiane Endler, du dos.
Incapables de réagir et de se montrer dangereuses malgré le retour de leur capitaine, Wendie Renard, blessée à l’aller et qui fêtait dimanche son 500e match toutes compétitions confondues avec Lyon, les Fenottes ont subi les vagues londoniennes. Sur l’une d’entre elles, le ballon a été propulsé jusque dans les buts lyonnais par une frappe somptueuse à l’entrée de la surface de l’attaquante Mariona Caldentey (45e + 1).
Les Lyonnaises ne pouvaient pas faire pire pour terminer la première période. Et pouvaient difficilement plus mal commencer la seconde. Dès le retour des vestiaires, Alessia Russo (46e) venait mettre un coup de froid supplémentaire dans les tribunes en concluant victorieusement un contre anglais, bien aidée par une défense bien trop apathique et plus à un cafouillage près dans ce match. Ne restait plus à Arsenal qu’à tenir son avantage, ce que les Gunners se sont appliqué à faire en se permettant même de le faire gonfler avec un dernier but de l’ailière Caitlin Foord (63e), à la suite d’une glissade de la Canadienne Vanessa Gilles. Si la Lyonnaise Melchie Dumornay est bien parvenue à sauver l’honneur à la 81e minute, ce but n’a pas été suffisant pour lancer un mouvement de révolte et inverser la tendance. Les Lyonnaises tenteront de se relancer en décrochant un 18e titre national. Wendie Renard et ses coéquipières défieront Dijon en demi-finales, le 10 mai. L’autre rencontre du dernier carré sera un derby, entre le Paris Saint-Germain et le Paris FC.
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Vainqueur 2-1 sur le terrain d'Arsenal en demi-finales aller de la Ligue des champions une semaine plus tôt, l'OL a coulé au Groupama lors du retour ce dimanche (1-4). Les Londoniennes affronteront le Barça en finale. Un cauchemar. L'OL se voyait peut-être déjà jouer sa 12e finale de Ligue des champions en 18 ans, après avoir battu Arsenal à Londres lors de l'aller (2-1). En-dessous de tout, mangées dans l'entrejeu, les joueuses de Joe Montemurro sont tombées de très haut en s'inclinant 1-4. C'est donc Arsenal qui défiera l'ogre barcelonais en finale, à Lisbonne. Une immense surprise, même si les Gunners avaient déjà gagné ici 5-1 en 2022…. Les filles de Renée Slegers, qui sont issues des tours préliminaires, ont marqué aux meilleurs moments pour plomber des Fenottes d'une fébrilité confondante. En tout début de match, pour semer le doute : sur un corner à la 6e, Renard a été trop courte de la tête, Endler a manqué son intervention et a marqué contre son camp. L'OL a encaissé un but à quelques secondes de la pause, d'un tir magique signé Caldentey, et un autre quelques secondes après la pause, grâce à une défense lyonnaise pathétique. Catastrophique, Vanessa Gilles a glissé sur une transmission d'Endler et Foord a tiré sous la barre. Absent de la finale depuis 2007, Arsenal s'est amusé face à l'ancienne meilleure défense de la C1, qui avait encaissé jusque-là trois buts en neuf matches… Offensivement, l'OL a vraiment peiné, à l'image d'une Chawinga fantomatique. Dumornay a sauvé l'honneur sur un second ballon, après un bon centre de Carpenter. Daphne van Domselaar, la gardienne d'Arsenal de retour de blessure, n'a pas eu beaucoup de travail à part ça, s'imposant sur une tête de Damaris (45e) et Hegerberg (56e). La 500e de Wendie Renard, qui n'avait plus joué depuis un mois, restera en tout cas comme l'une des plus grandes désillusions de l'histoire d'un club qui était passé lors de ses onze dernières demi-finales. Elle ne méritait sûrement pas ça.
La Ligue des Champions 2022-2023 : une déroute historique face à Arsenal
Le 21 mai, l’OL retrouvait le toit de l’Europe en remportant sa huitième Ligue des champions depuis 2011, au Juventus Stadium de Turin. Cinq mois plus tard, les Lyonnaises seront de retour dans l’enceinte turinoise (le 27 octobre), mais cette fois pour éviter de compromettre quasi définitivement leurs chances de qualification pour les quarts de finale de cette C1. Car mercredi soir au Parc OL, les joueuses de Sonia Bompastor ont sombré comme jamais dans leur histoire européenne, en s’inclinant (1-5) face à Arsenal pour leur premier match de groupe. Comment une telle débâcle a-t-elle pu frapper la référence européenne du football féminin, qui avait encaissé moins de cinq buts sur l’intégralité de 10 de ses 15 campagnes de Ligue des champions jusque-là ?
Une cascade de blessures
La moitié de l’équipe qui avait dompté le FC Barcelone (3-1) lors de la dernière finale de C1 était out mercredi soir. Toutes blessées, et pour une longue durée, Ellie Carpenter, Griedge Mbock, Catarina Macario, Delphine Cascarino et Ada Hegerberg sont d’indiscutables titulaires dans ce groupe. On peut ajouter à la liste la recrue phare de l’été, la milieue allemande venue du PSG Sara Däbritz, déjà gravement touchée à la cheville et espérée pour février 2023. Ainsi que Dzsenifer Marozsán et Amel Majri, en reprise après des ruptures des ligaments croisés au genou.
« On est forcément impactées par le nombre de blessures, notait Sonia Bompastor, mercredi soir sur OL Play. Elles concernent énormément de joueuses cadres. En Ligue des champions, l’expérience et le talent sont primordiaux. Là, on a un groupe rajeuni par ce contexte. » Dans les faits, les seules véritables invitées surprises de la déroute contre Arsenal sont la défenseuse Alice Sombath (19 ans) et la recrue Inès Jaurena (ex-milieue des Girondins de Bordeaux), âgée de 31 ans mais inexpérimentée au niveau européen.
Un mercato insuffisant
La galère vécue mercredi par Inès Jaurena, à un poste qui n’est pas du tout le sien (latérale droite), avant sa sortie dès la 37e minute de jeu, symbolise le mercato estival insuffisant de l’OL. L’Australienne Ellie Carpenter, out jusqu’à la fin de l’année 2022, n’a pas de réelle remplaçante dans l’effectif lyonnais. Et ce encore moins depuis la blessure de Griedge Mbock avec l’équipe de France le mois passé, qui a poussé la cellule de recrutement à s’activer pour signer un renfort défensif indispensable.
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L’internationale canadienne Vanessa Gilles est bien arrivée en prêt d’Angel City (NWSL)… mais elle était blessée dès sa signature, et ne pourra pas être alignée pendant encore quelques semaines. Pour un club aussi attractif que l’OL, l’absence d’un renfort fiable interpelle donc dans ce secteur de jeu, où le départ de Kadeisha Buchanan (Chelsea) s’est clairement fait sentir lors de l’opération portes ouvertes contre les Gunners.
Des internationales en méforme après l’Euro
En quinze années au plus haut niveau, Wendie Renard ne s’était quasiment jamais montrée aussi fébrile que mercredi soir. A l’origine du coup franc victorieux de Beth Mead (1-3, 45e+1), et clairement responsable du quatrième but de Caitlin Foord (1-4, 67e), la capitaine lyonnaise a assumé face aux micros : « Il faut prendre ses responsabilités. Je n’ai aucun problème à prendre la défaite pour moi. » Sa méforme individuelle, tout comme les prestations en dedans de Selma Bacha, Melvine Malard, Danielle van de Donk et Janice Cayman, toutes présentes à l’Euro en juillet, laisse entrevoir un été qui a été délicat à gérer, après une saison déjà riche en émotions avec le doublé D1-C1. Wendie Renard n’a pas éludé le sujet.
« « On n’a pas réellement eu de préparation physique. On est sorties de l’Euro, on a eu très peu de jours de vacances et on a enchaîné direct par des matchs. Donc c’était compliqué d’avoir une vraie prépa. On fait avec les moyens du bord. On aime jouer, enchaîner les matchs, moi la première, mais si on ne travaille pas la caisse, à un moment, on peut être embêtées. Mais avant de penser au physique, on peut faire beaucoup mieux dans la qualité du jeu, dans les erreurs techniques, dans nos choix. Et puis beaucoup de joueuses d’Arsenal ont enchaîné elles aussi. » »
Une déroute qui va laisser des traces ?
Même quand on a une histoire aussi brillante que l’OL dans la compétition, peut-on se remettre d’un départ aussi catastrophique en Ligue des champions ? « On avait imaginé des débuts différents, rappelle Janice Cayman sur OL Play. C’est dur, il faut se remettre en question avant d’affronter la Juve. On sait qu’on va rebondir. » Sa coach Sonia Bompastor a sans surprise tenu à aller de l’avant elle aussi, rappelant qu’il « reste cinq matchs pour aller chercher la qualification », dans un groupe qui a aussi vu la Juventus Turin l’emporter sans surprise à Zürich (0-2).
« L'aspect mental va être très important, il faudra une réaction d’orgueil, insiste Sonia Bompastor. C’était une soirée sans mais il ne faut pas tout remettre en question ce soir, même si on a un peu la tête dans le seau. Il faut repartir en redonnant confiance à tout ce groupe qui a de la qualité. Il ne faut donc pas être alarmistes. » Wendie Renard, qui évoque « une soirée à oublier », conclut en réfutant cette idée de fin de règne que cette claque suggère : « Ce n’est qu’un match de foot. Rien ne peut remettre en cause tout ce qu’on a fait. C’est vrai qu’on n’a pas l’habitude de voir l’OL perdre de cette manière. Ça fait ch…, mais on se doit de relever la tête ».
Demi-finale de Ligue des Champions 2024 : L'OL s'effondre face à Arsenal à domicile
Après sa victoire à l'aller, l'OL a sombré à domicile ce dimanche face à Arsenal (1-4) et voit son aventure européenne se terminer en demi-finale. Une soirée cauchemardesque pour les joueuses de Joe Montemurro, qui visaient un 9e sacre en Ligue des champions.
Résumé du match
Finaliste l'an passé et huit fois vainqueur de la Ligue des champions féminine, Lyon a été éliminé par Arsenal à l'issue d'une cuisante défaite 4-1 à domicile, dimanche en demi-finale retour. Les Lyonnaises, qui s'étaient imposées 2-1 à Londres, sont passées à côté de leur match, encaissant un but contre son camp de leur gardienne Christiane Endler dès la 5e minute, puis des buts de Mariona Caldentey (45+1), Alessia Russo (46e) et Caitlin Foord (63e) avant la réduction du score de Melchie Dumornay (81e). Arsenal, vainqueur de la C1 en 2007, affrontera le 24 mai en finale le FC Barcelone, double tenant du titre.
Les moments clés du match
- 5e minute : But contre son camp d'Endler sur un corner, Arsenal ouvre le score (0-1).
- 45+1 minute : Mariona Caldentey marque d'une frappe magnifique, Arsenal mène 2-0.
- 46e minute : Alessia Russo profite d'un cafouillage défensif pour inscrire le troisième but d'Arsenal (0-3).
- 63e minute : Caitlin Foord marque après une erreur de Gilles, Arsenal enfonce le clou (0-4).
- 81e minute : Melchie Dumornay réduit le score pour Lyon (1-4).
Analyse du match
L'OL a été balayé à domicile et privé de sa 12e finale européenne ! Malgré une victoire 2-1 à l'aller, les Fenottes ont été humiliées à domicile ce dimanche par Arsenal (1-4) et ne s'offriront pas une revanche face au Barça en finale de la Ligue des champions. Absentes des débats, punies par trop d'erreurs techniques et peu efficaces, les Lyonnaises sont éliminées et n'ont plus que le championnat à aller chercher. L'affiche de la finale opposera donc Arsenal à Barcelone, le 24 mai prochain, à Lisbonne.