L'Union Sportive Athlétique Nîmoise (USAM) Nîmes Gard, club emblématique du handball français, possède un riche palmarès, notamment en Coupe de France. Cet article explore en détail les moments marquants de l'USAM dans cette compétition, en revenant sur les victoires, les parcours épiques et les figures emblématiques qui ont marqué l'histoire du club.
Les Triomphes Mémorables en Coupe de France
L'USAM Nîmes Gard a remporté trois trophées en Coupe de France, des moments gravés dans la mémoire des supporters et qui témoignent de la grandeur du club à différentes époques. L’Usam, trois trophées à son palmarès, n’avait plus intégré le dernier carré depuis 2002.
1985 : La Première Victoire Face au Grand Gagny
Le premier succès nîmois en Coupe de France reste un moment fondateur. En 1985, à Limoges, l'USAM a créé la surprise en battant le grand Gagny, une équipe qui dominait alors le handball français. Ce triomphe a marqué le début d'une ère de succès pour le club nîmois. "C’était en 1985 à Limoges, contre le grand Gagny, rappelle Portes.
1994 : Le Sacre Face à Livry-Gargan dans un Contexte Difficile
En 1994, dans un contexte particulièrement difficile, l'USAM a remporté sa deuxième Coupe de France. Deux jours avant la liquidation judiciaire du club, criblé de dettes, les Nîmois, coachés par Jean-Paul Martinet, ont réalisé une performance exceptionnelle en finale face à Livry-Gargan (27-13) dans le nouveau palais des sports de Castelnau-le-Lez. Ce succès a eu une saveur particulière, symbole de la résilience et de la fierté du club malgré les difficultés financières. “Je suis allé chercher le trophée, comme les six autres d’ailleurs (championnats et Coupes, NDLR), se souvient Alain Portes, capitaine de l’équipe.
Jérôme Chauvet, qui avait 24 ans à l’époque, se souvient : “J’étais revenu pour la Coupe après ma fracture du plancher orbital lors de la bagarre générale en championnat contre l’OM-Vitrolles.
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Une longue attente
L'Usam, trois trophées à son palmarès, n’avait plus intégré le dernier carré depuis 2002.
Parcours et Moments Marquants
Au-delà des victoires, l'USAM a connu des parcours mémorables en Coupe de France, avec des matchs épiques et des confrontations face à des adversaires de renom.
2013 : Une Résistance Héroïque Face à Montpellier
La dernière fois que Nîmes a croisé la route du MHB en Coupe, c’était en mars 2013, et la Green team, futur champion de D2, avait résisté, justement, mais s’était inclinée (30-28) en 8e de finale face au futur vainqueur.
Une demi-finale attendue
Une demi-finale de Coupe de France, qui plus est au Parnasse, qui plus est contre Montpellier, c’est un rendez-vous exceptionnel.
La demi-finale de Coupe de la Ligue de 2008
Alain Portes, devenu coach, préfère rappeler une autre demie, mais de Coupe de la Ligue celle-là, perdue le 2 février 2008 aux jets de 7 mètres (31-31) lors du Final four d’Albertville.
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Figures Emblématiques
Plusieurs personnalités ont marqué l'histoire de l'USAM en Coupe de France, que ce soient des joueurs, des entraîneurs ou des dirigeants.
Alain Portes : Capitaine et Coach Emblématique
Alain Portes, capitaine de l'équipe victorieuse en 1994, est une figure emblématique du club. Il a également marqué l'histoire de l'USAM en tant qu'entraîneur.
Jean-Paul Martinet : L'Entraîneur du Sacre de 1994
Jean-Paul Martinet, entraîneur de l'USAM lors de la victoire en 1994, a su galvaniser son équipe dans un contexte particulièrement difficile, menant le club vers un succès historique. Jean-Paul Martinet, entraîneur de 1987 à 1994, nous rappelle l'époque où les Gardois ont été quatre fois champions de France.
Jérôme Chauvet
Le 19 juin 1994, Jérôme Chauvet, 24 ans à l’époque, était déjà de la fête : “J’étais revenu pour la Coupe après ma fracture du plancher orbital lors de la bagarre générale en championnat contre l’OM-Vitrolles.
Le Contexte des Succès de l'USAM
Les succès de l'USAM en Coupe de France s'inscrivent dans une période faste pour le club, qui a également remporté plusieurs titres de champion de France.
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Les Années 1980-1990 : L'Âge d'Or de l'USAM
L'USAM a dominé le handball français dans les années 1980 et 1990, remportant plusieurs titres de champion de France et atteignant les sommets européens. Cette période faste a été marquée par un jeu spectaculaire, un esprit d'équipe exceptionnel et des joueurs de talent.
1988, le premier titre
«Nîmes avait fini 2e un an auparavant. L'objectif était donc d'être champion. A l'époque, on avait droit à un joueur étranger par équipe. Nous avons affronté Gagny, la grosse formation du moment, et ses internationaux sur la fin du parcours. Nous, nous avions deux joueurs en équipe de France : Alain Portes et Gilles Derot. Il fallait gagner. Nous l'avons fait, d'un but, je crois. C'est vraiment un titre «nîmo-nîmois». L'équipe était jeune, que des joueurs du cru. Il y avait notamment Christian Gaudin (ancien gardien de l'équipe de France, double champion du monde, aujourd'hui entraîneur à Saint-Raphaël).»
1990, la confirmation
«En 1989, on est 2e et finaliste de la Coupe de France, devancé à chaque fois par Créteil. Là, on a recruté. Philippe Gardent (ex Gagny) est venu nous rejoindre. Ce n'est pas le titre dont on parle le plus à Nîmes. Par rapport à 1988, nous étions rentrés dans les équipes qui pouvaient gagner. Alors qu'avant, on était derrière les clubs parisiens. Mais, là encore, il a fallu lutter jusqu'au bout. De toute façon, on n'a jamais connu de saison où le titre était enterré plusieurs journées à l'avance.»
1991, le plus beau
«C'est peut-être celui dont tout le monde est le plus fier. Cette année-là, on a perdu beaucoup de monde. Frédéric Volle et Philippe Gardent (membres des Barjots, champions du monde en 1995 et médaillés de bronze aux JO en 1992) ont rejoint l'OM-Vitrolles. En début de saison, un pronostic réalisé auprès des dirigeants, entraîneurs et certains journalistes nous placent à la 8e place du classement ! L'équipe était moins dotée en joueurs mais il y avait un fond de jeu. En défense et montée de balle, on était très fort. On pouvait changer la défense plusieurs fois dans un match. Et on a souvent gagné alors qu'on était mené à dix minutes de la fin.»
1993, le dernier
«Je suis revenu entraîner l'équipe. Pendant un an, ça a été Boro Golic. Notre rivalité avec l'OM-Vitrolles a été stigmatisée par le fait qu'on a joué le match pour le titre contre eux. En face il y avait Frédéric Volle, qui était une des idoles nîmoises. L'ambiance avait été assez houleuse car le public avait mal réagi à son départ trois ans avant. On les a battus d'un but. Un an plus tard, Nîmes a déposé le bilan. L'argent venait d'arriver, un peu trop vite pour des structures qui n'étaient pas préparées pour ça. Avant, chez nous, les dirigeants étaient bénévoles.»
Le Hand à Nîmes : Une Passion Populaire
Le handball à Nîmes a toujours suscité une grande ferveur populaire. Les matchs de l'USAM attiraient des foules importantes, notamment lors des rencontres de Coupe d'Europe. Le hand à Nîmes «A cette époque-là, on remplissait les Arènes pour des rencontres de Coupe d'Europe. Une fois, il y a eu une bagarre parce qu'une double billetterie avait été installée. Et, dans notre salle du Parnasse, il y avait 4 000 spectateurs. Le Nîmes Olympique, au foot, vendait aussi des billets pour les matches de handball.
Rivalités et Derbys
L'USAM Nîmes Gard a connu des rivalités fortes avec d'autres clubs français, notamment Montpellier. Les derbys face au MHB étaient toujours des rencontres disputées et passionnées. Les Nîmois ont remporté le derby face à Montpellier (30-29) au bout du suspense. Montpellier a subi sa première défaite de la saison dans le Championnat de France de hand samedi dans le derby à Nîmes (30-29) lors de la 10e journée et pourrait laisser s'échapper le leader Paris. On préférera donc, pour finir, évoquer un succès. Le dernier triomphe usamiste dans un derby date du 21 octobre 2015 au Parnasse, en championnat (33-29 et un 8/8 pour Steven George). Douzième de D1, Nîmes joue à Montpellier, le leader invaincu, mercredi (21h00).
Les Femmes aussi
Metz a remporté pour la septième fois, la Coupe de France dames de handball, en s'imposant face à Nîmes, 28 à 26, après les tirs au but, et à l'issue d'une finale riche en émotions, samedi, au stade Pierre-de-Coubertin à Paris. Défaite difficile et amère car de justesse pour les Nîmoises. Elles étaient à 24 partout à la fin de rencontre. Elles n'ont pas marqué mais ont été récompensées d'un jet de sept mètres, alors que Metz fêtait déjà sa victoire. Nîmes avait fait parler la poudre le premier (3-1,5e), grâce à l'indispensable Chebbah. La puissance physique des arrières messines a commencé à parler, malgré les multiples arrêts (17) de Marija Colic. Elles ont continué à trouver des solutions sur les ailes, avec Paule Baudouin de l'autre côté (10-8, 25e). Exceptionnelle en seconde période (10 buts), Ana Gros a longtemps permis à Metz de préserver son avance. Mais Nîmes s'est accroché, Chebbah se montrant tout aussi efficace. "C'est vraiment une grosse déception. Perdre aux pénalties comme ça, c'est encore plus douloureux. C'est dommage pour le club. C'était plutôt un match de défense et de gardiennes. Ils méritent un peu plus que nous quand on voit la physionomie du match. Et puis elles ont été plus disciplinées. Nous, on a perdu beaucoup de ballons faciles. Maintenant, il faut que ça nous booste pour la fin de saison. "Ca fait mal de perdre une finale aux pénalties. Mais ce n'est pas là qu'on perd le match. On a fait des erreurs grossières pendant le match. A six contre cinq, on n'a pas réussi à mettre le ballon au fond. On a perdu des ballons. On aurait pu prendre de l'avance et on ne l'a pas fait. C'est un peu regrettable.