En NBA, le titre de MVP (Most Valuable Player) est l'une des distinctions les plus prestigieuses qu'un basketteur puisse recevoir. Chaque année, la National Basketball Association décerne ce titre au joueur qui a eu le plus grand impact sur la saison régulière de son équipe, démontrant ainsi des compétences exceptionnelles, une domination sur le terrain et une contribution significative aux performances globales de son équipe. Dans cet article, nous allons explorer l'histoire des MVP de la NBA, les critères de sélection, et les légendes qui ont marqué l'histoire du basketball en obtenant ce titre convoité.
Les origines du titre MVP
L'origine du trophée de Most Valuable Player en NBA remonte à 1956, lorsque la ligue a décidé de reconnaître officiellement le meilleur basketteur de la saison régulière (Bob Pettit). Depuis lors, le MVP est devenu un honneur prestigieux qui continue de célébrer les performances exceptionnelles des meilleurs joueurs de la NBA chaque année.
Comment le MVP de la NBA est-il élu ?
Jusqu'en 1980, le MVP était désigné par le vote des joueurs de la ligue. À partir de 1980, le processus de sélection du MVP est géré par un panel de journalistes et de diffuseurs sportifs, connus sous le nom de "Panel de Votes du MVP". Ces experts du basketball votent à la fin de la saison régulière pour déterminer le lauréat. Ces experts nomment cinq joueurs chacun, classés par ordre de préférence, avec le barème de points suivant :
- Première place : dix points
- Deuxième place : sept points
- Troisième place : cinq points
- Quatrième place : trois points
- Cinquième place : un point
Depuis 2009/10, le vote des internautes est également pris en compte et est ajouté au scrutin. Le joueur obtenant le plus grand nombre de points remporte le titre. Shai Gilgeous-Alexander du Thunder, a été élu MVP NBA 2025. Le MVP est choisi par un panel de journalistes sportifs américains et internationaux. Généralement, le MVP provient d’une équipe avec un excellent bilan.
Les critères de sélection du MVP
Les critères pris en compte pour évaluer les candidats incluent :
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- La performance individuelle : L’efficacité statistique du basketteur tout au long de l’année est un facteur essentiel. Le nombre de points marqués, le nombre de rebonds, passes décisives et autres indicateurs sont soigneusement analysés.
- L’impact du joueur sur l’équipe : L’influence du joueur sur les performances globales de son équipe est un aspect déterminant. Un MVP doit être un moteur pour son équipe, la conduisant vers la victoire.
- Les résultats de son équipe : Le trophée est souvent attribué à un joueur d’une équipe classée parmi les premières de sa conférence.
- Le fair-play : L’esprit sportif peut également être pris en compte. Un athlète respectueux des règles du jeu et de ses adversaires a plus de chances de gagner le titre.
- Le contexte de l’année : Les performances lors des moments clés de l’année peuvent avoir un poids supplémentaire. Les performances en playoffs sont prises en compte pour les votes de certaines saisons.
Quand le MVP est-il élu ?
Jusqu’en 2017-18, le Most Valuable Player était annoncé à la fin de la saison régulière, lors du deuxième tour des Playoffs. Depuis cette année, le trophée est remis en juin après les play-offs (NBA Finals).
Les MVP Légendaires de la NBA
Plusieurs légendes du basketball ont laissé leur empreinte dans l'histoire de la NBA en obtenant la distinction de MVP à plusieurs reprises :
- Michael Jordan : Surnommé « Air Jordan », il a remporté cinq titres au cours de sa carrière extraordinaire.
- LeBron James : Souvent comparé à MJ, LeBron a également remporté cinq titres et continue d’écrire sa propre légende.
- Kareem Abdul-Jabbar : Le pivot détient le record absolu avec six titres.
- Magic Johnson : Ce meneur emblématique a remporté trois titres, laissant une marque indélébile sur le jeu.
Quelques records
- Le premier MVP : Le premier Most Valuable Player de la NBA a été décerné lors de l’année 1955-1956. La personne qui a reçu cet honneur inaugural était Bob Pettit, un américain qui évoluait pour les St. Louis Hawks, une équipe qui fait maintenant partie des Atlanta Hawks.
- Le premier MVP européen : Le premier européen titré de la NBA est l’allemand Dirk Nowitzki. Il a remporté le trophée lors de la saison régulière en 2007. Dirk Nowitzki a joué la majeure partie de sa carrière pour les Dallas Mavericks, où il est devenu une légende du basket-ball.
- Le premier MVP français : Joel Embiid (2022-23) est le premier joueur de nationalité française à recevoir cette récompense. Il est également de nationalité camerounaise et américaine et évolue au poste de pivot.
- Le plus jeune MVP : Le plus jeune basketteur à avoir remporté le prestigieux trophée de la NBA est Derrick Rose. Il a reçu cette distinction en 2010-2011 alors qu’il jouait pour les taureaux de Chicago. À l’époque, Derrick Rose avait seulement 22 ans, ce qui en fait le plus jeune titré de l’histoire de la ligue.
- Le plus vieux MVP : Le plus vieux vainqueur est Karl Malone, âgé de 35 ans lorsqu’il l’obtient en 1999. Il remplace Michael Jordan lorsqu’il l’emporte l’année précédente, âgé de 34 ans.
- Joueurs ayant remporté la distinction avec deux équipes différentes : Kareem Abdul-Jabbar, Moses Malone, Wilt Chamberlain et LeBron James.
- Joueurs ayant remporté le trophée lors de leur première saison professionnelle (« rookie ») : Wilt Chamberlain (1960) et Wes Unseld (1969).
- Le joueur ayant remporté le plus de titres MVP : Kareem Abdul-Jabbar. Il a remporté 6 titres au cours de sa carrière :
- 1971 et 1972 : Milwaukee Bucks
- 1974 ; 1976 ; 1977 ; 1980 : Lakers
- Le MVP 2023 : Joel Embiid est élu lors de la saison 2022-23
- Le MVP élu à l’unanimité : Le seul basketteur élu à l’unanimité est Stephen Curry. Il réalise cet exploit lors de l’année 2015-2016. Pendant cette saison, le meneur a été tout simplement sensationnel. Il bat de nombreux records, notamment en établissant un nouveau record de paniers à trois points réussis en une saison. Il a été le leader incontesté des Golden State Warriors, menant son équipe à un bilan incroyable de 73 victoires et 9 défaites, le meilleur bilan de victoires en saison régulière de l’histoire de la NBA à l’époque.
L’impact du titre de MVP
Ce trophée a souvent été un présage pour une carrière de légende. Les joueurs qui le remportent sont considérés comme les meilleurs du monde et marquent généralement leur époque. De plus, le MVP est souvent l’un des principaux candidats pour d’autres distinctions individuelles, telles que les titres de meilleur marqueur ou de meilleur défenseur.
Il s’agit d’une reconnaissance suprême du talent, de l’effort et de la détermination d’un joueur de basketball. Les MVP légendaires de la ligue continuent d’inspirer les générations futures de basketteurs et de passionnés de sport. Alors que nous célébrons les exploits des MVP passés, de nouveaux talents émergent chaque année, prêts à écrire leur propre histoire dans les annales du basketball. Le Trophée Michael Jordan récompense les joueurs les plus influents de chaque génération. Suivre l’évolution de ce palmarès MVP NBA, c’est comprendre qui domine la ligue chaque saison.
Palmarès
- Joel Embiid, Philadelphia 76ers, 2023
- Nikola Jokic, Denver Nuggets, 2022
- Nikola Jokic, Denver Nuggets, 2021
- Giannis Antetokounmpo, Milwaukee Bucks, 2020
- Giannis Antetokounmpo, Milwaukee Bucks, 2019
- James Harden, Houston Rockets, 2018
- Russell Westbrook, OKC Thunder, 2017
- Stephen Curry, Golden State Warriors, 2016
- Stephen Curry, Golden State Warriors, 2015
- Kevin Durant, OKC Thunder, 2014
- LeBron James, Miami Heat, 2013
- LeBron James, Miami Heat, 2012
- Derrick Rose, Chicago Bulls, 2011
- LeBron James, Cleveland Cavaliers, 2010
- LeBron James, Cleveland Cavaliers, 2009
- Kobe Bryant, Los Angeles Lakers, 2008
- Dirk Nowitzki, Dallas Mavericks, 2007
- Steve Nash, Phoenix Suns, 2006
- Steve Nash, Phoenix Suns, 2005
- Kevin Garnett, Minnesota Timberwolves, 2004
- Tim Duncan, San Antonio Spurs, 2003
- Tim Duncan, San Antonio Spurs, 2002
- Allen Iverson, Philadelphia 76ers, 2001
- Shaquille O’Neal, Los Angeles Lakers, 2000
- Karl Malone, Utah Jazz, 1999
- Michael Jordan, Chicago Bulls, 1998
- Karl Malone, Utah Jazz, 1997
- Michael Jordan, Chicago Bulls, 1996
- David Robinson, San Antonio Spurs, 1995
- Hakeem Olajuwon, Houston Rockets, 1994
- Charles Barkley, Phoenix Suns, 1993
- Michael Jordan, Chicago Bulls, 1992
- Michael Jordan, Chicago Bulls, 1991
- Magic Johnson, Los Angeles Lakers, 1990
- Magic Johnson, Los Angeles Lakers, 1989
- Michael Jordan, Chicago Bulls, 1988
- Magic Johnson, Los Angeles Lakers, 1987
- Larry Bird, Boston Celtics, 1986
- Larry Bird, Boston Celtics, 1985
- Larry Bird, Boston Celtics, 1984
- Moses Malone, Philadelphia 76ers, 1983
- Moses Malone, Houston Rockets, 1982
- Julius Erving, Philadelphia 76ers, 1981
- Kareem Abdul-Jabbar, Los Angeles Lakers, 1980
- Moses Malone, Houston Rockets, 1979
- Bill Walton, Portland Trail Blazers, 1978
- Kareem Abdul-Jabbar, Los Angeles Lakers, 1977
- Kareem Abdul-Jabbar, Los Angeles Lakers, 1976
- Bob McAdoo, Buffalo Braves, 1975
- Kareem Abdul-Jabbar, Milwaukee Bucks, 1974
- Dave Cowens, Boston Celtics, 1973
- Kareem Abdul-Jabbar, Milwaukee Bucks, 1972
- Kareem Abdul-Jabbar, Milwaukee Bucks, 1971
- Willis Reed, New York Knicks, 1970
- Wes Unseld, Baltimore Bullets, 1969
- Wilt Chamberlain, Philadelphia 76ers, 1968
- Wilt Chamberlain, Philadelphia 76ers, 1967
- Wilt Chamberlain, Philadelphia 76ers, 1966
- Bill Russell, Boston Celtics, 1965
- Oscar Robertson, Cincinnati Royals, 1964
- Bill Russell, Boston Celtics, 1963
- Bill Russell, Boston Celtics, 1962
- Bill Russell, Boston Celtics, 1961
- Wilt Chamberlain, Philadelphia 76ers, 1960
- Bob Pettit, St. Louis Hawks, 1959
- Bill Russell, Boston Celtics, 1958
- Bob Cousy, Boston Celtics, 1957
- Bob Pettit, St. Louis Hawks, 1956
Les Boston Celtics : L'équipe la plus titrée de l'histoire de la NBA
Depuis 1947, année des premières Finales NBA, 78 titres de champions ont été distribués dans la Grande Ligue. Le palmarès est surtout rempli par deux franchises, les Los Angeles Lakers et les Boston Celtics, mais il fait aussi la part belle à de nombreuses autres équipes qui ont su se frayer un chemin jusqu'au titre. Au cours de son histoire, la NBA a vu vingt-et-une de ses trente franchises inscrire leur nom au palmarès en remportant les Finales NBA. Certaines ont connu des périodes de domination assez longues, quand d'autres n'ont connu qu'un sacre.
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Suite à leur sacre lors de la saison 2023-2024, les Boston Celtics sont l'équipe la plus titrée de l'histoire de la NBA. Sacrée pour la première fois en 1957, la franchise en a depuis remporté dix-sept autres et en comptabilise donc dix-huit. Seuls les Los Angeles Lakers les talonnent au classement, la franchise comptant 17 titres au total dont le dernier en 2020, dans la bulle d'Orlando au sortir du Covid-19.
Gagner beaucoup de titres implique parfois d'engranger également de nombreuses défaites. C'est le cas des Los Angeles Lakers qui, s'ils ont remporté dix-sept titres NBA, se sont aussi inclinés quinze fois en Finales NBA. C'est nettement plus que n'importe quelle autre équipe en NBA, les Philadelphia Sixers et les New York Knicks complétant le podium avec plus de deux fois moins de défaites en Finales NBA (6).
Les joueurs les plus titrés de l'histoire de la NBA
Le classement des joueurs les plus titrés en carrière en NBA est très nettement dominé par des figures des Boston Celtics. Toute une génération a outrageusement dominé la ligue de la fin des années 50 à la fin des années 60, ce qui permet à sept joueurs de l'équipe d'occuper les sept premières places du classement.
Le plus illustre d'entre eux est Bill Russell, également l'un des joueurs qui a remporté le plus de titres de MVP, qui a remporté onze bagues de champion avec la franchise du Massachussetts. Seul un autre joueur, son ancien coéquipier Sam Jones, atteint la barre des dix titres en carrière.
Bill Russell : Une légende au-delà du basket-ball
Première superstar noire d'une ligue blanche à la fin des années 1950, il s'était revu refuser l'accès à certains hôtels ; son domicile avait été cambriolé et vandalisé, des injures à caractère xénophobe avaient été taguées sur ses murs, et dans son courrier se trouvaient régulièrement des menaces de mort. Mais il n'a jamais détourné le regard. Un soir, après qu'un restaurant avait refusé de le servir en raison de sa couleur de peau, il avait convaincu l'ensemble de son équipe de boycotter la rencontre amicale prévue dans la soirée.
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C'est de son père Charles, qui a longtemps accumulé plusieurs jobs sous-payés (concierge dans une usine à papier, chauffeur routier, petite main dans une aciérie) et de sa maman Katie, morte à trente-deux ans des suites d'une maladie subite, qu'il tenait ce goût pour la révolte. Durant son enfance en Louisiane, où le lynchage des Noirs était encore une pratique courante, il est un jour rentré avec la marque rougie d'une claque sur la joue : sa mère l'avait obligé à ressortir pour retrouver son bourreau et lui rendre la pareille. « Il ne s'agissait pas d'en sortir vainqueur, mais de comprendre qu'il était important de se défendre. » Message entendu.
À son arrivée en NBA, en 1956, il a dénoncé les quotas raciaux officieusement en vigueur au sein des franchises, limitant à deux le nombre de joueurs noirs par effectif. À son départ treize ans plus tard, les Afro-américains étaient majoritaires.
Russell n'a jamais été officiellement lié à la moindre organisation de défense des droits civiques. En revanche, il a organisé des camps de basket dans des quartiers pauvres du Mississippi et soutenu des étudiants défavorisés à Boston. Il a multiplié les voyages en Afrique, pour intervenir dans des écoles en Libye, investir dans des plantations de caoutchouc créatrices d'emploi au Liberia, ou parler d'anticolonialisme en Éthiopie avec l'empereur Haïlé Sélassié. Il n'aimait pas la foule, ne se voyait pas comme un leader d'opinion, mais possédait l'élocution et la sagacité des plus grands militants de son temps.
En 1963, il avait participé à la marche sur Washington pour l'emploi et la liberté : le docteur King l'avait même invité à se tenir bien en vue derrière lui au moment où il clamerait « I have a dream ». Russell, par pudeur et par respect pour l'action du pasteur, avait poliment décliné.
À cette époque, le pivot était déjà une star accomplie, la figure sage et charismatique d'une génération pionnière de basketteurs noirs - Wilt Chamberlain, Oscar Robertson et Elgin Baylor en tête - qui ont chamboulé pour toujours la NBA, la sortant des carcans d'une ligue rugueuse, remplie d'anciens militaires blancs que l'on venait voir gratuitement jouer des coudes.
C'est à l'université de San Francisco (1953-1956), dans un corps qui n'avait pas encore atteint sa pleine maturité et qui brillait surtout sur les pistes d'athlé, qu'il a commencé à mener sa révolution. À une époque où il était courant de penser qu'un bon défenseur ne devait surtout pas laisser ses appuis quitter le sol afin de limiter les risques de fautes, Russell a bouleversé les mentalités en sautant de manière quasi-systématique pour essayer de repousser les tirs de ses adversaires, ou au moins à en altérer la trajectoire. Ses premiers entraîneurs l'en ont vainement dissuadé, mais Russell n'avait pas tort, il avait simplement raison trop tôt : le contre ne sera statistiquement comptabilisé en NBA que cinq ans après sa retraite, une fois la verticalité du jeu pleinement admise. Lui en maîtrisait déjà toutes les subtilités, ne cherchant pas à renvoyer la balle non pas en force pour humilier l'adversaire, mais en finesse, pour relancer une séquence offensive. « La défense est une science », glissait-il dans sa perpétuelle quête d'intellectualiser le jeu.
Patriarche de la plus grande dynastie du basket mondial, Auerbach a contribué pour neuf des onze titres des Celtics sous l'ère Russell. En son leader, il avait trouvé non seulement un esprit riche - « suffisamment intelligent pour me comprendre », s'amusait-il un cigare au bec -, le meneur d'hommes dont il rêvait pour encadrer sa formidable armada (Bob Cousy, Tom Heinsohn, Sam Jones, KC Jones, puis John Havlicek), mais aussi un athlète révolutionnaire.
Dans l'Amérique tourmentée des années 1960, Russell disait pourtant que jouer au basket était « la chose la plus superficielle qui soit », et ce constat avait le goût de la provocation tant le niveau d'intensité et d'engagement qu'il mettait à chaque rencontre était total. L'intérieur a tiré un rideau sur sa carrière à 34 ans parce qu'il avait déjà tout gagné, mais aussi parce qu'il n'aurait pas pu en faire davantage : à l'issue de chaque saison, il avait du mal à traîner sa grande carcasse pendant plus d'un mois, la faute à d'incroyables douleurs dans les os et les articulations.
S'il a hanté tous ceux qui osaient s'aventurer dans sa raquette, Chamberlain est celui que Russell a le plus souvent marabouté. Les deux hommes, qui se sont affrontés à 143 reprises, ont mené une rivalité de haut vol, incarnant deux approches du jeu et de l'existence. Il y avait Wilt, l'attaquant insatiable, ego démesuré qui aimait ses fans, la nuit et les femmes plus que ses équipiers ; et il y avait Bill, le défenseur ultime, garçon méfiant et pudique, qui refusait de signer des autographes et nourrissait un besoin névrotique de gagner. L'un a gagné deux titres, l'autre onze. L'un, communément considéré comme le plus grand pivot de l'histoire, considérait le basket comme un jeu ; l'autre comme une mission.
Après la retraite d'Auerbach en 1966, il a porté la double casquette à la tête des Celtics pendant trois saisons, s'offrant ainsi le statut de premier coach noir de la NBA et deux titres de champion supplémentaires.
Penseur du jeu, Russell a bien joué au consultant télé pendant quelques semaines sur CBS, mais le format ne pouvait pas plus mal lui correspondre. « On me demandait de développer des pensées en huit secondes, et ce que je sais du basket, de la motivation et des gens est plus profond que cela. »
Les entraîneurs les plus titrés de l'histoire de la NBA
Le basketball, comme le football, a vu des entraîneurs de légende marquer son histoire.
Phil Jackson est sans conteste l’entraîneur le plus titré de l’histoire de la NBA, avec 11 titres de champion. Connu pour sa philosophie inspirée du bouddhisme zen, Jackson a également révolutionné le jeu avec son système d’attaque en triangle.
Avec 9 titres NBA remportés en tant qu’entraîneur, Red Auerbach est une icône du basketball américain. Auerbach était connu pour son style de coaching agressif et ses stratégies avant-gardistes.
Gregg Popovich, entraîneur des San Antonio Spurs, est l’un des coachs les plus respectés de la NBA. Popovich est également connu pour son intelligence tactique et sa capacité à développer des joueurs comme Tim Duncan, Manu Ginóbili et Tony Parker.
Pat Riley est une figure incontournable du basketball, avec 5 titres de champion en tant qu’entraîneur. Riley est reconnu pour sa préparation minutieuse, son charisme et sa capacité à tirer le meilleur de ses joueurs.
Chuck Daly est célèbre pour avoir entraîné les "Bad Boys" des Detroit Pistons à 2 titres consécutifs en 1989 et 1990. Sous sa direction, la Dream Team a dominé la compétition, redéfinissant la place du basketball américain sur la scène mondiale.
Steve Kerr a rapidement construit un palmarès impressionnant en tant qu’entraîneur des Golden State Warriors, avec 4 titres NBA (2015, 2017, 2018, 2022).
Lenny Wilkens, membre du Hall of Fame en tant que joueur et entraîneur, a remporté un titre NBA avec les Seattle SuperSonics en 1979.
Rudy Tomjanovich a guidé les Houston Rockets à deux titres NBA consécutifs en 1994 et 1995.
Dean Smith, entraîneur mythique de l’université de Caroline du Nord, a remporté 2 titres NCAA et formé certains des plus grands noms du basketball, dont Michael Jordan. Smith était également reconnu pour ses valeurs, mettant un point d'honneur à valoriser les études de ses joueurs et à promouvoir l'inclusion sociale dans le sport.
Robert Horry : L'homme des moments décisifs
Né le 25 août 1970, Robert Horry n'a jamais été un joueur dominant mais il s'est distingué par une chose, sa capacité à marquer des paniers « clutch ». Lorsqu’on a sept bagues aux doigts, décrochées dans des franchises comme les Rockets, les Lakers ou les Spurs, c’est forcément qu’on n’était pas trop mauvais. En fait, Robert Horry est tout simplement l’un des joueurs les plus clutch de l’histoire de la ligue, spécialiste des paniers assassins dans les dernières secondes des matches.
Arrivé dans la ligue en 1992 avec un terrible surnom (« Horry-ble »), il débute à Houston. Sorti d’Alabama avec essentiellement une réputation de dunkeur, il y remporte deux titres aux côtés d’Hakeem Olajuwon, démontrant des qualités de polyvalence sur les postes 3 et 4. Puis sa carrière se termine à San Antonio avec deux autres bagues au compteur et un rôle de joker de luxe qu'il a continué d'assurer jusqu'en 2008. Au total, on a bien nos sept titres de champions.
« Ce qui me met en colère, c’est qu’à part dans la famille NBA, et je parle des coaches et des joueurs, on ne respecte pas vraiment ce que j’ai fait, et les gens n’ont pas vraiment conscience de ce que j’ai réalisé et accompli », explique-t-il. « C’est toujours des réponses du genre : ‘Il n’était qu’un élément. Il n’était qu’un élément.’ Ok, j’étais juste un élément, mais un élément significatif !
« Les gens jugent un match sur les points marqués, sur les rebonds captés », regrettait-il en 2016. « Ils ne jugent pas sur tout ce qu’on peut faire sur un terrain », a-t-il confié en 2016. « Le truc le plus dingue avec le Hall Of Fame, c’est que si vous regardez, vous verrez plein de gars qui ont moins de stats que moi. Que j’y sois ou pas, ça me va.
La taille dans la NBA : Des géants et des exceptions
Dans l’imaginaire collectif, les joueurs NBA sont des géants. Pourtant, certains des basketteurs les plus marquants de l’histoire n’ont jamais dépassé 1m70. D’autres culminent à plus de 2m30. La NBA a vu défiler des joueurs aux tailles impressionnantes, défiant les limites humaines.
Il est important de noter qu’avant la saison 2019-2020, les tailles des joueurs NBA étaient mesurées avec chaussures, ce qui pouvait ajouter jusqu’à 2-3 cm. La taille moyenne des joueurs NBA n’a pas cessé d’évoluer au fil des décennies. Selon les données issues de RunRepeat, la taille moyenne NBA a atteint un pic historique en 1987 avec 2,01 m. Elle est estimée à 199,59 cm, selon les effectifs officiels NBA.
La NBA, souvent perçue comme une ligue de géants, a également vu briller des joueurs de petite taille.
- Tyrone “Muggsy” Bogues - 1,60 m : Le plus petit joueur de l’histoire de la NBA, Muggsy a disputé 14 saisons, principalement avec les Charlotte Hornets.
- Monte Towe - 1,70 m : Connu pour sa carrière universitaire brillante, il a également joué brièvement en NBA.
- Isaiah Thomas (le second du nom, pas celui des Bad Boys) est le plus petit joueur NBA à avoir été All-Star ces 30 dernières années.
La NBA version 2024-2025 accueille une nouvelle génération de géants. Zach Edey - 2,24 m (7′4″) - Memphis Grizzlies : meilleur joueur universitaire, le rookie des Grizzlies a signé une première saison intéressante.
Le plus grand joueur NBA à avoir été élu MVP est Kareem Abdul-Jabbar, culminant à 2,18 m (7′2″). Ils mesurent 1,83 m (6′0″) ou moins, mais rivalisent chaque soir avec des adversaires parfois 30 centimètres plus grands.
Avec ses 2,22 m (7′3.5″) mesurés sans chaussures, Victor Wembanyama incarne la nouvelle génération de géants ultra-mobiles. Son impact des deux côtés du terrain, combiné à une agilité rare pour sa taille, fait de lui un joueur unique dans l'histoire de la NBA.