Depuis son inauguration en 1923, le stade Saint-Symphorien est l'antre du FC Metz. Situé sur l’île du même nom à Longeville-lès-Metz, cet édifice emblématique a connu de nombreux matchs de l’Equipe de France de football. Au total, neuf rencontres des Tricolores toutes catégories confondues ont été disputées dans cette enceinte. Le stade Saint-Symphorien et l’Equipe de France, c’est une histoire qui dure depuis plusieurs décennies.
Les Origines et la Construction du Stade
L'histoire du stade est intimement liée à celle du FC Metz et à l'évolution du football dans la région. Le club est fondé en 1919 sous le nom du Cercle Athlétique Messin. Jusqu’à cette date, le club de l’élite messine évoluait sur la pelouse du stade de la rue de Verdun, à proximité de l’actuel lycée Louis-Vincent dans le quartier Sainte-Thérèse.
En 1923, le Cercle Athlétique Messin (CAM), ancêtre du FC Metz, fait construire sur ce qui est devenu l’île Saint-Symphorien un stade qui prendra tout simplement le nom de Saint-Symphorien. L'inauguration du stade a lieu en 1923, avec un soupçon de retard en raison de l’effondrement de toit de la tribune lors de l’opération de décoffrage.
Le projet, initiative de Maurice Michaut, le président du CAM, mettra un peu moins de deux ans à sortir de terre grâce au financement des 440 membres du club pour la plupart issue des classes aisées et réunis au sein d’une association immobilière.
Premiers Pas dans le Football Professionnel
Au début des années 1930, le professionnalisme fait son apparition dans le football et le CAM rejoint le championnat professionnel en avril 1932. En adhérant dès le 15 avril 1932 au GCA (Groupement des clubs autorisés), Le CAM, qui prend la dénomination de Football Club de Metz s'engage dans le premier championnat de France professionnel. Le 11 septembre 1932, le FC Metz, section autonome du Cercle Athlétique Messin joue son premier match professionnel face à Rennes devant 5000 personnes. Pour sa première saison pro, le public de Saint-Symphorien devra attendre la cinquième journée, le 16 octobre 1932 pour saluer la première victoire officielle à domicile contre Montpellier (2 buts à 1).
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Durant la saison 1934/35, le club prend pour des raisons juridiques le nom de CSM (Cercle des Sports de Metz).
Évolution et Rénovations du Stade
Au fil des décennies, le stade Saint-Symphorien a subi de nombreuses transformations pour s'adapter aux exigences du football moderne et accueillir les supporters dans les meilleures conditions. Par la suite, des travaux d'envergure sont engagés au stade. Le stade Saint-Symphorien est rénové. En avril 1983, des trombes d'eau s'abattent sur la ville de Metz et le stade est inondé.
Plusieurs phases de construction et de rénovation ont marqué l'histoire du stade :
- Construction de la tribune Nord, équipée de loges VIP.
- Construction de la tribune Est, de 7000 places sur 2 niveaux.
- Rénovation du stade Saint-Symphorien.
- Installation de 2 écrans géants (dans les angles Nord-Ouest et Nord-Est), de bannières publicitaires à LED et de nouveaux bancs de touches à sièges chauffants.
Le président Serin présente enfin la version validée du nouveau stade Saint-Symphorien avec la construction d'une nouvelle tribune sud monumentale de 8000 places, la fermeture des angles sud-est et sud ouest et l'aménagement d'une structure extérieure blanche visant à englober Saint-Symphorien pour un cout de 60 millions d'euros. Les abords de l'enceinte seront aussi réaménagés et les parkings seront revus. Le 6 février, le permis de construire est signé. A la fin de la saison 2018-2019, la tribune sud est rasée pour laisser place au nouveau projet. La nouvelle tribune sud et l'angle sud-ouest sont complètement terminés.
Moments Historiques et Performances Mémorables
Le stade Saint-Symphorien a été le théâtre de nombreux moments historiques et de performances mémorables pour le FC Metz et le football français.
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Le 31 mai, le stade Saint-Symphorien reçoit pour la première fois l'équipe de France.
- Coupe de France 1984 : Le 11 mai 1984, le FC Metz remporte la Coupe de France pour la première fois de son histoire en battant l’AS Monaco 2 buts à 0 en finale au Parc des Princes. Quelques semaines plus tard, la nouvelle « marche sur Paris » organisée par les supporters du FC Metz, opposé à l’AS Monaco en finale de la Coupe de France, est teintée d’espoirs. Au total, ce sont plus de 12 000 personnes qui déboulent sur la capitale en fin d’après-midi. L’ogre monégasque finit par céder sur des buts signés Philippe Hinschberger (1-0, 102e) et Tony Kurbos (2-0, 108e). Après la finale perdue en 1938, le FC Metz remporte la Coupe de France et, surtout, s’offre le premier grand titre de son histoire.
- Épopée en Coupe des Coupes 1984-1985 : En Coupe des Coupes, les Grenats réalise le plus grand exploit d’un club français en coupe d’Europe en éliminant le grand FC Barcelone. Après une défaite 2-4 au stade Saint-Symphorien, les grenats prennent leur revanche en s’imposant 4 buts à 1 au Camp Nou grâce à un triplé de Tony Kurbos! Énorme ! Les Messins ont pourtant réalisé l'un des plus grands exploits du foot français en s'imposant 4 buts à 1 au Camp Nou grâce à un triplé de Toni Kurbos, et ce, après s'être inclinés à St Symphorien 4 buts à 2.
- Coupe de la Ligue 1996 : Le FC Metz remporte la Coupe de la Ligue pour la deuxième fois de son histoire en battant l’Olympique Lyonnais aux tirs aux buts, en finale au Parc des Princes.
- Saison 1997-1998 : Le FC Metz termine vice-champion de France derrière le RC Lens (à la différence de buts). Une saison magnifique, la plus belle de toute l’histoire du club, avec deux joueurs hors normes, Robert Pirès, qui sera sélectionné pour la Coupe du Monde 1998 en France avant d’être transféré à l’Olympique de Marseille pour 20 millions de francs, et Cyrille Pouget, à la carrière moins étincelante par la suite.
Le Stade Saint-Symphorien et l'Équipe de France
Le stade Saint-Symphorien a également une histoire riche en accueillant les équipes de France de football, toutes catégories confondues. C’est le 5 mai 1940 que le premier match international de l’histoire du stade Saint-Symphorien est organisé. En effet, la sélection de l’armée française triomphait de la sélection de l’armée anglaise sur le score de 7-1.
Quelques matchs marquants :
- France Espoirs vs Allemagne (26 mars 1996) : Metz va vivre une belle soirée avec l’Equipe de France Espoirs. Entraînée par Raymond Domenech, la sélection française gagnera son billet pour les Jeux Olympiques en terrassant l’Allemagne 4-1. La star messine Robert Pirès et le buteur de l’Olympique Lyonnais Florian Maurice marqueront chacun un doublé.
- France vs Hongrie (31 mai 2005) : Avec une sélection très remaniée, l’équipe de France A jouait le premier match de son histoire à Saint-Symphorien. Ce 31 mai 2005, les Bleus affrontaient la Hongrie lors d’une rencontre amicale à un an de la Coupe du Monde 2006. Toutefois, l’événement le plus marquant était les sifflets à l’encontre du sélectionneur Raymond Domenech. Le public messin lui reprochait de ne pas avoir convoqué Robert Pirès.
- France Espoirs vs Allemagne (éliminatoires Euro 2009) : Après un résultat nul outre-Rhin (1-1), l’Equipe de France Espoirs se rendait à Metz pour disputer son match de barrage retour pour les qualifications à l’Euro 2009. Emmenés par Hugo Lloris, Blaise Matuidi et Moussa Sissoko, les Bleuets s’inclinaient 1-0 face aux jeunes Allemands, sur un but de Benedikt Höwedes.
- France vs Luxembourg (éliminatoires Euro 2012) : Quelques mois après le fiasco du Mondial 2010, l’Equipe de France disputait à Saint-Symphorien son quatrième match de qualification pour l’Euro 2012. Les Bleus de Laurent Blanc défiaient la sélection du Luxembourg qui abritait Mario Mutsch, milieu défensif du FC Metz à l’époque (2009-2011) et l’ancien défenseur grenat Jeff Strasser (1993-1999, 2007-2009).
- France vs Écosse (4 juin 2016) : Le 4 juin 2016, le stade Saint-Symphorien était le théâtre de la dernière rencontre de préparation de l’Equipe de France avant l’Euro 2016. Les Bleus de Didier Deschamps recevaient l’Ecosse dans un climat de tension important en raison de la polémique concernant la non-sélection de Karim Benzema et de nombreux forfaits de joueurs avant le début de la compétition. Toutefois, un doublé d’Olivier Giroud (8′, 35′) et un but de Laurent Koscielny (39′) allaient faire oublier pendant un instant ces tracas (3-0).
- France Féminine vs Suisse (20 et 23 février 2021) : Alors que la crise sanitaire du Covid-19 perturbait les évènements sportifs, Saint-Symphorien accueillait une double confrontation entre l’Equipe de France féminine et la Suisse. En raison de l’annulation du Tournoi de France qui devait se dérouler à Metz et Sedan, la Fédération Française de Football a décidé d’organiser deux matchs entre les Tricolores et la Nati. Le premier s’est déroulé le 20 février 2021 dans un stade à huis-clos et a vu les Françaises de Corinne Diacre gagner la rencontre sur le score de 2-0 (Wendie Renard 12′, Perle Morroni 81′). Trois jours plus tard, les Bleues l’emportaient sur le même score grâce à un doublé de Wendie Renard (77′, 90’+1).
- France Féminine vs République d’Irlande (5 avril 2024) : Plus de trois ans après son dernier passage, l’Equipe de France féminine faisait son retour à Metz pour la première journée des éliminatoires de l’Euro 2025. Ce vendredi 5 avril 2024, les joueuses d’Hervé Renard battaient d’une courte tête la République d’Irlande (1-0).
Avant France-Luxembourg le 5 juin prochain, le bilan des équipes de France à Saint-Symphorien est très positif : huit victoires, une défaite, vingt-trois buts marqués et quatre buts encaissés.
L'Esprit de Saint-Symphorien : Plus qu'un Stade, un Symbole
Selon Pierre Théobald, auteur de deux livres sur le FC Metz, « Metz est connu pour sa cathédrale, et quelque part Saint-Symphorien est la deuxième cathédrale de la ville. C’est l’un des derniers stades « en ville » de France. Où que tu sois à Metz, à quinze minutes maxi à pied tu es au stade. Et c’est l’un des seuls a ne pas avoir de virages comme les stades typiques anglais. »
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S’il faut alors trouver un point commun entre Saint-Symphorien et les Messins, il peut se trouver dans la définition d’un mot : la fidélité. C’est par fidélité à Jésus-Christ que Symphorien est mort en martyr, pour ne pas trahir son Dieu. Et c’est aussi par fidélité au FC Metz que les Messins ne sont jamais partis supporter le voisin de Nancy lorsque le club végétait en Ligue 2, ou pire en National. Une fidélité à toute épreuve qui connaîtra son état de grâce le 7 décembre 1991 lors de la réception de l’Olympique de Marseille. 28 766 spectateurs pour ce qui reste à ce jour la plus grosse affluence à Saint-Symphorien.
Personnalités et Hommages
Plusieurs personnalités ont marqué l'histoire du FC Metz et du stade Saint-Symphorien, et ont été honorées :
- Le stade Carlo Molinari : Président du FC Metz de 1967 à 1978 et de 1983 à 2009.
- Le stade Philippe Hinschberger : Quinze ans au club en tant que joueur et désormais entraîneur du FC Metz.
- Le stade Robert Pirès : Seul joueur messin à avoir été sacré champion du monde.
Saint-Symphorien : Un Nom Chargé d'Histoire
La légende de Saint Symphorien a véritablement débuté vers 450, près de trois cents ans après sa mort. En érigeant une abbaye Saint-Symphorien à Autun, en Saône-et-Loire, saint Euphrône a alors remis en lumière l’histoire du martyr Symphorien. Le début d’un culte qui lui sera voué, par la suite, partout en France. Après cette première abbaye, de nombreux autres édifices religieux se sont construits en prenant le nom de Saint-Symphorien. Pour preuve, en 2016, on trouve pas moins de quinze églises Saint-Symphorien en France, et vingt-trois villages qui comportent le nom de Saint-Symphorien, de l’Ille-et-Vilaine au Rhône en passant par la Gironde et la Charente-Maritimes.
Au IIe siècle, la France n’était alors qu’une partie de l’Empire romain. De son côté, la ville d’Autun, Empire romain oblige, se faisait alors appeler Augustodunum. Empereur depuis le 8 mars 161, Marc Aurèle accepte les différences religieuses, mais est totalement opposé au christianisme. C’est dans ce contexte que naît le petit Symphorien, vers 159 à Autun. Issu d’une famille de nobles, Symphorien grandit avec ses parents, Faustus et Augusta, qui lui transmettent très vite la foi chrétienne. On est alors vers 179, et Symphorien d’Autun est devenu un adolescent. Et, comme tout adolescent, il refuse de se plier à l’ordre, quitte à mourir avec ses idées. C’est exactement ce qui lui arrivera en ce jour de fête en l’honneur de la déesse Cybèle. Celui dont le nom grec signifie « utile, avantageux » refuse de se joindre au cortège et se permet même de se moquer ouvertement de la statue de la déesse phrygienne. Flagellé par la foule, le jeune Symphorien est alors emmené aux cachots où il n’a ni nourriture, ni eau, ni lumière. Au bout de quelques jours, le jeune homme est déposé devant Héraclius, gouverneur de la province, qui lui propose un marché : « Rendez honneur aux dieux immortels et vous recevrez une gratification et une place dans l’armée. » Après avoir reçu un non de la part de Symphorien en guise de réponse, Héraclius le fait condamner à mort. Le dernier mot du jeune homme qui se fait alors couper la tête devant sa mère, fière de l’acte de son fils. Les quelques chrétiens de la ville déposent par la suite le corps du martyr près d’une fontaine. À l’endroit même où, en 450, saint Euphrône érigera cette fameuse abbaye du nom de celui qui depuis s’est vu sanctifier en saint Symphorien.
On quitte alors le Ve siècle pour le VIIe et l’an 609. Évêque de la ville de Metz, saint Papoul y fait construire une abbaye Saint-Symphorien. La première trace du martyr d’Autun en Moselle.
Saint-Symphorien face au Red Star
Ce sont deux géants du football français qui s’affrontent samedi à Saint-Symphorien. Dans cette enceinte tout aussi mythique, où le Red Star se déplacera pour la vingt-cinquième fois, le FC Metz a écrit sa légende. Celle d’un club capable de faire tomber le Barça de Schuster ou de tenir en échec le Napoli de Zoff. Celle d’un club habitué à la Ligue 1 (trente-cinq saisons consécutives) et qui se reconstruit en National.
C’est que la première rencontre entre les deux clubs remonte aux origines du professionnalisme. 1932-1933. Saint-Symphorien comme théâtre, déjà. Fred Aston et Just Brouzes comme figures de proue d’une victoire éclatante. Le Red s’impose (7-1) en Moselle mais ne termine la saison qu’une place devant le FC Metz. Huitième contre neuvième, un point d’écart et le début d’une aventure commune. La suite est moins glorieuse. Ensemble en D1 pendant toutes les années 30, le Red Star revient à Saint-Ouen battus franchement à chaque fois (5-1, 4-0, 3-0). Et doit attendre la saison 1945-1946 pour renouer avec le succès à Metz (4-2 pour les Vert et Blanc).
Les années 50 voient les deux équipes faire l’ascenseur entre D1 et D2. Les Audoniens parviennent souvent à tenir tête aux Messins sur leurs terres de Lorraine mais ce sont bien les deux défaites retentissantes (8-0) concédées par le Red (1946-1947 et 1958-1959) qui restent, hélas, dans les mémoires. D’autres moments plus heureux ont pourtant fait la réputation audonienne dans l’Est du pays : pour leurs retrouvailles en D1, l’Etoile Rouge d’Avellaneda arrache un bon nul à Saint-Symphorien (1-1). Toujours dans l’Elite, le Red de Tomazer conclut chez les Grenats une magnifique série d’invincibilité de sept matches (2-2) durant laquelle il aura tenu en échec Saint-Etienne ou Marseille (1-1 dans les deux cas).
Le Red Star partage avec le FC Metz quelques figures communes. La première d’entre elle est le grand Nestor Combin. En Lorraine, La Foudre inscrit la bagatelle de trente-quatre buts en cinquante neuf matches (entre 1971 et 1973). Des statistiques impressionnantes qui lui valent d’être en course pour figurer dans l’équipe type des quatre-vingt ans du club. Une nomination à laquelle il pourrait aussi prétendre au Red Star tant son apport aura été riche. Vingt-quatre buts et l’accession en D1 pour sa première saison à Saint-Ouen, quinze pour la deuxième dans l’élite cette fois. Sylvain Kastendeuch a aussi effectué les 350 kilomètres qui séparent Metz de Saint-Ouen. En 1984, le jeune messin effectue son service militaire à Joinville. Il profite de cet intermède pour être prêté au Red Star. Il effectue une bonne saison, marque trois fois (remarquable pour un défenseur central) puis rentre au bercail. Aujourd’hui, c’est Samuel Allegro qui perpétue la tradition des joueurs passés par les deux clubs. Cap’tain Sam, messin entre 2003 et 2005, a disputé une cinquantaine de rencontres avec les Grenats en Ligue 1. Latéral à Saint-Symphorien c’est dans l’axe qu’il s’est imposé à Bauer. Irréprochable sur le terrain, le numéro 14 audonien est devenu le chouchou du public audonien qui l’a élu joueur de la saison l’année dernière. Samedi, ce sera encore lui qui guidera l’Etoile Rouge pour la première confrontation des deux équipes en National.
Le Derby Lorrain à Saint-Symphorien
Le stade Saint Symphorien du FC Metz a accueilli, le 28/08/1971, la manche aller du derby lorrain comptant pour la 4ème journée du championnat de Division 1. C’était le 3ème derby officiel dans le championnat dans l’histoire des deux clubs lorrains. Les deux premiers se sont soldés par deux résultats nul 1 /1 lors de la saison précédente. C’est donc dans la chaleur estivale lorraine qu’allait se dessiner la 1ère victoire dans le derby lorrain. Et cette victoire fut nancéienne !!!
« Jamais autant qu’hier soir, le stade St-Symphorien n’a ressemblé à une arène européenne. On se serra comme on le pouvait. Messins et nancéiens souvent côte-à-côte et cette foule donnait la dimension exacte de l’événement, salua, certes avec ferveur, l’apparition des deux formations, mais elle sut se garder de toute passion excessive. A peine la partie engagée, Mariot déboulait et Bourgeois revenait à toute vitesse chiper le ballon à Kuszowski alors que du côté messin ce furent Jeitz et Piasecki qui répliquèrent. Marquage serré, vitesse de jeu, le match s’annonçait impitoyable et la contraction aidant, les interceptions se multiplièrent. Au milieu du terrain, Vicq très volontaire et actif en face de ses anciens équipiers se heurtait à un Richard vigilant. Lazarevic multipliait ses va-et-vient. Le Yougoslave ordonnait assez brillamment les offensives nancéiennes animées encore sur la gauche par Mariot.
Nancy a donc enlevé le match qui lui tenait le plus à cœur en venant gagner à Saint-Symphorien. Il eut le mérite d’obtenir le seul but de la soirée. Celui qui, dans un match aussi serré devrait s’avérer décisif, mais son succès a également été celui d’une fraicheur athlétique supérieure, servie par la réussite de Mariot. Celui-ci fut souvent cinglant pour ses vis-à-vis. Metz se débattit en vain et en attaque, seul Piasecki lutta avec quelques chances de réussite. Ce ne fut donc pas suffisant.
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