Un match amical, par définition, est une rencontre sportive sans enjeu officiel ni compétition, organisée principalement à des fins d'entraînement. L'équipe de France peut jouer un match amical contre l'Allemagne, par exemple, afin de se préparer pour des compétitions officielles. Mais un match amical peut-il devenir un match historique ? C'est la question à laquelle cet article tente de répondre, en explorant les critères qui transforment un simple match en un événement mémorable.
Qu'est-ce qu'un Match Amical ?
Un match amical est une rencontre sportive sans enjeu officiel, organisée principalement à des fins d'entraînement. Ces matchs permettent aux équipes de tester des stratégies, d'intégrer de nouveaux joueurs et d'améliorer la cohésion de l'équipe. Ils se distinguent des matchs de compétition, où les enjeux sont élevés et les résultats comptent pour des classements ou des qualifications.
Caractéristiques Générales des Matchs Amicaux
Les matchs amicaux sont souvent caractérisés par une atmosphère plus détendue que les matchs de compétition. Les entraîneurs ont tendance à effectuer de nombreux changements de joueurs pour évaluer différentes combinaisons et donner du temps de jeu à l'ensemble de l'effectif. Le résultat du match est moins important que l'expérimentation et la préparation pour les compétitions officielles.
Le Match Amical Peut-il Devenir un Match Historique ?
La notion de "match historique" est subjective et dépend de la manière dont un événement est perçu par le public à court, moyen et long terme. Un match dit « historique » doit se distinguer des dizaines de matches qui peuvent être vus chaque année, avoir un aspect unique, sensationnel et est donc par essence rare. Pour qu’un match devienne historique, c’est à dire qu’il entre dans la mémoire collective, plusieurs critères doivent être réunis.
Critères d'un Match Mémorable
Plusieurs experts ont partagé leurs points de vue sur les critères qui définissent un match historique :
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- La mémoire collective : Le critère principal est qu'un grand nombre de personnes en ait gardé un souvenir clair, ses buts, son scénario, ses enjeux. La vision du match en direct doit avoir été partagée, donc avoir été télévisée sur une chaîne gratuite et accessible.
- L'audience : Plus un match est vu par une population nombreuse, plus il serait « historique ».
- L'enjeu sportif ou symbolique : Un match de compétition, ou de qualification, ou un match « amical » face à un adversaire particulier peut marquer l'histoire.
- La dramaturgie : Des retournements de situation, des faits de jeu (poteaux, erreurs d’arbitrage), ont aussi leur importance au niveau de la dramaturgie et des émotions générées.
- La portée diplomatique : Certains matches, comme le France-Algérie de 2001, ont une portée diplomatique qui dépasse le match lui-même.
Il est à noter que l'importance de l'enjeu est récente. C’est seulement à partir de 1954 que l’échec en compétition a commencé à être très mal ressenti. Auparavant, les échecs récurrents, lors des JO ou des Coupes du Monde, laissaient quasi indifférent, la passion était absente, on n’attendait rien.
Le Rôle de l'Expérience Personnelle
Faut-il avoir vécu personnellement un tel match, directement au stade ou via la radio ou la télévision pour qu’il devienne historique à nos yeux ? L'Histoire est collective, pas personnelle. Il n’est pas nécessaire d’avoir vu les matches pour qu'ils soient considérés comme historiques.
L'Enjeu et les Finales : Facteurs Déterminants ?
Jusqu’à quel point l’enjeu favorise-t-il l’apparition d’un match historique ? L'enjeu est un critère important, mais il n'est ni le premier, ni le seul. Une finale, du point de vue d’un supporter, est forcément un match historique. Elle apporte un titre et donne une certaine satisfaction a un grand nombre. Globalement, les finales ne sont pas de bonne qualité, mais l’enjeu génère une émotion considérable. Cependant, l'enjeu et la pression du résultat peuvent parfois tuer le plaisir du jeu.
Exemples de Matches Amicaux Historiques
Un match amical peut-il être un match historique ? Et une défaite ? Bien sûr et sans condition absolue. Quand les compétitions étaient rares, tous les 4 ans, et sans phase qualificative longue, alors les matches amicaux occupaient le calendrier et polarisaient l’attention.
- France-Angleterre de 1921 : C’est la première victoire face au maître-étalon du football qu’est alors supposée être l’équipe d’Angleterre.
- Angleterre-Hongrie de 1953 : Considéré par certains comme le plus grand match de l'histoire.
- France-Algérie de 2001 : Parce qu'il a une portée diplomatique qui dépasse le match lui-même.
Aujourd'hui, les matchs amicaux ne sont plus que des “rencontres de préparation” galvaudées par les entraîneurs qui multiplient les changements, une espèce d’entraînement en conditions réelles. Mais dans certains cas, le contexte peut donner à un match amical un caractère historique. En 1999, par exemple, les Anglais étaient persuadés d’avoir la meilleure équipe du monde et qu’ils n’allaient faire qu’une bouchée des Bleus lors d’un amical à Wembley. Résultat, les Français ont fait un véritable récital en s’imposant 2-0.
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Les Défaites Historiques
Une défaite peut être historique, bien évidemment.
Le Moment de la Réalisation
A quel moment réalisez-vous que vous avez assisté à un match historique ? C’est surtout le lendemain matin qu’on prend conscience de son caractère historique.
L'Importance des Matchs de Préparation
COUPE DU MONDE - Ces trois matchs amicaux vont servir pour la cohésion du groupe et pour huiler les mécanismes de l'équipe. Pari plutôt réussi puisque les différents compartiments du jeu semblent fonctionner de mieux en mieux. A un peu moins de deux semaines de début du Mondial, on ne sait plus quoi penser… Avec tous ces matchs de préparation (trois au total pour les bleus), les attentes vont bon train et un bon parfum de Brésil commence à se faire sentir. Après la belle performance contre la Norvège (4-0), une équipe-type semble clairement se dessiner dans l'esprit de Didier Deschamps. Ce 4-3-3, qui peut se transformer en 4-5-1 en fonction de la situation de jeu est un dispositif plutôt logique au vu des différents matchs de 2014 (Ukraine et Pays-Bas notamment). Et il est là, l'objectif principal de ces matchs de préparation ! Un sélectionneur national ne peut pas avoir ses joueurs à disposition tout au long de l'année. Ces trois matchs amicaux vont servir pour la cohésion du groupe et pour huiler les mécanismes de l'équipe. Pari plutôt réussi puisque les différents compartiments du jeu semblent fonctionner de mieux en mieux, individuellement et collectivement, jusqu'à devenir un groupe uni. Il reste maintenant à voir de quelle manière vont s'incorporer les blessés Benzema et Ribéry.
Mais dimanche soir face au Paraguay, le niveau de l'adversaire, et sa motivation, étaient bien plus élevés que contre la faible Norvège. Les sud-américains, qui ont un style de jeu plus ou moins semblable à l'Equateur (adversaire de la France en Coupe du Monde), n'ont pas eu l'air de comprendre le concept du match amical. Ils en voulaient, peut-être plus que de raison, et on sent bien qu'Evra ou Pogba étaient sur les nerfs. Pas de quoi les faire dérailler, on est bien d'accord, mais tout de même, ça a failli partir en bagarre à plusieurs reprises. Marque de la motivation des joueurs et d'un envie de se battre sur le terrain (dans le bon sens du terme) ? On l'espère ! Et c'est plutôt rare, les matchs amicaux sont en général sans grands reliefs et on s'ennuie la plupart du temps il fut bien le dire… En revanche, cette rencontre sentait le souffre. Elle aurait largement pu être un match du Mondial, aussi bien au niveau du jeu que de l'implication. Plutôt positif pour les bleus ? C'est possible mais il ne faut pas s'enflammer pour autant… Et s'enflammer, c'est bien difficile lorsqu'on parle football. Evidemment, après la Norvège, nous pensions tous cette équipe invincible. Et c'est bien logique, bien qu'amicaux, ces matchs restent des bons indicateurs de la forme d'une équipe. En 1998, les hommes d'Aimé Jacquet s'étaient imposés dans leurs trois matchs de préparation, on connaît la suite ! A l'inverse, en 2010, après une victoire, un nul, et une défaite avant leur départ en Afrique du Sud, les français s'étaient piteusement fait sortir au premier tour, on s'en rappelle… Que penser de tout ça alors ? Eh bien pas grand-chose finalement… Replongeons-nous en 2002, autre année noire pour le foot français. L'équipe de France avait fait belle impression en amical malgré des résultats en dents de scie. Et pourtant, le mondial asiatique n'a pas vraiment souri à Roger Lemerre et ses hommes… Il est bien facile de s'enflammer pour une équipe suite à ces confrontations. Ces matchs ne sont que des indicateurs, pas des valeurs sures… Méfiance donc, si la France éclate la Jamaïque dimanche prochain (ce qui pourrait largement se faire), ils ne seront pas champions du Monde pour autant…
Contre la Norvège et contre le Paraguay, Antoine Griezmann a fait des étincelles. Le joueur de la Real Sociedad a même inscrit un but contre les sud-américains. Il n'est pas le premier néo-international à briller avant un mondial. En 2006, c'est Frank Ribéry, tout fraîchement appelé avec les bleus, qui a fait des merveilles avant la compétition. En 2010, Mathieu Valbuena avait lui aussi été appelé en renfort après une belle saison marseillaise. Il avait inscrit le but victorieux contre le Costa-Rica. C'est intéressant de voir la trajectoire quasi-identique de ces trois joueurs. Deux d'entre eux, Valbuena et Ribéry, sont même devenus des pièces maitresses de l'équipe de France. Avec l'adrénaline de la compétition qui approche à grands pas, certains jeunes joueurs veulent faire leurs preuves. C'est le cas d'Antoine Griezmann. Ces matchs sont un beau tremplin vers une carrière internationale réussie en somme !
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Enfin, cette période est également un bon moyen pour la France de montrer au monde entier que l'organisation de l'Euro 2016 est en très bonne voie. Le choix de Nice et de Lille pour deux matchs amicaux sont loin d'être anodins ! Ces deux stades flambants neufs accueilleront en effet plusieurs matchs de la compétition européenne. La semaine prochaine, le Stade Pierre-Mauroy pourrait même être rempli malgré les critiques qui s'abattent sur lui (mauvaise gestion, mauvaise acoustique et concerts annulés, rien que ça…). Bien loin du désordre qui entoure les stades brésiliens, dont certains ne sont pas encore prêts à dix jours de la compétition, tout semble bien se profiler pour l'Euro 2016. Quoi qu'on en dise, ces matchs de préparations ont bien une importance et un impact. Aussi bien au niveau sportif qu'extra-sportif !
Préparation Physique et Tactique
Simplement, ces matchs de préparation posent plusieurs questions : quand les débuter ? Quel groupe doit les jouer ? Si vous êtes un lecteur(rice) assidu(e), vous savez que nous insistons beaucoup sur le travail aérobie (endurance) en début de préparation donc nous conseillons de faire le 1er match amical en fin de 2ème semaine quand les joueurs auront débuté un travail (léger) de vitesse. Le 1er match amical doit se faire avec l’équipe que vous coachez (on va prendre comme exemple que vous êtes entraîneur de la « Première ») en incluant les joueurs présents. Ce dernier point est important car une partie de votre crédibilité, dans le sens « la concurrence jouera cette saison », est en jeu d’autant plus qu’il faut avoir fait quelques entrainements pour jouer sinon la blessure pointe le bout de son nez. Il est toutefois recommandé d’avoir maximum 20 joueurs.
A partir de la 3ème semaine (et donc du 2ème match amical), il faut débuter le travail tactique propre à chaque équipe. 99% des remplaçants sont assis à coté de l’entraîneur… qu’est-ce qu’il y a de pire que cela ?! Certains disent « les remplaçants regardent la tactique… », chose à laquelle nous répondons que la tactique se travaille également à l’entrainement, là, il faut travailler également physiquement. Alors certes c’est un match amical mais vous êtes en cours de préparation physique donc il faut en profiter pour que les remplaçants (du moment) travaillent ! Un match de préparation est un entrainement et les entraînements durant une préparation physique doivent servir à quelque chose, or, un joueur assit sur un banc ne travaille rien. Profitez de ce moment de disponible pour faire travailler les remplaçants physiquement et cela leur permettra d’être toujours chauds 😉 Enfin n’oubliez pas la phase de décrassage, très importante pour optimiser la récupération.