Allemagne contre Grèce : Une Analyse Historique des Confrontations et des Négociations

L'histoire des relations entre l'Allemagne et la Grèce est riche en événements, allant des compétitions sportives aux négociations économiques complexes. Cet article se propose d'examiner en profondeur cette relation, en mettant en lumière les moments clés et les enjeux qui la sous-tendent.

La Bataille des Mots : Un Jeu de Communication Stratégique

Dans toute négociation, la communication joue un rôle essentiel. Chacun veut se présenter en vainqueur devant son opinion publique. Ainsi, lors des négociations sur la dette grecque, le gouvernement grec a obtenu que la "troïka" soit remplacée par le pluriel "les institutions". Ce n'était pas un détail pour Alexis Tsipras, qui avait proclamé la mort de la troïka dès le soir de son élection le 25 janvier.

Autre succès grec : les Allemands n'ont pas obtenu la "poursuite du programme actuel". C'est une défaite importante pour Wolfgang Schäuble, qui en avait fait une condition sine qua non de son accord. Dans le communiqué de l'Eurogroupe, l'Allemagne a dû se contenter de cette phrase : "l'objet de l'extension du financement est la réalisation avec succès de la revue (réalisée par les institutions) sur les bases de l'accord actuel ("current arrangement")." L'absence du mot "programme" est un coup dur pour Berlin, qui avait répété six fois le terme "current programme" dans son refus de la proposition grecque.

En revanche, les Grecs n'ont pas obtenu la reconnaissance de la "crise humanitaire" et de la nécessité d'y faire face, un des piliers du programme de Syriza. L'Eurogroupe a indiqué que "les autorités grecques ont exprimé un fort engagement pour réaliser des plus larges et plus profondes réformes structurelles visant à améliorer la croissance, les perspectives d'emploi, la stabilité et la solidité du secteur financier et favoriser la justice sociale." Athènes a accepté la logique de l'ancien programme : seules les réformes favorisent la justice sociale, pas les "plans d'aide humanitaire".

La Mort du "Programme de 2012" : Une Illusion ?

Athènes voulait en finir avec la logique du mémorandum signé en mars 2012 et amendé en novembre 2012 par l'Eurogroupe. En réalité, la poursuite des "arrangements actuels" est un boulet qui risque d'être lourd à porter pour le gouvernement hellénique. Le plan de réformes qu'Athènes doit présenter devra être constitué "sur la base de l'arrangement actuel" et sera jugé recevable ou non par les "institutions" sur cette même base.

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Athènes a accepté de "réitérer sans aucune équivoque l'engagement d'honorer leurs obligations financières envers leurs créanciers en temps et en heure", reconnaissant la logique du programme de 2012, qui se donnait pour objectif le remboursement des dettes. De plus, Athènes s'engage à "ne pas revenir sur des mesures et à aucun changement unilatéral de politique ou de réformes structurelles qui impacteraient négativement les objectifs budgétaires, la croissance économique et la stabilité financière."

Les Objectifs d'Excédents Primaires : Un Terrain d'Entente Difficile

Athènes voulait obtenir un objectif d'excédent primaire lissé à 1,5 % du PIB ; Berlin voulait que les objectifs restent ceux de 2012 : 3 % du PIB en 2015, 4,5 % en 2016. Ce programme est cependant "aménagé" puisque les objectifs budgétaires, ceux des excédents primaires, seront adaptés "aux conditions économiques actuelles."

Il ne s'agit pas de donner de nouvelles marges de manœuvre budgétaire à la Grèce, mais d'adapter l'objectif à la réalité de la croissance grecque. Le communiqué de l'Eurogroupe signale que la Grèce devra dégager des excédents "pour assurer les excédents primaires appropriés pour garantir la soutenabilité de la dette en ligne avec les déclarations de novembre 2012 de l'Eurogroupe."

La Surveillance de la Troïka : Un Changement de Nom Sans Changement de Fond ?

La logique de 2010-2012 semble aujourd'hui inversée. C'est une victoire importante pour Athènes qui décide désormais clairement des réformes qu'elle entend mettre en place. La Grèce peut construire son propre programme, mais dans le cadre des "arrangements actuels."

Le gouvernement grec sera encore sous haute surveillance. Les institutions devront donner leur feu vert pour valider les réformes présentées, puis sur un plan plus détaillé. Si la Grèce ne fait pas un travail satisfaisant au regard de "l'arrangement actuel", la nouvelle ex-troïka aura le droit de geler le financement et d'imposer ses vues si Athènes veut disposer des fonds.

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La Fin de l'Austérité : Une Promesse Difficile à Tenir

Syriza l'a emporté sur deux promesses : les réformes et la fin de l'austérité. Sur le plan des réformes promises, notamment dans le domaine fiscal, on voit mal comment elles pourraient être rejetées par l'Eurogroupe.

Le communiqué de l'Eurogroupe a interdit de revenir unilatéralement sur les mesures prises, ni de se lancer dans une politique budgétaire de soutien aux plus déshérités. Athènes devra trouver des moyens propres pour gérer la "crise humanitaire" et financer l'accès des plus démunis à l'eau, à la santé et à l'électricité, sans véritable marge de manœuvre. En théorie, cependant, la Grèce devrait échapper aux mesures exigées par l'ex-troïka à l'ancien gouvernement.

Le Financement par le HFSF : Une Opportunité Manquée

Athènes cherchait à obtenir pour son budget l'argent détenu par le fonds de stabilité financière hellénique (HFSF) destiné à recapitaliser les banques et disposant de 10,9 milliards d'euros. L'Eurogroupe n'a pas dissout le HFSF, mais il en a strictement limité l'usage à la recapitalisation ou à la résolution bancaire sous la surveillance de la BCE. Athènes a perdu là un point important qui lui aurait donné une marge de manœuvre budgétaire.

La Bataille du Temps : Un Piège pour la Grèce ?

En obtenant un financement de quatre mois, la Grèce est en position de faiblesse. Elle va devoir inévitablement négocier un nouveau financement en juin. Athènes compte sur la négociation sur la dette pour régler ce problème, mais ce sera délicat.

La BCE n'a pas le droit d'accepter une restructuration. Mario Draghi proposera à la Grèce de prendre un nouveau financement auprès des "institutions." Alexis Tsipras va devoir retravailler sa crédibilité pour peser. Cette échéance de fin juin va immanquablement peser sur ce quatre mois. Si la Grèce veut des conditions favorables à un nouveau prêt, elle va devoir faire preuve de bonne volonté, au détriment des promesses électorales de Syriza. Cet accord de quatre mois est clairement un piège pour la Grèce.

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Match Amical : Allemagne - Grèce (2-1)

À une semaine de l'ouverture de son Euro, le pays hôte a remporté son dernier match de préparation face à la Grèce (2-1) au terme d'une prestation poussive. Il aura fallu un but venu d'ailleurs, une demi-volée de Pascal Gross, à l'entrée de la surface dans la dernière minute du temps ­réglementaire (89e) pour changer au moins partiellement la perception de la soirée.

Qualifications pour la Coupe du Monde 2026

L’Allemagne et les Pays-Bas ont entériné leur qualification à la Coupe du monde 2026, ce lundi 17 novembre, après leurs larges victoires respectives contre la Slovaquie (6-0) et la Lituanie (4-0). Dans sa finale du groupe A, la Mannschaft n’a pas eu le temps de trembler.

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