Guy Damien Lafleur, né le 20 septembre 1951 à Thurso, Québec, et décédé le 22 avril 2022 à Kirkland, était une figure emblématique du hockey sur glace canadien. Surnommé le « Démon blond » ou « Flower », il a marqué l'histoire des Canadiens de Montréal, où il a évolué pendant 14 saisons (1971-1985).
Les débuts d'une étoile
Lafleur a fait ses premiers pas dans le monde du hockey dans sa ville natale de Thurso. Dès son plus jeune âge, il suivait avec passion les matchs des Canadiens de Montréal à la télévision, admirant particulièrement Jean Béliveau, dont il portait le numéro 4 dans ses jeunes années. Il passait de longues heures sur la patinoire locale, perfectionnant son talent.
Il a commencé à jouer au niveau organisé avec les Quebec Canadian Tire en 1966-1967, avant de rejoindre les As de Québec Jr. Il a ensuite fait le saut vers la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) avec les Remparts de Québec, dirigés par Maurice Filion.
Domination dans la LHJMQ
Lafleur a rapidement dominé la LHJMQ. Lors du premier match de l'histoire des Remparts, le 18 octobre 1969, il a inscrit quatre buts et une passe décisive. Au terme de la saison régulière 1969-1970, il a cumulé 170 points, se classant deuxième meilleur pointeur de la ligue. Les Remparts ont remporté la Coupe du Président, et Lafleur a été nommé au sein de la première équipe d'étoiles de la LHJMQ.
La saison suivante, Lafleur a mené les Remparts à une autre première place en saison régulière. Il a remporté le trophée Jean Béliveau en tant que meilleur pointeur de la ligue avec 209 points, un record qui n'a été battu qu'en 1983-1984 par Mario Lemieux. Les Remparts ont de nouveau remporté la Coupe du Président et ont conquis la Coupe Memorial en 1971.
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Arrivée chez les Canadiens de Montréal
Alors que Lafleur brillait dans la LHJMQ, Sam Pollock, directeur gérant des Canadiens de Montréal, s'intéressait de près à ce jeune talent. Pollock a orchestré une série d'échanges pour s'assurer de repêcher Lafleur au premier rang du repêchage amateur de la LNH en 1971.
Juste avant le début de la saison 1971-1972, Jean Béliveau a annoncé sa retraite et a offert à Lafleur de porter son numéro 4. Lafleur a décliné, conscient de la pression que cela engendrerait. Il a plutôt opté pour le numéro 10.
Une carrière légendaire dans la LNH
Les trois premières saisons de Lafleur dans la LNH ont été marquées par une adaptation progressive. Lors de sa saison recrue, en 1971-1972, il a inscrit 64 points. Ken Dryden est devenu le gardien titulaire de l'équipe, Henri Richard a été nommé capitaine, et Scotty Bowman a succédé à Al MacNeil comme entraîneur.
Par la suite, Lafleur a connu une ascension fulgurante. Il est devenu le premier joueur de l'histoire à connaître six saisons consécutives avec au moins 50 buts et 100 points. Il a mené les Canadiens à cinq conquêtes de la Coupe Stanley entre 1973 et 1979.
Lafleur était un joueur spectaculaire, reconnu pour sa vitesse, son talent de marqueur et son flair offensif. Il a remporté le trophée Art Ross à trois reprises (1976, 1977, 1978), le trophée Hart à deux reprises (1977, 1978) et le trophée Conn Smythe en 1977.
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Retraite et retour au jeu
Lafleur a pris sa retraite en 1985, mais il est revenu au jeu en 1988 avec les Rangers de New York, puis avec les Nordiques de Québec. Il a finalement mis un terme définitif à sa carrière en 1991.
Hommages et héritage
Après sa carrière, Lafleur a reçu de nombreux honneurs. Son chandail numéro 10 a été retiré par les Canadiens de Montréal le 16 février 1985. Il a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1988. En 2022, il a reçu l'Ordre du hockey au Canada.
Le trophée remis au meilleur joueur des séries éliminatoires de la LHJMQ porte le nom de « trophée Guy Lafleur ».
Guy Lafleur était plus qu'un simple joueur de hockey. Il était une légende, un symbole de fierté pour les Québécois et une source d'inspiration pour les jeunes joueurs de hockey. Son talent, sa passion et son charisme ont marqué l'histoire du hockey et ont fait de lui l'un des joueurs les plus populaires et les plus respectés de tous les temps.
Philanthropie et implications communautaires
L'engagement de Guy Lafleur envers la communauté était aussi remarquable que son talent sur la glace. Il a participé activement à de nombreuses initiatives philanthropiques, notamment par le biais de la Fondation des Canadiens pour l'enfance. Son implication a contribué à amasser des fonds importants pour soutenir des causes liées à l'enfance et à la santé.
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En plus de son engagement envers la Fondation des Canadiens pour l'enfance, Lafleur a participé à des tournois de golf caritatifs et à d'autres événements pour soutenir diverses causes. Il a également participé à la tournée des Anciens Canadiens, qui a permis de recueillir des fonds pour des œuvres de bienfaisance à travers le Québec.
Lafleur a également été un modèle pour de nombreux jeunes, les encourageant à persévérer dans leurs rêves et à donner le meilleur d'eux-mêmes. Son héritage continue d'inspirer les générations futures de joueurs de hockey et de citoyens engagés.
Anecdotes et faits marquants
- Lafleur était connu pour son sens de l'humour et sa personnalité attachante.
- Il était un pilote d'hélicoptère breveté.
- Il a été colonel honoraire du 12e escadron de radar de la base de Bagotville.
- Sa citation la plus célèbre est : « Allez-y, travaillez dur et n'ayez jamais peur d'essayer quelque chose. Même si vous n'y arrivez pas, vous pouvez au moins dire que vous avez essayé. »
Les années Mighty Ducks d'Anaheim
Même si Disney n'est plus impliqué directement dans l'organisation d'Anaheim, le souvenir de l'ère « Mighty » demeure très fort. Le logo old school est totalement rentré dans la pop culture et toujours dans le cœur des fans. L'équipe d'Anaheim a même retrouvé ce logo à certaines occasions, comme le 25e anniversaire de la franchise en 2018. Dans les parcs Disneyland, des événements autour de l'équipe sont toujours organisés. Les Mighty Ducks ne sont donc pas oubliés, bien au contraire. La patte Disney fait complètement partie de l'ADN de l'organisation et de son histoire. En cela, Michael Eisner, si contesté chez Mickey, demeure un visionnaire. Il a d'abord souhaité qu'une société gigantesque investisse dans le sport professionnel, en 1992. L'implication de Disney a également beaucoup façonné le sport-spectacle dans le hockey, des années avant les aventures du chevalier des Vegas Golden Knights. Quant à Steven Brill, à l'origine même des valeureux canards, il s'est remis au travail. Le scénariste planche sur une nouvelle série TV Mighty Ducks, produite par ABC et attendue sur la plateforme de streaming du géant américain, Disney+, plus de 30 ans après avoir écrit le scénario du premier film. Et ce, avec Emilio Estevez de retour au casting.