L'histoire du maillot du HBC Nantes : De la glycine des origines à l'ère Nike

Le Handball Club Nantais, affectueusement surnommé le "H", est bien plus qu'un simple club de handball. C'est une institution, un symbole de fierté locale, et une couleur : le violet. Ce vendredi 10 novembre, à 20 h 30, le chaudron violet de la H Arena va être chaud bouillant pour le plaisir de fêter le 70e anniversaire du club. Arthur, Richard, Laetitia et Mickaël, des inconditionnels du H, seront présents pour cet événement spécial.

Les Débuts du Club

Le Handball Club Nantais a été créé en 1953 et compte aujourd’hui plus de 466 adhérents dont 148 joueurs évoluant du Baby Hand à la Nationale 1. Pendant 60 ans, l’association loi 1901 Handball Club Nantais a géré à la fois l’activité liée à la pratique compétitive et au développement du handball auprès des jeunes ainsi que l’activité liée à la pratique compétitive adulte qui progressera jusqu’à devenir professionnelle. Au cours de l’été 2014, l’association du HBCN est devenue un groupement sportif composé de deux entités juridiques distinctes afin de répondre aux obligations légales faites aux clubs ayant une activité professionnelle. L’association Handball Club Nantais a créé une société sportive sous la forme d’une société par actions simplifiées unipersonnelles (SASU) dénommée HBC Nantes SAS. L’association HBC Nantais est donc le seul actionnaire de cette nouvelle société qui gère dorénavant l’ensemble des activités liées à l’équipe professionnelle ainsi que le centre de formation.

L'Énigme de la Couleur Violette

Le violet du handball-club de Nantes, le « H » comme on l’appelle affectueusement, c’est l’équivalent du jaune et vert pour les Canaris du FC Nantes ou le vert de Saint-Etienne. C’est un truc qui ne s’explique pas de façon rationnelle. Personne ne sait vraiment qui a eu l’idée de ce coloris, dans les années 1950, quand le club est né, cette couleur glycine ou hortensia. Pour ceux à l’âme plus sportive que vagabonde, ce violet-là évoque celui de la Fiorentina, club de foot italien. Mais pourquoi diable cette couleur ? « Ça reste une énigme », confesse Bernard Couraud, biographe de la maison violette, qui a consacré quelques lignes sur cette question dans son livre.

« Le violet et jaune, c’est vraiment l’identité du club », commente Mickaël, inconditionnel du H. « Nous avons du sang violet », osent carrément certains supporters. « C’est la couleur historique du club, celle avec laquelle nous sommes allés chercher des trophées, rappelle Gaël Pelletier, président du H depuis 2008. Nike, le nouvel équipementier, n’a d’ailleurs rien changé au code couleur du club. Yannick Legall avance une autre hypothèse, le coût de la couleur, pas donné.

Une Ferveur Inégalée

Le H bat des records de spectateurs mais également de ferveur au fil des années. Voilà neuf ans qu'ils sillonnent l'Europe. Et il faut bien l'avouer, dans les tribunes, ils n'ont pas encore trouvé leur maître. Il n'existe rien d'aussi impressionnant qu'une soirée à la H Arena. Bien sûr, ils tiendraient peut-être un autre discours si Rock Feliho et ses copains avaient dû se rendre à Kiel ou Veszprem. Kiel et ses 9 000 abonnés, l'exemple des dirigeants qui ont toujours fait du remplissage de la salle leur priorité en termes économiques. Veszprém et son peuple hongrois tout habillé de rouge. « Le modèle à copier, selon Mickaël des Ultr'H. J'aimerais que dans un avenir proche tout l'arrière du but soit vêtu de violet. Nous, on est dedans, on le voit sans le voir mais pour quelqu'un de l'extérieur, je peux vous dire que ça envoie déjà !

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Nantes n'a pas d'égal dans l'hexagone. Ses tifos à profusion imaginés et conçus par le principal groupe de supporters, les Ultr'H. « Tout est né au lendemain de la finale victorieuse de la coupe de France à Bercy, se souvient Mickaël. On s'est dit qu'avoir un kop actif, tout bonnement un kop à la hauteur du club, serait bien. » Ils ne sont que 64 adhérents mais ils ne demandent qu'à grandir. « On ne se revendique pas ultras, on utilise juste leurs codes en termes de chants, tifos. Supporter un club, c'est surtout dans la défaite. Dimanche, ils iront à la rencontre des 30 Allemands qui ont prévu d'effectuer le déplacement. « Accueillir les supporters adverses est aussi l'un de nos mots d'ordre. »

Créer un tifo de 150m2 réclame entre 50 et 60 heures de travail, cinq à six paires de bras et coûte entre 600 et 700 €. Tout ça pour 1'40 de spectacle… Contrairement à leurs homologues de la Beaujoire, ils se félicitent de leurs relations avec leurs dirigeants. « Aujourd'hui, il y a une fierté d'appartenance à ce club. Tout le monde a progressé en parallèle, que ça soit le sportif, l'économie ou le public. On sent très bien que l'on est en train d'écrire l'histoire. Et tout le monde a le droit au chapitre, que ça soit le public, les partenaires, les dirigeants, les salariés ou les bénévoles.

« J'ai démarré avec l'ambiance plus feutrée de Mangin, se souvient Olivier (49 ans), abonné depuis 2012. Le retour à Beaulieu, c'est autre chose en termes de bruit. Le public est de plus en plus chauvin mais c'est aussi dû au fait qu'il est très connaisseur. Je suis entouré de gens de la famille du hand. » Avec le temps, il s'est également féminisé. Ces dames représentent aujourd'hui 30 %.

Pour la coupe d'Europe, le H a joué la carte du dimanche après-midi (17 h) et ça marche. Comme à chaque fois, la fanfare entamera « Les yeux d'Émilie » au moment de se quitter, Rock Feliho et ses partenaires se tourneront vers le public pour de longues minutes d'échange et de signatures d''autographes avant de se disperser dans les différents salons ou la brasserie des supporters. « On a l'impression que les joueurs ne mettent pas de barrières », se félicitent en choeur Olivier et Fanny.

L'ailier allemand, Dominik Klein, a montré la voie vers laquelle les dirigeants aimeraient tendre. « Dominik avait un rapport très proche avec ses supporters, par une présence accrue sur les réseaux sociaux ou des actions menées par lui-même auprès de ses supporters, raconte Lionel Pouget. Disons qu'il avait intégré cette facette dans son métier, à savoir la communication, la proximité, le fait d'être l'ambassadeur d'une marque. On y viendra.

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Coupe EHF : HBC Nantes - Magdebourg

Le HBC Nantes a affronté Magdebourg en Coupe EHF. Le H bat des records de spectateurs mais également de ferveur au fil des années. Voilà neuf ans qu'ils sillonnent l'Europe. Et il faut bien l'avouer, dans les tribunes, ils n'ont pas encore trouvé leur maître. Il n'existe rien d'aussi impressionnant qu'une soirée à la H Arena.

Un Nouveau Partenariat avec Nike

Un contrat a été rendu possible par la société Ô Sports, distributeur officiel Team sport de la marque Nike en France, qui a signé un contrat de 4 saisons, soit jusqu’en 2027. « Cette collaboration offre une nouvelle dynamique au club et permet à Ô Sports de consolider son implantation dans la région Pays de la Loire, en France et en Europe », explique Pierrick Riche, Directeur Général de la société Ô Sports, dans un communiqué.

« C’est avec une immense fierté que nous apporterons toute notre expérience, notre savoir-faire et la qualité de notre travail au « H » pour les prochaines saisons. Nous avons hâte de voir évoluer les Nantais avec la nouvelle collection Nike 100% handball sur les parquets français et européens. À l’aube de ses 70 ans, le HBC Nantes ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Ce partenariat avec Ô Sports est la résultante d’ambitions communes. En associant notre image de marque au plus grand équipementier sportif mondial pour les 4 années à venir, nous souhaitons franchir un nouveau cap sur la performance et l’innovation, tant sur le plan sportif que marketing. Les compétences de nos équipes, associées à l’accompagnement et le savoir-faire de la société Ô Sports, promettent de belles collections Nike à venir pour le HBC Nantes et ses supporters.

« Ce n’est pas du tout le même produit », insiste Rock Feliho, avec qui nous avons échangé, pour comprendre en quoi le partenariat passé par le HBC Nantes avec la marque Nike pour futur équipementier du club, était inédit dans l’histoire du handball ? Parce qu’en effet, tel que cela nous a d’ailleurs été notifié sur les réseaux sociaux, d’autres avant le H ont porté des tenues siglées de la virgule, en compétitions internationales. Tandis que pour le HBC Nantes, Nike a imaginé puis conçu, des tuniques à l’usage exclusif de la discipline. Et ça, c’est inédit. Du coup, quand le directeur du développement et marketing du HBC Nantes en parle, il jubile. C’est un produit qui a été testé très longtemps, avant de nous être proposé. » Et Rock Feliho d’ajouter : « Nous avons reçu un prototype que nous avons tenté de déchirer.

A partir du moment où Nike te contacte, t’es obligé d’écouter », souligne Rock Feliho. « Et ce n’est pas l’aspect financier qui a dicté notre choix. Nous avions des propositions supérieures », nous confie-t-il. L’intérêt est ailleurs. Parce que selon l’envie de Nike de percer plus largement sur ce marché, qu’elle occupe déjà sur les chaussures de la discipline, le potentiel en retour pour le club peut-être énorme, tant sur l’image, qu’au sens plus strict du commerce. Surtout si Nike décide un jour d’ouvrir une section handball, directement sur sa plateforme de vente en ligne. Et si en plus elle en fait la promotion sur ses réseaux sociaux. Et si ? Et si ? Et si ?… Beaucoup de questions qui nourrissent les fantasmes, sans qu’il n’y ait encore de réponses pour toutes.

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