Maillot de soccer Montréal : Une histoire de passion et d'identité

Les Ultras Montréal 2002 (UM02) célèbrent cette année leurs 20 ans d'existence, une histoire riche en émotions, en engagement et en défis. Ce groupe de supporters actifs, qui a toujours soutenu l'Impact de Montréal, a connu des moments de gloire, mais aussi des périodes difficiles, notamment le boycott du virage ces derniers mois et la controverse entourant le changement d'identité du club en 2021. Cet article se penche sur l'histoire des Ultras Montréal, leur rôle dans la culture du soccer montréalais et les enjeux auxquels ils sont confrontés.

Les Ultras Montréal : Une passion née en 2002

Les Ultras Montréal sont nés en 2002 et supportent l’Impact de Montréal depuis la tribune 132 du stade Saputo. Ils sont apolitiques et tout ce qui compte, c’est d’être actifs en tribune. Depuis leur création, ils se sont distingués par leur ferveur, leur créativité et leur dévouement envers l'équipe. Ils sont connus pour leurs tifos spectaculaires, leurs chants passionnés et leur présence constante dans les tribunes, créant une ambiance unique lors des matchs.

Les Ultras sont des « supporters actifs », un profil peu commun en Amérique du Nord, où le divertissement prône. Le spectateur est impliqué dans l’action. Ils incarnent une culture ultra qui met l'accent sur l'implication, l'expression et la passion pour le club, en opposition à une vision plus passive et consumériste du supportérisme.

L'identité des Ultras : Dragon, figures locales et traditions

L’identité des UM, c’est le dragon. Sinon, ils mettent en avant les idoles locales telles que Patrice Bernier « un gars qui a grandi ici à côté de Montréal, qui a joué sa carrière ici, s’y est entrainé… c’est une partie prenante du club. L’Impact n’aurait pas été ce qu’il est sans lui ». Il y a eu aussi Louis Cyr, un haltérophile québécois considéré comme étant l’homme le plus fort du monde, qui a été dévoilé arborant le blason de l’Impact dans le cadre d’un match de la CONCACAF, ou encore Michel Tremblay, auteur montréalais, une des figures d’un tifo pour les 375 ans de la ville. Des figures loin des célébrités qui passèrent par le club tel Thierry Henry, entraineur du club avant le changement du nom, ou Didier Drogba.

Les Ultras Montréal ont toujours mis en avant les figures locales et les traditions montréalaises dans leurs manifestations de soutien à l'équipe. Ils considèrent que les traditions doivent être organiques et non imposées. Ils valorisent les joueurs qui ont grandi à Montréal et qui ont contribué à l'histoire du club, tels que Patrice Bernier. Ils rendent également hommage à des personnalités québécoises marquantes, comme Louis Cyr et Michel Tremblay, à travers leurs tifos et leurs chants.

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L'importance du nom et du logo : Une identité bafouée

Le 14 janvier 2021, la direction du club de l’Impact de Montréal dévoilait un nouveau logo, de nouvelles couleurs et un nouveau nom, rasant toute évocation de l’identité précédente. Ce changement a été perçu comme une trahison par de nombreux supporters, en particulier les Ultras Montréal, qui y voyaient une négation de l'histoire du club et de son identité. Pour A. « c’est un nom sans saveur, aseptisé, comme c’est à la mode partout. Un nom qui veut rien dire.

Les Ultras Montréal se sont mobilisés avec les autres groupes de l’Association des supporters de l’Impact de Montréal (ASUP) pour contester ce changement et demander le retour du nom et du logo d'origine. Ils ont organisé des manifestations, des chants de protestation et des actions de sensibilisation pour faire entendre leur voix.

Les défis de la culture ultra en MLS : Répression et commercialisation

La culture ultra passe moyen en MLS « Évoluer en MLS est difficile, il y a beaucoup de répression. Il faut « techniquement » faire approuver tout ce que nous entrons au stade pour être sûr que le message convienne à la direction et les choses un peu vulgaires ne passent pas ». Le « Fuck Toronto » sur une bannière a été sanctionné. A. explique : « Le niveau de répression a augmenté avec le temps. Le niveau de la ligue. On sait que le club est parfois un peu coincé entre nous et la Ligue. Certaines années l’utilisation des fumigènes et de moyens pyrotechniques divers étaient très très régulière. La Ligue a dit qu’ils (les dirigeants du club, ndlr) n’appliquaient pas des sanctions assez sévères ». Les sanctions peuvent être carrément des interdictions de stade, individuel ou de groupe.

Les Ultras Montréal sont confrontés à des défis importants en raison de la répression de la MLS et de la volonté de la ligue d'aseptiser l'ambiance dans les stades. Ils doivent composer avec des restrictions sur les tifos, les chants et l'utilisation de matériel pyrotechnique. Ils se sentent souvent marginalisés et incompris par une ligue qui privilégie le divertissement familial et la commercialisation du soccer.

Le boycott et l'espoir d'un retour : Une lutte pour la reconnaissance

Face au refus de la direction du club de revenir sur le changement de nom et de logo, les Ultras Montréal ont décidé de boycotter le virage et de se mobiliser en dehors du stade. Ils ont continué à faire entendre leur voix à travers les médias et les réseaux sociaux, en espérant sensibiliser le public et faire pression sur la direction du club.

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Avec la nomination d'un nouveau directeur à la tête du club, Gabriel Gervais, ancien joueur de l'Impact, les Ultras Montréal entrevoient une lueur d'espoir. Gervais s'est montré ouvert au dialogue et a exprimé son souhait de voir les Ultras revenir au stade. Il a également évoqué la possibilité d'un retour du logo historique, tout en soulignant les contraintes liées aux droits d'image de la MLS.

Le futur des Ultras Montréal : Entre passion, identité et engagement

Les Ultras Montréal sont déterminés à poursuivre leur lutte pour la reconnaissance de leur identité et de leur culture. Ils espèrent pouvoir retrouver leur place dans les tribunes du stade Saputo et continuer à soutenir leur équipe avec passion et ferveur. Ils sont conscients des défis qui les attendent, mais ils sont convaincus que leur engagement et leur détermination finiront par porter leurs fruits.

Pour l’anniversaire des 20 ans du groupe, évidemment dans mes rêves ils ramènent le nom de l’Impact et on fait quelque chose de gros, un gros tifo au stade. Depuis un an, les Ultras Montréal se sont mobilisés entre refus du nouveau nom et espoir du retour de l’Impact, tentant le dialogue avec la direction. Ils s’organiseraient en local, toujours en gardant leurs valeurs de supporters actifs.

Rétro pédalage et nouvelle identité visuelle

Un peu plus d’un an après avoir changé le nom de l’équipe et son logo, la franchise québécoise effectue un rétro pédalage avec une nouvelle identité visuelle. Si l’équipe ne revient pas à son nom de l’Impact de Montréal, elle retrouve un logo proche du précédent en mettant en avant la fleur de lys, le bouclier et la prédominance du bleu. « La démarche entourant le nouveau logo nous a permis également de réfléchir et de clarifier notre raison d’être comme organisation et ce qui nous définit », a expliqué Gabriel Gervais, président et chef de la direction du club. « Le logo fait partie d’une réflexion élargie sur le caractère identitaire du CF Montréal.

L'histoire du club avant les Ultras

  1. La CSL, championnat du Canada créé en 1987, disparaît. Montréal, qui y était représenté par le Supra, se retrouve une fois de plus sans équipe de footba;; professionnelle pour défendre ses couleurs. C’est en 1993 que l’Impact de Montréal FC allait disputer son premier match, sous les ordres d’Eddie Firmani, celui-là même qui avait dirigé le Manic de Montréal à l’époque de la NASL au début des années 80. Cette saison fut toutefois difficile. En 1994, après le départ de Firmani, Valerio Gazzola est appelé à prendre la relève comme entraîneur. Trosième à l'issue de la saison régulière, Montréal se qualifie pour la première phase finale de son histoire. Après avoir disposé de Los Angeles en demi-finale, Montréal est l’hôte de la grande finale contre les Colorado Foxes. Devant 8169 spectateurs, l’IMFC s'impose 1-0 et donne ainsi un premier championnat nord-américain de football à la ville de Montréal. De 1995 à 1997, Montréal a terminé en tête à l'issue de la saison régulière trois fois consécutives, mais n'a jamais rejoué de finale, étant éliminé tour à tour par Atlanta, Rochester et Long Island. Durant l’hiver 1997-1998, Montréal allait disputer la première de 3 saisons de soccer en salle dans la National Professional soccer League (NPSL). En 1998, Paul Kitson succède à Valerio Gazzola comme entraîneur. Au printemps 1999 intervient un tournant dans l'histoire du club. Le groupe Saputo vend l’équipe à un groupe d’actionnaires locaux dirigé par Joey Saputo, impliqué à titre personnel.

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