Dans le panthéon du football, le numéro 10 est bien plus qu'un simple chiffre. C'est le symbole de la créativité, du génie, et de la maîtrise sur le terrain. Associé à des légendes comme Pelé, Maradona et Zidane, il incarne l'excellence technique et l'inspiration. Cet article explore l'histoire et la signification de ce numéro mythique, en mettant en lumière certains des joueurs les plus emblématiques qui l'ont porté, en particulier dans le contexte du football français.
La Symbolique du Numéro 10
Le numéro 10 est synonyme de technicien, de leader, d'organisateur, ou de chef d’orchestre de l’équipe. Il existe de nombreux mots pour définir ce numéro mythique qui fait rêver beaucoup de monde à travers la sphère footballistique. Le numéro 10 est souvent un joueur visionnaire doté d’une technique exceptionnelle. Ces joueurs sont capables de décider du sort d’un match avec une simple passe ou un dribble.
Un numéro 10 doit avoir une vision de jeu hors du commun. Ils peuvent anticiper les mouvements de leurs coéquipiers et des adversaires, leur permettant de faire des passes précises et décisives. La technique d’un numéro 10 est souvent impeccable. Ils possèdent une maîtrise du ballon qui leur permet de dribbler facilement leurs adversaires et de garder la possession dans des situations difficiles. La précision des passes est une autre caractéristique clé du numéro 10. Ils doivent être capables de faire des passes courtes et longues avec une grande précision pour mettre leurs coéquipiers en position de marquer.
Le numéro 10 est souvent le leader technique de l’équipe. Leur influence sur le jeu est indéniable, car ils sont capables de changer le rythme du match par leur simple présence. Créer des occasions est au cœur du rôle du numéro 10. Ils doivent être constamment à la recherche de failles dans la défense adverse, utilisant leur intelligence et leur créativité pour débloquer des situations. Un bon numéro 10 sait également quand prendre la décision de tirer ou de faire une passe décisive. Leur capacité à faire le bon choix au bon moment est souvent ce qui les distingue des autres joueurs. Le numéro 10 est surtout un joueur offensif. Positionné entre les attaquants et le reste du milieu de terrain, c’est un excellent dribbleur qui se retrouve souvent dans des situations de un contre un. Il doit avoir une bonne vision de jeu, d’excellentes capacités de passe et d’analyse. Le milieu de terrain offensif dribble ou tente la passe décisive. On l’appelle souvent le meneur de jeu. Xavi Simons est un parfait exemple de milieu de terrain offensif moderne.
La qualité numéro Une d’un meneur de jeu, comme son nom l’indique, est de posséder une capacité à orienter le jeu de son équipe, il met sa vision de jeu au service du collectif.Il possède des qualités techniques de jeu supérieures. Il devient en quelque sort le "chef d'orchestre" de son équipe car il voit tout avant tout le monde.Il se doit d’être le fer de lance des attaques, celui par qui tous les ballons ou presque passent.Pour orienter le jeu, il faut avoir une bonne vision de jeu, savoir voir avant de recevoir comme on entend souvent dans la bouche des footeux. il faut être capable de mettre les joueurs offensifs dans les meilleures conditions, en faisant le lien entre la défense et l’attaque.Avoir une bonne vision n’est pas suffisant, il faut aussi posséder une palette technique parfaite pour orienter au mieux le jeu. Si vous voyez tout mais que vous n’arrivez pas à exécuter ce que vous devez faire, ça ne vous servira pas à grand chose ! Il faut donc posséder un jeu long (par exemple une transversale pour changer l'orientation du jeu), mais aussi un jeu court de précision (dans un petit périmètre, quand il y a une concentration de joueurs) et enfin être capable de jouer dans des petits espaces et de se défaire du marquage adverse. La maîtrise du jeu long et du jeu court vous permettra notamment de casser les lignes avec des passes dans les intervalles, que vos coéquipiers pourront facilement réceptionner. Bien souvent, le meneur est à l’origine des buts. Si ce n’est par une passe dé, il crée souvent le décalage ou est l’auteur de l’avant dernière passe.Ce sont peut-être eux qui doivent le plus travailler leur placement. Souvent têtes pensantes du jeu de leur équipe, leur temps est précieux.
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Les Numéros 10 Légendaires
Plusieurs joueurs ont marqué l'histoire du football en portant le numéro 10. Pelé est sans doute le plus célèbre des numéros 10, avec une carrière remplie de succès. Il a remporté trois Coupes du Monde et marqué des centaines de buts. Diego Maradona est un autre mythe du numéro 10, connu pour son but de la main et son « but du siècle » contre l’Angleterre en 1986. Zinédine Zidane, avec sa classe et son élégance, est un autre joueur qui a marqué l’histoire du numéro 10.
Le Numéro 10 en Équipe de France
Depuis 1945, 111 joueurs différents ont porté le numéro 10 en Équipe de France, illustrant une riche histoire et une grande diversité de talents. Parmi eux, certains se sont particulièrement distingués.
Zinédine Zidane est sans conteste le plus célèbre porteur du numéro 10 en Équipe de France.
Michel Platini, "Platoche", qui a rendu célèbre le numéro 10 de l'équipe de France, est tout simplement le plus grand joueur de l'histoire du football français. Nancy a enfanté le meneur de jeu français, Saint-Etienne l'a fait grandir, et la Juventus l'a consacré avec ses trois Ballons d’or d’affilée en Série A. Le meneur est de l’étoffe des plus grands, le genre de joueur qui symbolise une époque, comme avant lui Pelé, Cruyff, Platini, Maradona.
D'autres joueurs notables incluent Karim Benzema, attaquant de pointe, qui a porté le numéro 10 à 68 reprises, et Kylian Mbappé, avec ses 58 sélections sous le numéro 10, qui représente la nouvelle génération de talents français.
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Focus sur Quelques Joueurs Français Emblématiques
Michel Platini
Considéré par beaucoup comme le plus grand joueur français de tous les temps, Platini a incarné l'élégance et la vision du jeu. Son passage à la Juventus l'a consacré avec trois Ballons d’or d’affilée en Série A.
Zinédine Zidane
De Cannes au Real Madrid, en passant par Bordeaux et la Juve, il aura illuminé tous les terrains de sa classe et sa technique. Il offre la première Coupe du Monde à la France à lui tout seul ou presque, deux coups de têtes magistraux sur deux corners. Il achève cette année 1998 sur un Ballon d’or et entre pour de bon dans la légende.
Didier Deschamps
Didier Deschamps n'a jamais été le plus talentueux ni le plus glamour. Pourtant, il a quasiment tout réussi comme joueur et comme entraîneur. Il a un talent discret mais précieux: il sait comment gagner. Surnommé "La Desch" par ses pairs, Didier Deschamps brandit la coupe du Monde devant le public français euphorique du Stade de France ce 12 juillet 1998. Deux ans plus tard, le capitaine des Bleus soulève de nouveau un trophée: l'Euro 2000, arraché de justesse face aux italiens (2 buts à 1 ap). En 1993 déjà, Didier Deschamps présentait à la France sa première Coupe d'Europe, remportée avec Marseille face au grand Milan AC (1 but à 0).
Lilian Thuram
Il est l’un des meilleurs défenseurs latéraux d’Europe de la fin des années 90 et du début des années 2000. Il remporte successivement le Mondial 1998 et l'Euro 2000, s'offrant même son moment de gloire le 8 juillet 1998, lors de la demi-finale face à la Croatie. Coupable sur l'ouverture du score de Davor Suker, le Guadeloupéen déserte son poste pour se muer en avant-centre.
Franck Ribery
Boudé en France, adulé en Allemagne, Franck Ribery reste un des joueurs incontournables de la sphère football entre 2005 et 2015. Un talent indéniable qui a traîné trop longtemps l’affaire Zahia puis la mutinerie de Knysna. Son image écornée, il est pourtant l’un des seuls au niveau à l’Euro 2012 et joue un rôle essentiel dans le barrage retour qualificatif pour le Mondial 2014 contre l’Ukraine. Il aura eu peut-être le malheur de jouer en équipe de France pendant une période où elle était elle-même détestable. Au Bayern Munich, son entente avec Arjen Robben est incroyable.
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Alain Giresse
Le milieu est un immense joueur, un emblème, un symbole à Bordeaux. Petit gabarit avec une grande vitesse, il a forgé le respect, l’admiration et façonné le palmarès des Girondins.
Just Fontaine
Tous les quatre ans, à l'occasion de la Coupe du Monde de football, le nom du français refait surface. Il a en effet inscrit un total impressionnant de 13 buts lors d'une seule édition du tournoi suprême. Un record qui tient toujours et qui n'est pas prêt de tomber. Avec une carrière brisée à seulement 27 ans, le canonnier français a traversé le ciel des Bleus comme une météorite.
Jean-Pierre Papin
Pur numéro 9, il est considéré comme l'un des meilleurs attaquants français de l'histoire. Avant-centre efficace et spectaculaire, ses reprises de volée et retournés acrobatiques sont restés célèbres sous son nom. En équipe de France, il formait dans les années 90 avec Eric Cantona un duo d’attaque incroyable.
Karim Benzema
Ballon d'Or 2022, l'attaquant est au sommet de son art au Real Madrid. Sa justesse de jeu, allié à sa finition, fait de lui un avant-centre complet. Présent parmi les meilleurs buteurs de l'histoire de la C1, il remporte avec les Merengue quatre Ligues des champions, dont la fameuse "Decima" de 2014. Il manque malheureusement à Benzema une compétition majeure avec les Bleus, éjecté depuis plus de cinq ans à cause malheureusement de l’affaire de la sextape.
Le Numéro 10 au Paris Saint-Germain (PSG)
L’attribution à l’année des numéros pour les joueurs est rentrée en vigueur lors de la saison 1996/1997. Avant cela, il n’y avait pas officiellement de joueur équipé du numéro 10. La LFP adopte donc en 96 les numéros à l’année pour chaque joueur. Puis en 97/98, le flocage du nom accompagné du numéro au dos. Jusqu’à Rai en 1996, le 10 pouvait changer de joueur d’un match à l’autre, même si certains se l’étaient approprié de manière non-officielle. On peut dire que c’est le premier grand numéro 10 du PSG.
Les Premiers Numéros 10 du PSG
Dogliani
Il faut dire que Fontaine et Dogliani étaient amis et cela a facilité la venue du second au club. C’est donc pour la saison 73/74 que ce Marseillais, de naissance et de formation, débarque dans la capitale en provenance de l’AS Monaco. Le PSG est en D2 et vise la montée. Il sera double buteur lors d’une des étapes les plus importante du Paris Saint-Germain, le barrage retour contre Valencienne le 04/06/1974. Ses deux buts permettront au PSG d’accéder à la D1. Finalement, à la suite d’une brouille avec Just Fontaine et une blessure, il met un terme sa carrière en 1976. Il sera par la suite président de l’association des anciens joueurs du PSG et recruteur pour le centre de formation de 96 à 00.
M’Pelé
Plutôt numéro 9, il récupère le 10 lors de l’arrivée de Carlos Bianchi au PSG en 1977. En effet, le buteur argentin récupérera le Numéro 9. M’Pelé signe au PSG en 1973 et il y reste jusqu’en 1979. Il lui faudra deux saisons pour devenir le meilleur buteur de l’histoire du PSG. En effet, avec notamment une deuxième saison à 31 buts, il effacera assez rapidement les 42 buts de Christian André. Au fil des saisons, il portera son total à 95 buts en 217 matchs avec le PSG.
Dahleb
Pour commencer, historiquement son numéro est le 11. Numéro qu’il a quasiment toujours porté au PSG. Mais en neuf ans au PSG, il a aussi parfois porté le 10, comme lors d’un PSG-Swansea du 3 novembre 1982, comptant pour la Coupe des Coupes. Huitième de final retour qui sera remporté 2-0 par le PSG. Le natif de Béjaïa arrive au PSG en 1974 en provenance de Sedan et restera 9 ans à Paris. Tout au long de ses neuf années au PSG, il refusera notamment des offres du Real Madrid et de Barcelone. Il fait partie des équipes qui ont gagné les deux premiers titres importants du PSG, les Coupes de France 1982 et 1983. Pour conclure, le 31 aout 1983, lors d’un déplacement à Brest, il devient, avec 96 buts, le meilleur buteur du PSG. Il dépasse ainsi François M’Pele et ses 95 buts. Ce titre de meilleur buteur de l’histoire du Paris Saint-Germain, il le gardera jusqu’au 17 décembre 1986. Ce jour-là, face à son ancienne équipe, l’AS Saint-Etienne, Dominique Rocheteau inscrivit son 99ème but avec le PSG. L’ancien Ange Vert, relègue ainsi Dahleb à la seconde place. Toutefois et malgré les années, le fennec se classe 7ème meilleur buteur de l’histoire du PSG.
Jao Alves
Le joueur portugais arrive au PSG en 1979 en provenance de Benfica. Courtisé par Bordeaux, le meneur de jeu star de l’équipe nationale du Portugal s’engage finalement avec le PSG. Sur le terrain, il est reconnaissable grâce à la paire de gants noir qu’il porte en match en hommage à son grand père Carlos Alves, lui aussi international portugais. Surnomé Luvas pretas (les gants noirs), Jao ne s’imposera pas au PSG malgré une belle prestation au Parc contre l’OM. C’était lors de la deuxième journée de D1 et le joueur quittera le stade sous l’ovation du public. Malheureusement, il se blesse le match suivant sur le terrain de Sochaux. Terrain glissant, 55ème minute, tacle mal maîtrisé de Genghini , jambe cassée et le jeu continue. En effet, l’arbitre du match, Monsieur Jean-Marie Méeüs estime que le tacle est régulier et ne siffle pas la faute. Alves se tord de douleur et ne reviendra que 5 mois plus tard. Coup dur pour le joueur de 27 ans qui ne s’en remettra pas vraiment. Ainsi, il partira dès la fin de sa 1ere saison sans aucun but. Pour la petite histoire, ce Sochaux-PSG, fut le dernier match arbitré par Monsieur Méeüs.
Šurjak
Le Yougoslave, qui deviendra Croate en 1991, n’a joué qu’un an au PSG. De 1981 à 1982, mais laisse un bon souvenir à ceux qui l’ont vu évoluer sous nos couleurs. Comme tout joueur Yougoslave à l’époque, il doit attendre ses 28 ans pour quitter le pays. Star avec la sélection nationale et son club du Hajduk Split, il le sera aussi avec le PSG, grâce à son jeu de percussion et ses débordements. Le joueur qui était ailier et attaquant portera le numéro 10 quelques matchs. Notamment lors de la finale de la Coupe de France 1982, 1er titre du club. Lors de cette finale mythique pour le Paris Saint-Germain, il délivre 2 passes décisives et inscrit son tir au but. Cette finale de Coupe de France sera son dernier match avec le PSG.
Ardiles
169 jours, c’est le temps que passera l’Argentin champion du monde, en 1978, au PSG. Il arrive en prêt en 1982, mais la greffe ne prend pas. La raison, le joueur est nostalgique de Londres et de Tottenham qu’il a quitté à cause de la guerre des Malouines opposant l’Angleterre et l’Argentine. Ainsi, il repart pour Tottenham en décembre de la même année. Il laisse ainsi sa place à un autre 10, Safet Susic. Avec le PSG, il ne jouera que 17 fois, pour un seul but.
Safet Susic
Arrivé à l’été 1982, en même temps que Ardiles, il ne peut débuter au PSG qu’en fin d’année. En effet, comme Šurjak, il est Yougoslave et doit donc attendre ses 28 ans avant de jouer avec un club autre que Yougoslave. Lors de sa première saison, sa qualité de passe et sa technique mettent tout le monde d’accord. S’il est passeur, il sait aussi être buteur. En témoigne sa finale de Coupe de France 1983 contre le FC Nantes. Lors de ce match, il sera impliqué sur les trois buts du PSG. En effet, il distillera deux passes décisives, une première passe pour l’ouverture du score de Zaramba. Il égalisera ensuite à 2-2 après un crochet suivi d’une frappe de 25 mètres. En dernier lieu, c’est lui qui lancera Toko dans la profondeur pour le but victorieux. Il sera aussi l’un des artisans du 1er titre du PSG en 1986 avec une dizaine de buts et de nombreuses passes décisives. En 1991, il partira en Légende après 345 matchs, 85 buts et 95 passes décisives.
Valdo
Le milieu offensif est la première recrue offensive brésilienne d’envergure pour le PSG. C’est aussi la premiere recrue phare du nouveau propriétaire du PSG, Canal +, et du président Michel Denisot. Il donc arrive du Benfica Lisbonne en compagnie de son compatriote Ricardo en 1991. Avec le PSG, il remporte le titre en 1994 et 2 Coupe de France en 93 et 95 et la Coupe de la Ligue en 1995. Il livre aussi une superbe prestation contre le Real Madrid en 1993. En effet, lors de ce match il marque le troisième but parisien et délivre deux passes décisives. La première pour l’ouverture du score de Weah et la deuxième sur le coup de tête victorieuse de Kombouaré. C’est aussi lui qui conseille à Denisot l’achat de Rai. Puis quelques années plus tard, il conseillera l’achat de deux autres brésiliens… Il quitte le club en 1995 pour retourner au Benfica Lisbone.
Rai
« Moi, j’ai un frère, un ami à moi : S’il vient ici, il va exploser la baraque. C’est Rai. Prenez-le, et après, on verra. Et si c’est lui qui joue, eh bien c’est OK pour moi. Le PSG le recrute donc sur les conseils de Valdo, Denisot s’envole pour Sao Paulo et signe le capitaine de la Seleção dès le mois de janvier 1992. Toutefois,il débarquera six mois plus tard. Même s’il marque et effectue un coup du foulard pour son premier match au Parc des Princes, il met du temps à trouver ses marques. Mais il s’impose lors de sa deuxième saison pour ensuite devenir LA Légende qu’il est aujourd’hui. Après le départ de Valdo, il devient le seul meneur de jeu de l’équipe et prend naturellement le 10. Il disputera 215 matchs, marquera 72 buts et distribuera 30 passes décisives. Pour conclure sa carrière parisienne, il eut droit à des adieux mémorables au Parc des Princes pour son dernier match contre l’AS Monaco. Son chant « Capitaine Rai » sur l’air du générique du dessin animé « Capitaine Flam » est désormais mythique. Elu meilleur joueur de l’histoire du PSG, il est officiellement le premier numéro 10 de l’histoire du PSG.
Okocha
Repéré par Charles Bietry lors de la Coupe du Monde 1998, Okocha signe au PSG, en provenance de Fenerbahçe, pour environ 17M€. Ce montant faisait d’Okocha le joueur le plus cher de division 1 et aussi le joueur africain le plus cher de l’histoire. Les fans du club Turc sont mécontents, mais le nouveau président parisien tient le successeur de Rai au poste de numéro 10. Son premier but lors de son premier match avec le PSG à Bordeaux est toujours dans les esprits. En effet, quelques minutes après son entrée en jeu, le sorcier Nigérian hérite du ballon, dribble deux joueurs et vient nettoyer la lucarne de Ramé d’une frappe de 30 mètres.Malgré cela, et à l’image du PSG, sa première saison est difficile. Lors de sa deuxième année, son repositionnement plus bas dans l’entre jeu, au côté de Pierre Ducrocq, est un succès. Sa troisième saison au PSG ne sera pas bonne, mais sa dernière saison au club en 2001/2002 sera sa meilleure en termes de statistique avec 10 buts. En fin de contrat, il partira à la fin de la saison 01/02 pour le Bolton Wanderers. Laissant ainsi le numéro 10 à Ronaldinho.
Ronaldinho
Surement le brésilien le plus talentueux passé par le club. Celui qui est considéré comme la nouvelle star du foot débarque au PSG en avril 2001. Pendant six mois, il s’entraîne prenant son mal en patience. Pour sa première saison, il portera le 21, puis le 10 lors de sa deuxième saison après le départ d’Okocha. Pendant deux ans, Ronnie enchante le Parc de Princes. Champion du monde 2002 avec le Brésil, il quitte le club en 2003 pour le FC Barcelone. En 77 matchs avec le PSG, il marque 25 fois et délivre 22 passes décisives.
Boskovic
Grand espoir serbe, Branko arrive en 2003 grâce à Vahid Halilhodzic pour remplacer Ronaldinho. Ainsi, il récupère le numéro du brésilien, mais malgré le 10 dans le dos, il ne parvient pas à convaincre. Il ne s’imposera pas et lors de sa troisième saison au PSG, il sera prêté à Troyes. À la fin de ce prêt, il négociera la rupture de son contrat et partira libre.
Gallardo
Libéré par River Plate, Gallardo signe au PSG en janvier 2007. Comme beaucoup avant lui, ça ne prend pas et il part aux USA en janvier 2008.
Sessegnon
Le brésilien arrivé en 2010, porte d’abord le 19, mais bon : 1+9=10. Le 10 était alors en possession de Stephane Sessegnon et il le récupérera rapidement après le départ de ce dernier. Il renoue avec la tradition des grands 10 du PSG.
Nenê
Il arrive donc en 2010 en provenance de l’AS Monaco. À lui seul, il porte le PSG pendant deux ans faisant honneur aux grands numéros 10 parisiens. Sa deuxième saison dans la capitale est excellente, en l’espace de 47 matchs, il marque 27 fois et balance 19 passes décisives, soit un geste par match. Sur ces deux premières saisons en 98 matchs, il marque 47 fois et caviarde 30 fois. Sois 77 gestes décisifs. Énorme ! Cependant, le PSG changeant de dimension, il part au milieu de sa 3ème saison. Au total, il disputera 112 matchs pour 48 buts et 47 passes décisives.
Ibrahimovic
La recrue star du PSG pour lancer le projet QSI. Il signe en grande pompe le 18 juillet 2012 et a le droit à une présentation au Trocadéro. D’abord avec le 18, il prend le 10 après le départ de Nenê. Il s’imposera très vite comme le leader de l’attaque parisienne et de l’équipe de manière générale. Tête d’affiche du PSG, il devient le 4 octobre 2016 le meilleur buteur du PSG en effaçant les 109 buts de Pauleta. Il portera même le record à 156 buts. Record qui sera battu par Cavani.
Neymar
Transfert le plus cher de l’histoire, avec un montant 222M€, il est venu pour faire franchir un cap au PSG. Véritable star, le club fête son arrivée en grande pompe, avec l’illumination de la Tour Eiffel et multipliera les attentions pour son numéro 10. Avec notamment l’illumination de certains bâtiments parisiens pour fêter ses 26 ans. Pourtant, l’idylle entre le PSG et sa star ne dure pas longtemps et la relation se détériore. Si les stats du Brésilien sont stratosphériques, 58 matchs, 51 buts et 28 passes décisives, il est absent lors des moments décisifs.