Le rugby est bien plus qu'un simple sport ; c'est une expérience collective intense, un sport de contact et de combat, mais aussi un sport d'évitement avec transmission d'engin. Il est empreint de valeurs fortes telles que le partage, la passion, le dépassement de soi et la solidarité. Les supporters, fiers et passionnés, se rassemblent dans les stades, scandant l'hymne de leur club, unis par un lien indéfectible.
La Définition du Rugby : Au-Delà de la Rudesse
Ce que nous aimons dans le rugby, c’est cette association entre la rudesse du contact et la maîtrise du mental. Le rugby, c’est un mélange de concentration, de travail et de patience face à tous les obstacles qui peuvent se dresser sur le chemin vers la ligne d’en-but. Le style est incisif et puissant, parfois brutal, mais précis. La vista d'un Roman Ntamack ou les feintes d’un Stuart Hogg… s’enchaînent dans une confrontation physique perpétuelle telle une chasse féroce pour gagner sa proie et y dénicher l'ouverture qui permettra de transformer la donne et d’aplatir la gonfle. Il n’y a pas de meilleure définition du rugby que celle de la poussée collective ! Sans l’équipe, sans les supporters, le rugby n’a pas de raison d’être.
L'Émotion au Cœur du Jeu
Le rugby est capable de suspendre le temps et de captiver les foules. Les 82 000 passionnés du Twickenham Stadium avaient les yeux rivés sur Christophe Lamaison lors de la demi-finale de légende France All-Black de 1999. Quand le ballon s’envole entre les deux poteaux transformant l’essai. C’est aussi cela le rugby : une émotion décuplée par l’attente.
Le Rugby : Un Sport à Haute Valeur Pédagogique
Le rugby est également un sport à haute valeur pédagogique. Il enseigne le respect des règles, de l'arbitre et du jeu.
Le Rugby, un Sport de Combat Collectif
Le rugby est un sport de combat collectif. Mais il est un peu plus que cela, sinon les Italiens n’auraient pas subi la loi du Quinze de France ce samedi à l’occasion de l’ouverture du Tournoi des Six Nations. 4 essais à rien, 30 à 12 au final, le score est implacable et pourtant l’équipe d’Italie n’a pas démérité. Mieux, elle a imposé une épreuve de force qui a souvent gêné les Tricolores. Solides en mêlée, bien organisés en touche, très présents sur les rucks, agressifs dans les impacts, les Italiens ont démontré encore une fois qu’ils ont progressé et qu’ils peuvent défier n’importe quelle équipe dans le Tournoi. Notamment avec ce pack tout terrain au sein duquel règnent les incontournables Lo Cicero, Castrogiovanni et Parisse. Mais ce ne sont là que les bases du rugby de haut niveau. Sans lesquelles il est illusoire d’espérer quoi que ce soit.
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L'Intelligence Situationnelle : Un Aspect Essentiel
Le rugby est donc plus qu’un sport de combat, il est aussi un sport d’intelligence situationnelle pour reprendre un terme cher à Pierre Villepreux. Un sport qui nécessite un long apprentissage et des valeurs de jeu que l’on retrouve dans tous les sports collectifs : la technique individuelle, le sens tactique, le sens du rythme, le timing, la gestion des surnombres et des sous-nombres… Ces bases incontournables qui permettent à un Wesley Fofana de débarquer en sélection nationale avec les attitudes qu’il faut. Ces valeurs qui permettent donc au Quinze de France de subir la pression italienne sans dommage et d’aller planter un essai dés qu’une occasion se présente. Parce que Rougerie a su prendre un intervalle. Parce que Malzieu a navigué à la perfection dans la défense italienne. Parce que Trinh-Duc a su parfaitement utiliser le petit jeu au pied (essai de Clerc). Parce que les joueurs français bénéficient depuis toujours de ce bouillon de culture qui fait encore défaut aux Italiens. Je dirais que c’est simplement une façon d’apprendre le rugby depuis le plus jeune âge. Une façon de s’approprier certaines valeurs de jeu, en s’inspirant de modèles, en répétant les gestes des meilleurs. La transmission par l’exemple de génération en génération. Les plus grands joueurs français ont toujours eu des références, des héros de jeu auxquels s’identifier. C’est ce qu’il manque encore au rugby italien malgré toute l’énergie qu’ont mis dans la bataille les solides trois-quarts transalpins tels Andrea Masi ou encore le très physique ailier droit, Venditti. Et c’est ce qui fait la différence avec un Quinze de France qui n’a pourtant pas sorti le grand jeu.
Être Rugby : Plus Qu'un Sport, un Mode de Vie
Après avoir étudié le rugby pendant de nombreuses années, j’ai découvert que l’apposition de ces deux termes était la formule idéale, employée par les initiés, pour valoriser la spécificité de leur pratique : on est rugby pas seulement parce qu’on joue sur le terrain, mais parce qu’on « vit » le rugby au quotidien. Plus qu’une pratique corporelle s’apprenant et se manifestant dans un cadre strictement sportif, le rugby est aussi une façon d’être qui induit, au sein d’une communauté élargie, un style de vie sociale. La biographie de l’individu est dès lors influencée, ou même guidée, par sa pratique sportive.
L'Importance de la Communauté Rugbystique
L’intégration de l’individu dans la communauté rugbystique implique un type de socialisation qui, dans sa durée, correspond généralement au temps d’une vie. Tout d’abord, on est (et on naît) rugbyman de père en fils. Le principe héréditaire de la pratique se vérifie très souvent : logiquement par la voie masculine, mais ce peut être aussi par la voie féminine, quand intervient dans les récits de vie la notion d’atavisme (« ma mère est basque, j’ai donc joué au rugby »). On note également une appartenance toujours effective, une fois la pratique arrêtée, des anciens à la communauté sportive, sous la forme « passive » du supporterisme, ou par un engagement personnel au sein de la structure institutionnelle (assumer un rôle d’entraîneur, de secrétaire de club, de dirigeant, etc).
De la naissance à la mort, nombre d’épisodes de la vie des individus suscitent également la rencontre avec des groupes composés de joueurs et d’anciens joueurs, et ce en dehors même du temps purement sportif. Le rugbyman est en effet régulièrement en contact avec des représentants d’une même communauté masculine, à l’origine sportive, au point de partager avec eux des expériences équivalentes à des étapes ponctuant le cycle de vie, comme l’enterrement de la vie de garçon, l’initiation à la sexualité, le mariage, la célébration d’une naissance, etc. Ces étapes, vécues donc au sein de la sphère extra-sportive, incluent néanmoins des éléments de la sphère sportive : il est par exemple fréquent de voir à la sortie d’une église une haie d’honneur pour les mariés dans laquelle des ballons de rugby sont brandis, ou encore de voir la présence du bouclier de Brennus, trophée de victoire, pendant un mariage. Il est également fréquent que l’enterrement de la vie de garçon débute (ou finisse) par un match de rugby, plus ou moins parodique, suivi (ou précédé) d’une troisième mi-temps.
Il apparaît donc qu’existe une continuité, et ce sur le long terme, entre le temps sportif et le temps social, celui du quotidien. Il est évident que cette continuité ne serait possible, et ne serait d’une telle vérité, si le rugby n’était à ce point attaché à sa généalogie. Les anciens restent éminemment présents en assumant des rôles de responsabilité. Le rugby puise en son sein ceux-là même qui vont le diriger, il génère sa propre autorité (qui, à bien des égards rappelle l’autorité du pater familias). De joueur, l’homme devient transmetteur. Il permet à ses « descendants » (parmi lesquels figure donc bien souvent sa propre filiation) de connaître la même chose que leurs aînés.
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Avec la pratique, se transmet aussi les récits qui font l’histoire, celle du rugby et de ses hommes. Bien souvent facétieuse et mythifiée, elle nourrit à n’en pas finir les discussions entre joueurs et anciens joueurs. Elle reste d’ailleurs, d’une façon générale, du registre de l’oral. L’histoire des clubs de rugby est peu connue des archives écrites (tout simplement parce qu’il n’y en a presque pas), elle appartient à une mémoire collective qui ignore le papier. D’où l’importance de la présence des anciens et de réelles aptitudes de conteurs.
Font figure également d’aînés les joueurs les plus âgés. Cette énonciation ne serait que truisme si le terme d’aîné ne faisait référence qu’à celui de classe d’âge. S’y rajoute en fait la notion d’expérience et de devoir de transmission. Il n’est pas rare par exemple de voir au sein d’une équipe un joueur bien plus âgé que les autres dont on attend assez de sagesse et de capacité, pendant le jeu, à canaliser la fougue des plus jeunes. Il arrive encore, même à un haut niveau de compétition, que l’on fasse revenir quelques anciens lorsqu’une équipe accumule de mauvais résultats. En dehors du jeu, lors des moments festifs, la transmission peut changer de nature et le rôle des aînés devenir initiatique (comme par rapport à l’alcool ou à la sexualité ; ou encore au dévoilement de certains « faits » du rugby, qui relèvent plutôt de l’exploit festif que sportif…) À côté du rôle indéniable des anciens à faire « vivre » le rugby au-delà du temps de la pratique, il ne faut pas oublier celui, primordial également, des femmes. La relation entre les sexes est, elle aussi, structurée en grande partie par le rugby.
Le Rôle des Femmes dans le Rugby : Entre Exclusion et Influence
Les femmes jouent un rôle essentiel dans le monde du rugby, bien que leur place soit parfois complexe.
« L’année de mon mariage, l’équipe de mon mari a été championne de France. On nous avait permis d’avoir le bouclier de Brennus. On me disait : « touches-le, profites-en ! » Je l’ai fait… ». « Quand je suis allée le voir disputer la finale au Parce des Princes, à la fin du match je suis allée sur le terrain. J’ai foulé la pelouse du Parc, j’ai pleuré ! ».
Toucher l’objet, pénétrer le lieu, participer « activement » au match, tels des actes propitiatoires sont les façons que les épouses ont de s’immiscer dans le monde fermé - voire même secret - de leurs maris. Car en effet, ces « veuves du rugby » (comme on peut l’entendre dire dans le Sud-Ouest) sont régulièrement exclues de la communauté masculine. En tout cas, si elles sont présentes, on en attend le plus de discrétion possible, un certain effacement. Par son attitude de retrait dans les tribunes, l’épouse se démarque souvent des autres femmes supportrices. Si elle est enthousiaste, elle ne le montre qu’avec parcimonie. Et même si quelques unes sont bruyantes, le comportement idéal que la communauté masculine en attend reste dominant. Le regard de l’époux n’est pas le seul à se poser en censeur vis-à-vis d’une épouse irrespectueuse du code de conduite assignée. L’ensemble du groupe participe en effet à cette activité de contrôle. Ceci montre combien l’individu, tant qu’il se trouve dans la sphère masculine et sportive, appartient au groupe, et à un groupe homogène. L’intervention d’autrui dans sa vie privée, dans sa relation conjugale, vise à éliminer des éléments de distorsion : le comportement de sa femme ne doit pas le disqualifier par rapport aux autres. Il ne doit pas être un homme mal marié chez qui l’autorité mâle ferait défaut. La censure implicite des hommes envers l’épouse se vérifie à chaque fois que le collectif masculin est formé. Pendant le match donc, mais aussi après : quand elle retrouve son mari à la sortie des vestiaires, elle essaie rarement de commenter le match. Si elle le fait, soit elle n’est pas écoutée, soit elle est rabrouée et renvoyée dans son ignorance postulée : « de toute façon tu n’y comprends rien ». Alors que la plupart du temps elle connaît les règles du jeu, parfois mieux que certains supporters. C’est que l’épouse ne doit pas s’immiscer dans l’espace masculin du rugby. Cet espace doit rester réservé à son mari. Une fois à la maison, l’homme peut par contre écouter les commentaires de l’épouse, voire même les solliciter. Hors du collectif masculin, il est disposé à partager avec elle son domaine, sa pratique. Cependant, ce pouvoir de parole que l’épouse acquiert dans le privé demeure menaçant au regard du groupe . Ainsi quand l’équipe connaît des problèmes d’ordre relationnel, c’est souvent à la femme qu’en incombe la responsabilité. L’épouse est souvent accusée de manipuler son mari pour le détourner du groupe. Si l’on en croit les commentaires masculins, le lieu le plus propice à ses capacités de nuisance est le lit conjugal. Elle y paraît dotée de pouvoir « magiques ».
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C’est toujours dans la sphère privée et conjugale que l’épouse va trouver la possibilité d’exprimer son mécontentement d’être ainsi exclue du monde du rugby. Soit justement en restant toujours silencieuse et en ne partageant pas les joies, ou les déceptions de son mari après un match, soit à travers l’entretien qu’elle réserve au linge de sport. Chaque fois que je les interrogeais à ce sujet, elles me répondaient : « il assume, il se démerde ». Elle accepte de s’en occuper si le mari fait l’effort de mettre son linge dans la machine ou dans une panière « rugby ». Elle peut ensuite le repasser et le ranger, elle le touche quand il est propre, qu’il ne porte plus les traces (boue, sang, sueur) d’un monde qui l’exclue. Quand les femmes deviennent mères d’un petit garçon s’initiant lui aussi au rugby, elles s’occupent par contre de son linge, car elles ne sont plus des épouses exclues. De spectatrices passives elles vont peu à peu se transformer en passeuses. Car ce sont elles les premières à introduire leurs enfants dans le monde du rugby. Ce sont elles qui les emmènent dans les tribunes . Pendant cette période de l’enfance, la mère acquiert une légitimité de parole sur le lieu même de mise en scène du rugby : c’est elle qui va donner des explications et répondre aux questions de son fils à propos du match. Quand il le peut, le joueur continue souvent, même après le mariage, d’apporter son linge sale à sa mère. Elle peut même, occasionnellement s’occuper de l’entretien du linge d’un copain du fils. Il arrive aussi qu’elle prépare des repas auxquels son fils se fait un plaisir d’inviter quelques copains rugbymen. Contrairement à l’épouse, la mère dans le rugby se « partage ». Laveuse ou nourricière, elle n’est pas censurée dans son maternage.
Ces deux figures féminines - l’épouse qui devrait presque se contenter de répondre à l’adage « sois belle et tais-toi », et la mère librement volubile parce qu’absente de la sexualité des hommes - n’ont rien de bien originale dans notre société. Il est néanmoins étonnant de les constater à ce point figées dans le rugby. Si les femmes sont prêtes à accepter une telle relation entre les sexes c’est que, en quelque sorte, elles y ont été « préparées ». Le mariage dans le rugby est bien souvent endogame : qui épouse la sœur de son coéquipier, qui épouse la fille de l’entraîneur, etc. Les femmes du rugby sont donc souvent des femmes issues elle-mêmes du rugby, ayant connu un parcours parallèle à celui des hommes, mais marqué par la même culture sportive. Déjà petites elles étaient dans les tribunes, adolescentes elles côtoyaient les copains du frère, entendaient parler de rugby, accompagnaient leur père à l’entraînement… Ce n’est que logiquement que certaines d’entre elles sont devenues des passionnées de ce sport, que d’autres - parfois les mêmes- ont épousé ceux qu’elles ont rencontrés dans un réseau de relations, et d’alliances, tissé à travers le rugby. De ce fait, elles savaient ce que signifiait épouser de tels hommes : être régulièrement exclues de la communauté masculine (pendant les temps sportif et festif). C’est ce que m’a si clairement explicité un joueur : « Il vaut mieux qu’elle soit du Sud-Ouest, comme ça, elle sait. Sinon, ça fait des problèmes ».
Le Contact Physique : Une Double Nature
Le contact entre deux ou plusieurs corps est quasi permanent au rugby ; il est indispensable puisque requis des règles du jeu. Le rugby n’a évidemment pas l’exclusivité dans cette mise en scène des corps, où la distance entre les individus serait qualifiée d’intime par la proxémique. D’autres sports connaissent une telle situation de contact comme les sports de combat, ou de défense tels la boxe, la lutte, le judo ou les arts martiaux. Il est néanmoins une nuance qui est pour moi fondamentale et déterminante pour une analyse du rugby comme sport particulier : la double nature du contact. Dans les sports où deux individus s’affrontent dans le but de désarmer l’autre, de le bloquer au sol, de le faire sortir des limites du tapis ou de le mettre K.O. c’est-à-dire physiquement hors combat, le conflit structure entièrement, et exclusivement, la situation de face à face entre un gagnant et un perdant potentiels. Il disparaît bien évidemment à l’issue de la confrontation corporelle.
Un contact de même nature existe dans le rugby, quand les joueurs de deux équipes s’affrontent. Le rugby est lui aussi un sport de combat, dans lequel la dimension collective accroît tout à la fois l’expression et la perception de la violence . Les corps à corps, dus à la formation des mêlées et des mauls ou encore aux plaquages, donnent au contact une dimension agonistique. En revanche, un autre type de contact n’oppose plus mais réunit. Certaines phases de jeu, elles aussi fréquentes, réclament cette fois-ci un contact entre partenaires. Un contact qui ne rejette plus le corps de l’autre, l’adversaire, mais qui prend le corps du même, le partenaire. Le contact au rugby ne cherche donc pas seulement la négation du corps auquel on s’affronte, il rend positif le corps de son coéquipier. Il s’agit en effet de s’unir fortement à lui, d’additionner son corps au sien, pour contrer efficacement l’offensive adverse. Lors des mauls et des mêlées, les individus se…
Le Rugby à XV : La Variante la Plus Populaire
Le rugby à XV, ou rugby union chez les anglo-saxons, est la variante du rugby la plus pratiquée dans le monde. C’est un sport de combat collectif qui se joue avec deux équipes de quinze joueurs sur un terrain rectangulaire. Elles s’affrontent autour d’un ballon de forme ovale. L’objectif d’une partie est de marquer plus de points que l’adversaire par le biais d’essais d’une valeur de cinq ou sept points s’il est transformé par un but. Les équipes peuvent également scorer grâce aux buts à travers les pénalités ou de drops équivalent à trois points. Les quinze joueurs se font des passes à la main et au pied afin de gagner un maximum de terrain et de s’approcher de l’en-but adverse. Dès que le ballon sort des limites latérales du terrain, un joueur effectue la remise en jeu par une touche. L’arbitre du match, selon la faute commise, peut siffler une mêlée. Cette phase de jeu est un véritable rapport de force. Huit rugbymen de chaque équipe se font face pour récupérer le ballon. Le rugby à XV a été inventé en Angleterre et s’est développé à la fin du XIXe siècle dans les pays anglo-saxons comme l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Australie ou le Royaume-Uni, ainsi qu’en France. Ce sport est en perpétuelle évolution avec des règles qui évoluent très régulièrement. Il est dirigé par l’International Rugby Board (IRB), créé en 1886. Cette dernière est devenue World Rugby en 2014. Parmi les compétitions les plus prestigieuses du rugby à XV, on retrouve la Coupe du monde, le Tournoi des 6 Nations et le Rugby Championship sur la scène internationale.
L'Histoire du Rugby en France
Le rugby fit son entrée en France grâce aux Anglais, en s’implantant d’abord au Havre puis à Paris, où un championnat fut créé.
Le Rugby à Sept : Une Variante Spectaculaire
En 1883, un apprenti boucher écossais du nom de Ned Haig organise un tournoi de rugby au bénéfice du club de Melrose. Afin de multiplier les matchs et de faire la part belle au spectacle, il diminue la durée d’une rencontre à 15 minutes et la taille de l’équipe à sept joueurs. Sport olympique en 2016 pour les femmes et les hommes. Le rugby à sept se joue avec trois avants, qui forment les mêlées et quatre arrières.
Prévention des Risques et Sécurité des Joueurs
Le rugby ou l’ovalie a eu ses années noires en raison des règles du jeu qui ne sanctionnaient pas assez le jeu dangereux. La commission médicale a proposé et a été entendue par rapport aux dangers d’accidents cervicaux lors de mêlées ou de rentrées en pack mal contrôlées ; les règlements fédéraux ont pris en compte cette problématique pour adapter les règlements et ont défini pour certaines lignes des examens médicaux spécifiques (arrêté du Ministère des Sports). En effet le rachis cervical est très vulnérable, d’autant que les erreurs techniques dans les mêlées, soit écroulées soit tournées, sont fortement sanctionnantes pour l’axe vertébral et cervical en particulier.
Les circonstances de l’accident La mêlée écrasée, l’effondrement voulu ou non de la mêlée entraîne une chute de premières lignes qui sont les plus exposées. Si un joueur expérimenté arrive souvent à se dégager, il peut être lui-même prisonnier de cette mêlée écrasée avec le cou en hyper flexion. C’est à ce moment-là que l’accident peut survenir par une accentuation de cette flexion lorsque les autres joueurs tombent sur lui. Il s’agit essentiellement d’entorses tibiotarsiennes dont le mécanisme est le même que pour la pratique d’autres sports, type football, volley-ball, basket-ball, handball, etc. Leur gravité est appréciée dès la survenue de l’accident, le traitement est adapté à la classification des entorses de gravité bénigne, moyenne, ou grave. On retrouve par ailleurs des lésions des tarses par écrasement ou rupture pouvant dans un premier temps passer inaperçues et être retrouvées grâce à un bilan radiologique effectué en fonction d’une douleur chronique. La place de fracture de fatigue n’est pas spécifique à la pratique du rugby, mais on doit y penser devant une douleur inexpliquée.
Le rugby, sport d’équipe de contact et de passion, subit de nombreux accidents, comme l’ensemble des sports pratiqués sur tous les stades de France. Toutefois, la prévention passe par la connaissance des règlements et l’application de ceux-ci. Comme pour tous les sports les licenciés doivent appliquer la loi et les directives de AMA relayée en France par l’AFLD.
Nutrition et Performance
Quelques repères de consommation alimentaire peuvent être proposés quotidiennement dans la semaine précompétitive, pour orienter l’alimentation vers les objectifs fixés soutenir l’hydratation, renforcer les réserves énergétiques, et privilégier les aliments de forte densité minérale et vitaminique.
Lipides : les aliments sources d’acides gras essentiels sont privilégiés. Leur consommation doit être habituelle avec 2 rations de poissons gras dans la semaine, et des huiles d’assaisonnement quotidiennes de qualité, en quantité raisonnable. Hydratation : mettre en place un protocole hydrique, avec notamment un verre d’eau minérale le matin au réveil, ainsi qu’avant chaque repas.