Le Basketball, le Rire Jaune et ses Origines

Le monde du cinéma français et le basketball se sont croisés de manière inattendue un matin d'avril à la Hoops Factory d'Aubervilliers. La présence de Pierre Niney et François Civil, habitués des lieux pour des matchs amicaux, a semblé tout à fait naturelle. Leur amitié, forgée il y a plus de dix ans sur le tournage du film Five, se poursuit dans Fiasco, une nouvelle série Netflix disponible depuis le 30 avril. Cette série, réalisée par Igor Gotesman et co-écrite par Pierre Niney, met en scène un tournage de film saboté par un membre de l'équipe, une thématique qui oscille entre incidents graves et bad buzz.

Une Amitié au-delà de la Compétition

Entre les deux acteurs, l'amitié prime sur la compétition, que ce soit sur le parquet ou sur les plateaux de tournage. Alors que l'un a dépassé les cinq millions de spectateurs avec D'Artagnan, l'autre aspire à l'égaler avec Le Comte de Monte-Cristo cet été. Cependant, Pierre Niney et François Civil se souviennent surtout de leurs nuits passées à regarder les finales de la NBA, admirant les Warriors de Golden State.

Genèse d'une passion commune

L'histoire de leur passion commune pour le basket a débuté par une remarque de Pierre Niney lors d'une interview, mentionnant ses matchs dominicaux avec François Civil. Ces rencontres sportives se déroulaient rue de Cotte, dans le XIIe arrondissement de Paris, sur un terrain équipé d'une planche en polystyrène peu absorbante. Leur amitié a pris racine grâce à Igor Gotesman, réalisateur de Fiasco et Five. Habitant à proximité, vers Ledru-Rollin, Pierre Niney, déjà joueur de basket en club, a initié François Civil à ce sport.

Styles de Jeu et Inspiration

François Civil décrit Pierre Niney comme un meneur, adepte des passes aveugles et des tirs flottants à mi-distance, tandis qu'il se considère comme un joueur plus physique. Pierre Niney compare François Civil à Russell Westbrook, soulignant son dynamisme et sa capacité à pénétrer dans la raquette. Sur le terrain de Jemmapes, François Civil est surnommé "La Flèche". Le basket a joué un rôle important dans leur amitié, et ils continuent de jouer ensemble à la Hoops Factory, parfois rejoints par Orelsan. Pierre Niney a joué à la Jeunesse athlétique de Montrouge, tandis que François Civil affirme avoir également joué en club, au ministère des Finances, portant un maillot jaune.

L'inspiration de Wembanyama

Victor Wembanyama est une source d'inspiration pour les deux acteurs. François Civil suit de près sa saison, regardant ses meilleurs moments sur YouTube chaque matin. Pierre Niney l'a vu jouer au All-Star Game français. Ils admirent ses statistiques impressionnantes et son potentiel stratosphérique.

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Hall of Fame et influences

Leur panthéon personnel révèle des préférences distinctes. François Civil arbore fièrement un tee-shirt de Dennis Rodman, tandis que Pierre Niney confesse une fascination pour l'élégance des passeurs comme Doncic, plutôt que pour les statistiques de LeBron James. Pierre Niney a eu un poster de Tony Parker dans sa chambre et admire Steve Nash et Jason Williams.

Souvenirs de Cours de Sport

Les cours de sport étaient une discipline où François Civil excellait, tandis que Pierre Niney avoue y avoir trouvé un moyen d'obtenir son baccalauréat. François Civil assimile rapidement n'importe quel sport, ce qui agace Pierre Niney.

Anecdotes et Projets

Pierre Niney révèle avoir Tony Parker dans son téléphone, suite à une invitation à son podcast. Il se souvient d'une rencontre fortuite avec le basketteur à Roland-Garros, où il n'avait pu articuler qu'un simple "Oh Tony ! Gros fan." François Civil, quant à lui, a envoyé un message à Michael Jordan, resté sans réponse. Il aimerait dîner avec Roger Federer pour son élégance, tandis que François Civil opterait pour Alex Honnold. Pierre Niney s'est initié à l'escalade grâce à François Civil et à ses filles, mais son mental reste fragile dans cette discipline. Il aimerait incarner Michael Jordan à l'écran, mais reconnaît la difficulté de trouver un acteur crédible. François Civil se verrait bien dans la peau d'Antoine Dupont.

Les Jeux Olympiques de Paris

Pierre Niney prévoit d'éviter Paris pendant les Jeux Olympiques, tandis que François Civil aimerait assister aux épreuves d'escalade et même les commenter.

Esprit d'équipe au Cinéma

Pierre Niney souligne l'importance de la camaraderie dans le cinéma, comparant les équipes à celles d'autres secteurs. Il apprécie de travailler avec Igor Gotesman et François Civil, soulignant l'importance de construire des actions à plusieurs, tant au cinéma qu'au basket. François Civil décrit Pierre Niney comme un coéquipier altruiste et bienveillant, tandis que Pierre Niney apprécie la capacité de François Civil à composer et à surprendre dans la comédie.

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Rôles Physiques et Cascades

Pierre Niney cite Sauver ou périr comme son rôle le plus physique, tandis que François Civil mentionne D'Artagnan, où il a pratiqué la voltige équestre. Les assurances limitent leurs envies de réaliser des cascades, à moins de produire le film soi-même, comme Tom Cruise.

Compétition et Jalousie

Pierre Niney estime qu'il est important de travailler sur soi pour ne pas se sentir menacé par la réussite des autres. Il se réjouit du succès de François Civil, qu'il considère comme mérité. François Civil reconnaît que la dépendance au désir des autres peut être difficile à vivre dans leur métier. La notion de compétition est singulière dans l'art, et il serait plus juste de parler d'"acteur de l'année" plutôt que de "meilleur acteur".

Toxic : Un Film Lituanien sur la Marginalité et la Toxicité

Le film lituanien Toxic explore les thèmes de la marginalité, de la toxicité et de la violence à travers le regard de deux jeunes filles, Marija et Kristina. Marija est harcelée et méprisée en raison de son handicap, tandis que Kristina est confrontée à une famille dysfonctionnelle et à la pression de maigrir. Les deux filles se rencontrent dans une école de mannequinat misérable, qui représente leur seul espoir d'échapper à leur condition.

Le titre lituanien du film, "Akipleša", signifie "personne effrontée" ou "qui force le regard". Le film illustre cette idée en montrant Marija observant une vidéo d'un œil écartelé avec un ver en son sein, symbolisant la fascination et la répulsion. Kristina, quant à elle, ingère une gélule contenant un œuf de ver pour maigrir, un pacte faustien qui illustre la toxicité de la société et la pression exercée sur les jeunes filles pour qu'elles se conforment aux normes de beauté.

Le film établit des parallèles avec le cinéma d'Andrea Arnold et d'Harmony Korine, en s'intéressant aux marginalités et en dépeignant des personnages féminins confrontés à la violence et à la précarité. La toxicité se manifeste à travers le lieu (une centrale électrique), la toxicité masculine (inceste, pédocriminalité) et les comportements "toxiques" des protagonistes (violence, consommation de substances).

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Toxic est une œuvre qui dépeint un monde sombre et violent, mais qui explore également la douceur et l'espoir à travers la relation entre Marija et Kristina. Le film ne psychologise pas les personnages, mais les observe et les accompagne dans leur exploration de soi et du monde qui les entoure.

Jacques Mayol : Entre Apnée, Science et Spiritualité

Jacques Mayol, célèbre plongeur français, a marqué l'histoire de l'apnée en atteignant la profondeur mythique de 100 mètres en 1976. Au-delà de ses exploits sportifs, Mayol a fait de l'apnée une discipline à part entière, l'élevant vers une dimension spirituelle et démontrant l'adaptabilité physiologique de l'homme sous l'eau.

Pour Mayol, l'eau était la matrice du monde, et l'homme descendait des mammifères marins. Il rêvait de réveiller le potentiel aquatique enfoui par des millénaires d'évolution terrestre. Cette théorie est le sujet de son livre "Homo Delphinus", qui lui a valu le surnom d'"homme-dauphin".

Mayol a passé sa vie à observer les dauphins, jusqu'à en devenir un compagnon de jeu. Il considérait cet animal comme son emblème et s'inspirait de son mode de vie.

Avant de trouver sa voie dans l'apnée, Jacques Mayol a eu mille vies, travaillant dans des mines de fer, faisant la plonge dans un restaurant, enseignant le français, participant à des chantiers de défrichement, embarquant sur des cargos, écrivant des articles et travaillant à Radio-Canada. Il a également été pêcheur de langoustes, chercheur de trésors et chauffeur à Hollywood.

C'est à Miami, en travaillant au Seaquarium, qu'il a rencontré Clown, un dauphin femelle qui a bouleversé sa vie. Clown lui a appris à lâcher prise et à se laisser aller dans le flot de l'eau et de la vie.

Mayol a mené un combat pour expliquer la descendance commune de l'homme et des mammifères marins. Sa carrière sportive et ses travaux scientifiques étaient tournés vers cet objectif : comprendre comment les dauphins, baleines et phoques pouvaient plonger aussi profond et aussi longtemps.

Mayol et Maiorca : Une Rivalité Légendaire

La carrière sportive de Mayol a été marquée par une rivalité intense avec l'Italien Enzo Maiorca. Les deux hommes se sont battus pendant des années pour devenir le maître des ténèbres océaniques, repoussant les limites de l'apnée.

Maiorca était un plongeur sportif, tandis que Mayol développa une approche plus fluide et spirituelle, inspirée de sa culture orientale et de sa pratique du yoga.

Cette dualité entre Mayol et Maiorca a été immortalisée dans le film Le Grand Bleu, qui a contribué à leur légende, mais a également suscité des controverses.

Malgré leur rivalité, Mayol et Maiorca ont contribué à faire progresser l'apnée, notamment sur le plan technique.

Des Surnoms qui Font la Légende

Dans le monde du basketball, les surnoms sont un élément essentiel de la culture et de l'identité des joueurs. Ils témoignent de leur talent, de leur personnalité et de leur impact sur le jeu. Certains surnoms, comme "Dr. J" ou "Magic", ont même remplacé les patronymes de leurs détenteurs.

Les surnoms peuvent être liés aux qualités physiques des joueurs, comme "The Brow" pour Anthony Davis en raison de son monosourcil, ou "The Fro" pour Jarrett Allen en raison de sa chevelure volumineuse. Ils peuvent également faire référence à leur style de jeu, comme "Mr. 94 Feet" pour Patrick Beverley en raison de sa pression défensive sur tout le terrain, ou "Chef Curry" pour Stephen Curry en raison de ses qualités offensives exceptionnelles.

Certains surnoms sont nés d'anecdotes ou de moments marquants de la carrière des joueurs, comme "Fun Guy" pour Kawhi Leonard suite à une conférence de presse mémorable, ou "Lemon Pepper Lou" pour Lou Williams en raison de son amour pour les ailes de poulet au citron.

Les surnoms sont un moyen pour les fans et les médias de s'identifier aux joueurs et de célébrer leurs exploits. Ils contribuent à créer une légende autour des stars de la NBA et à immortaliser leur contribution au monde du basketball.

Le Basket-ball : Plus qu'un Sport, un Rêve Américain ?

La NBA, ligue professionnelle de basket américaine, est un symbole du rêve américain de la méritocratie. Elle exalte l'idée que chacun peut réussir, peu importe son origine sociale, à condition de travailler dur et de croire en ses chances.

Cependant, derrière cette façade idyllique se cache une réalité plus complexe. Une étude a révélé que la majorité des joueurs, notamment les joueurs blancs, sont issus de milieux favorisés. Les compétences non cognitives, telles que la persévérance, l'autorégulation et la confiance en soi, sont également déterminantes pour réussir, et leur développement dépend du contexte socio-économique dans lequel les joueurs ont grandi.

Les jeunes issus de quartiers défavorisés sont souvent confrontés à des obstacles tels qu'une mauvaise nutrition, des taux de mortalité infantile élevés et un manque d'accès à des infrastructures sportives de qualité.

Malgré ces obstacles, de nombreux jeunes continuent de rêver d'une carrière en NBA. Les camps d'été organisés par les équipementiers sont une occasion pour eux de se faire repérer par les recruteurs universitaires. Cependant, ces camps sont payants, ce qui crée une inégalité d'accès pour les jeunes issus de milieux modestes.

Le basket-ball universitaire est souvent assimilé à un basket "blanc", tandis que la NBA est associée aux Noirs. Ce sport, inventé par les Blancs, est devenu un marqueur culturel important de la minorité afro-américaine.

Dans l'Indiana, État où le basket-ball est une véritable religion, ce sport pulvérise les barrières sociales et rassemble des personnes de tous horizons.

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