Le Lannemezan Football Club (MFC), bien plus qu'une simple équipe, est un symbole de la passion et de la persévérance qui animent le Magnoac depuis le début du XXe siècle. Son histoire, riche en rebondissements, en victoires mémorables et en défis surmontés, témoigne de l'attachement profond de toute une communauté à ce sport.
Les Prémices du Rugby en Magnoac (1900-1914)
Contrairement à certaines villes voisines comme Tarbes et Vic-en-Bigorre, le rugby ne fait pas son apparition en Magnoac dès 1900. Cependant, à la veille de la Première Guerre mondiale, ce sport devient une distraction populaire, comme en témoignent les photographies exposées au foyer du MFC, une initiative de Maurice Verdier et Siegfried de Molina. L'acte de fondation du comité Armagnac Bigorre, le 29 mai 1912, confirme l'existence du Magnoac Football Club.
La question de la date exacte des débuts du rugby en Magnoac reste sujette à débat. Certains avancent 1906, d'autres 1908, mais aucune archive ne permet de trancher avec certitude. En février 2006, Pierre Vidou, vice-président et trésorier du club, effectue des recherches aux archives du comité des Pyrénées à Toulouse. Il y découvre un document mentionnant Raoul Long, secrétaire du MFC à Castelnau-Magnoac, dans le Bulletin Officiel de l'Union des Sociétés Françaises des Sports Athlétiques du 7 avril 1911.
La date de 1908 trouve une explication dans la figure de Paul Émile Mousset, né à Puntous le 17 octobre 1869. Cet homme, issu d'une famille connue à Castelnau, est un personnage dynamique et influent, soucieux du bien-être de la jeunesse. Il propose aux jeunes de se retrouver autour du rugby, un sport en plein essor dans le Sud-Ouest au début du XXe siècle. Paul Mousset s'entoure de quelques hommes, dont Raoul Long, le chapelier de Castelnau, qui devient secrétaire du club. En 1908, Paul Mousset est élu maire de Castelnau, succédant à Gustave Baudens.
Joseph Lanusse, président du Comité Armagnac-Bigorre de 1920 à 1966, note : « Lourdes voit surgir le Football Club avec les Dalavat, Méo, Castay… les cantons à leur tour suivent à vive cadence: Castelnau-Magnoac, Lannemezan, Arreau, Maubourguet, Mirande, Plaisance… Toute une floraison de sociétés qui rivalisent ardemment ». Paul Mousset, ancien élève du lycée Condorcet de Paris, a probablement été en contact avec le rugby lors de sa scolarité, car cet établissement est à l'origine du Racing-club de France.
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Une photographie datée de 1909-1910 montre une équipe du MFC avant la Première Guerre mondiale. Edmond Aubian, blessé à la guerre, y apparaît avec ses deux bras, prouvant ainsi qu'une équipe existait avant le conflit.
Un événement marquant des débuts du MFC est l'atterrissage d'un avion à Castelnau-Magnoac le 14 janvier 1912, une première dans la région. L'aviateur Deneau, décollant de Tarbes, survole plusieurs villages avant d'atterrir sur le pré de Paul Mousset. Cet événement attire une foule immense et témoigne de l'engouement populaire pour les nouvelles technologies.
Les premières saisons du MFC sont brillantes. Dès 1912, le club est classé en 2e série et remporte le championnat territorial en 1914, atteignant la demi-finale du championnat de France face à Oloron.
L'Entre-Deux-Guerres et la Consolidation du Club (1915-1939)
Pendant la Première Guerre mondiale, l'équipe est mobilisée, y compris son capitaine, le sergent Barège. Cependant, une équipe est photographiée en 1916, composée de jeunes joueurs probablement trop jeunes pour être mobilisés.
Paul Mousset met en place une stratégie pour consolider son équipe en recrutant des instituteurs formés au rugby à l'école normale d'Auch. Ces instituteurs, affectés dans les écoles du Magnoac, transmettent leur savoir sportif aux joueurs du club.
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En 1924, le MFC remporte la finale Armagnac-Bigorre 5e série face au SC Viellanais par 28 à 0. Le club poursuit son ascension en championnat de France, atteignant la demi-finale nationale de 5e série. La couleur du club à l'origine était le blanc.
Il est intéressant de noter qu'à cette époque, deux villages du Magnoac, Castelnau et Monléon, possèdent chacun leur équipe de rugby. Bien qu'aucun document officiel n'atteste de l'existence du club de Monléon, des témoignages, comme celui de Mme Jeanne Noilhan, née Lartigue, confirment la présence d'une équipe dans ce village.
Le MFC fait l'objet d'une déclaration en préfecture des Hautes-Pyrénées le 21 novembre 1936. Les statuts mentionnent la pratique du football et de tous les sports, ainsi que la date de création du club : 1908.
L'Ère Cabos et l'Ambition Fédérale (1970-1980)
Le titre suprême de 1970 conduit le MFC à cultiver plus que jamais ses ambitions. La longue et mythique époque du président Gégène Cabos s’ouvre maintenant. Elle se caractérise bien par un solide désir d’accession à l’étage fédéral. Les années 1970 forment une période assez homogène pour le MFC car son aventure est celle d’une course ambitieuse vers l’accession en fédérale 3. Cette décennie est centrale dans l’Histoire du club. C’est la décennie qui peut se caractériser par un passage à la vitesse supérieure. Ce passage est conforté par la brillante victoire en championnat de France.
Lors de la saison 1971-1972, le club se qualifie pour les phases finales et parvient même à décrocher le titre de champion Armagnac Bigorre 2e série. Ce nouvel exploit date du 20 février 1972. Marciac est battu par 12 à 6. Le capitaine de l’équipe fanion est toujours Édouard Recurt, présent au sein de cette dernière depuis 1961. C’est à Lannemezan qu’il a débuté sa carrière rugbystique. Mais son arrivée en Magnoac est marquée, en 1962, par un grave accident de la circulation. Trois années durant, il ne joue pas. En 1970 comme en 1972, il s’impose sur les terrains, une manière de prendre une certaine revanche.
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Après le titre régional, le club dispute le championnat de France. Edouard Recurt déclare: «c’est avec une confiance inébranlable que nous allons affronter des équipes qui nous sont totalement inconnues; l’équipe dont j’ai la responsabilité est bonne et les éléments qui la composent actuellement joueront tous les matches; si nous perdons, ce ne sera pas sans combat; notre but est d’arriver en finale et d’être une deuxième fois sacrés champions de France». Hélas, la belle performance de 1970 en championnat de France ne se reproduit pas. Le match en trente-deuxièmes de finale de deuxième série, voit la victoire du MFC sur l’A.S.P.T.T. de Bordeaux à Villeneuve de Marsan. Score: 19 à 3. En revanche, le match en seizièmes élimine Magnoac de la course. Ce match se déroule à l’Isle-en-Dodon dans le Comminges. Auterive écrase littéralement les “rouge et blanc ” par 28 à 6.
L’assemblée générale qui suit de peu ce titre régional se déroule à la mairie de Castelnau. Henri Cabos est réélu président. Dans son rapport moral, il exprime sa satisfaction quant aux résultats de la saison. L’équipe fanion a brillé par son parcours. Mais, il convient aussi de dire que la réserve s’est également illustrée en remportant le titre Armagnac-Bigorre. Le compte-rendu de la réunion plénière nous apprend que le nouvel entraîneur - capitaine est Claude Garros. La liste des dirigeants est la suivante : le docteur Le Coroller, Henri Cabos, Marcel Denjan, Louis Abeillé, Richard Loesch, Louis Mendousse, Marc Lorenzi, Hector Zanatta, Pierre Fontan, Jean Schwarz, Roland Castet, Aimé Ferrère, Maurice Dubosc, Jean-François Campistron, Pierre Cabos. Les “rouge et blanc” montent quand même en 1ere série. Il faut patienter jusqu’en 1976 pour gravir l’échelon supérieur c’est-à-dire, l’honneur. La promotion honneur n’existe pas encore. Le MFC arrive en demi-finale de championnat de France 1ere série mais essuie une défaite en demi-finale face à Navarrenx. Lors du championnat de France, Jean-Pierre Péguilhan, employé de coopérative, organise les longs déplacements des supporters. C’est tout particulièrement le cas en 1976 lors du périple à Annonay, localité située au sud de Lyon, à l’occasion du match MFC-Hayange. Jean-Pierre Péguilhan, supporter, se souvient : «nous sommes arrivés à Annonay vers midi car le match devait se jouer à 15h ; or, le stade n’était pas prêt et l’herbe encore moins taillée».
En 1979, le club est de nouveau champion Armagnac-Bigorre Honneur en battant Nogaro. Il monte enfin en 3e division mais est éliminé en championnat de France par Linxe et ce, en quarts de finale. L’année suivante, c’est encore une nouvelle montée qui enthousiasme le club puisqu’il parvient à trouver sa place en 2e division. C’est la montée suprême, le niveau de classement le plus élevé depuis les origines jusqu’à nos jours.
Claude Tajan pratique d’abord le basket dans son village de Monléon. Mais le capitaine Couribaut le jugeant trop bagarreur pour ce sport, il l’invite à rejoindre le club de rugby à Castelnau.
Les années 1970 ne peuvent pas être évoquées sans rappeler que, lors des veilles de rencontres importantes, les joueurs sont invités, pour ne pas dire contraints, de dormir dans les dortoirs de l’Institution scolaire de Notre Dame de Garaison, à une dizaine de kilomètres de Castelnau. Une vie, un brin monacale, ne peut pas leur faire de mal, discipline oblige! Le problème réside dans le fait qu’aux dortoirs de Garaison, les joueurs ne sont pas tous obéissants ou fatigués. Le week-end, les surveillants ne sont pas présents et les batailles de polochons vont bon train. Que ceux qui ne le croient pas, en lisant ces propos, demandent à Théo, le correspondant actuel de “La Dépêche”, de leur sortir certains films amateurs de l’époque! Bernard Louge fait partie des derniers joueurs, dans les années 1983-1984, à avoir passé ces fameuses nuits d’avant matchs à Garaison. D’ailleurs, Bernard se rappelle d’une anecdote pleine de poésie qu’il est intéressant de rappeler à présent. Le MFC vient de passer une nuit à Garaison avant d’entamer un dimanche rugbystique. Au petit déjeuner, Alain Castillo s’exclame en roulant les «r» : « Qu’est-ce qu’il est tombé comme eau cette nuit ! Quelle journée que l’on va passer encore! Quelle pluie! “Quina hangua”, brrrrr!!! ».
Si l’éventuelle montée en deuxième division est saluée par tous, les supporters ont des avis partagés quant à la suite des évènements. Antonin Corrégé, par exemple, se dit «très satisfait du comportement de l’équipe en troisième division» et «estime que la montée en deuxième division serait une récompense pour les joueurs et les dirigeants» mais il garde une réserve quant à l’évolution de l’équipe à ce stade du championnat. L’ancien joueur Marcel Dupin est plus tranchant dans ses propos: «Non! Restons en troisième division; si on perd tous les matches, le public va se lasser». Pierre Lannes formule le jugement suivant: «c’est une belle aventure mais elle comporte une inconnue, ce sera certainement plus difficile».
Au début de la saison 1980-1981, le conseil d’administration du club est constitué de la manière suivante : Henri Cabos à la présidence, François Baqué et Jean Vidou à la vice-présidence, Alain Maratzu à la trésorerie, Paul Cabos au secrétariat, Pierre Lannes, Henri Olivier, Louis Abeillé, Paul Cottabaren, Hector Zanatta, Pierre Fontan, Jean-Paul Lapeyre, Marcel Campanini, Jean-Pierre Margaix, Daniel Babie, André Navarre, Roland Montéan, Lucien Sabathé, Bernard Castets. Du côté des joueurs recrutés, citons notamment Michel Escala, Xavier Corbel, C Ballarin, Augé Duffor, Henri Christophe, Fargès, Claude Touzanne, Lacaze, Guy Batmalle, Degouat tandis que l’entraîneur n’est autre qu’André Lahaille, aidé par Christian Ballarin, professeur d’éducation physique.
L’automne 1980 est marqué par un «grand rassemblement des amis du MFC» sous la halle de Castelnau. Cette fête se déroule le samedi 22 novembre. Les actuels et anciens joueurs sont invités. Le point culminant de cette rencontre est la présence des aînés de 1925 qui sont encore vivants, de ceux qui reconstruisirent le club aux lendemains de la guerre, de ceux qui furent champions en 1970 ou qui le furent plus récemment. Plusieurs médailles sont décernées à certains joueurs. La saison débute en douceur. Les entraînements commencent plutôt tardivement en raison des obligations professionnelles des joueurs qui, pour la plupart, sont agriculteurs. Après le challenge dit de «l’Essor», le coup d’envoi du championnat est sifflé le 5 octobre 1980. Saint-Gaudens vient perdre en terre magnoacaise. Pourtant, la première période de jeu semble tourner à l’avantage des visiteurs qui, à la mi-temps, mènent 6 à 3. Au final, le vent tourne en faveur des locaux: grâce à un essai transformé d’Alain Castillo et une pénalité d’Armand Baron, ils gagnent cette première rencontre officielle en 2e série. Le dimanche suivant, Magnoac est en déplacement à Mauvezin et à ce moment là, les choses se gâtent. Les gersois avec leur excellente première ligne affirment leur domination devant un Magnoac timoré. Score final : 36 à 7. Le 19 octobre, Magnoac se ressaisie et bat Tournay. A Tarascon, c’est de nouveau la défaite tout comme face à Lavelanet ou St-Lary. Avec le match MFC - Saverdun, les locaux retrouvent une certaine sérénité. Armand Baron et Michel Luscan marquent deux pénalités d’où le score de 6 à 0. C’est à St Girons que se conclue la phase aller avec une défaite prévisible pour Magnoac, les antagonistes étant d’un niveau bien supérieur.
La phase retour se dessine de la manière suivante: une défaite face à St-Gaudens, une victoire sur Mauvezin, un match nul face à Tournay qui permet d’assurer ses arrières pour la fin de saison. A la fin de ce match décisif, Gégène Cabos, heureux de constater que la saison semble sauvée, embrasse Dédé Lahaille et lui dit: «Tu as été le roi, Dédé». L’intéressé de répondre: «Je suis heureux, nous méritons le nul et même, en première mi-temps, nous aurions pu faire la différence, enfin, nous avons joué sérieux, surtout dans l’occupation du terrain; nous nous sommes battus pour Roland.» Roland, c’est le talonneur Sabathier, blessé pendant le match. Et le dimanche suivant, à Tarascon, nos locaux battent l’équipe qui les accueille. Il semble alors que toutes les espérances sont vraiment permises. Le 25 janvier 1980, sur le terrain de Lavalanet en Ariège, Magnoac s’incline par 44 à 6. Une nouvelle défaite se reproduit face à St-Lary puis face à Gimont. A l’occasion de l’avant dernier match contre Saverdun, Magnoac se ressaisie et ramène une victoire. Enfin, pour le dernier match des phases éliminatoires, le MFC remporte une ultime victoire et se maintient donc en 2e division. L’aboutissement de la saison est donc plutôt convenable eu égard à cette situation toute nouvelle pour le club. En effet, c’est la première année dans son histoire que le MFC évolue en deuxième division parmi des équipes d’un niveau élevé. Hélas, une grave sanction oblige une rétrogradation en niveau inférieur, en troisième division. Selon les règlements de la F.F.R., le fait de déclarer forfait dans le cadre du championnat des juniors en Coupe René Crabos entraîne une descente. Malheureusement, le 4 janvier et le 14 mars 1981, les juniors ne jouent pas les rencontres qui doivent les opposer à leurs homologues de St Girons. La sanction est sans appel. Le MFC retrouve par conséquent son niveau de 1979. Les juniors ne sont pas suffisamment nombreux ce qui pose parfois des difficultés dans la composition de l’équipe. C’est pour une telle raison que le club déclare forfait à deux reprises. En revanche, les cadets font preuve de vaillance.
L'Ère Moderne et la Chronique de René Despaux (1994-1995)
C’est au début de la saison 1994-1995 que René Despaux, ancien joueur reconnu et ancien président, inaugure sa célèbre chronique rugbystique dans les “Collines du Magnoac”, mensuel d’informations locales, plus précisément au sein du centième numéro. De cette date à celle d’aujourd’hui (et jusqu’à celle de demain), chaque match a été décortiqué, présenté souvent avec humour, parfois accompagné d’encouragements ou de conseils lorsque la malchance s’acharnait.
Le premier article de René Despaux présente l’équipe de début de saison. «Aujourd’hui, nous présentons les joueurs de l’équipe première: Castets de Cizos (un marioum), les frères Louges de Monléon, J.Théodolin, Hugues Cabos, les frères Desbets, C. Boyer de Castelnau, Galès de Laran, Rousse de Cizos, Castex de Tajan (auto-école), Prat de Recurt, Duprat de Lassales, Souverville d’Arné, Liaut de Monléon (un petit Sambat), Moulié d’Ariès, Recurt de Monlaur, Lalanne de St-Elix, Ruffat de Bonnefont, Portal de Galan, Zanon de Cantaous et les recrues: les frères Ricaud à la demi-sanquette d’Arné, Jugniaux de St-Gaudens, Déro de Tarbes (fils de l’entraîneur, Duclos de Tarbes, Sernin de Tarbes, Abadie de Campan, Cordova de Lannemezan, Estaque de St-Lary, Abadie de Capvern, Garneiro de Mirande»
Puis: «les entraîneurs sont Déro et Carruesco, deux anciens joueurs de Castelnau. La saison débute en championnat honneur par une première victoire à l’extérieur, à Juillan. Autre victoire sur Tournay puis défaite dans les Baronnies. Nouvelles victoires successives face à Lectoure, Vic-Fezensac, Ibos, Trie. Évidemment, dans ces conditions, Magnoac se retrouve premier de la poule à l’issue des matches aller. Et l’on continue sur le même refrain pour la phase retour: victoire sur Juillan, Tournay, défaite face aux Baronnies à la maison, reprise et victoires face à Lectoure, Vic-Fezensac, Ibos (par 79 à 0), défaite face à Trie. Naturellement, Magnoac se retrouve qualifié haut la main pour les phases finales puis pour les demi-finales du championnat. Celles-ci opposent Mirande au MFC et les Baronnies à Plaisance du Gers. Mirande est battu par 6 à 3. Se retrouvent finalistes: Plaisance et Magnoac. Le match, comme le veut la tradition, se déroule dans une des capitales du comité, dans notre cas à Auch au stade du Moulias. L’émotion est totale. Quelques permutations de joueurs à des postes clefs sont opérées. Un bon élément de l’équipe ne joue pas car blessé: il s’agit de Laurent Desbets. Le match voit la victoire des nôtres. A 18 heures, ce 9 avril 1995, Magnoac est champion Armagnac-Bigorre Honneur. Les portes du championnat de France s’ouvrent maintenant toutes grandes. C’est une bonne équipe qui évolue donc positivement durant toute la saison et qui sait se nourrir d’une certaine confiance. C’est une ascension sans faute qui va mener le MFC vers la victoire suprême et donc vers le titre de champion de France Honneur.
En quelques mots, rappelons les évènements en amont. En trente-deuxièmes de finale, MFC bat Saint-Affrique par 48 à 12 puis, en seizièmes, bat Salies-de-Béarn par 14 à 3. En huitièmes, le 21 mai 1995, MFC bat Coursan par 15 à 13 à Larroque d’Olmes. En quarts, MFC décroche une victoire sur Dreux par 19 à 14. Nous sommes le 28 mai 1995, jour béni pour le capitaine Michel Castex qui fête ses trente ans. Le match se joue à Rouillac en Charente. Le 4 juin 1995, c’est alors la demi-finale en championnat de France où Magnoac arrache à Mauvezin, dans le Gers, une nouvelle victoire sur Luzech par 20 à 9. Pour ce match, avant la mi-temps, on note trois essais de Thierry Duclos, un d’Eric Abadie, une transformation de Jérôme Théodolin et, à la reprise, un essai de toute beauté, planté par Jean-Luc Gales puis une pénalité de Jérôme Théodolin. Après cette célèbre finale, René Despaux écrira dans «Les Collines du Magnoac»: «le 11 juin, presque tout le Magnoac sportif a traversé le Comminges pour arriver en pays Cathare».
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