Le basketball féminin, longtemps éclipsé par son homologue masculin, connaît aujourd'hui un essor remarquable. La visibilité accrue des compétitions et l'élévation du niveau de jeu témoignent de cette progression constante. Cet article se penche sur l'évolution du basketball féminin, de ses modestes débuts à son statut actuel, en mettant en lumière les joueuses serbes qui ont marqué l'histoire de ce sport.
Les Pionnières et l'Émergence du Basketball Féminin
L'histoire du basketball féminin est intimement liée à celle de son inventeur, James Naismith. Cependant, c'est Senda Berenson qui a adapté les règles pour permettre aux femmes de pratiquer ce sport en accord avec les normes sociales de l'époque. Les compétitions internationales ont vu le jour dès les Jeux Olympiques de 1924 à Paris, mais ce n'est qu'en 1976, aux Jeux Olympiques de Montréal, que le basketball féminin a été officiellement reconnu comme discipline olympique.
Contrairement au basketball masculin, qui a rapidement bénéficié d'une forte médiatisation et du développement de la NBA, le basketball féminin a connu une croissance plus tardive, à partir des années 1980 et 1990. L'officialisation de la discipline aux Jeux Olympiques de 1976 a braqué les projecteurs sur les joueuses. La Coupe du Monde féminine et l'EuroBasket ont contribué à professionnaliser le sport et à faire émerger de nouveaux talents.
L'Ère Moderne: Spectacle, Vitesse et Polyvalence
Les matchs de basketball féminin offrent un spectacle unique, axé sur la vitesse de jeu, la recherche du tir à 3 points et le jeu en mouvement grâce à la polyvalence des joueuses. Les compétitions internationales, continentales et les différentes ligues domestiques proposent un calendrier riche et varié. Les Jeux Olympiques, organisés tous les quatre ans, sont l'événement le plus suivi au monde, tandis que la Coupe du Monde et l'EuroBasket sont également des rendez-vous incontournables.
De nombreuses ligues professionnelles se sont développées à travers le monde, notamment aux États-Unis, où la WNBA est le championnat le plus prestigieux. Cependant, le sport féminin doit encore relever des défis importants, tels que l'inégalité salariale avec les hommes, qui est en grande partie due à la médiatisation moindre du sport féminin.
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Les Joueuses Serbes d'Exception
Parmi les joueuses serbes qui ont marqué l'histoire du basketball, Sonja Vasic occupe une place de choix. Élue MVP de l'Euro 2021, elle a mené la Serbie au titre en étant la joueuse la plus performante de son équipe, tant au niveau de l'évaluation (19,2) que du scoring (15,5 points) et des passes (4,2). Elle était également la deuxième rebondeuse de la Serbie (7,2 rebonds). Son leadership et son talent ont permis au basket serbe d'être distingué, puisqu'elle a été la première basketteuse/basketteur à être porte-drapeau de la sélection nationale aux JO.
Ana Dabovic est une autre joueuse serbe emblématique. Arrière au fort tempérament, elle a été championne d'Europe et MVP en 2015, médaillée de bronze aux JO et championne WNBA en 2016. Son parcours en France, notamment à Montpellier et Bourges, témoigne de son talent et de sa capacité à s'adapter à différents championnats.
Focus sur Tadija Dragicevic
Bien que cet article se concentre sur le basketball féminin, il est intéressant de mentionner Tadija Dragicevic, un joueur serbe qui a évolué dans différents clubs européens, dont l'Étoile Rouge de Belgrade, Rome, l'ALBA Berlin et l'Anadolu Efes Istanbul. Finaliste de Bundesliga en 2011 avec l'ALBA Berlin, il a également disputé la demi-finale d'Eurocup avec l'Étoile Rouge de Belgrade. Son expérience et son QI basket ont fait de lui un joueur précieux pour toutes les équipes dans lesquelles il a évolué. Ce poste 4, plutôt adroit et qui, comme tout joueur serbe qui se respecte, ne refuse pas le jeu physique, apportera son intensité et son QI basket dans la raquette strasbourgeoise pour la saison à venir. Lors de la saison 2005/06, le club phare de la capitale serbe l’a envoyé chez son voisin belgradois Mega Vizura pour s’aguerrir. De retour à l’Etoile Rouge la saison suivante, il dispute les quarts de finale de la Coupe ULEB. Dragicevic quitte son club de toujours en proie à des problèmes financiers en janvier 2010 et signe à Rome où il sera éliminé en quart de finale des play-offs après avoir décroché la 7e place en saison régulière. Drafté en 2008 au second tour, en 53e position par Utah, il ne disputera pas le moindre match, mais ses droits de draft seront acquis par Dallas le 29 juin 2012 puis le 14 juillet 2014 par Chicago. Finaliste de Bundesliga en 2011 avec l’ALBA Berlin, il perd également avec le club allemand en finale du tournoi de qualification de l’Euroleague face à Charleroi malgré des statistiques correctes pour ces 6 rencontres : 8,8 points, 5 rebonds en 27 minutes de moyenne. Il y a trois saisons, il jouera en Lega italienne avec Biella pour qui il a disputé 30 matches de saison régulière (10,6pts, 6,4rbs en 31 minutes en moyenne). Il file ensuite en Ukraine, à Marioupol où il sera finaliste de la ligue en 2013, s’inclinant 4 à 3 en finale face à Budivelnik Kiev. En Eurocup, la saison suivante, il perdra les six matches disputés en phase de poule. Ce n’est pas un inconnu qui arrive à la SIG pour compléter l’effectif de Vincent Collet. Les spectateurs du Rhenus ont en effet eu l’occasion de le voir à l’œuvre la saison passée lorsqu’il jouait à l’Anadolu Efes Istanbul. Tadija Dragicevic avait signé un 12 d’évaluation en 24 minutes (7 points, 7 rebonds et 3 fautes provoquées). Il n’a évolué dans le club turc que pour l’Euroleague et ne jouait pas en championnat. Coupé à Noël, il finit la saison avec l’Etoile Rouge de Belgrade, son club de cœur et participe à la demi-finale d’Eurocup face à Kazan. En 39 matches pour la saison écoulée, il marquera 6,1 points en moyenne, prendra 3,4 rebonds pour 17 minutes de jeu. Le joueur serbe devrait arriver à Strasbourg demain mardi, dans la journée et sera présenté lors de la soirée d’avant-saison, vendredi au Rhenus.
Les Défis et l'Avenir du Basketball Féminin
Malgré les progrès considérables réalisés ces dernières années, le basketball féminin doit encore surmonter de nombreux obstacles pour atteindre une égalité totale avec le sport masculin. L'inégalité salariale, la médiatisation moindre et le manque d'accès à des infrastructures de qualité sont autant de défis à relever.
Cependant, l'avenir du basketball féminin s'annonce prometteur. La passion et le talent des joueuses, l'engagement des fédérations et des clubs, ainsi que l'intérêt croissant du public laissent présager une croissance continue et un développement durable de ce sport.
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L'EuroBasket Féminin 2025: La France en Tête d'Affiche
L'EuroBasket féminin 2025, qui se déroulera dans quatre pays (Italie, Grèce, Tchéquie et Allemagne), sera un événement majeur pour le basketball européen. La France, médaillée d'argent aux Jeux olympiques de Paris 2024, figure en tête du Power Ranking de la FIBA. Les Bleues, emmenées par des joueuses talentueuses telles que Marine Johannes et Olivia Epoupa, auront à cœur de remporter le titre continental.
La compétition s'annonce passionnante, avec la participation de nombreuses équipes de haut niveau, dont la Belgique, tenante du titre, l'Espagne, sacrée en 2017 et 2019, et la Serbie, toujours redoutable. Les matchs de l'équipe de France seront diffusés en direct sur les chaînes du groupe TF1, ce qui témoigne de l'intérêt croissant des médias pour le basketball féminin. Lors de la phase de poules se disputera du 18 au 22 juin, la France affrontera tour à tour dans le groupe A, la Turquie (le 18), la Grèce (le 19) et la Suisse (le 21). Une sélection helvète qui fait son retour sur la scène européenne pour la première fois depuis 1956.
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