Le football, sport universel, repose sur des règles claires et un esprit d'équité. Au cœur de ce dispositif se trouve l'arbitre, garant du respect des lois du jeu et du bon déroulement des matchs. Cependant, un défi majeur se pose : le manque d'arbitres, notamment chez les jeunes. Cet article explore les enjeux du recrutement de jeunes arbitres de football, les initiatives mises en place et les avantages de s'engager dans cette voie.
Un besoin criant d'arbitres
De nombreux clubs de football sont confrontés à une pénurie d'arbitres officiels. L'AS Ifs, par exemple, est dans l’obligation de posséder 3 arbitres officiels or ils ne sont que 2. C’est pour cela que le club a décidé de lancer une nouvelle campagne de recrutement pour former de nouveaux arbitres. Chaque club a l’obligation d’avoir 3 arbitres officiels or nous n’en avons que 2, la situation nécessite donc 1 arbitre supplémentaire adulte ou 2 arbitres jeunes minimum.
Cette situation peut compromettre l'équité sportive, car certains matchs sont arbitrés par des personnes non formées, qui n'ont peut-être pas connaissance de toutes les lois du jeu. Le Racing Club d'Epernay Champagne, conscient de cet enjeu, a lancé sa campagne de recrutement pour ses futurs arbitres, pour la saison 2025/2026. L'objectif est clair : avoir un arbitre sur chaque match, pour éviter de "compromettre l'équité sportive".
Initiatives de recrutement
Face à ce constat, les instances du football mettent en place des actions de recrutement ciblées. Le District des Hauts-de-Seine de Football poursuit activement sa campagne de recrutement des Très Jeunes Arbitres (T.J.A.), avec plusieurs nouvelles interventions menées au cœur des clubs du département. Mercredi 15 octobre 2025, le dispositif T.J.A. s’est rendu au FC Plessis Robinson, où une centaine de joueurs ont été sensibilisés à l’arbitrage, aux valeurs et responsabilités liées à cette fonction. Le jeudi 16 octobre, la campagne s’est poursuivie au club de Sceaux, avec la participation de 40 jeunes joueurs. Lancé il y a trois saisons, le projet T.J.A. La campagne d’inscription T.J.A. reste ouverte jusqu’au 31 octobre 2025.
Ces initiatives visent à susciter des vocations chez les jeunes, en leur présentant l'arbitrage comme une opportunité de s'investir dans le football d'une manière différente.
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Les avantages de devenir arbitre
Devenir arbitre de football, c'est bien plus qu'une simple passion : c'est une véritable aventure humaine. Imagine-toi au centre du terrain, sifflet à la bouche, avec une vue imprenable sur chaque action. Tu n'es pas seulement un spectateur : tu es l'acteur principal qui garantit le respect des règles, l'équité et le bon déroulement du match.
Mais l'arbitrage, c'est avant tout une passion partagée. Tu rejoindras une communauté de passionnés, où la solidarité, le respect et l'entraide sont les maîtres mots.
Les avantages de devenir arbitre ? La prochaine formation aura lieu le samedi 21 et dimanche 22 Janvier 2023 à Thaon. L’examen se déroulera directement le samedi matin suivant : 28 Janvier 2023 au District. Une fois l’examen obtenu et après l’approbation d’une personne agréé qui vous accompagnera sur un match : vous serez arbitre officiel ! Je suis pris en charge par le district (accompagnement pendant 2/3 matchs pour démarrer) J’ai la possibilité de donner mes indisponibilité à l’avance du moment que l’obligation du nombre de match est respectée.
Formation et accompagnement
La formation initiale à l'arbitrage se déroule sur plusieurs séances, étalées sur la saison, et se conclue par un test théorique. "Ensuite, les participants deviendront jeunes arbitres stagiaires", précise Gaël Thomas, référent du pôle arbitrage au sein du club sparnacien. Lui-même arbitre de football en Régional 2 à la Ligue du Grand Est, il explique que "sur les premiers matchs, ils seront accompagnés par des arbitres expérimentés de niveau départemental voire régional. Au cours de la saison, ils deviendront jeunes arbitres officiels. Après, ils seront totalement indépendants et autonomes."
Le Racing Club d'Epernay Champagne prend en charge à 100% la formation, tout comme les frais de déplacement qui suivront pour aller arbitrer des matchs. Des arguments qui, il l'espère, pousseront les jeunes à se lancer, car d'après lui, on manque d'arbitres dans la Marne.
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Le rôle des clubs et des instances
Susciter des vocations dans l’arbitrage : un des enjeux majeurs dans la gestion des associations, comme pour le bon fonctionnement du sport en général. Peu de clubs disposent aujourd’hui d’un « référent arbitres », alors qu’il s’agit d’un rôle clé. Nommer un référent n’est pas une obligation, mais doit être une priorité. En général, le référent a pour missions de gérer le recrutement mais également de fidéliser les arbitres. Il doit aussi les manager, les accompagner et les intégrer à la vie du club.
Au sein du club, les nouveaux arbitres peuvent compter sur le soutien de deux figures de référence : le référent et l’accompagnant. Membre du Comité Directeur, le premier joue un rôle essentiel dans le recrutement des nouveaux arbitres, leur formation, l’organisation des rencontres ou encore la valorisation des actions des arbitres. Le second accompagne, conseille, rassure et encourage les jeunes arbitres au long de leur parcours.
Les sections sportives filière arbitrage (SSFA)
En France, il existe une vingtaine de filières arbitrage (SSFA), labellisées par la FFF et conventionnées par l'Éducation Nationale. Elles offrent aux lycéens entrant en seconde ou en première la possibilité d’intégrer une formation continue aménagée. Celle-ci est structurée autour de quatre axes d’enseignements spécifiques : la préparation athlétique, la préparation théorique, la préparation technique et pratique ainsi que la culture du football et de l'arbitrage.
La filière propose 4 entraînements hebdomadaires et permet aux lycéen(ne)s de développer vitesse, puissance, explosivité et coordination. L'apprentissage des lois du jeu, la compréhension du football et de ses différents acteurs, la définition de leur rôle (objectif, missions, statut) font partie du quotidiens des élèves. Le perfectionnement des futur(e)s arbitres passe par des mises en situation afin d'assimiler le placement et la gestuelle, ainsi que la relation avec les joueurs(ses) et entraîneur(e)s.
Formation des Jeunes Arbitres (FFTA)
Pour être Jeune Arbitre, le candidat devra avoir passé avec succès les épreuves du Tronc commun, du jugement des cordons et d'une option avant la date de son 17eme anniversaire. La prestation de serment du candidat jeune arbitre (le même serment que celui des adultes) se fera, après obtention des 3 examens (QCM tronc commun + jugement des cordons + QCM options), aussitôt que possible. Le candidat est alors nommé « Jeune Arbitre stagiaire ». Il peut juger les cordons et a les mêmes droits et prérogatives que l'arbitre stagiaire adulte.
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Le "Jeune Arbitre stagiaire" choisit obligatoirement une option selon ses goûts ou les pratiques dominantes dans sa région. Les options sont les mêmes que pour les adultes : Cibles, Tir en Campagne, Nature-3D,Il doit effectuer au moins TROIS arbitrages dans cette option. Au cours des arbitrages, il est encadré par un formateur, qui doit lui laisser une large initiative (le formateur ne sera pas, autant que possible, l'arbitre responsable du concours). Il doit OBLIGATOIREMENT procéder seul à une inspection complète de terrain. Le formateur n'intervenant que pour rétablir les erreurs. À la fin de ce stage pratique, sur le rapport favorable du formateur ou de l'ensemble des formateurs qui l'ont suivi, son option est validée.
Chaque arbitrage effectué par le Jeune Arbitre fait l'objet d'un rapport spécifique et confidentiel adressé au P.C.R.A. Dans la mesure du possible, un arbitre formateur sera présent sur le concours pour suivre le Jeune Arbitre et rédigera le rapport. À défaut, le suivi du Jeune Arbitre et le rapport seront effectués par l'arbitre responsable du concours, ou par un arbitre fédéral désigné à cet effet. Il doit effectuer au moins TROIS arbitrages dans son option pour lui permettre de valider ses acquis pratiques.
Entre 17 et 20 ans, le Jeune Arbitre doit suivre une remise à niveau annuelle : du tronc commun ; de son option. Ces remises à niveau peuvent correspondre aux formations continues obligatoires des Arbitres Fédéraux.
À l'issue de cette période, et dès que le Jeune Arbitre a atteint l'âge de 18 ans et avant son 20eme anniversaire, une commission régionale composée : du P.C.R.A., du P.C.D.A., des formateurs, juge de la validation des acquis du Jeune Arbitre. Si la commission considère que le Jeune Arbitre doit avoir un complément de formation, elle peut lui fixer des conditions complémentaires (formation théorique et /ou pratique) avant de rendre sa décision. Une décision favorable permet au Jeune Arbitre de devenir : ARBITRE FÉDÉRAL DANS SON OPTION. En cas de décision défavorable, le Jeune Arbitre perdra son statut à la date de son 20eme anniversaire. S’il le souhaite, il pourra se présenter à l’examen d’Arbitre Fédéral (Tronc Commun et Option).
Conditions d'entrée en formation d'arbitre fédéral (FFTA)
Avoir une licence FFTA en cours de validité. Justifier au jour du dépôt de la candidature d'une ancienneté minimum de 24 mois consécutifs de licence et d'une pratique en compétition. Ne pas avoir subi de sanction fédérale au cours des 5 années précédentes. Faire acte de candidature par écrit par l'intermédiaire de son président de club auprès du PCRA (ou du PCDA ou du responsable régional des formations d'arbitres)
Le contenu de la formation est réparti en modules dont une partie est commune à toutes les options (tronc commun) et dont les autres sont spécifiques des options choisies par le candidat. La formation est assurée par la Commission Régionale des Arbitres avec le suivi d'un arbitre "formateur" tout au long du cursus du candidat. Elle comporte la validation des modules 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + le ou les module(s) de la spécialité choisie par le candidat ou tous les modules pour devenir Arbitre Fédéral "Toutes Options" ;
Age minimum requis : 17 ans au jour de l'examen écrit. En cas de réussite à l'examen entre 17 et 18 ans, le candidat ne deviendra effectivement arbitre qu'à son 18eme anniversaire.
La prestation de serment du candidat arbitre et la remise de la tenue se feront, après obtention de l’examen d’arbitre fédéral (tronc commun + au moins une option), aussitôt que possible. Le candidat est alors nommé « Arbitre Fédéral, option(s)… ou Toutes Options stagiaire ». Il peut alors juger les cordons et assumer toutes les tâches de la fonction, à l'exception de la responsabilité des championnats régionaux et nationaux. Il deviendra "Arbitre fédéral" après une période probatoire au cours de laquelle il aura arbitré, par option obtenue, 1 compétition + 1 en tant que responsable sous le contrôle d’un arbitre titulaire de l’option, avec rapport de celui-ci.
Les différents frais inhérents aux formations d'arbitres sont à la charge des candidats. Cependant, sur leur demande, ils peuvent éventuellement obtenir une prise en charge totale ou partielle de leur frais, par le club, le département ou la région.
Arbitre international (FFTA)
Le postulant à une place d'Arbitre International s'investit dans sa formation : stages préparatoires ; réponse aux "Études de cas" de la WA ; participation à l'arbitrage de compétitions internationales organisées par la FFTA, sur invitation de clubs français ou étrangers ou de fédérations étrangères.
C'est à l'occasion d'un séminaire ou d'une conférence de juges internationaux de la WA ou de la WAE qu'il sera convoqué pour passer l'examen d'Arbitre Continental. Après la réussite à cet examen, il sera déclaré Juge Continental. Une procédure analogue lui permettra éventuellement de devenir, selon les places disponibles, Candidat Juge International puis Juge International. Le nombre de Juges Internationaux autorisés au sein de la FFTA est défini par le Comité des Juges de la WA. L'Arbitre International doit s'investir, au sein de la FFTA, dans la formation des arbitres français.