Sidney Crosby, une légende vivante de la LNH, incarne l'immense pression et les attentes qui accompagnent le titre de «prochaine grande chose dans le hockey sur glace». Au cours des deux dernières décennies, Crosby n’a pas seulement répondu à ces attentes, il les a dépassées. Il a créé des championnats de la Stanley Cup et une arène ultramoderne dans le centre-ville de Pittsburgh, transformant l’ouest de la Pennsylvanie en un haut lieu du hockey sur glace. Il est le visage de sa franchise et de toute la ligue et a accumulé un nombre impressionnant de 1 502 points.
Un Héritage Précoce
Dire que Sidney Crosby a été un enfant-star relève de l'euphémisme. Sur les patins à deux ans, buteur à quatre, il a donné sa première interview à sept… Adolescent, Crosby était à la fois adulé et jalousé. Il était si précoce, si fort, si talentueux et si populaire que ses parents ont décidé, quand il a eu 15 ans, de l'expédier au Minnesota devant les tensions trop fortes qu'ils ressentaient autour de leur prodige de fils chez eux, à Cole Harbour. Le talent de Crosby était indéniable dès son plus jeune âge. Numéro un de la draft à 18 ans en 2005, Sidney Crosby est vite devenu incontournable. Phénomène de précocité dans les catégories de jeunes (il a été le plus jeune joueur à jouer en équipe du Canada juniors à 15 ans), il a établi bon nombre de records en la matière en NHL.
L'Ascension d'une Étoile
Quand Pittsburgh a drafté Sidney Crosby en première position en 2005, Mario Lemieux était déjà le propriétaire des Penguins et il en était encore un des joueurs. C'est donc tout naturellement que Super Mario, 39 ans à l'époque, a pris sous son aile le jeune prodige. Afin de faciliter l'adaptation du petit Sid aux aléas du monde pro, la légende québécoise avait en effet proposé à Crosby de venir habiter à son domicile, le temps qu'il s'adapte et trouve un logement qui lui convienne. Ces deux-là se sont vite compris et la présence de Lemieux a probablement été déterminante dans la réussite de Crosby.
Les Surnoms d'une Légende
Pas de grand joueur, pas de grande star sans surnom. Sans surnoms, dans le cas de Crosby. Il les collectionne. En voici quelques-uns :
- The Next One: En référence à Wayne Gretzky, aka "The Great One". Il le traine depuis ses 15 ans.
- Sid the kid: Facile celui-là. En plus, ça rime. Ce fut longtemps son sobriquet le plus usité. Il l'est encore aujourd'hui, même s'il aura 27 ans cette année.
- The Creature: Plus récent. Surnom donné dans le vestiaire de Pittsburgh en référence à son… bas du corps. Ses cuisses, monstrueuses, mais pas seulement.
- Daryl: Le moins facile. Il vient de Daryl Sittler, l'ancienne légende des Maple Leafs.
Superstitions et Habitudes
Parmi les grandes stars du sport mondial, Sidney Crosby est très probablement la plus superstitieuse. C'est même devenu un sujet de rigolade à Pittsburgh, tant les petites manies et habitudes du numéro 87 sont récurrentes et parfois délirantes. Interrogé un jour par un journaliste sur quelques-unes de ses habitudes, il avait répondu en souriant: "on a combien de temps, là?"
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Une Carrière Jalonnée de Succès
Il a été le plus jeune joueur à dépasser la barre des 100 points en une saison (dès son année de rookie), le plus jeune à atteindre les 200 points en carrière, le plus jeune vainqueur du trophée Art Ross (meilleur scoreur de la Ligue), le plus jeune capitaine de l'histoire de la NHL (à 19 ans et 197 jours, soit 27 jours de moins que Vincent Lecavalier), le plus jeune capitaine à remporter la Coupe Stanley, etc.
Sans être une machine à scorer (Crosby est davantage un scoreur qu'un buteur) à la Ovechkin, Sidney Crosby a tout de même inscrit plus de 300 buts depuis le début de sa carrière professionnelle, que ce soit avec Pittsburgh ou en sélection. Mais un écrase tous les autres par son importance, sa portée historique. Crosby restera celui qui a inscrit le but du titre olympique pour le Canada, à domicile, en 2010 à Vancouver. Ce but lors de la prolongation à la 68e minute de la finale face aux Etats-Unis a définitivement fait de lui un héros canadien.
Les Défis et les Épreuves
En 2011, Crosby a vécu dans le "brouillard". Le 1er janvier, lors du Winter Classic face à Washington, il reçoit un premier choc à la tête. Quatre jours plus tard, rebelote avec une charge de Victor Hedman contre Tampa Bay. Après le match, le Canadien commence à ressentir des maux de tête. Il est pris de vertige. Le bilan est sans appel: commotion. Les neuf lettres qui terrorisent en NHL.
L'Influence sur la Prochaine Génération
Il y a maintenant une nouvelle étoile montante dans la NHL, le nouveau venu des Blackhawks de Chicago, Connor Bedard, qui est comparé à Crosby et l’a adoré quand il était enfant. Lorsque Bedard pose le pied sur la glace de la PPG Paints Arena, il voit en Crosby non seulement une idole, mais aussi un mentor qui comprend les défis uniques qui l’attendent.
Partenariats et Reconnaissance Commerciale
Aujourd’hui, adidas a officialisé l’arrivée du hockeyeur Sidney Crosby comme nouvel ambassadeur. En signant la star canadienne des Penguins de Pittsburgh, adidas adopte une stratégie plutôt logique en récupérant un ambassadeur de Reebok. Selon le journaliste canadien de TSN Darren Dreger, Sidney Crosby a signé un contrat de 6 ans avec adidas pour un montant estimé entre 1 et 1,5 million de dollars par année.
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