L'histoire du hockey sur glace à La Rochelle : des débuts modestes à un avenir prometteur

Le hockey sur glace à La Rochelle a une histoire riche et complexe, marquée par des hauts et des bas, des espoirs et des déceptions. Cet article explore les origines du hockey à La Rochelle, son évolution au fil des ans et les perspectives d'avenir pour ce sport dans la région.

Les premiers pas du hockey à Marseille

Les premières traces de hockey sur glace à Marseille remontent à 1969, lorsque trois entrepreneurs privés ont installé une patinoire provisoire dans le hall 8 du parc des expositions après le succès des Jeux Olympiques d'hiver de Grenoble. Cette patinoire éphémère, démontée chaque printemps, a permis aux Marseillais de découvrir les joies du hockey sur glace.

La création du Marseille Hockey Club

Il faut attendre 2009 et la création du Palais Omnisport Marseille Grand-Est pour que le hockey sur glace puisse réellement se développer à Marseille. Le Marseille Hockey Club voit ainsi le jour en 2012, en remplacement du Hockey Club Phocéen.

L'ascension des Spartiates de Marseille

En 2014, l’arrivée de Luc Tardif Junior, ancien international tricolore, à titre de joueur, entraîneur et manager général du club, va faire passer Marseille dans une autre dimension. En 9 ans, les Spartiates sont passés de la D3 au sommet de la D1.

Le titre de champion de France de Division 1

Les Spartiates de Marseille ont été impériaux lors du "Final Four" de Division 1 à l’Aren’Ice de Cergy-Pontoise. Ils ont remporté le championnat de France de Division 1 (2ème échelon français), le premier titre de leur histoire.

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Paul Joubert, le jeune attaquant des Spartiates de Marseille, explique que le fait d’être négligés sur le papier leur a forgé une mentalité forte. Ils n’avaient rien à perdre et ont fait preuve d’un esprit d’équipe incroyable pour renverser la situation face à Nantes.

Jonathan Zwikel, le président du club phocéen, abonde les propos de son jeune joueur. Il souligne qu'ils avaient vraiment un bon groupe cette saison et qu'en battant les favoris nantais, ils ont fait taire les sceptiques avant de confirmer en finale.

L'attaquant russe Maxim Makarov a été l'un des grands artisans de la victoire marseillaise en finale avec deux buts. Pour le jeune ailier gauche Thomas Raby, ce deuxième titre de champion de D1 se savoure autant que le premier.

Pas de montée en Ligue Magnus

Malgré leur titre de champion, les Spartiates de Marseille ne monteront pas en Ligue Magnus l’an prochain. Aucune accession ou relégation sportive n’est prévue cette année.

Jonathan Zwikel explique que le fait d’avoir un palmarès vierge leur donnait très envie d’aller gagner ce titre et que l’objectif du club n’était pas de monter en Ligue Magnus. C’est seulement leur 3ème saison en D1 et les choses doivent se faire progressivement. Leur budget est de 800.000€. Pour espérer se maintenir au top niveau français, il faudrait avoir entre 1,2 et 1,3 million d’euros de budget. Ils sont donc encore loin du compte.

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Le hockey à Marseille, une histoire compliquée

Le hockey à Marseille a connu des difficultés, mais le club peut compter sur un public fidèle. Avec une affluence moyenne de 2.600 spectateurs, le club est le plus suivi de la ville derrière l’Olympique de Marseille.

Le président du club avoue que le plus difficile, c'est de faire venir les gens une première fois à la patinoire. Mais en général, ils accrochent car le spectacle est sympa. Ils organisent ça comme un show familial.

L'identité des joueurs marseillais

Chez les Spartiates de Marseille, les hockeyeurs n’ont pas l’accent du sud. Jonathan Zwikel justifie cela en expliquant que leur centre de formation est jeune et qu'il faut du temps pour former des joueurs. Ils ont quelques bons jeunes de 13-14 ans, mais il va falloir attendre encore un peu avant de les voir évoluer en D1.

Cette saison, les Bleus et Blancs se sont appuyés sur 8 joueurs étrangers (Russes, Canadiens, Américains) et 14 Français. Parmi eux, il y a quand même quelques régionaux. Les frères Raby et Villiot sont originaires de Briançon. Paul Joubert a débuté le hockey à l’âge de 3 ans à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le hockey sur glace à La Rochelle

Bien qu'elle n'ait pas actuellement d'équipe de hockey sur glace professionnelle, La Rochelle a une histoire avec ce sport. Il existe un intérêt local pour le hockey, comme le montre l'enthousiasme pour le match de Coupe de France entre l'Élan Béarnais Pau-Lacq-Orthez (basket) et Rupella, où l'entraîneur de l'Élan a souligné que les Rochelais avaient l'occasion de se sublimer.

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Les défis du développement du hockey en France

Le développement du hockey sur glace en France est confronté à plusieurs défis, notamment le manque de patinoires et les priorités municipales. De nombreuses patinoires construites après les Jeux Olympiques d'hiver de Grenoble en 1968 ont vieilli et certaines ont dû fermer leurs portes.

La France se trouve à la 18e place mondiale en termes de nombre de patinoires par habitant, avec une patinoire pour 700 000 personnes, loin derrière d’autres pays comme la Suisse. La FFHG s’efforce de convaincre les municipalités de moderniser leurs patinoires ou d’en construire de nouvelles, mais elle se heurte souvent à des arguments économiques, écologiques et de priorités municipales.

L'importance des infrastructures

Les infrastructures sont un élément clé du développement du hockey sur glace. Les clubs cherchent à se doter d’une deuxième piste qui soit règlementaire afin de rendre l’utilisation de leurs patinoires moins problématique et plus régulière à leurs licenciés.

La Commission Equipement de la FFHG essaye de se positionner le plus en amont possible des projets afin de tenter d’influer sur les programmistes. Cependant, il est souvent difficile de convaincre les décideurs d’adapter leurs projets en permettant d’inclure une piste de glace.

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