Le hockey sur glace est un sport passionnant qui rassemble de nombreux supporters, mais il est parfois confronté à des problèmes tels que la revente abusive de billets et les difficultés d'accès aux matchs. Cet article explore l'histoire et les enjeux actuels du hockey sur glace aux Vernets, en mettant en lumière les succès et les défis rencontrés par le Genève-Servette Hockey Club (GSHC).
Succès sportifs et défis rencontrés par le Genève-Servette Hockey Club
En tête du championnat depuis le 27 septembre 2022, soit 38 journées, avec notamment une série de 20 matchs avec au moins un point pris, Genève-Servette a connu une moins bonne phase de mi-novembre à mi-janvier en concédant plus de défaites (7) que de victoires (6) au point de se retrouver sous la menace de son poursuivant Bienne. Hasard du calendrier, les deux clubs s’affrontaient il y a 2 semaines lors d’un back-to-back qui pouvait changer la face du championnat. Les Genevois se sont imposés deux fois (2-3 en prolongation à Bienne puis 4 à 1 aux Vernets) et ont de nouveau creusé l’écart. Ils ont poursuivi sur leur lancée avec 7 victoires de rang.
Malgré ces succès, le GSHC est confronté à des défis, notamment les blessures de joueurs clés. À celle de longue date de Sami Vatenen sont venues s’ajouter celles de Mike Völlmin et Simon Le Coultre (plus tôt dans la semaine face à Ambrì et absent probablement de longues semaines). Arnaud Jaquemet annoncé malade, le coach Jan Cadieux a dû procéder au rappel de Sandis Smonds de La Chaux-de-Fonds (Swiss League) et appatier le jeune Giancarlo Chanton (20 ans) à Yohann Auvitu.
Match contre Fribourg-Gottéron le 5 février 2023
Le 5 février 2023, Genève-Servette a affronté Fribourg-Gottéron aux Vernets. Le match a été intense, avec une victoire de Fribourg-Gottéron 3-5.
Dès la première minute, Nathan Marchon provoque un inhabituel revirement de Tömmernes et part affronter seul Mayer qui ne marche pas à sa feinte. Les hommes de Christian Dubé continuent de presser et la ligne Bertschy - Rask - Sprunger s’installe en territoire offensif. Rask récupère un palet de Sutter le long de la bande, presque à la ligne bleue. Esseulé, le Suédois expédie un tir ras glace dans une forêt de joueurs qui termine dans le filet de Mayer. Servette tente de réagir mais la défense fribourgeoise contient les attaques locales à l’extérieur de la zone. Opportunistes, les acteurs de l’ouverture du score vont récidiver. Derrière le but de Mayer, Rask parvient à pousser le palet à Sprunger.
Lire aussi: Fonctionnement et perspectives de la L.U.H.
Peu après la mi-tiers, après un engagement en zone neutre, Bertschy accélère, déborde Chanton et peut alerter du revers le portier de Servette. La ligne de parade des Aigles tente de provoquer l’étincelle : Omark gagne son duel à la bande face à Dufner. Il relaie avec Hartikainen. Le géant finlandais, pressé par Gunderson, adresse une passe dans le dos dans le slot pour Jooris qui ne peut conclure de près. Les pensionnaires des Vernets rentrent enfin dans leur match. Maurer trouve une ligne de tir et expédie un palet flottant à mi-hauteur. La bonne passe des locaux sera de courte durée. Sur une descente en contre à 2 contre 2, Sprunger délivre une passe abandon à Rask. Son tir oblige Mayer à un rebond qui part dans les airs. Sprunger ne parvient pas à rabattre proprement le puck mais force le gardien à effectuer un déplacement latéral sur les genoux. Rask est le plus prompt pour exploiter la rondelle libre.
Malgré la défaite, les Genevois n'ont pas baissé les bras et ont continué à se battre jusqu'à la fin. Richard déborde la défense et délivre une passe millimétrée du revers à Miranda qui déclenche du slot un lancer précis qui passe sous le bloqueur de Berra (2-3, 46’05’’). Mais deux minutes plus tard, Genève-Servette est sanctionné pour surnombre. Bertschy remporte l’engagement en zone offensive. De la Rose trouve Diaz en retrait qui renverse pour Sörensen. Le Suédois prend quelques pas d’élan et expédie un slapshot en direction de Mayer. Le gardien accorde un rebond qui part dans le slot. La rencontre s’emballe, Chanton récupère un palet dans l’arrondi et le donne à Pouliot. Le Canado-Suisse repère à l’opposée Tömmernes qui s’est porté en attaque. Le défenseur feinte le tir, s’avance et loge le palet entre les jambières de Berra (3-4, 51’03’’).
Cette défaite n'a pas eu de conséquences majeures pour Genève-Servette au classement, mais les blessures de Rod et de Karrer ont suscité des inquiétudes. Le club a rassuré les supporters en annonçant que Karrer devrait reprendre sous une dizaine de jours et Rod ne devrait être absent « que » deux semaines.
Réactions après le match
Après le match, les acteurs ont partagé leurs impressions. Julien Sprunger (attaquant, Fribourg-Gottéron) : « On savait qu’en venant à Genève et en jouant la meilleure équipe du championnat on était obligés de jouer notre meilleur jeu (…). On voulait prendre le lead, ça a bien fonctionné. On jouait un match très important pour nous au classement, peut être que Genève jouait un match plus normal vu leur position, ça s’est peut-être un peu ressenti (…). Sandro Schmid (attaquant, Fribourg-Gottéron) : « C’est comme si [Reto Berra] n’était jamais parti. Nous avons été solides défensivement, notre box-play a bien fonctionné même si on a eu un peu de chance à la fin lorsque les arbitres n’ont pas validé le 4-4. Christian Dubé (entraîneur, Fribourg-Gottéron) : « Huit points [d’avance sur Berne, 7e au classement] cela va vite. Il va falloir se battre jusqu’à la fin pour assurer notre place dans le top-6, mais avec 7 points sur 9 possibles cette semaine c’est bon pour la confiance. Yohann Auvitu (défenseur, Genève-Servette) : « Ils ont été plus agressifs, ils nous sont rentrés dedans dès le début. Nous n’étions pas prêts pour ça. On le paie cher. On s’est battus jusqu’au bout mais cela n’a pas suffi ce soir (…). On est déjà une top-équipe, ce n’est pas parce qu’on perd ce soir qu’on n’en est pas une. On a perdu un match, maintenant il y a une pause (…) Malgré tout ce soir il y a eu du positif, il va s’appuyer là-dessus aussi.
Marc Wiegand (arbitre de la rencontre) : « Je lève mon bras pour appeler la pénalité. Stefan Hürlimann (arbitre de la rencontre) : « Je suis déçu de moi. Le jeu va vite. Je vois joueur sans casque et je siffle immédiatement. Ensuite je vois le puck rentrer et les joueurs célébrer et je me dis m****. Mes collègues ont fait du bon travail et en un coup de sifflet j’ai agacé 6500 spectateurs et les joueurs.
Lire aussi: Règles du hockey sur gazon au Portugal
Problèmes liés à la billetterie
Un problème récurrent soulevé par les supporters est la difficulté d'obtenir des billets pour les matchs, en particulier pour les événements importants comme les finales. Certains spectateurs se plaignent de ne pas pouvoir acheter de billets malgré leurs tentatives répétées, tandis que d'autres dénoncent la revente de billets à des prix exorbitants sur des plateformes comme Anibis.
Témoignages de supporters
De nombreux supporters ont exprimé leur frustration face à cette situation. En même temps, nous avons déjà retrouvé des billets en vente sur anibis pour 300 francs… scandaleux. Le vendeur localisé sur Saint-Gall 🤬😡👊🏻💥. Après les abus du match 7 de la finale, voici les abus de la finale CHL, faudrait vraiment faire quelques choses contre ce mode de fonctionnement car ça prétérite les vrais supporters. Mais nous n'apprenons rien de nos erreurs… Il faut que soit mis en place un système pour donner la priorité aux spectateurs qui viennent souvent aux matches vs ceux qui ne savent quasiment pas où se trouve la patinoire ! Il suffit de vendre les billets uniquement sur le site du club afin d’avoir un historique de la présence/achat de billets des spectateurs et baser la priorité sur cette donnée. Genève-Servette Hockey Club n'avez vous rien appris des erreurs de la dernière finale? Une fois de plus l'histoire ne sert pas de leçons et se répète. J'ai vu les 1/4 et la demi mais pour la final tintin à moins d'aller sur Anibis pour payer 3x plus pour engraisser des money makers. Il y a un sérieux problème auquel il vaudrait vraiment la peine de se pencher. Dommage que le site gshc ait buggé au moment de payer. 😥😔 Pas eu des billets !😖 Espérons que les personnes qui ont eu la chance d'en acheter ne les revendront pas au marché noir… Juste pour se faire un bénéfice !!!! J'ai essayé en vain d'avoir un billet mais en 3 minutes plus rien. Cela m'aurait fait plaisir de revenir aux Vernets depuis ma Gruyère. Je supporterai gshc depuis mes montagnes.
Solutions proposées
Face à ces problèmes, des supporters suggèrent des solutions pour améliorer l'accès aux billets et lutter contre la revente abusive. Il faut que soit mis en place un système pour donner la priorité aux spectateurs qui viennent souvent aux matches vs ceux qui ne savent quasiment pas où se trouve la patinoire ! Il suffit de vendre les billets uniquement sur le site du club afin d’avoir un historique de la présence/achat de billets des spectateurs et baser la priorité sur cette donnée.
Le rôle de Yorick Treille dans le hockey français
Après les déboires que lentraîneur national a connu dans le club suisse de Genève-Servette, Tristan Alric, créateur de la Coupe Magnus, explique pourquoi il ne faut pas remettre en cause pour autant les qualités du coach des Tricolores avant plusieurs grands rendez-vous de léquipe de France cette saison. Au tout début du mois de mai dernier, j’avais publié une tribune intitulée ainsi : « Yorick Treille est-il le coach providentiel ? Si mes interlocuteurs se montrent dubitatifs concernant cette interrogation, certains émettent déjà des réserves mais ils restent en général attentistes et modérés. En effet, à la suite des déboires que notre entraîneur national vient de connaître récemment en Suisse avec le club du Genève-Servette, je constate que ceux qui sont toujours prompts à critiquer et à réagir uniquement sous le coup de l’émotion, se montrent intraitables concernant le nouveau coach des Tricolores. Or, il me semble qu’avant de remettre déjà en cause la compétence de Yorick Treille en tant qu’entraîneur, il me semble nécessaire de prendre du recul pour élever le débat sans tenir compte des inévitables « critiques de comptoir ». Après avoir quitté son poste d’entraîneur à Mulhouse, Yorick Treille, qui était devenu entre-temps l’adjoint de Philippe Bozon avec l’équipe de France senior depuis 2018, mais aussi le coach de la sélection nationale junior U20 pendant quatre saisons, s’est exilé en suisse. On ne se rend pas bien compte de l’importance de cet événement. A cette occasion, l’ancien international tricolore a donc profité de ce rôle d’assistant très valorisant pour permettre au club de Genève-Servette de terminer en tête de la saison régulière 2022-2023 de la nouvelle « National League » à égalité de points avec Bienne. Toutefois son équipe était restée devant en raison des confrontations directes. En occupant toujours le poste de coach adjoint, Yorick Treille a ajouté ensuite à son palmarès personnel un deuxième titre suisse historique en remportant également la saison suivante la Ligue des champions (CHL). Autre fait marquant dans la carrière suisse de Yorick Treille, le 28 décembre 2024, alors que ce dernier occupait toujours le poste de coach adjoint des « Aigles », il a dû remplacer au pied levé l’entraîneur Jan Cadieux car ce dernier fut limogé avec effet immédiat. La nomination de Yorick Treille n'a pas pu changer toutefois la mauvaise dynamique des Aigles dans le championnat helvète puisque le club de Genève-Servette est resté bloqué à la douzième place (sur 14) du classement général. Du coup, son équipe a donc manqué les play-offs dans la National League qui est le plus haut niveau du hockey suisse. Malheureusement les choses ont rapidement tourné au désavantage du coach français. En effet, si Yorick a réussi à conserver sa place à Genève au début de la saison en cours après l’humiliation retentissante reçue à Lausanne à la mi-septembre sur un score incroyable (défaite 11-0), moins de trois semaines plus tard seulement, au surlendemain d'un autre lourd revers encaissé contre Lugano (1-5), l'équipe genevoise a sombré à nouveau contre Bienne en concédant une fois de plus une très lourde défaite (8-0). J’ai noté quand même que le nouveau coach intérimaire de Genève, le finlandais Ville Peltonen, a défendu publiquement et à juste raison les qualités de Yorick Treille lors de son limogeage puisque son remplaçant a déclaré à la télévision suisse : « On travaillait bien ensemble depuis cet été jusqu’à ce que cet incident malheureux arrive. Vous savez, nous les entraîneurs, on adorait travailler avec Yorick (sic). Mais nous ne sommes jamais à l’abri dans ce métier et nous en sommes conscient.
Comme l’a écrit fort justement mon confrère Chris Geiger du journal suisse Le Matin, je le cite in extenso : « Si les trois techniciens ont assurément des responsabilités à assumer dans leur licenciement, ils n’ont toutefois pas été aidés par leur groupe. Au bout du lac, les coaches ont en effet tendance à payer au prix fort les états d’âme d’un vestiaire particulièrement compliqué à diriger. Le manque d’orgueil et de fierté de joueurs grassement payés est franchement risible. Au grand dam des supporters grenat. Aux Vernets, il est désormais attendu que la majorité des éléments qui composent le groupe se regardent dans un miroir et procèdent à leur auto-critique. Qu’ils soient « anciens » ou nouvellement arrivés. L’exercice s’annonce toutefois très compliqué, eu égard aux gros égos qui composent le vestiaire genevois. Après avoir été victime de cette « mauvaise passe », Yorick Treille va donc pouvoir se concentrer désormais pleinement sur l'équipe de France dont il est le sélectionneur depuis l'été 2024. Ce recentrage ne sera pas de trop puisque les Bleus auront un agenda très chargé pendant ces prochains mois avec en ligne de mire d’abord les Jeux olympiques d’hiver de Milan à préparer. Par chance, un an plus tard, le CIO a confirmé la suspension de la Russie et de la Biélorussie pour les prochains JO d’hiver en Italie. Malheureusement, dans le bilan de Yorick Treille, il y a eu aussi un autre accroc qui a fait encore plus mal à son image : les derniers championnats du monde élite organisés à Stockholm au mois de mai 2025. De toute évidence, l’équipe de France n’a pas le niveau suffisant actuellement pour faire la différence dans la cour des grands. Sous le coup de la déception énorme que vient de provoquer la relégation de la France dans la division 1A, je pense malgré tout encore une fois « qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain ». Je suis sûr que dans les mois à venir Yorick Treille va enfin prouver qu’il est bien l’homme de la situation. A mon avis, il faut être patient et lui laisser une chance de rétablir la situation. Comme je l’ai déjà dit, Yorick Treille est, de plus, visiblement beaucoup plus à l’écoute et plus consensuel avec son staff que son prédécesseur. Quant à sa brillante carrière de hockeyeur de haut niveau, elle suscite de surcroit un respect aussi grand. L’ancien entraîneur national canadien Jacques Tremblay savait motiver ses joueurs comme le prouve cette photo prise en 1983 avec le club de Saint-Gervais sacré champion de France. Si j’en crois certains commentateurs, on reproche à Yorick Treille d’être souvent trop impassible et de ne pas être assez expressif lorsqu’il coache derrière le banc pendant les matches. Doit-il forcer son tempérament plutôt réservé en étant un peu plus souriant, plus communicatif et un peu moins discret ? Quoi qu’il en soit, il ne faut surtout pas oublier que ce n’est pas lui au final qui évolue sur la glace. Nos Tricolores, qui ont un problème mental autrement plus important à résoudre, ont donc une grande part de responsabilité dans le marasme sportif actuel comme ce fut le cas des joueurs du club de Genève-Servette. Yorick n’est peut-être pas aussi explosif, sanguin ou « dramaturge » comme ce fut par exemple le cas de l’inoubliable entraîneur canadien Jacques Tremblay qui savait motiver, voire hystériser, ses joueurs sur la glace dans les années 1980 avec le club de Saint-Gervais (voir photo ci-dessus). Certains font la comparaison plus récente avec un coach tout aussi motivant et meneur d’hommes que fut l’italo-canadien Luciano Basile élu à quatre reprises meilleur entraîneur de la Ligue Magnus avec Briançon puis avec Gap. Comme je le dis dans le titre de cette tribune, ne jugez pas trop vite Yorick Treille ! car, avec le recul, lors du dernier Mondial de Stockholm le jeu de notre sélection nationale n’était finalement pas si mal que ça, notamment pendant le match contre la Finlande, une nation très redoutable, qui a dû aller jusqu’en prolongations pour réussir à se défaire de nos vaillants Tricolores en s’imposant d’extrême justesse 4-3. Alors à qui la faute ? A l’entraîneur ou aux joueurs ? Pour moi le problème dans notre pays reste encore et toujours la formation qui concerne à la fois la technique du jeu mais surtout la préparation mentale. Je le répète, puisque Yorick Treille n’a désormais que l’équipe de France sous sa direction, laissons-lui une chance de redorer son image et soutenons tous ensemble notre entraîneur national qui n’a pas un rôle facile.
Lire aussi: Rink-hockey : focus sur La Vendéenne
Événements et animations aux Vernets
La patinoire des Vernets n'est pas seulement un lieu de compétition, mais aussi un espace de divertissement et de convivialité. La traditionnelle Fête de la Glace est de retour à Genève pour une nouvelle édition. La Fête de la Glace de Genève promet une journée riche en activités avec des initiations et des démonstrations de sports de glace, parfaites pour tous les passionnés. Rendez-vous à la patinoire des Vernets dimanche 3 novembre 2023, de 10h à 17h. Chaque hiver, la patinoire des Vernets vous invite à une soirée Disco sur glace. Enfilez vos patins et laissez-vous emporter par les rythmes entraînants du DJ. Ces soirées se dérouleront de 19h à 23h30, et 5 dates sont programmées pour la saison 2024-2025. La Fête de la Glace revient à Genève pour une nouvelle édition placée sous le signe du sport et de la convivialité. Patinage, hockey, initiations et animations rythmeront cette journée dédiée aux plaisirs de la glace. Une belle occasion de s’immerger dans cet univers, que l’on soit curieux ou passionné.