Le HBC Sautron : Une Histoire de Passion et de Victoires

Le HBC Sautron, un club de handball qui a su marquer les esprits, tant par ses performances sportives que par l'engouement qu'il suscite auprès de ses supporters. Cet article retrace l'histoire de ce club, en mettant en lumière ses moments clés et ses figures emblématiques.

Une ascension remarquable

Le HBC Sautron a connu une ascension remarquable, passant des divisions départementales aux portes du niveau national. Cette progression est le fruit d'un travail acharné, d'une équipe soudée et d'un encadrement compétent.

La finale de la Coupe de France départementale : Un moment historique

Le point culminant de l'histoire récente du HBC Sautron est sans aucun doute sa participation à la finale de la Coupe de France départementale. Le dimanche 6 mai, le HBC Sautron a affronté le HBC Grabellois dans la mythique AccorHotels Arena (anciennement Palais omnisports de Paris-Bercy).

L'engouement des supporters

Cet événement a suscité un véritable engouement auprès des supporters du HBC Sautron, qui ont fait le déplacement en nombre pour encourager leur équipe. Des banderoles d'encouragement ont été affichées un peu partout dans les couloirs et la salle, à la gloire du HBC Sautron. Mieux encore, les supporters ont composé une chanson pour soutenir les joueurs lors de cette finale. Près de 300 supporters sautronnais se sont déplacés à Bercy pour l'occasion.

La préparation de l'équipe

La semaine précédant la finale, l'excitation était palpable au sein de l'équipe. Axel Drévillon, un des gardiens de but, avouait volontiers : « Tu commences la semaine, tu ne penses qu’à ça ! ». Les entraînements ont été adaptés pour préparer au mieux les joueurs à cette rencontre exceptionnelle. Thomas Hervé, l'entraîneur, a tempéré l'enthousiasme ambiant : « Il faut éviter de monter trop la sauce. Il faut rester concentré sur les entraînements et essayer de se rassurer. On a joué des matches de préparation contre des équipes supérieures et on a pu leur tenir la dragée haute ».

Lire aussi: Match de handball: durée

Christopher Blin, pivot de l'équipe, s'enthousiasmait : « C’est historique pour le club ! On a hâte d’y être ! Il n’y a plus qu’à ramener la médaille ». Yohan Pascal, qui joue sur la base arrière, confirmait : « Ça fait longtemps qu’on attend ça ». Pierre Maurieras, l’arrière droit sautronnais, relativisait : « Il va falloir arriver à profiter du moment, mais ne pas rester non plus en mode spectateur. On a conscience de vivre un moment exceptionnel, donc on se met dans les dispositions pour le vivre à fond ».

Une expérience inoubliable

Pour les joueurs du HBC Sautron, évoluant en division départementale, jouer à l'AccorHotels Arena était une expérience unique. Thomas Hervé soulignait : « On n'a pas l'habitude de jouer dans un si grand espace, on est des petits amateurs. C'est un peu mythique, on a suivi à la télé toutes les grandes épopées du handball français là-bas, en club et en international. Donc d'y être ça va forcément être un grand plaisir. Ça va faire bizarre au début mais une fois que la rencontre aura démarré, les joueurs seront concentrés. Je ne me fais pas de soucis là-dessus ».

Après leur finale, les joueurs ont eu l'opportunité d'admirer les stars du handball français, tels qu'Omeyer et Karabatic, lors de la finale professionnelle opposant le PSG à Nîmes.

Diffusion du match

Pour les supporters n'ayant pas pu se rendre à Bercy, le match a été diffusé sur le site officiel de la Fédération française de handball.

La section féminine : Une histoire en parallèle

En parallèle du parcours de l'équipe masculine, la section féminine du HBC Sautron a également connu des moments forts.

Lire aussi: Comment sont écrites les règles ?

La finale départementale féminine

Le même week-end, l'équipe féminine du HBC Sautron a disputé la finale départementale contre Sorbiers Saint-Jean Talaudière HB. Cette rencontre s'est déroulée en ouverture de cette journée de coupes de France à l’Accor Arena.

Un match serré

La finale a été très disputée, avec deux équipes déterminées à remporter le titre. Si le début de match laissait penser à un cavalier seul des copines de la Loire des Sorbiers Saint-Jean Talaudière, dans le sillage de l’expérimentée Aurélie Paullaud, aperçue il y a quelques années en N1 du côté de Saint-Etienne (4-1, 10e), la rencontre allait vite s’équilibrer entre deux collectifs déterminés. L’arrière et capitaine sautronnaise Florence Thyebaut sonnait la révolte (5-3, 13e) et ses copines recollaient définitivement au score grâce à la prolifique Marion Cartron (7-7, 19e). Un score de parité entretenu jusqu’à la pause (12-12).

Au retour des vestiaires, les deux formations parfaitement dans le match, aucun camp ne lâchait l’affaire à chaque accélération adverse (15-13 puis 15-16 ; 20-19 puis 20-22 et 22-22). A deux minutes du gong, les deux équipes étaient dos à dos et allaient le rester jusqu’au coup de sifflet final, en dépit des tentatives des unes et des autres. Mais des maladresses, la tension, deux grosses défenses et les gardiennes maintenaient le tableau d’affichage à l’identique (22-22).

La séance de tirs au but

La séance de sept mètres devenait inéluctable. Là encore les deux formations se répondaient du tac au tac. Jusqu’à la cinquième tentative verte, détournée par Marie Chapalain. Sautron pouvait exulter une seconde fois.

Réactions

Thomas Hervé (entraîneur Sautron) : Ce n’est pas l’idéal pour le cœur de finir dans un tel contexte, même si on si prépare quand même un petit peu à l’approche d’une finale. L’équipe a eu clairement du mal à rentrer dans son match, nous avons fait quelques rotations et ajustements pour revenir au score, et tout le reste a été super accroché. Chaque petite erreur peut être rapidement pénalisante. Nous avons essayé de maintenir l’équilibre de l’équipe tout au long du match. Je suis super content et hyper fier d’elles. Elles ont été sérieuses et rigoureuses malgré le contexte, ce n’est pas facile ici mentalement. Rapporter une deuxième coupe à la maison c’était inespéré. Les garçons nous ont montré la voie. On va profiter de la journée et de chaque moment.

Lire aussi: Ligue des Champions : Le match PSG-Barcelone décrypté

Florence Thyebaut (capitaine Sautron) : Ce n’est que de l’émotion à chaud. C’est juste incroyable de voir tout ce public crier autour de nous. Nous sommes encore sous le choc et on ne réalise pas cette victoire. Notre gardienne nous sort encore une fois le match qu’il faut. L’issue est juste magnifique. Nous mettons toujours du temps à rentrer dans nos matchs, mais là il y avait un tout petit peu de pression en plus. Tout est impressionnant dans ce cadre. Les garçons l’ont fait il y a quatre ans, nous avions ce challenge en tête depuis, après avoir coupé dans notre élan en 2020 avec la pandémie. C’était notre objectif depuis. Cela n’a pas été facile ces deux dernières années. Mais le groupe s’est bonifié, dans un excellent état d’esprit et il est très homogène. Il n’y a pas trop de filles qui sortent du lot, c’est notre force. Nous ressentons un immense soulagement de l’avoir fait.

Soutien du club

Depuis le début de l’aventure, les filles Sautron peuvent compter sur le soutien de tout un club.

Ne surtout pas comparer les histoires !

« Rien que de l’entendre, ça claque non ?, lance dans un rire la capitaine Florence Thyébaut. Cela fait trois ans que nous attendions cela, on restait sur notre faim. Globalement, on a le même groupe, seuls quelques renforts étant venus renforcer l’équipe. Il y a des filles avec qui je joue depuis neuf ans ! L’ambiance y est vraiment sympa, sans prise de tête. Et c’est certainement la raison première pour laquelle cela fonctionne si bien.

Se préparant depuis le 17 avril, date de leur victoire en demie face au Caudry HBC, les Sautronnaises n’ont pas chamboulé leurs habitudes, poursuivant un travail « dans la veine de ce qui avait été fait jusqu’alors. Bien sûr, on a essayé de cibler les potentielles faiblesses de nos adversaires, glisse leur entraîneur. On sait que ce n’est pas un match comme les autres, c’est un véritable événement pour clôturer une aventure d’équipe. Mais j’ai essayé au maximum de limiter l’impact « Bercy » (rire). L’écueil à éviter est véritablement que la pression et le décorum les rendent spectatrices à en oublier leur match. Ou pire : qu’elles se disent qu’elles doivent gagner car les gars l’avaient fait. Il ne faut surtout pas comparer les histoires !

Bien qu’elles aient hâte de s’imprégner de toutes les belles énergies qui émaneront d’un mur rouge, Florence et ses coéquipières savent qu’elles auront un point essentiel à gérer : « Les émotions ! Plus on approche de l’issue finale, plus elles sont fortes ! J’étais à Bercy en 2017, j’ai vu les regards des joueurs quand ils nous ont repérés, qu’ils ont croisé les regards de leurs femmes, leurs enfants, la famille et les amis. Samedi, ce sera notre tour… En dehors de l’envie évidente de gagner, le plus fort, c’est ça. Notre aventure, notre histoire. Ça reste encore plus beau que le handball.

tags: #handball #club #sautron