Les gardiennes emblématiques du PSG féminin : Histoire et figures marquantes

L'histoire de la section féminine du Paris Saint-Germain est jalonnée de figures emblématiques, notamment au poste de gardienne de but. Ces joueuses ont marqué le club par leur talent, leur détermination et leur contribution aux succès de l'équipe. Cet article met en lumière certaines de ces gardiennes qui ont façonné l'histoire du PSG féminin.

Les débuts de la section féminine

Un an après la création du club, le Paris Saint-Germain créée sa section féminine en 1971 qui débute alors dans le championnat de Paris. Après 20 ans passés dans l'antichambre de la Division 1, la section féminine du Paris Saint-Germain retrouve l'élite en remportant le titre de championnes de France de Division 2. La jeune femme débarque au Paris Saint-Germain à l'été 2005, tout juste âgée de 19 ans. La première performance du PSG au meilleur niveau du football français se produit en 2008. Alors que les Parisiennes n'avaient connu qu'une seule demi-finale de Challenge de France, désormais Coupe de France, en 2005, celles-ci passent le cap trois ans plus tard.

Katarzyna Kiedrzynek : Une figure emblématique

Katarzyna Kiedrzynek est une véritable figure de l'histoire de la section Féminine du PSG. Née le 19 mars 1991 à Lublin, elle est une gardienne de but au parcours impressionnant. Depuis l'été 2023, elle défend les cages du Paris Saint-Germain, une étape significative dans sa carrière remarquable. Kiedrzynek représente non seulement le club français, mais également son pays, la Pologne, en tant que joueuse internationale depuis 2011.

Ses débuts et son évolution au PSG

Katarzyna commence sa carrière professionnelle en Pologne avant de rejoindre le PSG en 2013 avec ses gants de gardienne. À ses débuts, elle fait face à la concurrence de l’internationale française Karima Benameur, ce qui limite ses apparitions sur le terrain. Cependant, elle ne perd jamais de vue son objectif : devenir titulaire.

La saison 2014-2015 marque un tournant décisif dans la carrière de Katarzyna. Son rôle dans la Ligue des champions la révèle au grand public, en particulier lors des demi-finales face à Wolfsbourg où elle joue un rôle clé avec ses gants de foot. Sa détermination et son esprit de compétition sont exemplaires ; elle est récompensée par un prolongement de contrat en 2015.

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Les épreuves et le retour triomphant

La route vers le succès n’est pas sans embûches. En 2017, alors que le PSG atteint une nouvelle finale, Katarzyna fait face à la pression. La série de tirs au but, une épreuve redoutable pour tout gardien, voit l’équipe s'incliner. Le moment où elle rate le dernier tir est une leçon difficile mais lui permet d’acquérir une résilience précieuse.

Après avoir quitté le PSG en 2020 pour rejoindre Wolfsburg, elle fait son retour à Paris en 2023. Le transfert a été accueilli avec enthousiasme, tant par les fans que par les coéquipières. Katarzyna revient avec une expérience enrichissante et une détermination renouvelée.

Un exemple de détermination et un impact sur le football féminin

En dépit des défis rencontrés, Katarzyna Kiedrzynek demeure une source d’inspiration. Sa carrière prouve que même lorsque les barrières semblent insurmontables, la détermination et le travail acharné portent leurs fruits. Elle incarne l'idée qu’un échec n’est qu’un tremplin pour de nouvelles réussites.

Au-delà de ses performances sur le terrain, Katarzyna joue un rôle crucial dans la promotion du football féminin. En tant que figure emblématique du PSG et de l’équipe nationale polonaise, elle inspire des générations de jeunes filles à poursuivre leurs rêves sportifs. Les jeunes joueuses peuvent observer que le succès nécessite de la passion, un esprit combatif et, surtout, une envie de surmonter les obstacles.

Une prolongation de contrat bien méritée

Katarzyna Kiedrzynek et le PSG, c'est une histoire d'amour qui se poursuivra au moins jusqu'en 2027. La gardienne de 33 ans a rempilé ce mercredi pour deux saisons supplémentaires. Elle avait exprimé son souhait de terminer sa carrière à Paris, et a été entendue. Katarzyna Kiedrzynek, gardienne historique du PSG, a prolongé son contrat ce mercredi. Elle est désormais liée au club jusqu'au 30 juin 2027. « Je suis très heureuse de pouvoir continuer à évoluer avec mon club de coeur, le Paris-Saint-Germain. Ce club représente beaucoup pour moi et je suis ravie de pouvoir poursuivre cette belle aventure », a-t-elle déclaré. Avec le club de la capitale, « Kasia » a tout connu : 140 matches disputés, deux finales de Ligue des champions (2015, 2017) et deux Coupes de France (2018, 2024). Elle a disputé deux matches de Championnat cette saison, sans encaisser de buts.

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Ann-Katrin Berger : Une combattante sur et en dehors du terrain

En provenance du club allemand FFC Turbine Potsdam, la gardienne allemande Ann-Katrin Berger rejoint la France et le Paris Saint-Germain. Sa véritable première expérience dans un grand club. Dans l’ombre de l’excellente polonaise Katarzyna Kiedrzynek, Berger n’aura disputé que 15 rencontres en deux saisons. Elle aura toutefois fait partie de la belle aventure parisienne en Ligue des champions en 2015 malgré la défaite en finale contre Francfort.

Un parcours de vie admirable

Le parcours de vie d’Ann-Katrin Berger force le respect et l’admiration. La joueuse du Gotham FC (États-Unis) a survécu à deux cancers de la thyroïde. « Quand nous nous sommes réunis pour discuter de la situation, Ann a instantanément fait disparaître la peur et l’incertitude. C’est l’une des personnes les plus fortes que j’ai rencontrées », avait d’ailleurs confié Marc Skinner, Son entraîneur de l’époque. Cinq ans plus tard, en 2022 et lors de l’Euro en Angleterre, Berger est victime d’une rechute. Un deuxième cancer de la thyroïde. Plus forte que tout, elle parvient à s’en sortir, à se battre pour finalement reprendre une brillante carrière. Pour marquer ce combat, l’Allemande porte un tatouage avec l’inscription suivante : « Tout ce que nous avons, c’est maintenant ».

Une carrière marquée par la détermination

La native de Göppingen, une petite ville non loin de Stuttgart, a écœuré Amel Majri, Alice Sombath et l’équipe de France lors de la séance des tirs au but samedi soir. Ann-Katrin Berger n’est toutefois pas à son premier coup d’essai. En 2023 déjà, lors du quart de finale de Ligue des champions contre Lyon avec Chelsea, elle avait repoussé deux tirs. Lors des JO de Paris 2024, la joueuse de 34 ans a transformé elle-même le tir au but décisif contre le Canada… après avoir déjà arrêté deux tentatives adverses.

Face aux Bleues, Berger avait préparé une antisèche détaillant les préférences de tir des adversaires. À quatre ans, Berger démarre le football au KSG Eislingen. Elle poursuit son apprentissage par la suite au poste d’attaquante, milieu et défenseure mais bascule en tant que gardienne à 16 ans. « J’étais trop paresseuse pour courir », avait rigolé l’intéressée auprès du média allemand Süddeutsche Zeitung.

Ann-Katrin Berger partage sa vie avec Jess Carter, défenseure de la sélection anglaise. D’abord coéquipière en 2016 à Birmingham, les deux joueuses se sont ensuite suivies à Chelsea puis actuellement au Gotham FC, aux États-Unis.

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Constance Picaud : Une nouvelle recrue prometteuse

L’équipe féminine du Paris SG a annoncé ce vendredi l’arrivée de la Vendéenne Constance Picaud, gardienne du Havre AC. Elle n’a pas pu empêcher la descente du club normand à l’issue de la dernière saison, mais ses performances individuelles lui ont valu d’être appelée en équipe de France, comme doublure de la titulaire Pauline Peyraud-Magnin.

Mary Earps et Griedge Mbock : Des arrivées potentielles pour renforcer l'équipe

Ce devrait être les premiers gros coups du PSG féminin en cet été 2024. Selon nos informations, le club de la capitale s’apprête à boucler dans les prochains jours l’arrivée de deux internationales : la gardienne anglaise Mary Earps d’un côté, la défenseure française Griedge Mbock de l’autre.

Rien n’est encore officiel et il reste les derniers détails à régler mais ces arrivées devraient lancer un mercato XXL pour le PSG, qui vient de perdre Tabitha Chawinga (vers l’OL) ou Sandy Baltimore (vers Chelsea).

Pour attirer ces deux stars du football féminin, le PSG s’est montré le plus convaincant face à la concurrence de leur club respectif, Manchester United d’un côté, l’OL de l’autre, où elles étaient en fin de contrat. La gardienne championne d’Europe 2022 avec l’Angleterre, élue meilleure du monde en 2022 et en 2023, était convoitée par de grands clubs. Son départ de Manchester United devrait être annoncé en fin de semaine. À Paris, elle devrait devenir la gardienne la mieux payée du monde à 31 ans.

Griedge Mbock serait elle aussi une recrue de renom pour le PSG en défense centrale alors que l’internationale française (74 sélections) était en négociations avancées avec l’OL (où elle évoluait depuis 2015) pour prolonger son contrat. Âgée de 29 ans, elle est une cadre de l’équipe de France et sera titulaire cet été lors du tournoi olympique aux côtés de la capitaine Wendie Renard. Née en 1995 à Brest (Finistère), Mbock est l’une des rares joueuses à effectuer le trajet Lyon-Paris. La dernière était Sakina Karchaoui en 2021.

Les succès et les défis du PSG féminin

Le PSG féminin a connu des moments de gloire, notamment en remportant le titre de championne de France pour la première fois de son histoire en 2021. Au terme d'une saison au scénario serré, le Paris Saint-Germain termine deuxième de la Division 1 en 2011, synonyme de qualification en Ligue des Champions. Alors qu'elles n'ont jamais dépassé les 8e de finale en Coupe d'Europe, les Parisiennes frappent un grand coup en 2015. Elles éliminent Twente en seizièmes de finale avant de battre Lyon, favorites de la compétition. Elles renversent ensuite Glasgow puis Wolfsburg, double tenant du titre, pour se hisser en finale de Ligue des Champions, la première de l'histoire du club, contre Francfort. À peine deux ans plus tard, le Paris Saint-Germain retrouve la finale de cette même Ligue des Champions, encore une fois en croisant la route de l'Olympique Lyonnais. Sans buts dans le temps réglementaire, ni lors de la prolongation, les deux équipes jouent la victoire aux tirs au but. Huit tireuses de chaque côté sont nécessaires pour les départager. Dans le football féminin, il faut souvent réussir à battre l'Olympique Lyonnais pour gagner un trophée. Les Parisiennes y arrivent en 2018 en Coupe de France. Le PSG se balade dans la compétition pour retrouver son ennemi de toujours en finale.

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