TDActu vous propose de (re)découvrir l’histoire de chaque franchise sous l’angle du branding et de l’image de marque. Les Chicago Bears sont l’un des deux seuls membres fondateurs de la NFL qui existent encore aujourd’hui. C'est l'une des équipes les plus connues de l'Illinois. Ils détiennent en effet le record de joueurs figurant au Pro Football Hall of Fame. À sa création en 1920, les Chicago Bears étaient nommés les Decatur Staleys. À cette époque, ils évoluaient comme franchise de la charte de l'American Professional Football Association (APFA). Puis, ils ont emménagé à Chicago une année plus tard et ont changé leur nom en Chicago Bears. C'est à ce moment qu'ils remportaient leur premier championnat NFL. Depuis, ils ont un très beau palmarès, avec 9 titres de champions NFL et 1 Super Bowl (en 1986). Cela place les Bears parmi les équipes les plus légendaires des États-Unis.
Les débuts à Decatur et la fondation des Bears
Son histoire a débuté en 1919 loin des rives du lac Michigan, dans une petite ville du comté de Macon. À Decatur, Illinois, plus précisément, à presque 290 kilomètres au Sud-Ouest de Chicago. Comme c’était souvent le cas à l’époque, l’équipe était sponsorisée par une entreprise, A.E Staley qui produisait de l’amidon alimentaire. Organisés et entraînés par George Halas, natif de Chicago et ancien joueur de l’Université de l’Illinois, et Edward « Dutch » Sternaman, les Decatur Staleys ont recruté des employés de l’usine et d’anciens joueurs universitaires pour démarrer. Ils sont ainsi devenus l’un des pionniers du football professionnel qui a démarré peu de temps après. Les Staleys ont immédiatement été compétitifs. Pour commencer, ils ont remporté le Central Illinois Championship dès 1919, avec une fiche de 6 victoires-1 défaite. Les débuts dans la « grande » ligue se sont soldés par une victoire 20 à 0 contre les Moline Universal Tractors le 3 octobre 1920, avant de terminer à la seconde place de l’APFA (10v, 1d, 2n), juste derrière les Akron Pros. Pour sa participation, la franchise a dû débourser 100 $ de droit d’entrée et chaque joueur était payé en moyenne 125$ par rencontre. En 1921, la récession a réduit les bénéfices de l’amidon.
A. E. Staley suggère alors à Halas que l’avenir du sport professionnel se situerait dans les grandes villes, et lui cède l’équipe contre 100$. Depuis, un membre de la famille Halas a toujours été propriétaire des Bears. L’entreprise lui a également donné 5000$ et la permission de déménager à Chicago. En contrepartie la franchise devait garder le nom de « Staleys » pendant une année. Les Racine Cardinals et les Chicago Tigers jouant déjà au niveau professionnel à Chicago, Halas a reçu l’autorisation du propriétaire des Cardinals, Chris O’Brien, de partager les droits territoriaux. La première saison à Chicago s’est révélée être une réussite. L’année suivante, en 1922, Halas change le nom de son équipe en Bears et déménage au Wrigley Field, qui abritait aussi la franchise des Cubs (oursons) en baseball.
L'ascension dans les années 1920 et 1930
Dès le début, les Bears étaient l’une des franchises les plus innovantes du football professionnel. Ils ont notamment été les premiers à acheter un joueur à une autre équipe, en déboursant 100 $ pour Ed Healey de Rock Island en 1922. À côté de cela, son succès financier était sérieusement entravé. Alors que les équipes universitaires attiraient parfois plus de 50 000 spectateurs, les équipes professionnelles étaient chanceuses si seulement un dixième de ce nombre était présent. Le football devait aussi faire face au succès du baseball, sport établi de longue date. Halas s’est alors mis en tête de dénicher un athlète-étudiant pour évoluer dans le monde professionnel. Une idée absurde pour l’époque, en grande partie à cause des revenus touchés au cours d’une carrière sportive. Chicago a jeté son dévolu sur Harold « Red » Grange, star de l’université de l’Illinois, et l’a recruté de façon agressive à l’automne 1925. Le futur Hall of Famer était payé 2000$ par match. Cette cour zélée finira par mettre en place des mesures réglementaires concernant le recrutement des étudiants. Le manager de Grange, C. C. Pyle, exploitant d’un cinéma à Champaign, a organisé une tournée de présentation qui a apporté une reconnaissance nationale aux Bears et joué un rôle crucial dans la survie de la ligue. Durant le jour de Thanksgiving 1925, les Chicago Bears et Cardinals ont fait match nul à Wrigley Field devant 36 000 personnes, soit la plus grande affluence jamais enregistrée jusqu’à présent. L’équipe a joué huit matchs en 12 jours, entre Saint Louis, Philadelphie, New York, Washington, Boston, Pittsburgh, Detroit et Chicago. 73 000 personnes ont suivi le match contre les Giants à New York.
À la fois propriétaire, entraineur et joueur dans les années 20, Halas - ou « Papa Bear » - était responsable de la constitution d’une équipe qui n’a enregistré qu’une seule saison négative (1929) au cours de ses 25 premières années d’existence. Une période au cours de laquelle était née la rivalité avec les Packers de Green Bay, mais surtout qui leur a permis de glaner 6 championnats, 8 fois la division Ouest de la NFL et d’obtenir le surnom de « Monsters of the Midway ».
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Suite à la mauvaise saison 1929 (4 victoires, 9 défaites, 2 nuls), Ralph Jones est embauché comme entraineur. L’ancien assistant de l’université de l’Illinois a peaufiné sa formation en T (un tight end de chaque côté de la ligne offensive et un backfield offensif composé d’un fullback au milieu de deux coureurs) pour permettre à Chicago de remporter le titre en 1932. Une victoire 9-0 contre les Spartans de Portsmouth dans ce qui était le premier championnat remporté sur un match d’après-saison. La rencontre s’est jouée à l’intérieur du Chicago Stadium, sur un terrain de 80 yards, en raison du mauvais temps. Une année marquée par la perte financière de 18 000$, conduisant Sternaman à vendre ses parts. En 1933, il s’est réintégré comme entraineur principal et a battu les Giants 23-21 pour s’adjuger un second titre consécutif, avant de buter en finale contre ces mêmes new-yorkais la saison suivante.
L'ère de Sid Luckman et la domination des années 1940
Lors de la première draft organisée en 1936, Chicago a fait du tackle Joe Stydahar son premier choix. Trois ans plus tard et un championnat perdu entre temps contre les Redskins en 1937, Chicago a fait appel au quarterback de Columbia Sid Luckman pour porter les espoirs de la franchise. L’effet ne s’est pas fait attendre. Quatre finales sur ses quatre premières années, cinq en sept ans, avec 4 titres à la clé (1940, 1941, 1943 et 1946). Le titre de 1940 a non seulement été le premier retransmis sur les ondes radio, diffusé sur 120 stations, mais aussi la finale la plus déséquilibrée de l’histoire (victoire 73 à 0). Avec l’aide de Clark Shaughnessy, ancien entraîneur de l’université de Chicago et de Stanford, l’attaque a amélioré la formation en T avec « le joueur en mouvement ». Elle a contribué à populariser davantage la NFL et à révolutionner le football offensif dans les universités et chez les professionnels avec les futurs Hall of Famers Luckman, Stydahar, Bronko Nagurski, Danny Fortmann, George McAfee, George Musso et Clyde « Bulldog » Turner. Halas s’étant engagé dans la marine en 1942, Heartley « Hunk » Anderson et Luke Johnsos ont été co-entraîneurs jusqu’à son retour en 1946.
Les années de disette et l'émergence de nouvelles stars
Bien qu’ils aient remporté près de 60 % de leurs matchs dans les années 1950 et empilé les saisons positives, les Bears n’ont pas remporté de titre, avec une seule seule apparition en finale en 1956 (défaite 47-7 face aux Giants). À l’exception de 1956 et 1957, George Halas a continué à la tête de l’équipe jusqu’en 1968, date à laquelle il a pris sa retraite à l’âge de 73 ans. 40 ans aux manettes d’une seule franchise avec 324 victoires au compteur et 5 championnats remportés, dont un petit dernier en 1963, encore contre les Giants (victoire 14-10). Année où il a fait partie de la première classe intronisée au Hall of Fame. Il a ensuite passé le reste de ses jours dans le front office de la franchise. Grâce à ses 50 ans d’implication dans la NFL, les propriétaires l’ont honoré en l’élisant premier président de la Conférence NFC en février 1970, lors de la fusion définitive entre NFL et AFL. Durant ses dernières saisons aux bords des terrains, il a pu bénéficier du talent de Dick Butkus (LB) et Gale Sayers (RB), sélectionnés en 1965.
Les débuts dans la NFL moderne ont été très compliqués. La période de vaches maigres commençant dès 1964, 46 ans après la création de la franchise. Des saisons le plus souvent négatives et les voilà abonnés aux dernières places pour la première fois de leur histoire, où 1969 a été la pire année avec une seule victoire en 14 matchs. Cette période creuse a aussi vu la mort tragique du running back Brian Piccolo d’un carcinome embryonnaire en 1970. Hors terrain, la franchise a dû déménager au Soldier Field, près du centre-ville de Chicago, en 1971 pour cadrer avec les exigences de la ligue en matière de capacité disponible dans les stades.
L'arrivée de Walter Payton et la reconstruction de l'équipe
Le renouveau est apparu en 1975, lorsqu’ils ont sélectionné Walter Payton (RB) de l’université de Jackson State avec leur quatrième choix général. Un running back qui allait rapidement devenir dominant. MVP de la saison en 1977, il a porté Chicago vers une première qualification en playoffs depuis la réunification des deux ligues. Un parcours qui s’est achevé en Divisional Round contre Dallas, puis en Wild Card deux ans plus tard contre Philadelphie. Sa carrière et sa personnalité allaient conquérir le cœur des fans, qui l’appelaient « Sweetness ». Élu au Hall of Fame en 1993, il est mort d’une forme rare de cancer du foie en 1999, à l’âge de 45 ans. Depuis, son nom a été attribué au trophée du meilleur joueur offensif universitaire au niveau FCS, Payton ayant fait son cursus à ce niveau. Mais également à celui d’homme de l’année en NFL. Celui-ci récompense un joueur pour son excellence sur le terrain, et en dehors pour son impact positif significatif au sein de sa communauté.
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Fin des années 70-début 80, quelques personnes œuvraient en coulisse pour tenter de redonner à la franchise sa gloire passée. Un scout, Bill Tobin, avait le don de trouver des talents oubliés lors de la draft, pendant que le manager général Jim Finks posait les bases d’une équipe capable de gagner un championnat. En bord de terrain, le coordinateur défensif Buddy Ryan commençait à façonner sa fameuse défense « 46 » une version ultra-agressive d’une défense 4-3. L’appellation « 46 » faisait référence au numéro du safety Doug Plank qui jouait un rôle clé dans ce schéma en tant que linebacker/safety hybride. Ce type de formation unique et innovante comprenait 6 joueurs sur la ligne d’engagement (4 defensive linemen au centre et 2 cornerbacks sur les côtés), 8 au total dans la boite.
Dans l’un de ses derniers mouvements en tant que propriétaire de la franchise, Halas a convaincu Mike Ditka, ancien tight end de la maison entre 1961 et 1966, de venir entrainer ses protégés en 1982. Sa personnalité courageuse lui a valu le surnom de « Iron Mike ». Le duo Ditka-Ryan va rapidement changer la culture locale en érigeant la défense comme pièce maitresse de son équipe. Un alignement révolutionnaire composé de Mike Singletary (LB), Richard Dent (DE), Dan Hampton (DE/DT) ou bien encore William « The Fridge » Perry (DT) qui ont formé l’une des meilleures escouades de toute l’histoire de la ligue.
L'ère Ditka et le Super Bowl XX
Le programme de reconstruction a mis deux ans avant de prendre véritablement son envol. En 1982, Chicago a sélectionné le quarterback de Brigham Young Jim McMahom pour mener ses troupes sur le terrain. Une saison interrompue par la grève des joueurs. Ramenée à neuf matchs, la NFL a organisé ses playoffs selon un format spécial où les huit meilleures équipes de chaque conférence étaient qualifiées. Mais Chicago n’en faisait pas partie avec ses 3 petites victoires au compteur et une 12ème place générale.
Dernier survivant des fondateurs de la ligue, George Halas est décédé d’un cancer du pancréas à l’âge de 88 ans le 31 octobre 1983. En son honneur, la NFL a nommé le trophée de la finale NFC « George Halas Memorial Trophy ». Dès le lendemain, sa fille ainé Virginia McCaskey a pris la relève en tant que propriétaire majoritaire. Son mari Ed est devenu président du conseil d’administration et leur fils Michael président de l’équipe, le troisième de l’histoire.
La deuxième saison de Ditka a été cruciale pour les Bears avec une draft qui a vu arriver les noyaux de l’équipe. Niveau sportif, ils se sont améliorés pour terminer sur une fiche équilibrée de 8-8. En 1984, Walter Payton a battu le record de Jim Brown en termes de yards parcourus au sol. Cela a ravi l’ancien de Cleveland qui avait menacé de sortir de sa retraite si Franco Harris des Steelers de Pittsburgh venait à battre cette marque. Brown n’aimait pas la tendance de Harris à sortir du terrain pour éviter les plaquages. Ce record est resté en vigueur pendant dix-huit ans jusqu’à ce qu’il soit battu par Emmitt Smith en 2002. Les Bears ont terminé la saison avec un bilan de 10-6 et ont remporté pour la première fois la division centrale de la NFC. Une mauvaise fin de saison leur a toutefois coûté l’avantage du terrain en playoffs. Au RFK Stadium de Washington, ils ont d’abord mis fin à la quête des Redskins pour une troisième participation consécutive au Super Bowl avec une victoire 23-19. Avant de s’écrouler à San Francisco 23-0 en finale de conférence. Les 49ers les humiliant en envoyant le garde Guy McIntyre jouer fullback.
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La rivalité Bears-Packers s’est ravivée en 1985 lorsque Ditka a utilisé William Perry et ses 143 kilos comme coureur de puissance pour marquer un touchdown au Lambeau Field. Tout le talent présent, les compétences et les égos ont conduit à une saison quasi-parfaite, avec une des équipes les plus emblématiques. Chicago n’a subi qu’une seule défaite cette saison-là, face aux Dolphins, seule équipe ayant réussi l’exploit de rester invaincu en 1972. Une rencontre baptisée Unlucky 13th Game intervenue un lundi soir qui a poussé les joueurs à enregistrer « The Super Bowl Shuffle » peu de temps après, une chanson dans laquelle ils ont annoncé fièrement qu’ils allaient remporter le Super Bowl. Et ils ont tenu parole. La défense a servi de catalyseur sur l’ensemble de l’exercice. Aussi bien en saison régulière, avec les 7 sacks concédés par Joe Montana en semaine 9 (Chicago poussant le vice en utilisant Perry comme coureur) ou en infligeant aux Cowboys l’une des pires défaites de leur histoire (44-0). Mais surtout en playoffs avec seulement 10 points encaissés en trois rencontres. Victorieux des Giants (21-0) puis des Rams (24-0), ils auraient pu s’offrir une revanche face à Miami mais New England a décroché la timbale. À la Nouvelle Orleans, ils n’ont fait qu’une bouchée des Patriots lors du Super Bowl XX pour décrocher le premier titre depuis la fusion AFL-NFL. Après un départ poussif, ils ont inscrit 46 points consécutifs pour s’imposer 46-10 avec un Richard Dent élu MVP du match.
La fin de l'ère Ditka et les années suivantes
Bien que les Bears continuent de performer, ils n’atteindront plus le Super Bowl sous le règne de Ditka. Durant ses 11 années passées dans l’Illinois, il est devenu le deuxième entraîneur de la franchise à enregistrer plus de 100 victoires. Un bilan de 112 victoires pour 68 défaites, qui a permis au Bears de décrocher 6 titres de division en 7 ans entre 1984 et 1990, 7 qualifications en playoffs, 3 finales NFC (1984, 1985, 1988) et ce Super Bowl remporté. La saison post-Super Bowl était pourtant bien parti. 14 victoires, 187 points autorisés (nouveau record à ce moment-là) et un nouveau de titre de division…
L'évolution de l'identité visuelle des Chicago Bears
Chicago a eu six logos officiels au cours de ses 100 ans d’histoire. Ce qui est très peu comparativement à d’autres équipes NFL plus jeunes. Deux d’entre eux comportent l’image d’un ours ; une septième version, dévoilée en 1993, n’a jamais été utilisée en modèle principal. Le propriétaire de la franchise a adopté le logo actuel en 1974 et il n’a pas bougé depuis. Au niveau des couleurs, Halas a choisi une palette similaire à celle l’équipe de football de l’université de l’Illinois : bleu marine, orange brûlé et blanc. À une nuance près.
La première version de l’identité visuelle des Chicago Bears a été présentée en 1920. Comme l’équipe appartenait à la société A. E. Staley, ils ont utilisé le logo du sponsor comme première représentation. C’était une décision marketing délibérée pour attirer l’attention du public sur la fabrication d’amidon alimentaire. Il représentait un cercle divisé en deux parties horizontales égales et qui comprenait un double contour. La moitié supérieure contenait la lettre « S », écrite en bleu sur un fond orange foncé. La mention « Staleys Decatur » en blanc contrastait avec le fond bleu du demi-cercle inférieur.
Suite au déménagement à Chicago et le changement de nom en Chicago Staleys, l’équipe a conçu un nouveau logo. Les éléments faisant référence à la société A. E. Staley ont été supprimés, l’accent principal ayant été mis sur un concept sportif. Il représentait un ballon de football marron clair au contour noir, avec « 1920 » au centre (la date de la fondation de la franchise).
Le premier logo avec un ours date de 1940. Il matérialisait l’image d’un ours noir avec un ballon de football dans la patte. L’animal courant sur ses pattes arrière symbolisait un joueur fort et invincible. En 1946, la nouvelle mouture voyait un ours bleu marine accroché sur un ballon orange foncé aux contours bleus et à la couture blanche soignée. Pas aussi détaillé que le précédent, le carnivore était représenté de façon schématique avec des lignes blanches qui se détachaient d’un fond bleu foncé pour délimiter les courbes du corps.
En 1962, le prototype du logo actuel est apparu sur les casques. Il s’agissait d’un bréchet blanc en forme de « C » aux contours noirs, le bréchet étant un symbole de chance et réussite. Une bonne raison d’introduire ce symbole était de souligner le travail acharné de l’équipe. Tout effort est récompensé par d’excellents résultats et, par conséquent, par la réussite. La première utilisation connue du bréchet en forme de « C » a été faite par l’Université de Chicago en 1898. En 1974, la lettre « C » stylisée est devenue le logo officiel représentant l’identité visuelle de la franchise. C’était le même vieux bréchet simplement passé du blanc à l’orange, avec une bordure blanche et un contour bleu foncé. En 2023, les Bears ont fait de la tête d’ours orange leur nouveau logo principal, alors qu’il était auparavant leur logo secondaire depuis 1999.
Dans les années 1990, les Chicago Bears ont expérimenté plusieurs nouvelles interprétations en terme d’identité visuelle. L’une d’elles grimait la tête d’un ours bleu et blanc, rugissant devant une lettre « C » orange à la bordure bleue épaisse. La première interprétation date de 1963. Elle reprenait la tête de l’ours original, en bleue et orange, qui rugissait. Un modèle qui a été mis à jour en 1999 avec l’utilisation d’un orange plus puissant. Cette année-là, deux autres exemplaires ont été introduits et utilisés depuis. La tête de l’animal placée devant le bréchet en forme de « C ». Simple et classique, la représentation Wordmark date des années 70. En 1974, la franchise a employé le surnom de l’équipe dans une typo OL London Black bleue marine foncée ou orange, avec des lettres en majuscules. La version la plus récente date de 1999.
Les tenues des Chicago Bears à travers le temps
Les tenues des Chicago Bears ont su résister à l’épreuve du temps. Les Steelers (au début des années 60) et les Oilers de Houston (à l’époque de la AFL), ont toutefois tenté l’expérience de numéros plus ronds. Les pantalons sont restés sensiblement les mêmes. Soit bleus à rayures orange et blanches, soit blancs à rayures bleues et orange. Durant quelques matchs dans les années 1930, les Bears ont porté une combinaison entièrement orange. Pour des raisons inconnues, l’équipe du jeu vidéo Madden NFL 13 offrait aux joueurs un haut blanc avec un pantalon orange, bien qu’elle n’ait jamais porté ce schéma au préalable. Au niveau des chaussettes, elles sont bleues avec des rayures orange à domicile. Blanches, rayées alternativement de bleu et d’orange à l’extérieur.
Des années 1940 jusqu’à la fin des années 1960, et contrairement à la plupart des autres formations, les Bears portaient des casques et des grilles fabriqués par Wilson Sporting Goods, basé à Chicago. Cette protection était d’une forme légèrement différente de celle proposée par la société Riddell, également basée dans la région de Chicago et principal fournisseur NFL. En 1982, les grilles grises sont devenues bleues foncé, mais ont fait leur retour pour une rencontre face aux Giants en 2019 avec l’ancien logo blanc sur le côté du casque. En 1994, pour commémorer le 75ème anniversaire de la NFL, les couvre-chefs étaient entièrement bleus, sans le logo, et avec une grille à nouveau grise. Les rayures étaient composées de bandes de toile qui aidaient les joueurs à garder la possession du ballon. Une nécessité car le ballon standard alors utilisé était légèrement plus gros, plus rond et plus difficile à manipuler qu’un ballon de football moderne. Les numéros n’étaient affichés qu’au dos. En 1935, des rayures noires ont été ajoutées sur les manches de ce haut orange. Une version sur laquelle les « numéros de télévision » ont été ajoutés en 1956 sur les manches. Le modèle blanc de Chicago comportait des chiffres bleus avec une bordure orange, et trois bandes parallèles bleue-orange-bleue sur les manches. En 1960, une bordure orange est venue grossir les chiffres blancs de la tenue domicile et, sur les chaussettes bleues, des bandes blanches ont entouré celles orange déjà présentes.
Depuis, les Bears n’ont pas apporté de grands bouleversements, seules des combinaisons de couleurs différentes ont été apportées lors de certaines rencontres ou occasions. Les noms de famille ont été introduit au début des années 70. Après le décès de George Halas, un écusson « GSH » a été ajouté sur la poitrine en 1983, avant que les initiales ne se déplacent sur la manche gauche à partir de la saison suivante. En décembre 1990, ils affichaient un écusson noir floqué du numéro 91 en hommage à Fred Washington, un defensive tackle rookie décédé dans un accident de voiture. Lorsque Mike Singletary a annoncé sa retraite en 1992, les Bears l’ont honoré pour son dernier match au Soldier Field contre les Steelers en appliquant des patchs noirs gravés du numéro 50 sur leurs tenues. Un poster de l’emblème a été signé par les joueurs et les entraîneurs avant d’être offert au linebacker. Afin de célébrer le 75ème anniversaire de la ligue au cours de la saison 1994, l’équipe a porté un uniforme rétro. En 2002, le bleu est devenu légèrement plus foncé afin de « parvenir à une uniformisation entre les équipes ». Le 7 octobre, ils ont utilisé pour la première fois un et haut et bas bleu lors d’une rencontre face aux Packers. Ce même schéma a été reproduit en 2006, puis en 2016 et 2017 dans le cadre de l’initiative Color Rush. À chaque fois, ils affrontaient Green Bay, et à chaque fois, ils ont perdu. Une combinaison qui a aussi servi pour le match d’ouverture de la saison 2017 face aux Falcons (défaite 23-17). Abandonné depuis, et remplacé par un haut rétro bleu marine avec des chiffres orange, il a fait son retour depuis la saison 2018. Pour célébrer le centenaire de l’équipe en 2019, des uniformes rétro basés sur la combinaison de 1936 ont fait leur apparition.
Staley l'ours : La mascotte officielle des Chicago Bears
Avant la saison 2003 , l’équipe des Chicago Bears avait deux mascottes non officielles nommées « Rocky » et « Bearman ». Don Wachter, également connu sous le nom de « Bearman », a décidé en 1995 qu’il pouvait aider l’équipe en faisant du cheerleading, comme Rocky. Le club lui a alors permis de courir sur le terrain avec un grand drapeau des Bears pendant les présentations des joueurs et chaque score de l’équipe.
Staley l’ours est donc devenu la mascotte officielle de l’équipe des Chicago Bears de NFL depuis la saison 2003. Il est présent à tous les matchs à domicile des Chicago Bears. Staley a fait ses débuts lors de la saison 2003 des Chicago Bears au Soldier Field. Staley doit son nom au nom original de la franchise des Chicago Bears : les Decatur Staleys. Decatur est une ville située dans l’Illinois, à environ 290 kilomètres au sud-ouest de Chicago, qui a vu la naissance des Chicago Bears.
En dehors des matchs de football, Staley passe son temps à se produire sur plus de 300 événements privés et publics chaque année. Un rôle que toutes les mascottes des équipes NFL connaissent. Parfait pour organiser un anniversaire, un mariage ou un événement professionnel, la plupart de ses apparitions incluent des opportunités de photos et (en fonction de la taille de l’audience) des séances de dédicaces. Le pourcentage de victoires des Bears avec Staley était de 53,7 % jusqu’en 2007. Il est d’environ 44 % sur la période 2003-2023.