Finale Historique de Beach Volley Féminin : Triomphes et Révélations Européennes

Le monde du beach volley féminin a été témoin d'événements historiques récents, marqués par des victoires surprenantes et des performances exceptionnelles lors de tournois majeurs. Des plages de Montpellier aux sables de Düsseldorf, les athlètes ont repoussé leurs limites, offrant des spectacles palpitants et gravant leurs noms dans l'histoire de ce sport.

Victoire Espagnole aux Montpellier Beach Masters

Les Montpellier Beach Masters ont été le théâtre d'un triomphe espagnol mémorable. Angela Lobato et Paula Soria ont remporté la finale du tournoi féminin européen face aux Russes Anna Gorbunova et Ksenia Dabizha. Cette victoire a parachevé une compétition intense et serrée, où les quatre meilleures équipes se sont affrontées avec acharnement.

Le parcours des Espagnoles vers la finale a été marqué par une victoire décisive contre les Allemandes Jana Köhler et Anni Schumacher, têtes de série n°1 et invaincues jusqu'alors. De leur côté, les jeunes Russes Anna Gorbunova et Ksenia Dabizha ont gagné leur place en finale en battant les Allemandes Jenny Heinemann et Anika Krebs.

La finale a donc opposé les Russes Gorbunova et Dabizha aux Espagnoles Lobato et Soria, une rencontre qui n'était pas leur première. Les deux équipes s'étaient déjà affrontées la veille en quarts de finale. Avant le CEV Satellite de Montpellier, elles s'étaient rencontrées à deux reprises, avec une victoire de chaque côté. Sur ce tournoi, les jeunes Russes étaient invaincues avant la finale et avaient joué un match de moins que les Espagnoles, leur donnant un léger avantage théorique.

Cependant, les Espagnoles étaient déterminées à prendre leur revanche, car leur seule défaite dans le tournoi avait été contre Anna et Ksenia. Elles ont saisi leur chance en finale, s'imposant en cinq sets acharnés.

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Réactions et Esprit Sportif

"Nous avons aimé jouer ici, c’est un tournoi très familial." Ces mots de Jana Köhler et Anni Schumacher, les Allemandes qui ont décroché la troisième place, témoignent de l'atmosphère conviviale et compétitive du tournoi. Le match pour la troisième place était d'ailleurs 100% allemand, opposant les têtes de série 1 aux têtes de série 12.

Médaille d'Argent Historique pour la France à l'Euro de Beach Volley

L'équipe de France féminine de beach-volley a réalisé une semaine historique à Düsseldorf. Clémence Vieira et Aline Chamereau ont décroché la médaille d'argent à l'Euro féminin de beach-volley, un exploit qui marque le meilleur résultat de leur carrière et la première médaille française dans un championnat d'Europe depuis 1999.

En finale, elles ont affronté les Ukrainiennes Maryna Hladun et Tetiana Lazarenko. Après avoir sauvé six balles de set dans la première manche, elles ont remporté le set (23-21). Malgré une défaite en trois sets (21-23, 21-18, 16-14), leur performance a été saluée comme un moment clé pour le beach-volley français.

« C’est difficile de ne pas être triste d’avoir perdu, surtout vu le score. Mais le staff nous rappelle qu’on repart avec une médaille d’argent, et c’est énorme ! On a mis tout ce qu’on avait sur le terrain, il y a de quoi être fières. « C’était une belle finale, ça se joue à des détails. Elles ont encore une marge de progression énorme. Leur complicité et leur force physique sont de vrais atouts. Cette médaille valide le travail accompli et nous donne encore plus de motivation pour la suite.

Clémence Vieira et Aline Chamereau s'affirment comme les nouvelles leaders du beach-volley français. Après deux podiums en Beach Pro Tour et désormais une médaille d'argent européenne, elles confirment leur place parmi les meilleures paires du continent. Le duo français évolue ensemble depuis 2021.

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Ce résultat historique marque la troisième médaille européenne pour la France, après l'or de Jean-Philippe Jodard et Christan Penigaud en 1993 et l'argent d'Anabelle Prawerman et Cécile Rigaux en 1999. Bien qu'elles n'aient pas remporté l'or, les Françaises ont été à deux doigts de réaliser un nouvel exploit.

L'Ascension des Bleues

Depuis une semaine, les Françaises vivent un rêve à Düsseldorf. À trois mois des championnats du monde en Australie (14-23 novembre), les Tricolores poursuivent leur ascension express au sommet du beach-volley européen. Onzièmes mondiales au classement ProTour, elles enchaînent les bons résultats depuis le début de la saison avec notamment deux podiums au BPT Challenge d'Alanya et de Xiamen.

Associées depuis 2021, Aline Chamereau et Clémence Vieira n'étaient pas parvenues à dépasser les phases de groupe aux JO 2024 (3 défaites en 3 matchs), puis avaient subi le même sort à l'Euro 2024 (1 victoire en 3 matchs). Elles se sont effondrées sur le sable de Düsseldorf après la balle de match, submergées par l'émotion. Mais Aline Chamereau et Clémence Vieira ne réalisaient pas vraiment la portée de ce qu'elles avaient accompli en dominant les tenantes du titre allemandes Svenja Müller et Cinja Tillmann chez elles (0-2 : 13-21, 16-21), ce samedi en demi-finales du Championnat d'Europe. Dimanche (14h30) contre les Ukrainiennes Maryna Hladun et Tetiana Lazarenko, elles seront seulement la deuxième paire française à disputer une finale continentale féminine… 26 ans après les pionnières Anabelle Prawerman et Cécile Rigaux, argentées en 1999.

Au micro face au public, Vieira avouait être « encore étonnée » de cette prouesse, comme elle le disait la veille après le quart de finale victorieux contre les Lettonnes Tina Graudina et Anastasija Samoilova. Youssef Krou, leur co-entraîneur avec Arnaud Loiseau, trouvait le moment « un peu irréel », lui aussi. Il y a un an jour pour jour, les deux Bleues, associées depuis 2021, quittaient les JO de Paris dès la phase de groupes après une troisième défaite en trois matches au pied de la tour Eiffel. Elles n'avaient pas fait mieux deux semaines plus tard à l'Euro de La Haye (Pays-Bas), comme lors de leur premier Championnat d'Europe commun en 2022. L'année post-olympique est certes propice aux surprises, entre les retraites, changements de partenaires et les Championnats du monde (14-23 novembre en Australie) sur lesquels les meilleures se focalisent davantage. Cela n'avait pas pour autant permis à d'autres Françaises d'y briller depuis un quart de siècle.

À Düsseldorf, Vieira (1,77 m, 24 ans), la joueuse tout-terrain, et Chamereau (1,88 m, 29 ans), la tour de contrôle du filet, ont marqué les esprits. En quarts, la Grenobloise et la Lyonnaise avaient dominé sans discussion (2-0 : 23-21, 21-14) une double championne d'Europe (2019, 2022), la Lettonne Tina Graudina, avec sa nouvelle partenaire Anastasija Samoilova. Samedi, elles n'ont pas laissé respirer les tenantes du titre, assommées en 41 petites minutes par leur solidité défensive et leurs attaques chirurgicales.

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L'Importance d'un Staff Solide

Staff étoffé, préparatrice mentale… « Il n'y a pas de potion magique, précise Youssef Krou, qui a rejoint le staff après avoir arpenté dix ans le circuit mondial jusqu'aux JO de Paris (élimination au premier tour avec Arnaud Gauthier-Rat). Depuis un an, on a essayé de structurer l'écosystème de performance autour des athlètes. On a fait appel à une préparatrice mentale, on a un kiné avec nous sur cet Euro, pour que les athlètes se sentent soutenus. Aujourd'hui, ce travail paye. » Et pas que chez les femmes : Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat ont atteint le premier quart de finale d'une paire masculine à l'Euro depuis 2008.

En juin dernier, Chamereau et Vieira se sont offert deux médailles de bronze aux tournois Challenge d'Alanya (Turquie) et de Stare Jablonki (Pologne), les meilleurs résultats de leur carrière sur le circuit mondial. « L'expérience des Jeux nous a beaucoup appris, expliquait Aline Chamereau au téléphone après la demi-finale. Cette saison, on a commencé à travailler différemment. On a beaucoup bossé sur la communication au sein de notre équipe. Dans cet Euro, on a fait ce que l'on travaillait, en se concentrant sur chaque étape. »

« On a vraiment confiance en nos capacités, l'une envers l'autre aussi » Samedi, les Françaises ont évolué à un très haut niveau de bout en bout, commettant très peu d'erreurs (6 fautes). Et elles ont conservé leur sang-froid quand Müller et Tillmann ont mis la pression en réduisant l'écart de 9-14 à 14-15 dans la deuxième manche. Au temps mort, elles ont échangé tranquillement sur leur plan de jeu, avant de finir le boulot sans trembler. « Sur ces derniers matches, on a réussi à trouver de la sérénité, ce qui nous fait tenir notre niveau de jeu, souligne Chamereau. On a vraiment confiance en nos capacités, l'une envers l'autre aussi. »

Ce dimanche, elles peuvent marquer un peu plus l'histoire du beach français et donner de la lumière à ce sport qui reste peu développé dans l'Hexagone. « On veut montrer que le beach-volley français est performant, souligne Aline Chamereau, et donner envie à davantage de jeunes d'y jouer. »

Coupes de France des Clubs en Beach-Volley : L'Atout de Jouer à Domicile

Jouer à domicile en finale des Coupes de France des clubs en beach-volley est un atout sur le papier mais concrétiser les objectifs aurait pu tétaniser les Rétais tant les attentes étaient immenses autour d’un Ré Beach Club qui fête ses 20 ans. De quoi faire monter la pression alors que la peur de décevoir aurait pu jouer les troubles fêtes - quitte à faire monter la température alors que la météo couvrait plusieurs saisons en l’espace de quelques heures.

Entrées en lice les premières à midi pour la finale, les Rétaises ont montré le chemin en ne laissant que très peu de chance aux Bordelaises. Elsa Descamps et Alex Merle ont plié leur match en 2 sets (21-10, 21-14). Puis Saofé Duval, associée à Pia Szewczyk, poursuivait sur cette lignée en battant les autres Girondines (21-12, 23-21).

Le Collectif n°1 en Bronze

« Pour nous, le plus difficile à gérer, c’est d’être attendues par tout le monde, que ce soit le public ou les fans », glisse Descamps. « En revanche, c’est moins difficile pour les garçons au niveau de la pression car les équipes sont homogènes », complète Duval. En finale, il aura fallu un match décisif pour départager Montpelliérains et Insulaires, tant l’intensité était au rendez-vous. La paire Joadel Geneviève-Gardoque/Kéran Duval s’inclinait au bout du suspens contre Arthur Canet/Théo Marty (21-19, 25-23) tandis que Niels Philippe-Daniel et Noubet N’Gatoum chassaient la pluie battante en se défaisant d’Arthur Canet et Solomon Bushby (un Australien). De quoi régaler le public par un golden set remporté par les Rétais Geneviève-Gardoque/Philippe-Daniel 21-11 contre Canet/Bushby.

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