L'Espérance Sportive de Tunis Handball : Histoire et Palmarès

Le handball en Tunisie possède une histoire riche et passionnante, jalonnée de moments de gloire et de figures emblématiques. Parmi les acteurs majeurs de ce sport, l'Espérance Sportive de Tunis (EST) se distingue par son palmarès éloquent et son influence considérable sur le développement du handball tunisien.

Figures Emblématiques du Handball Tunisien

Plusieurs personnalités ont marqué l'histoire du handball tunisien, tant sur le terrain qu'en dehors. Parmi elles, on retrouve :

  • Amal Hamrouni : Joueuse internationale tunisienne, évoluant à La Roche Vendée handball. Elle est considérée comme une star en Tunisie et est la fille d'Ayadi Hamrouni, un des meilleurs joueurs tunisiens de football des années 90.
  • Ayadi Hamrouni : Père d'Amal et ancien footballeur international, ayant marqué l'histoire de l'Espérance de Tunis en remportant la Coupe d'Afrique des clubs.

Amal Hamrouni a grandi dans un environnement sportif, avec une mère ayant évolué en D1 tunisienne de handball et un père footballeur de renom. En 2015, elle participe au championnat du monde au Danemark, marquant le début de sa carrière internationale.

Les Entraîneurs : Architectes du Succès

Les entraîneurs de l'équipe nationale et des clubs ont joué un rôle crucial dans le développement et le succès du handball tunisien. Leur expertise, leur vision et leur capacité à motiver les joueurs ont permis à la Tunisie de se hisser au sommet du handball africain et de rivaliser avec les meilleures nations mondiales.

  • Alain Portes : Ancien joueur de l'équipe de France, Alain Portes a marqué son passage à la tête de la sélection tunisienne. Nommé sélectionneur en juin 2009, il a mené l'équipe à plusieurs succès, dont deux victoires consécutives à la Coupe d'Afrique des Nations. En 2012, il a conduit la Tunisie aux quarts de finale des Jeux Olympiques de Londres, une performance historique. Portes a souligné l'importance de la préparation et de la discipline pour atteindre les objectifs fixés. Il a également mis en avant la nécessité de développer de jeunes talents et de renforcer la défense de l'équipe. Malgré ses succès, Alain Portes a également fait face à des défis. Il a notamment dû gérer des problèmes de discipline au sein de l'équipe et faire des choix difficiles concernant la composition de l'équipe. Le forfait de Mosbah Sanaï, blessé, a été un coup dur pour l'équipe lors des Jeux Olympiques de Londres.
  • Saïd Hasanafendic : Sélectionneur croate qui a pris en main les destinées de l'équipe nationale tunisienne et a révolutionné le handball tunisien.
  • Denis Lathoud : Ancien entraîneur de Dijon, il a conduit l'Espérance de Tunis à un nouveau titre de champion national. En tant qu'entraîneur de l'Espérance de Tunis, a continué d'écrire l'histoire du club en remportant le championnat national.

L'Espérance Sportive de Tunis : Un Club Phare

L'Espérance Sportive de Tunis est un club emblématique du handball tunisien, ayant remporté de nombreux titres nationaux. Plusieurs joueurs de l'équipe nationale sont issus de ce club, ce qui témoigne de son importance dans le développement du handball en Tunisie.

Lire aussi: Plongez dans l'univers de l'Espérance de Tunis

L'Espérance sportive de Tunis (arabe : الترجي الرياضي التونسي ou Attarajī ar-Riyāḍi Attūnisī), abrégé en EST, est un club de football tunisien basé à Tunis et fondé en 1919 dans le quartier de Bab Souika. Il est le club tunisien le plus titré au niveau national et international , toutes compétitions confondues, avec 31 championnats, quinze coupes de Tunisie, cinq supers coupes, une coupe Hédi Chaker et un critérium Hamda Laouani. L'Espérance sportive de Tunis se trouve à la septième place du classement des meilleurs clubs africains du xxe siècle dressé par l'IFFHS. Une certaine rivalité existe avec le Club africain contre qui il dispute chaque année le derby tunisois.

Création du club (1919)

Mohamed Zouaoui et Hédi Kallel fondent le club dans un café de Bab Souika qui lui donne son nom : le café de l'Espérance. Ils font appel à Louis Montassier, cadre de l'administration française, pour l'obtention de l'autorisation par les autorités coloniales, vu les réglementations de l'époque qui exigent que toutes les fondations et clubs doivent être présidées par un Français. L'EST est enregistrée officiellement le 15 janvier 1919. Le premier bureau directeur se compose de la façon suivante : Louis Montassier (président), Mohamed Hentati (vice-président), Allala Reguig (secrétaire général), Larroussi Ben Osmane (trésorier), Hédi Kallel (trésorier assistant), Mohamed Zouaoui et Manoubi Nouri (membres). Le club s'engage pour la première fois dans le championnat de Tunisie (promotion d'honneur de deuxième série) au cours de la saison 1919-1920.

Première Équipe

Gardien de but : Habib Trabelsi ;

Arrière droit : M'hamed Zouaoui ;

Arrière gauche : Hassen Bouderballa ;

Lire aussi: Volley-ball en Tunisie : L'ES Tunis

Demi-droit : Hédi Kallel ;

Demi-centre : Tahar Zouari ;

Demi-gauche : Othman Ben Soltane ;

Ailier droit : Hassine Bouderballa ;

Inter droit : Tahar Ben Labiedh ;

Lire aussi: Espérance Sportive de Tunis : Plus qu'un Club, une Passion

Avant centre : Mohamed Zouaoui ;

Inter gauche : Allal Gaiji ;

Ailier gauche : Hédi Ben Ammar ;

Remplaçants : Sadok Bech Baouab, Abdelhamid Tebourbi, Chérif Bouderbala.

Cette équipe est composée de joueurs de tous âges étant donné qu'il n'y a pas de limite d'âge et que tous peuvent jouer ensemble sans la moindre autorisation médicale. Toutefois, la moyenne d'âge de ces joueurs se situait entre 18 et vingt ans. Leurs débuts sont assez difficiles mais, parmi leurs meilleures performances, on peut citer l'élimination, en coupe de Tunisie, de l'équipe Jeune-France.

Présidence Zouiten

Zouiten devient membre du comité directeur du club en 1923 avant d'accéder à sa présidence en 1931.

Président : Mustapha Kaak ;

Vice-présidents : Hamouda Boussen et M'hamed Bourguiba ;

Secrétaire général : Ridha Kamoun ;

Secrétaire général adjoint : Mongi Karoui ;

Trésorier : Hamouda Boussen ;

Trésorier adjoint : Mohamed Zouaoui ;

Assesseurs : Habib Bourguiba, Mohamed Hajouj, Mokhtar Ben Abid et Moncef Okbi.

Sous le mandat de Zouiten, qui dure plus de trois décennies, l'EST est plus ou moins au bord de l'abandon jusqu'à la promotion en division d'honneur de la Ligue de Tunisie en 1936. L'EST parvient également à se hisser en finale de la coupe de Tunisie mais le Stade gaulois parvient à s'imposer. Trois ans après son échec face aux Gaulois, l'EST s'impose en coupe de Tunisie (1939) face à l'Étoile sportive du Sahel (3-1). C'est en 1955 que l'EST se qualifie pour représenter la Ligue de Tunisie en championnat d'Afrique du Nord. Lors du match d'élimination, deux des cinq équipes sont tirées au hasard pour s'affronter et le vainqueur se qualifie immédiatement en demi-finale. Le Wydad AC de la Ligue du Maroc et l'Espérance sportive de Tunis sont ainsi les deux clubs à s'affronter ; la rencontre a lieu à Tunis le 15 mai 1955, le club tunisien s'inclinant sur le score de 2 buts à 1. Entre le début de la Seconde Guerre mondiale et l'indépendance (1956), l'effectif du club est de tout premier choix, d'autant plus que le club reçoit le renfort de joueurs algériens comme Abdelaziz Ben Tifour.

Après l'indépendance de la Tunisie

L'indépendance proclamée, l'EST s'impose comme un club phare du pays. Les titres (champion en 1958 et 1960 et vainqueur de la coupe en 1957) mais aussi le style de jeu, résolument spectaculaire et tourné vers l'offensive, expliquent l'engouement populaire. Le football offensif est abandonné en 1963 à la suite du passage de Ben Azzedine au poste d'entraîneur. En 1971, des actes de violences sont commises dans le stade olympique d'El Menzah par des supporters espérantistes à la suite de la finale perdue contre le Club sportif sfaxien (but historique d'Abdelwahed Trabelsi à la première minute du jeu). Les autorités sanctionnent alors l'EST et lui retirent le droit de jouer en première division.

Présidence Chiboub (1989-2004)

Slim Chiboub, gendre du président Zine el-Abidine Ben Ali, prend en main les destinées du club en 1989. Rapidement, il tient l'une de ses promesses par un doublé en 1990-1991, ce qui accroît sa popularité. Dès 1993, il remporte plusieurs titres internationaux et locaux et enrôle le buteur de l'équipe de Zambie, Kenneth Malitoli. L'EST remporte également sa première coupe régionale, la Ligue des champions arabes, devenant la première équipe tunisienne à gagner cette coupe (1993). L'année suivante, le club remporte sa première coupe d'Afrique des clubs champions aux dépens du tenant du titre, le Zamalek Sporting Club. En novembre 2004, Slim Chiboub est poussé à se retirer de la présidence du club après sa défaite contre le Club sportif sfaxien en finale de la coupe de Tunisie.

Finales perdues (1999-2004)

L'EST est touchée durant six ans par une série d'échecs. Malgré cela, avec une nouvelle génération d'une moyenne d'âge de 22 ans, à l'instar d'Ali Zitouni, Mourad Melki, Khaled Badra, Radhi Jaïdi et plusieurs autres. Le club accède en demi-finale de la Ligue des champions de la CAF 2001, 2003 et 2004.

Présidence Meddeb (2007- )

Hamdi Meddeb se concentre avant tout sur l'aspect économique du club, ainsi que sur ses installations. Le club entreprend sous sa présidence le comblement de sa dette, la modernisation de ses installations, l'inauguration d'un nouveau partenariat économique avec la Société tunisienne de banque et le développement de ses activités commerciales. Match entre l'Espérance sportive de Tunis et le Club sportif de Hammam Lif lors de la saison 2008-2009 au stade olympique d'El Menzah.Il souhaite dans ce contexte recruter une star africaine par an, à l'exemple de Michael Eneramo. Le club remporte avec lui la coupe de Tunisie en 2008 et 2011 ainsi que le championnat en 2008-2009, 2009-2010, 2010-2011 et 2011-2012 ainsi que la Coupe nord-africaine des vainqueurs de coupe 2009 et la Ligue des champions arabes 2008-2009 ; il est également finaliste de la Ligue des champions de la CAF 2010. Après ce succès, un nouveau comité directeur présidé par Hamdi Meddeb est élu le 25 septembre 2011 pour un mandat de trois ans.

Retour de Maaloul et finale africaine perdue (2012)

En janvier 2012, Michel Decastel fait son retour comme entraîneur de l'équipe et, malgré une série historique de treize victoires successives en championnat, est limogé après la défaite en supercoupe de la CAF et quelques résultats médiocres en championnat. Maâloul fait son retour au mois de juin et remporte le championnat. Dans le même temps, Meddeb poursuit sa politique de recrutement d'internationaux évoluant en Europe et n'hésite pas à faire signer l'international tunisien Hocine Ragued, en provenance de Karabükspor, qui vient combler le vide en milieu de terrain après le départ de Khaled Korbi. L'équipe perd cependant la finale de la Ligue des champions au profit d'Al Ahly, et Maaloul s'en va à nouveau.

Départ de plusieurs joueurs et victoire en championnat (2013-2014)

Msakni, Korbi et d'autres joueurs sont partis. Maher Kanzari prend en charge l'équipe et le club termine la saison 2012-2013 en deuxième place derrière le Club sportif sfaxien. Ruud Krol arrive comme entraîneur pour le reste de la saison.

Saison médiocre (2015)

Pour la saison 2014-2015, Sébastien Desabre est nommé comme entraîneur, avant d'être vite remplacé par Khaled Ben Yahia qui fait son retour au club après huit ans. Des résultats peu satisfaisants poussent cependant les dirigeants à le limoger et à le remplace par José Morais, qui fait également son retour au club après six ans. José Anigo, l'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille, prend la succession, dispute ses premiers matchs avec l'équipe durant la phase de poules de la coupe de la confédération.

Consécration arabe et africaine et centenaire historique (2016-2019)

La saison 2016-2017 marque l'arrivée de plusieurs joueurs tels que Ferjani Sassi, Mohamed Ali Moncer, Anice Badri, Mohamed Zaabia et Hichem Belkaroui. L'équipe termine la première phase du championnat en tête. En janvier 2017, les dirigeants décident de remplacer Souayah par Faouzi Benzarti, estimant qu'avec lui l'équipe serait capable de remporter la Ligue des champions. Le 18 mai, le club remporte son 27e titre de champion de Tunisie après une victoire 3-0 contre l'Étoile sportive du Sahel. L'équipe perd en demi-finale de la coupe de Tunisie contre l'Union sportive de Ben Guerdane. Malgré de bons résultats qui permettent au club de se classer premier en phase aller du championnat, Faouzi Benzarti démissionne sous les pressions des supporteurs, ceux-ci jugeant qu'il est responsable des mauvaises prestations de l'équipe malgré les victoires. Mondher Kebaier lui succède brièvement à la tête de l'équipe avant le retour de Khaled Ben Yahia.

L'EST remporte sa troisième Ligue des champions de la CAF contre Al Ahly malgré une défaite (3-1) sur le terrain de l'octuple champion d'Afrique au match aller ; ce match est marqué par des décisions contestées de l'arbitre algérien Mehdi Abid Charef qui offre deux penalties à Al Ahly malgré la présence du VAR suivi d'un emballement médiatique. Lors du match retour, les Tunisiens s'impose sur un score de 3-0, devant une foule de 60 000 personnes, dont les figures sont Saad Bguir et Anice Badri. Cette victoire offre aux poulains du jeune coach Mouine Chaabani la troisième Ligue des champions de l'histoire du club à quelques mois de son centenaire.

Palmarès

L'Espérance de Tunis handball a remporté de nombreux titres nationaux, témoignant de sa domination sur le handball tunisien. Le club a également connu des succès sur la scène africaine, remportant la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe à deux reprises.

  • Championnat de Tunisie : Plusieurs titres
  • Coupe de Tunisie : Plusieurs titres
  • Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe : 2003, 2013

Le Championnat du Monde 2005 en Tunisie

Les Tunisiens ont raté d’un cheveu le podium des championnats du monde de handball 2005, dont ils étaient les hôtes. Ils se sont inclinés, ce dimanche, face aux Français pour la troisième place de la compétition, à Radès (Tunisie), sur le score de 26 buts à 25. L’équipe tunisienne, dotée du meilleur buteur de ce grand rendez-vous mondial, a cru jusqu’au bout qu’elle réalisait son rêve. La Tunisie manque de peu la troisième marche du podium des championnats du monde de handball. Le neuf tunisien, qui accueillait la compétition, s’est incliné, ce dimanche à Radès, face à la France sur le score de 26 buts à 25, à l’issue d’un match très serré pour lequel les Tunisiens étaient donnés favoris. Depuis le début des débats mondiaux, les Aigles de Carthage s’étaient en effet montrés impériaux en n’enregistrant aucune défaite. En première période, les Tunisiens avaient le match bien en main, terminant même avec quatre buts d’avance (14-10) à la pause. Les Tricolores tiennent bon face à la rudesse du jeu de leurs fougueux adversaires galvanisés par un public entièrement acquis à leur cause, qui enregistreront plusieurs expulsion temporaires. Le sort de la partie se joue dans les trente dernières secondes où le gardien tunisien perd le ballon de l’égalisation. Le Coq a terrassé l’Aigle, que les pronostics donnaient pourtant gagnant. A noter, dans cette rencontre, l’absence pour cause de blessure du Réunionnais Jackson Richardson, le capitaine des Bleus, qui a dû regarder le match des tribunes. Le face à face n’aura pas lieu. Les amoureux du handball auraient bien aimé voir le duel Richardson/Hmam. Wissem Hmam, le redoutable arrière des Aigles, a été durant la compétition la terreur des gardiens. Avec 81 réalisations, il termine à la tête du classement des buteurs devant le Russe Eduard Kokcharov (80 buts). Agé de 23 ans, l’international tunisien confie avoir reçu plusieurs offres de clubs français et espagnols. Il préfère toutefois se concentrer avant tout sur le championnat tunisien avec l’Espérance de Tunis, qui pourrait bientôt assister au départ de son meilleur élément pour l’étranger. Malgré sa défaite pour la troisième place, la Tunisie sort la tête haute de la compétition. Invaincue en phase éliminatoire dans le groupe 1, elle terminera avec une différence de buts de + 22. Mais personne ne l’attendait à vrai dire en phase finale. Elle avait terminé dixième lors des derniers mondiaux en 2001. C’était sans compter le travail de l’entraîneur croate Saed Hasanefendic. Et il faut voir dans la défaite tunisienne en demi-finale contre l’Espagne, actuelle championne du monde (elle a battu la Croatie par 40 buts à 34), toute la valeur du collectif national.

tags: #esperance #de #tunis #handball