Entraîneurs de l'OGC Nice: Une histoire riche et complexe

L'histoire des entraîneurs de l'OGC Nice est riche et complexe, marquée par des personnalités fortes, des succès éclatants et des périodes plus difficiles. Cet article explore cette histoire, en mettant en lumière certains entraîneurs emblématiques et les défis auxquels ils ont été confrontés.

Des débuts prometteurs avec Numa Andoire

L'évocation du nom de Numa Andoire renvoie aux « 50 glorieuses » du club. Entraîneur de l'OGC Nice de 1950 à 1953, il a engrangé la dynamique victorieuse du club au commencement de cette illustre décennie. Son nom fait aussi émerger un nombre incalculable d'anecdotes pour ceux qui l'ont côtoyé. Malgré un second passage plus difficile, Numa Andoire, disparu en 1994, n'a laissé que de bons souvenirs dans la capitale du Comté.

Numa Andoire était un personnage au sang chaud et au tempérament très fort. Il voulait une équipe portée vers l'attaque, disant toujours que plus tu tirais au but plus tu avais de chances de marquer. Homme de valeur, il accordait une grande importance à la sincérité, à la confiance et à la parole donnée.

En 1952, à Metz, à quelques jours de la finale de Coupe de France, il met au repos Pär Bengtsson et Désiré Carré, deux des meilleurs joueurs de l'équipe, et promet aux remplaçants, Victor Nuremberg et Luis Carniglia, une place de titulaire en finale en cas de victoire. Nice gagne 2-0. Numa Andoire, en souvenir de cette expérience au Mondial 1930, fait fi des critiques de la presse et des supporters et maintient sa parole. Quelques jours plus tard, le Gym s'impose contre Bordeaux (5-3) à Colombes et s'offre sa première Coupe de France. Le Luxembourgeois et l'Argentin sont tous deux buteurs.

Malgré sa poigne, Numa Andoire était « réputé pour ses traits d'humour » et très apprécié.

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Les défis des années 1970 et 1980

Baptiste Gentili a passé huit ans à l’OGC Nice, de 1975 à 1983. Arrivé à l’âge de 17 ans en provenance d’Ajaccio, il est d’abord passé par le centre de formation, dont il a inauguré le premier bâtiment, avant de franchir toutes les étapes pour atteindre son rêve : footballeur professionnel. Un parcours semé d’embûches mais qui forma l’homme tout autant que le joueur.

Il se souvient d'une époque où l'OGC Nice avait de gros moyens financiers et était l'un des plus grands clubs de France. Lorsqu'il est arrivé, il y avait quatorze internationaux dans l'équipe ! Mais les jeunes étaient bien accueillis par des joueurs qui étaient simples et modestes et ne se prenaient pas pour des stars.

Cependant, il reconnaît que lors de la saison 1981/1982, "ça n'a pas été une réussite… Il faut dire que lors des entraînements, on ne branlait rien ! Avec Henri Zambelli, on avait même demandé à aller participer, en plus, aux séances de l'équipe réserve, mais les dirigeants ont refusé. On sentait qu'on allait tout droit en deuxième division."

À l’été 1982, c’est Jean Sérafin qui devient le nouvel entraîneur de l’OGC Nice. Avant de partir en vacances, Jean Serafin vient voir Gentili et lui dit qu’il ne compte pas sur lui. Il lui dit qu’il est sur la liste des transfert et Mario Innocentini lui dit qu’il peut partir librement.

L'ère moderne et l'Allianz Riviera

De Claude Puel à Francesco Farioli, sept techniciens se sont succédés à l’Allianz Riviera.

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Premier entraîneur de l’OGC Nice à s’asseoir sur le banc de l’Allianz Riviera, Claude Puel a dirigé 59 rencontres dans la nouvelle enceinte du Gym. Avec 28 succès (9 matchs nuls, 22 défaites), dont le plus large de l’histoire du stade (6-1 face à Bordeaux en septembre 2015, record égalé par le Gym de Didier Digard face à Montpellier en janvier 2023).

Le technicien suisse Lucien Favre détient le record de matchs dirigés à l’Allianz Riviera, devançant Claude Puel d’une unité seulement (60 matchs). Avec 31 victoires (dont 27 lors de son premier passage à l’Allianz Riviera), Lucien Favre a failli réaliser une performance notable en restant invaincu toute une saison de Ligue 1 à la maison.

Patrick Vieira a vécu 47 matchs à l’Allianz Riviera en tant qu’entraîneur de l’OGC Nice. Adjoint de Lucien Favre puis de Patrick Vieira, Adrian Ursea a vécu 14 matchs à l’Allianz Riviera en tant que numéro 1. Nommé lors de l’exercice suivant, Christophe Galtier a remporté autant de matchs à domicile (12) qu’à l’extérieur (12).

Les défis constants et les espoirs futurs

L'histoire des entraîneurs de l'OGC Nice est une histoire de défis constants. Comme le souligne Baptiste Gentili, "Dans son histoire, le club a toujours fonctionné par à-coups. Les raisons des échecs ne sont pas forcément à rechercher sur le terrain, mais plutôt en coulisses… Il y a eu un manque de stabilité, avec des changements réguliers d’entraîneurs et surtout, les entraîneurs ont souvent eu les mains liées."

Cependant, il reste optimiste pour l'avenir : "Aujourd’hui, ça semble bien fonctionner avec Galtier."

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Anecdotes et souvenirs

Un témoignage émouvant met en lumière la passion des supporters niçois pour leur club. Un supporter se souvient : "J’étais un très grand joueur de la place Arson, l’OGC Nice a été ma passion depuis l’âge de 9 ans, avec des voisins de Riquier, nous montions à pied, le dimanche au stade du Ray. Nous partions à 11 heures parce que le match avait lieu à 15 heures. Voilà, l’OGC Nice a toujours été ma passion."

Un autre anecdote amusante concerne Numa Andoire : "Saison 1962/63, le Gym reçoit le Stade de Reims d’Albert Batteux dans un stade du Ray à guichets fermés. Keita Omar Barrou évoluait alors au club. Il était plutôt grand (1m85) et mon père se désespérait de ne pas le voir marquer plus souvent de la tête. Il lui a alors promis de lui offrir un réfrigérateur s’il réussissait un but de la tête dans cette rencontre. À la 80e minute, Barrou marque de la tête le but du 3-0 pour Nice, en célébrant il fait le tour du stade en criant « frigidaire, frigidaire ». Personne ne comprenait pourquoi il disait cela. Il est allé voir mon père sur le banc qui lui a dit qu'il devait en mettre un second. Deux minutes plus tard il marquait un autre but. Encore un moyen original trouvé par mon père pour motiver ses joueurs !"

Ces anecdotes illustrent la passion, l'humour et l'attachement qui lient les supporters, les joueurs et les entraîneurs à l'OGC Nice.

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