Le Club Athlétique Briviste : Une Histoire de Rugby Épique

Genèse du Club Athlétique Briviste

Le Club Athlétique de Brive, plus communément appelé CAB, a été créé en 1910. Cette création est le fruit d'une fusion entre deux clubs rivaux de la ville : le Football Club Briviste et le Stade Gaillard.

L'histoire du rugby à Brive prend racine en août 1907, à la suite de la crise de la viticulture dans le Languedoc. Des rugbymen de talent, issus du 126ème régiment d’Infanterie, sont mutés de Toulouse à Brive et intègrent ainsi le Football Club Briviste.

Le 15 mars 1910, les deux clubs brivistes fusionnent et donnent naissance au Club Athlétique Briviste.

L'Ascension du CAB dans le Rugby Français

La notoriété régionale du nouveau club ne cesse de progresser, notamment grâce à ses bons résultats. Le club est champion du Limousin en 1913 et plusieurs fois dans l’entre-deux guerres.

En 1930, 15 clubs forment l’UFRA (Union Française des Clubs Amateurs), parmi lesquels 12 clubs exclus du championnat de France et trois autres clubs. Ainsi, Brive retrouve sa place parmi l’élite des clubs français.

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Après la guerre, Brive renforce son effectif, mais ne parvient pas à conclure. Il faut attendre 1947 pour que le club retrouve l’élite. En 1948, Brive atteint pour la première fois de son histoire les demi-finales du championnat de France. Le club de la cité gaillarde perd en demi-finale face au Stade Montois 8 à 0. C’est seulement en 1951 que le CAB atteindra à nouveau le quart de finale de la coupe de France avant d’être éliminé par le FC Lourdes.

Les Années de Montée et de Descente

Le club briviste connaît alors un déclin. Toutefois, le CAB ne restera pas longtemps en deuxième division. Amédée Domenech et ses coéquipiers manquent en 1956 la remontée. Avec leur nouvel entraîneur, l’international François Lombard dit “Duc”, les Brivistes sont sacrés champions de France de deuxième division en 1957.

En 1961, Brive termine premier de sa poule de championnat avec 12 victoires et seulement 2 défaites, mais échoue en quart de finale. En 1963, Brive est finaliste du Challenge Yves Manoir, mais échoue face au SU Agen.

Les Finales Manquées et les Quarts de Finale

En 1965, le CA Brive est pour la première fois de son histoire en finale du championnat, mais les Brivistes s’inclinent encore face à Agen. Puis le CAB échoue souvent les années suivantes en quart de finale. En 1972, Brive remporte ses 14 matchs de championnat et termine premier à l’issue des matchs de poule. Toutefois, le club s’incline en finale face à Béziers 9 à 0. En 1974, le club de Corrèze termine demi-finaliste du championnat et finaliste du challenge Yves du Manoir sans concrétiser. En 1975, Brive est à nouveau vice-champion de France et 1976 demi-finaliste.

La Période de Transition et l'Ère Professionnelle

De 1976 à 1995, Brive va rester dans le ventre mou du rugby sans briller. Il faudra attendre 1995 et la professionnalisation du rugby pour voir Brive sortir de la grisaille. Des jeunes joueurs éclosent et en 1996 Brive remporte le Challenge Yves du Manoir, son premier grand trophée.

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Le Sacre Européen de 1997

En 1997, Brive se hisse sur le toit de l’Europe en remportant la Coupe d’Europe face à Leicester Tigers 28 à 9 à l’Arms Park de Cardiff. L’année suivante, Brive échoue de peu d’un doublé historique. Le CAB s’incline 18 à 19 face à Bath.

Didier Casadéï, pilier gauche, se souvient d’un sentiment de crainte au moment de défier Leicester : « Nous n’étions absolument pas favoris, et on avait même un peu peur de prendre une fessée devant la France entière ! Mais Leicester s’est senti sans doute trop fort. Nous voulions cette Coupe plus fort qu’eux ! »

Laurent Travers, talonneur, garde un très bon souvenir de l’épopée briviste : « Je revois les étoiles au moment de monter chercher la Coupe ! C’était un aboutissement pour notre bande de copains. Aujourd’hui encore, on s’appelle entre nous pour se souhaiter bon anniversaire. »

Éric Alégret, deuxième ligne, se souvient avant tout d’une ambiance incroyable au sein du groupe, entretenue, entre autres, par son Président Patrick Sébastien : « C’est un grand homme du show-business, mais il a aussi contribué grandement à l’osmose qui régnait entre tous les membres du groupe. »

Loïc Van der Linden, flanker, se souvient de son bonheur simple d’avoir battu Leicester : « Au moment de la montée des marches pour aller chercher le trophée, on commence à réaliser notre performance et je garde ce sentiment de bonheur, sans penser à rien d’autre. »

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Grégory Kacala, flanker, a dédié sa première pensée de champion d’Europe à son pays, la Pologne : « J’étais si fier de pouvoir remporter ce titre, moi venant d’un petit pays de rugby comme la Pologne. »

François Duboisset, numéro 8, a raconté ce match au travers d’un livre, Entrez dans la petite histoire : « Je ne souhaitais pas un livre commémoratif, mais plutôt partager des petites histoires ou anecdotes. »

Philippe Carbonneau, demi de mêlée, se souvient du chemin du retour en bus : « On avait trouvé une trappe pour accéder au toit du bus. Mais on a fait un peu plus que passer la tête et on est carrément sorti, avant de rentrer précipitamment pour éviter un pont qui se présentait ! »

Alain Penaud, demi d’ouverture et capitaine, ne garde que peu de souvenirs et anecdotes de cette finale : « Plus que la finale je me rappelle surtout de l’état d’esprit de l’équipe sur cette saison. Nous avions remporté le challenge Du Manoir et perdu la finale du championnat en 1996, et nous étions habités par une volonté de vaincre incroyable. »

Sébastien Carrat, ailier gauche, auteur de deux essais face aux Tigers, était aussi connu pour sa vitesse que pour sa fragilité.

Christophe Lamaison, second centre, se souvient de la causerie d’avant-match de Laurent Seigne : « Laurent a insisté sur l’aspect revanchard de notre effectif pour aller chercher en nous ce supplément d’âme qui a fait qu’en rentrant sur la pelouse, on savait qu’on ferait mal aux Anglais. »

Gérald Fabre, ailier droit, auteur de l’essai qui a redonné l’avantage au score à son équipe, a vécu le plus grand moment de sa carrière, avec la boule à zéro : « En hommage aux copains de Montauban, mon club de cœur, j’ai demandé à Éric Alégret de me raser la tête avant le match. En tribune, ma famille n’était pas au courant et a mis du temps à me reconnaître ! »

Sébastien Viars, arrière, aime se souvenir des ultimes instants de la rencontre : « Après notre dernier essai qui scelle le match, je me souviens avoir savourer les ultimes moments de la rencontre comme jamais. »

Éric Bouti, pilier, était impatient de faire son apparition sur la pelouse pour se sentir pleinement champion : « Même si j’avais participé à l’aventure, je ne me serai pas considéré comme champion sans jouer la finale. »

Thierry Labrousse, troisième ligne, se souvient avant tout d’une bande de copains capable de soulever des montagnes : « On a fait notre histoire pendant deux saisons, et le lien qui nous unissaient nous a permis d’être très forts mentalement. »

Romuald Paillat, demi d’ouverture, se souvient plus des émotions que du match en lui-même : « Le plaisir d’être tous ensemble dans l’avion du retour, de retrouver notre public aussi ! Mais il a fallu se replonger rapidement dans le quotidien du championnat… on aurait aimé en profiter plus encore ! »

Laurent Seigne, entraîneur des avants, a inscrit Brive comme un précurseur du professionnalisme : « Le coach en chef avait mis en place trois entrainements quotidiens, jumelés à une préparation physique avant-gardiste confiée à Bernard Faure. La dimension physique conférait à cette époque une vraie longueur d’avance aux Zèbres. »

Pierre Montlaur, entraîneur des trois-quarts, retient un sentiment de grande confiance : « Je me souviens d’une très grande sérénité dans toute la préparation d’avant-match. La veille de la finale, nous sommes même aller boire un verre en soirée dans Cardiff ! C’est dire si cette équipe avait confiance en son destin. »

Les Années Difficiles et les Allers-Retours entre Top 14 et Pro D2

En 2001, le club corrézien est en difficulté et ne peut éviter la relégation en Pro D2. Depuis 44 saisons sans interruption, Brive figurait parmi l’élite du rugby français. Après onze années sans briller parmi l’élite du rugby national, le CA Brive connait une nouvelle relégation en 2012 en Pro D2. En 2013, vice-champion de France de Pro D2, le club de Corrèze dispute les barrages d’accession au Top 14 et décroche sa place et son retour dans l’élite. Doté d’un nouveau manager, l’objectif du CAB est de remonter en TOP 14. Le CABCL termine la phase régulière à la première place et signe sa remontée en remportant son match de barrage face à Grenoble.

La Lutte pour le Maintien en Top 14

Depuis sa remontée en TOP 14 en 2019, le CAB lutte pour rester dans l’élite du rugby français. L’an dernier, Brive termine 12ème devant les deux promus Perpignan et Biarritz. Avec une expérience plus importante en TOP 14, le Cab a assuré son maintien, mais devra à nouveau défendre sa place cette saison.

La saison dernière a été difficile pour les Corréziens. Néanmoins, le CAB continue en TOP 14 pour cette nouvelle saison. Le budget du CAB a été réduit suite à des difficultés financières la saison dernière. L’objectif des Brivistes sera donc clairement d’aller chercher le maintien cette saison.

L’objectif du CA Brive pour cette nouvelle saison de TOP 14 sera de se maintenir dans l’élite du rugby français. Pour éviter le couperet de la relégation en Pro D2, la saison de Brive risque d’être compliquée.

Changement de Coach en Cours de Saison

L'entraîneur du CA Brive David Darricarrère est écarté, et c'est celui à qui il avait succédé l'été dernier qui revient : Pierre-Henry Broncan reprend les rênes de l'équipe. Alors que le président Thierry Blandinières avait conforté David Darricarrère il y a à peine deux semaines, la direction du club a décidé de l'écarter du groupe professionnel, au profit de Pierre-Henry Broncan, lui même écarté en fin de saison dernière, et qui était resté au club en tant que directeur des opérations rugby.

Pour le consultant rugby de ICI Limousin et ancien joueur de Brive, Valentin Courrent, ce changement d'entraineur était devenu inéluctable. Mais à ses yeux, le choix de Pierre-Henry Broncan n'est pas forcément le plus pertinent, notamment pour apaiser des supporters toujours très en colère.

Réunie lundi, la direction de Brive a décidé de se séparer de son manager David Darricarrère et de rappeler Pierre-Henry Broncan, qui était devenu directeur du rugby l'an dernier et s'était éloigné de l'équipe professionnelle.

Plus gros budget de Pro D2, le club corrézien réalise un début de saison catastrophique avec déjà 5 défaites en 11 matches, dont deux à domicile. Un bilan décevant pour une équipe qui rêve de retrouver l'élite à la fin de la saison. Il y a quinze jours, elle se rassurait devant Mont-de-Marsan (68-10), mais vendredi dernier, elle a replongé à Béziers (25-17). Elle est aujourd'hui huitième du classement, à 4 points, d'Agen, sixième. Elle n'a donc déjà plus le droit à l'erreur.

Promu manager général en juin dernier, David Darricarrère - qui était le principal adjoint de Pierre-Henry Broncan avant que celui-ci prenne du recul et devienne directeur du rugby - a été démis de ses fonctions. Mais il reste au club… Pour le remplacer, Thierry Blandinières, le président, a exclu la piste extérieure, alors que le nom de Franck Azéma qui n'est plus le manager de Perpignan revenait avec insistance.

Il faudra nommer un nouveau manager en juin, car Broncan ne restera pas Il a demandé à Pierre-Henry Broncan de reprendre la direction de l'équipe et ce dernier a accepté. Un chassé-croisé étrange. Pour rappel, Broncan et Darricarrère, qui étaient très proches, sont brouillés depuis quelques mois.

Sous contrat jusqu'en 2028, Darricarrère reste au club, en attendant la nomination d'un nouveau manager en juin prochain. Pierre-Henry Broncan, lui, arrive en fin de contrat en juin et ne restera pas.

Le Staff Technique Actuel

Pierre-Henry BRONCAN est le Directeur du Rugby et a la mission d’assurer le lien entre la formation et le groupe professionnel. Il travaille en étroite collaboration avec le manager sportif de l’équipe première, David DARRICARRÈRE.

Arnaud MELA, entraîneur des avants, et Goderdzi SHVELIDZE en charge de la mêlée briviste poursuivent leur mission. Saïd HIRECHE continue son travail sur la défense.

Côté performance et préparation physique : Julien REBEYROL-BRIMEUR rejoint le club en provenance du Castres Olympique comme directeur de la Performance.

Pour la partie médicale, l’équipe reste inchangée : Une rotation est opérée entre Cédric CHADOURNE et Marie MEYNARD en qualité de médecin. Déjà présents depuis plusieurs saisons, Franck ROMANET supervise la partie médicale et la réathlétisation.

Afin concernant le lien privilégié entre la formation et l’accompagnement de nos jeunes, le staff sportif de l'équipe première sera épaulé au quotidien par le staff du Centre de Formation et de l’équipe Espoirs composé de Sébastien BONNET (Directeur sportif du CDF), Philippe CARBONNEAU et Fabien DOMINGO (Entraîneurs), ainsi que Jason CUSSINET (Préparateur physique), Jérôme TRÉSARRIEU (Analyste vidéo) et Anthony NUNES (Kinésithérapeute).

Pierre-Henry Broncan : Un Parcours Riche et Varié

Ancien joueur de rugby professionnel de 1998 à 2006, le natif du Gers a débuté sa carrière d’entraîneur avec le club de Blagnac. Une première sur un banc réussie avec en point d’orgue la montée du club Haut-Garonnais en Pro D2 en 2007.

En 2018, Pierre-Henry Broncan traverse la Manche et pose ses valises dans le club mythique de Bath en Angleterre, comme responsable de la recherche de nouveaux talents. Le 29 décembre 2020, il signe au Castres Olympique en tant qu’entraîneur en chef au lendemain d’une défaite à domicile face au CAB. La saison suivante, le Castres Olympique termine 1er du championnat et atteint la finale du Top 14 après avoir éliminé le Stade Toulousain en demi-finales.

Au printemps 2023, Eddie Jones, entraîneur de l’Australie fait appel à lui pour renforcer son staff et accompagner les Wallabies pour la Coupe du Monde en France. C’était encore une expérience très riche en enseignements.

Simon Gillham, Président du Conseil de Surveillance du CA Brive, a déclaré : « Nous sommes ravis d’accueillir Pierre-Henry Broncan comme manager sportif. Pierre-Henry a fait l’unanimité entre l’actionnaire principal et les dirigeants. Pierre-Henry est très conscient de l’importance des racines et des valeurs du territoire corrézien. Il a une connaissance très approfondie du rugby. Son attention aux détails, son éthique de travail, son humilité et son expérience internationale seront des atouts très forts pour notre club. Bienvenue Pierre-Henry. »

Xavier Ric, Directeur Général, réagit aussi à cette signature : « Pierre-Henry Broncan arrive avec une vision claire pour faire avancer notre projet. Il connaît nos objectifs et les attentes du club pour cette saison et les saisons à venir. Pierre-Henry sait qu’il pourra s’appuyer sur un staff et un groupe de joueurs engagés pour préparer les gros rendez-vous à court et à moyen termes. Nous sommes déjà très impressionnés par sa connaissance du club à tous les niveaux. »

David Darricarrère : Un Entraîneur Expérimenté

Actuellement en charge des lignes arrière au Castres Olympique, David Darricarrère ancien ouvreur passé notamment par les clubs de Toulouse, Castres et Mont de Marsan, débute sa carrière d’entraîneur des trois-quarts au Stade Rochelais en 2008 aux côtés de Serge Milhas. Pierre-Henry Broncan et David Darricarrère se connaissent depuis longtemps puisqu’ils ont fini leur carrière de joueurs ensemble à Mont de Marsan avant de se retrouver au sein du staff castrais. Une complicité s’est donc construite au fil des années pour ces deux passionnés de rugby qui partagent des valeurs similaires et le goût du travail.

Pierre-Henry Broncan, manager sportif du CA Brive, réagit à cette annonce : « Je suis évidemment très content de l’arrivée de David dans le staff. Je connais bien ses méthodes de travail, sa rigueur et sa vision du rugby. Les résultats qu’il a obtenu durant sa carrière d’entraineur parlent pour lui. »

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