À l'instar d'autres disciplines sportives, le hockey sur glace en France se caractérise par une structure à plusieurs niveaux de ligues, chacune ayant son propre niveau de compétition et de popularité. Ces ligues, très suivies par les spectateurs, dynamisent les arénas et captivent des milliers de spectateurs devant leurs écrans. Le calendrier, les règlements et les critères de départage des équipes varient d'une ligue à l'autre, mais l'objectif ultime reste le même : remporter le championnat.
Synerglace Ligue Magnus : le summum du hockey français
La Synerglace Ligue Magnus représente le plus haut niveau du hockey sur glace en France. Fondée en 1907, cette ligue annuelle réunit 12 équipes professionnelles qui s'affrontent tout au long de la saison. Organisée par la Fédération Française de Hockey sur Glace (FFHG), la Synerglace Ligue Magnus est l'une des compétitions françaises les plus populaires, attirant un grand nombre de spectateurs.
La saison de la Synerglace Ligue Magnus se déroule en trois phases :
- Saison régulière : Les 12 équipes se rencontrent en matchs aller-retour.
- Playoffs : Les huit premières équipes de la saison régulière s'affrontent en quarts de finale pour déterminer le champion.
- Poule de maintien : Les équipes classées de la neuvième à la douzième place participent à des matchs de poule de maintien. L'équipe qui termine douzième est reléguée en Division 1.
Championnat Féminin Élite : vitrine du hockey féminin
Le Championnat Féminin Élite, créé en 1986, est le plus haut niveau du hockey féminin en France. Également appelé Championnat Féminin Élite, il est organisé par la FFHG et réunit neuf équipes chaque année.
La saison régulière du Championnat Féminin Élite se déroule en matchs aller-retour. À la fin de la saison régulière, les deux meilleures équipes de chaque poule s'affrontent dans un tournoi pour déterminer le champion. La saison 2017-2018 a vu la participation de 12 équipes divisées en poules Nord et Sud, et le Besançon Doubs Hockey Club a remporté le titre.
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Championnat de France de hockey sur glace D2 : l'antichambre de l'élite
Le Championnat de France de hockey sur glace D2 est le deuxième niveau du hockey français. Créé en 1930, il est organisé chaque année par la FFHG et réunit 14 équipes amateurs et professionnelles.
Les 14 équipes sont regroupées en une seule poule et disputent 26 matchs aller-retour. Le vainqueur d'un match dans le temps réglementaire remporte 3 points. En cas de match nul, une prolongation de 10 minutes à 3 contre 3 est jouée. Le vainqueur de la prolongation remporte 2 points, et le perdant remporte 1 point.
À l'issue de la saison régulière, les huit premières équipes se qualifient pour les playoffs, qui se disputent en quarts de finale jusqu'à la finale, où le vainqueur est sacré champion. Les équipes classées de la 9e à la 10e place sont maintenues en Division 2 pour la saison suivante, tandis que les équipes classées de la 11e à la 14e place participent à la phase de maintien, où les deux dernières équipes sont reléguées en Division 3.
Championnat de France de hockey sur glace D3 : tremplin pour les amateurs
Le Championnat D3, créé en 1973, est le troisième niveau du hockey français. Chaque saison, il réunit une vingtaine d'équipes amateurs réparties en deux poules.
À la fin de la saison régulière, les équipes qualifiées pour les playoffs s'affrontent pour le titre de champion. Les deux équipes qui disputent la finale sont promues en Division 2, et le vainqueur est sacré champion de France. Les équipes classées de la 8e à la 20e place participent à la phase de maintien, et les deux dernières équipes sont reléguées en Division 4 (si elle existe). Le club Sangliers Arvernes de Clermont est le tenant du titre de la saison 2.
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Division 4
Les premiers matchs de la Division 4 de la ligue de hockey ont été disputés en 1986. Ce championnat connaît chaque saison la participation de 36 équipes amateurs de France et du Luxembourg regroupés en quatre groupes : Groupe A, Groupe B, Groupe C et Groupe D.
Trophée Fédéral Loisirs : compétition pour tous
Le Trophée Fédéral Loisirs est une ligue de hockey qui se déroule en deux phases d'octobre à juin. Les équipes s'affrontent d'abord dans la phase régionale. Au vu des résultats, certaines équipes sont qualifiées pour jouer la phase finale. Lors de la saison 2017-2018, le Meudon issu de la région Île-de-France a remporté pour la deuxième fois le titre.
Coupe de France : un tournoi ouvert à tous les niveaux
Créée en 1972, la Coupe de France se déroule entre les clubs de la Ligue Magnus, de la Division 1, de la Division 2 et de la Division 3. Après plusieurs étapes de jeux, le grand vainqueur est sacré champion de France. La saison 2017-2018 a vu les Lions de Lyon montés en flèche pour décrocher le titre de champion.
Autres ligues de hockey
Outre les ligues mentionnées ci-dessus, il existe d'autres ligues de hockey dans le monde entier, notamment :
- La Ligue Nationale du Hockey (LNH) : la plus prestigieuse ligue de hockey au monde, créée en 1917.
- La Ligue continentale de hockey (KHL) : une ligue regroupant des pays d'Europe et d'Asie.
- L'Elite Ice Hockey League (EIHL) du Royaume-Uni.
- L'American Hockey League (AHL) des États-Unis et du Canada.
- La Primera Division de l'Espagne.
- La Swedish Hockey League (SHL) de la Suède.
- Le Championnat du monde de hockey sur glace : une compétition annuelle organisée par la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF).
Enjeux et défis du hockey français
Malgré la diversité et la richesse du hockey français, des défis persistent. La situation rencontrée par la division 1, avec la promotion du onzième Marseille en Ligue Magnus sur dossier administratif, ne semble satisfaire personne. La fédération et les clubs peuvent certes se renvoyer la balle sur la responsabilité de l'absence de dépôts de dossier, mais cela ne peut avoir qu'un temps car il n'est pas très constructif. Il doit s'agir d'un dossier prioritaire car les vieux loups de mer du hockey français commencent de plus en plus à comparer la Ligue Magnus actuelle à la situation qui prévalait jusqu'en 2002 : une Élite qui avait fini par mourir car restreinte à un petit nombre de clubs puissants que personne ne voulait rejoindre, et une Division 1 qui se satisfaisait de cette situation en se vivant comme un championnat sain et confortable, un petit entre-soi du samedi soir. Ce serait un retour en arrière difficilement justifiable pour les dirigeants fédéraux, car cela remettrait en cause plus de vingt ans de travail, destinés normalement à sortir de cette ornière.
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La Ligue Magnus a heureusement évolué depuis cette époque et la comparaison peut paraître injuste… Aucun échelon du hockey français ne peut faire sa vie indépendamment des autres, et il faut se méfier des illusions provisoires. Si par moments la Division 1 s'est vue comme un championnat idéal, incertain et compétitif, ce genre d'alignement de planètes ne dure pas quand chaque astre reprend sa trajectoire sur sa propre orbite. Les écarts de budget, du simple au quadruple, deviennent tout aussi importants en D1 qu'en Ligue Magnus ! La réforme des championnats annoncée par la FFHG pour passer la D1 à 16 clubs l'an prochain a comme objectif avoué d'augmenter le nombre de rencontres de saison régulière (de 26 à 30) pour réduire l'écart avec la Magnus (44). Mais il augmentera aussi l'écart avec la D2 (20).
Les promus actuels comme Meudon ou Valenciennes ressemblent d'ailleurs à de vrais promus. Ils découvrent vraiment un nouveau monde, ce ne sont plus d'anciens pensionnaires de l'élite qui remontent à un niveau évident pour eux. L'élargissement à seize arrive au bon moment de leur point de vue. Il n'y aura aucune relégation directe cette année, seul le dernier devra jouer un barrage contre le troisième de D2. L'exemple parfait du club qui doit déposer un dossier cette année est Épinal. Les Vosgiens ont la septième plus grosse affluence de France avec une moyenne de 2496 spectateurs… pour 2500 places. Les files d'attente étaient très longues devant la patinoire Poissompré, et des places numérotées seront vendues cette saison pour limiter cette cohue systématique digne des concerts-évènements. Porté par cet engouement populaire jamais démenti, le budget, encore inférieur au million d'euros l'an passé, va croître de plus de 25 % et dépasser 1,2 million d'euros. Les arguments ou doutes qui pourraient repousser le grand saut tombent un à un. Son équipe serait compétitive en Magnus en ajoutant les trois non-JFL supplémentaires autorisés, ce qui représente un saut budgétaire atteignable. Attendre une seconde glace qui n'est encore qu'un projet renverrait aux calendes grecques. S'imaginer patienter jusqu'à ce que des joueurs encore mineurs mûrissent n'aurait pas de sens… car entre-temps les cadres spinaliens actuels auront raccroché les patins. La dynamique actuelle est porteuse, mais on ne pourra pas faire patienter longtemps toute une ville enfiévrée de hockey sur glace.
Focus sur quelques clubs
Caen : Notifiée en début d'année, la décision de la FFHG de ne plus labelliser que quatre clubs comme pôle Espoir U18 (Grenoble, Rouen, Angers et HC 74), au lieu de neuf précédemment, a particulièrement mortifié les dirigeants de Caen autour du président Christophe Lanes, qui perdent la subvention afférente, mais craignent surtout une remise en cause de leur projet de formation. En proportion de son budget global (1,2 million d'euros), le Hockey Club de Caen consacre plus de moyens à la formation que les grands clubs pros bien plus riche (association+société) et parvient à être compétitif face à eux. Son handicap est l'absence de créneaux dans la patinoire Caen la Mer très utilisée. Le HCC dispose de beaucoup de jeunes, qu'il a d'ailleurs alignés en présaison pour pallier de nombreuses blessures - dont seul subsiste le doigt cassé de Quentin Berthon pour la reprise du championnat. Caen utilise aujourd'hui plus les licences bleues vers Rouen (l'équipe D2) que l'inverse ! Si Caen n'a pas apprécié cette volte-face, c'est que le club cultive sa dimension humaine. Jérémie Romand, dont l'annonce du cancer des os a ému tout le hockey français à l'automne, continuait à rendre visite à ses coéquipiers quand son traitement lui en laissait la force et est maintenant entraîneur-adjoint, sa chimiothérapie ayant pris fin depuis juin. Kévin Tassery, qui s'est rompu les ligaments croisés en mars, est toujours dans l'effectif dans l'espoir d'un retour au jeu. Cette atmosphère familiale continue d'attirer les vétérans, dont Alexandre Mulle venu finir sa carrière dans sa Normandie natale. Il a tout de suite trouvé une belle complicité sur la glace avec ses ailiers, Mikulas Bicha - que l'entraîneur Julien Guimard a entraîné pendant 4 ans à Mont-Blanc - et Félix Chamberland. En plus des jeunes, Caen a donc toujours l'équipe la plus expérimentée de la division 1, et évidemment le meilleur gardien avec Ronan Quemener. Le système de jeu de Guimard est également en place. Le problème principal réside dans la perte de quatre défenseurs titulaires, dont l'apport offensif de Marc-Antoine Gagnon qui a raccroché les patins pour intégrer l'entreprise familiale. Mais avec deux nouveaux étrangers, la reconversion définitive de Pitch Devin en défense et le remplacement de Deberge par le rugueux arrière grenoblois Alexandre Pascal, qui était sans club, les lignes arrières sont encore impressionnantes de solidité et d'expérience.
Cholet : Le Maine-et-Loire est avec les Hautes-Alpes le seul département français à avoir classé deux clubs parmi les meilleurs de France la saison passée. Le beau développement de Cholet n'est pas passé inaperçu puisque, à l'heure de chercher un remplaçant à Mickaël Juret à Angers après la condamnation judiciaire de sa société, le choix s'est porté sur Rodolphe Intsaby, président depuis 15 ans - soit la même durée que Juret - du club de la sous-préfecture qu'il avait pris en division 2. Par ailleurs membre du Bureau directeur de la FFHG depuis un an, Intsaby est donc un rare cas de président recruté au niveau supérieur (dans une structure différente puisque les clubs de Magnus doivent être organisés en SASP). Pillés après leur finale 2022, les Choletais ont réussi à se qualifier en play-offs avec une équipe plus jeune. Ils ont pu acquérir de l'expérience. L'effectif s'est stabilisé mais a perdu deux éléments-clés avec Karsh et Luba. Sans Ludovic Karsh, monté en Ligue Magnus comme tous les étrangers révélés à Cholet, les lignes arrières rechercheront un nouvel équilibre entre mobilité (Nejc Brus) et poids (Martin Liljekvist). Le gardien Michael Luba voulait partir pour un meilleur championnat, et quand les opportunités se sont fermées, son remplaçant Valentin Duquenne avait signé. L'intérêt majeur de ce changement pour les Dogs est d'avoir un gardien JFL qui libère une place en attaque. Le duo letton très précis Gatis Sprukts - Ricards Grinbergs a été rejoint par leur compatriote Eriks Zohovs, qui était monté dans l'élite mondiale U18 (et y avait marqué 2 buts) avec la Lettonie, avant de s'expatrier aux États-Unis et en Chine. L'effectif choletais a aussi gagné en profondeur, notamment par le retour de Ligue Magnus du centre formé au club Hugo Proux qui amène de l'explosivité.
Dunkerque : Tout comme Épinal, Dunkerque a inscrit ses U17 et U20 en élite, une condition préalable au dépôt d'un dossier d'accession en Ligue Magnus. Ces équipes sont une "Entente Flandres 59" avec Wasquehal. Le HGD en fournit les meilleurs éléments, et surtout les effectifs sont en forte croissance dans les petites catégories. Le sports-études au collège Guilleminot fonctionne depuis longtemps (l'internationale féminine Estelle Duvin en sort), mais la formation à Dunkerque progresse à pas de… Géants, dans la tradition locale. Combien de clubs peuvent se vanter d'avoir la moitié de leur défense composée de jeunes joueurs formés au club ? C'est le cas de Dunkerque. Pierre Vervoort a gagné sa place au cours de la saison dernière (la gardant définitivement à la blessure de Bataillé) et sera apparié à Lubomir Dinda. Le jeune entraîneur canadien Jonathan Lafrance - vite adopté par tout le club - a en effet choisi d'aligner chacun de ses trois jeunes Nordistes avec un étranger : Mathias Thomas, qui doit limiter ses fautes, est associé à Adam Young, tandis que Martin Poirier accueille le nouveau venu Bradley Stonnell. Cela risque d'être le point faible des Corsaires : ils sont capables de partir à l'abordage de la cage, mais il leur manque un canonnier pour envoyer un boulet et couler l'adversaire. Ils ont misé sur deux attaquants de NCAA division I, ce qui est une source solide à défaut d'être spectaculaire. Si Joe Winkelmann vient d'une université et d'une conférence de niveau moyen, Chris Klack était assistant-capitaine dans une très bonne université (Clarkson). On attend donc de voir ce que peux donner sa ligne avec Parker Colley et Romain Carpentier. Une défense tendre qui doit encore mûrir, mais une attaque plus expérimentée et travailleuse : c'est avec ce nouvel équilibre que Dunkerque veut essayer de confirmer sa première place de saison régulière - ce qui sera très difficile tant elle ne tenait qu'à un cheveu dans une D1 très serrée. Les Corsaires peuvent compter sur le soutien de leur public car ils jouent régulièrement à guichets fermés.
Nantes : De tous les clubs de division 1, aucun n'a aussi souvent affiché ses ambitions. Le NAHG a été un des deux clubs à déposer un dossier de promotion la saison passée, et le mieux classé des deux… sans vraiment avoir à se vanter de sa position ! Il n'était en effet que dixième, ce qui était toujours mieux que Marseille onzième. Cela n'a pas aidé des résultats financiers encore moins reluisants que les résultats sportifs. Si le dossier de Nantes a été recalé par le Bureau Directeur de la FFHG, on a appris pourquoi lors de la publication de la décision de la Commission Nationale de Suivi et de Contrôle de Gestion. La formulation employée ("l'existence de doutes exprimés par le Commissaire aux comptes quant à la continuité d'exploitation") est mot pour mot la même que celle du dossier de Cergy-Pontoise qui a beaucoup fait parler. La sanction sportive est aussi identique à celle qui a frappé les Jokers : 6 points de pénalité (plus 3 avec sursis). La pénalité compliquera donc l'objectif de jouer le haut du tableau, que le nouveau manager général avait affiché à son arrivée en avril. Ce nouveau poste dans l'organigramme n'est pas occupé par un inconnu mais par François Dusseau, dont le numéro 69 avait été retiré il y a onze ans par le NAHG où il avait passé ses six dernières saisons. L'ex-entraîneur des Bisons a été chargé du recrutement, conjointement avec le coach Martin Lacroix, qu'il accompagne sur le banc. Il faut bien dire que le recrutement de Dusseau a de la gueule. Il est digne d'un des plus gros budgets de la division, pas d'un club en délicatesse avec ses finances. Michael Luba est un bon gardien de D1. Le départ de Théo Lanvers a pu être compensé par l'arrivée du jeune Jules Lefebvre, un très bon patineur. Rourke Russell semble être le défenseur offensif qui manquait aux Corsaires. Après plus de deux années gâchées par une jambe fracturée où une vis posée lors de l'opération s'était mal fixée, Jagger Williamson a montré dans les petites ligues pros nord-américaines son niveau offensif mais aussi sa hargne dans tous les duels, mises au jeu comprises. Un domaine que maîtrise aussi Quentin Jacquier, qui sait faire face aux meilleurs centres adverses.
Tours : Les Remparts de Tours ont réussi un beau parcours lors des derniers playoffs en éliminant deux équipes mieux classées (Brest et Caen), mais ils ont fini par rendre les armes sous les coups de boutoir spinaliens. La capacité à tenir un siège a ses limites, même avec le Vauban canadien - Frank Spinozzi - pour mettre en place le système défensif. Les meilleurs joueurs étaient à bout de forces car le banc est très court. C'est surtout le staff qui s'est étoffé ! Stéphane Gros (à gauche sur la photo) arrive comme assistant-coach et entraîneur des juniors. Spinozzi avait annoncé un jeu plus offensif et agréable à regarder, mais c'est aussi lui qui disait que le système est fonction des types de joueurs qui le composent. Le profil le plus créatif Mathieu Ayotte, dont le déhanché sur patins trahissait peut-être des qualités de swing, a annoncé sa reconversion comme golfeur pro (!) mais a finalement fait comme tous ses collègues canadiens de l'an passé : ils jouent tous au Québec en semi-pro ou en amateur, hormis Gabriel Belley-Pelletier toujours présent. L'effectif reste quand même francophone et fleure toujours bon la Belle Province. Un bon joueur de junior majeur, Thomas Belgarde, remplace Ayotte comme premier centre. On ne sent pas pour autant une modification radicale dans la constitution de l'effectif.