Histoire du football belge : des clubs emblématiques à la génération dorée

Le football belge, bien plus qu'une simple affaire de joueurs stars, repose sur un riche tissu de clubs passionnés et ambitieux. Ces clubs, qu'ils soient des géants historiques ou des projets renaissants, ont façonné l'histoire du pays, contribuant au rayonnement du football belge à travers les décennies.

Les clubs les plus importants de l'histoire du football belge

Il est difficile d'évoquer le football belge sans parler de ses clubs emblématiques, qui ont forgé l'identité du football national à travers les décennies. Voici un aperçu des dix clubs belges les plus importants :

  1. Anderlecht : Club-phare du pays, Anderlecht symbolise à lui seul l'élite du football belge. Il allie succès, régularité, qualité de formation et identité forte.
  2. Bruges : Probablement le club le plus stable et le mieux géré de ces dernières années.
  3. Standard de Liège : L'un des clubs les plus populaires du pays.
  4. La Gantoise : A franchi un cap au cours des années 2010.
  5. Antwerp : Le club doyen, mais aussi un projet sportif très ambitieux. Sa capacité à revenir dans l'élite et à s'y maintenir avec caractère est soulignée.
  6. Union : L'histoire d'un retour remarquable.
  7. Genk : Un vivier de talents qui a vu passer des joueurs devenus stars en Europe.
  8. Charleroi : Bien qu'il n'ait pas le palmarès des clubs précédents, c'est un acteur régulier de la Jupiler Pro League.
  9. Malines : A marqué les esprits en Europe à la fin des années 1980.
  10. Cercle Bruges : L'autre club historique de Bruges.

Ce top 10 n'est bien sûr pas figé, mais il reflète les forces dominantes et les identités marquantes de la scène belge.

L'engouement pour l'équipe nationale belge

L'engouement dont les équipes nationales font l'objet peut donner lieu à de multiples analyses. L'engouement pour de telles équipes, parce que nationales, constituerait tantôt le reflet d'une identité nationale, tantôt l'opérateur de nouvelles identités renégociées. Loin d'une simple expression de rapports de domination univoque, de nombreux chassés-croisés, ajustements, décalages et inversions se produisent entre ces processus.

Il semble cependant que l'engouement national belge pour son équipe oblige à concentrer l'analyse sur la production, événementielle, d'un « monde » autour de celle-ci. C'est du passage soudain de l'indifférence à l'engouement qu'il s'agit. La manière de poser le problème n'est donc pas d'évoquer une équipe qui disposerait nécessairement d'une forme particulière de crédit en ce qu'elle serait « représentante » d'une identité nationale.

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L'approche consiste en effet à envisager ce nouvel emballement pour l'équipe belge comme une construction active, assurée par « l'équipe » elle-même comme « monde ». C'est alors du déploiement de ce « monde » qu'il s'agit. Comme tout monde, il implique l'activité et l'entretien, toujours fragiles, de réseaux de coopérations alliant des acteurs aussi divers que des entreprises, des institutions corporatistes, des commentateurs, des joueurs, des entraîneurs.

Désaffection et renaissance de l'équipe nationale

L'équipe de Belgique actuelle s'est essentiellement constituée au début des années 2010, d'abord sous la direction de Georges Leekens et ensuite sous celle de Marc Wilmots. Il s'agit alors d'une véritable sortie du désert pour l'équipe belge.

Les années 2000 sont en effet marquées par une remarquable désaffection du public. Les déplacements réunissaient alors un nombre extrêmement faible de supporters et un nombre tout aussi faible de journalistes. À ce déficit en soutien correspondait un faible intérêt de la part des acteurs économiques, principalement des entreprises privées.

L'on pouvait fort bien « ne pas aimer » l'équipe nationale belge dans les années 2000, rester dans la nostalgie des épopées des années 1980. Dominait simplement l'impression partagée qu'il sera sans doute impossible de revivre « de son vivant » une qualification pour un tournoi majeur.

Naissance d'un engouement : le style « prometteur »

D'après Thierry Luthers, « C'est contre l'Autriche que tout a commencé », durant la campagne éliminatoire de l'Euro 2012. L'équipe nationale venait de traverser une période très sombre, accumulant les défaites et incapable de susciter encore le moindre élan de sympathie.

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Après un court intérim de Dick Advocaat, Georges Leekens (re)devient le coach des Diables Rouges et obtient de Marc Wilmots qu'il accepte le poste d'adjoint. Nous sommes en octobre 2010. Le début de la campagne est difficile. À ce stade de la compétition européenne, l'équipe n'a plus le choix, elle doit remporter son match contre l'Autriche, ce qui se solde par un rocambolesque 4-4.

Malgré la déception, on parle d'un « vent de renouveau », la jeunesse de l'équipe est mise en avant et atténue la critique selon laquelle elle n'a pas eu la prudence requise dans les derniers instants du match et a plutôt cédé à une fougue imprévoyante.

Ce sens de l'offensive porté par un élan d'enthousiasme collectif tranche assez bien avec le jeu « à la Belge » des années 1980. Au retour de match, l'équipe belge se rend en Autriche pour la rencontre de la dernière chance. À Vienne, elle réalise le match sans faute et gagne 2-0.

Une équipe est née au sens où l'on voit poindre à l'occasion de cette double confrontation avec l'Autriche l'esquisse d'un style, chatoyant par moments, plus audacieux que calculateur. Pour plus d'un journaliste, ce moment marque l'apparition d'un engouement, fondé sur un jeu, un style, une jeunesse, une audace, un esprit conquérant malgré les trébuchements actuels et encore à venir.

Le discours dominant, porté par Leekens durant ces années, est celui d'un technicien voire d'un esthète. Sa rhétorique n'est en rien focalisée sur la nation et ses attributs.

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Lors de la seconde confrontation avec l'Autriche, pas moins de 2 000 supporters avaient fait le déplacement, affublés de drapeaux rassemblant coq wallon et lion flamand, symboles unitaires. À la fin du match, les commentateurs web sont surpris de voir autant de drapeaux belges dans les tribunes et de constater que les joueurs, en bloc, viennent saluer le « kop » de supporters.

Plusieurs phénomènes s'enclenchent à ce moment précis. D'abord, la construction d'un engouement ne se saisit pas sans prise en compte de la naissance d'un style nouveau, inédit dans le football belge qui, même sans résultat probant, intéresse pour sa rupture avec le passé. Ensuite, ce style est commenté ; il fait l'objet d'une mise en récit sur le mode de la promesse, convoquant la jeunesse et la qualité des joueurs. Ensuite, la passion des supporters elle-même devient un objet d'observation.

C'est bien un ensemble de promesses liées à des résultats possibles, matérialisées par un style, qui caractérise l'émergence d'un attachement.

Une génération dorée « internationale »

Les joueurs de l'équipe d'aujourd'hui tranchent singulièrement sur le plan technique avec leurs prédécesseurs. L'équipe est, à vrai dire, peu comparable sociologiquement avec ce qu'elle était alors.

Dans les années 1970, 1980 et même 1990, les Diables Rouges étaient à l'image d'un pays bipolaire. Les joueurs se recrutaient majoritairement au FC Brugeois, au Standard de Liège ainsi qu'à Anderlecht. Durant ces décennies, les deux communautés linguistiques sont représentées dans l'équipe nationale et y cohabitent, pas toujours de manière paisible.

À cette époque, le public belge se projette dans une équipe dont les valeurs cardinales sont la combativité, l'abnégation, la solidarité, le positionnement collectif (le sens tactique), la détermination infaillible, des valeurs de labeur plutôt que de talent.

Les joueurs de l'équipe actuelle évoluent désormais dans les grands championnats européens, italien (Naples), espagnol (Atlético Madrid) et surtout anglais (Chelsea, Liverpool, Tottenham, Everton, Manchester United, Manchester City). Ils composent une génération dorée, par le talent et, littéralement en un lien de renforcement réciproque, par le prix des transferts.

Ce sont bien les autres championnats et quelques grands clubs huppés, qui alimentent l'enthousiasme pour des joueurs tels que Kompany (Manchester City) et Witsel (Zénith de Saint-Pétersbourg), formés en Belgique, ou Hazard (Chelsea) et Mertens (Naples), formés respectivement en France (Lille) et aux Pays-Bas (PSV). Les transferts de Kompany et de De Bruyne pour Manchester City marquent l'intérêt du très médiatique et renommé championnat anglais ; Eden Hazard est reconnu en France et transféré en Angleterre (Chelsea). En 1986, deux des dix-huit internationaux sélectionnés jouent à l'étranger, en 1990 un seul ; l'équipe actuelle présente des proportions inversées.

Il s'agit aussi d'une génération au sens où, bien qu'évoluant aux quatre coins de l'Europe, beaucoup ont joué ensemble, non pas dans des clubs mais dans les équipes nationales d'âges inférieurs.

Le RWD Molenbeek devient le Daring Bruxelles

Propriété de John Textor, le RWD Molenbeek va changer de nom et de logo la saison prochaine. Le RWD Molenbeek revient à ses origines en reprenant le nom de Daring Bruxelles. Dès le 1er juillet, il faudra l’appeler le Daring Bruxelles.

Il s’agit d’un choix nécessaire pour créer la marque d’un club qui se veut à terme autosuffisant et pérenne. Conséquence de ce changement de nom, le Daring Bruxelles récupère son matricule 2, faisant de lui le deuxième club le plus ancien de Belgique derrière Anvers (matricule 1 et crée en 1880).

Plus que renouer avec son histoire, il s’agit surtout de la volonté de John Textor de créer une marque autour du club pour le rendre identifiable.

La Royale Entente Acren Lessines (REAL)

La Royale Entente Acren Lessines (la REAL) est un club de football belge situé dans la localité de Deux-Acren dans la Province de Hainaut. Le club porte le matricule 2774. Il doit son nom actuel à une fusion intervenue en juin 2016 entre la R. Surnommé "Les Camomilles", le club atteint les séries nationales pour la première fois de son Histoire en 2011. Après quatre saisons, il décroche une montée en Division 3, en terminant 3ème du Tour final de Promotion 2015 et en profitant de la cessation d'activités du R.A.E.C Mons, déclaré en faillite.

L'Entente Sportive Acrenoise est fondée le 25 janvier 1939 et s'affilie à l'URBSFA le 14 mars de la même année. Le club reçoit alors le matricule 27742. À cette époque, le club joue sur le terrain de l'ancien vélodrome près des Moulins d'Acren à Deux-Acren.

En 1985, le matricule 2774 monte pour la première fois en "P1 Hainaut". Il y évolue pendant un quart de siècle. Le club est reconnu « Société Royale » en 1989 et prend le nom de Royale Entente Sportive Acrenoise.

Durant le printemps 2016, des négociations quant à une fusion éventuelles sont entamées avec la R.A.S Lessines-Ollignies (matricule 2901), un cercle voisin qui évolua une saison en Promotion lors de la saison 2003-2004. Elles aboutissent à la constitution d'une entité conservant le matricule 2774.

Royal Léopold Uccle Football Club

L'existence du R. Léopold Uccle FC ne fut pas un long fleuve tranquille mais cela n'empêcha pas l'association de traverser les époques au fil des modes et des tendances. Parmi les fondateurs de la Fédération belge, le Léopold s'accrocha dans la plus haute division jusqu'en 1912. Après un petit soubresaut positif, d'une saison, juste avant la Première Guerre mondiale, le club n'y apparut plus jamais depuis lors.

Le R. Léopold CB fut le premier des fondateurs (encore en activité) à quitter les séries nationales. Ce fut en 1928. Par la suite, le matricule 5 ne fit plus que de brèves apparitions. Lors des vingt dernières années du XXe siècle, on pensa que le vénérable Léo ne survivrait pas au passage du millénaire.

En 2003, le matricule 5 refit une brève apparition d'une seule saison en séries nationales, suivie de trois autres de 2005 à 2008. Champion provincial du Brabant en 2010, le Royal Léopold Uccle Football Club remonta en Promotion en vue de la saison 2010-2011.

À la fin de la 2012-2013, la direction du club, qui fête ses 120 ans d'existence, prend une décision radicale. Lassés du manque de soutien affiché par la Commune d'Uccle et de devoir partager les installations de la « Chausée de Neerstalle » avec d'autres clubs d'autres disciplines, l'équipe première du Léopold, déménage de l'autre côté de l'agglomération bruxelloise, à Woluwe-Saint-Lambert et le stade Fallon.

L'équipe de légende de la Belgique

Toujours à la recherche d’un premier titre, la Belgique n’en demeure pas moins une nation respectée dans le monde du football. Au cours de leur histoire, les Diables Rouges ont connu plusieurs générations dorées, la dernière en date ayant marqué les esprits durant les années 2010.

Voici une composition possible de l'équipe de légende de la Belgique :

  • Gardien : Thibaut Courtois
  • Défenseurs : Eric Gerets, Daniel Van Buyten, Vincent Kompany, Jan Vertonghen
  • Milieux de terrain : Axel Witsel, Kevin De Bruyne, Enzo Scifo
  • Attaquants : Jan Ceulemans, Eden Hazard, Romelu Lukaku

Remplaçants : Pfaff, Grün, Alderweireld, T. Simons, Frk.

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