Cleveland Cavaliers : Une Épopée Historique en NBA

L'histoire des Cleveland Cavaliers est intimement liée à celle de LeBron James, enfant d'Akron, Ohio, comme Cleveland. Si les Cavs n'ont jamais remporté le titre NBA sans lui, leur parcours est riche en moments marquants, bien au-delà de l'ère "King James".

Genèse d'une Franchise (1970-1975)

Les Cleveland Cavaliers voient le jour en 1970. Les débuts sont difficiles, avec seulement 15 victoires pour 67 défaites. Le roster est constitué avec les moyens du bord. La légende raconte que le coach Bill Fitch et son assistant ont préparé la Draft d’expansion en consultant les bios des joueurs au dos de cartes de basket. Cleveland sélectionne Austin Carr, scoreur incandescent en NCAA, avec le premier choix de la Draft 1971. En NBA, « Mr. Cavalier » conserve son talent offensif mais voit sa carrière minée par les blessures. Malgré cela, les Cavs bâtissent autour de lui un noyau solide avec Bobby « Bingo » Smith, Jim Chones, Jim Cleamons, Dick Snyder et le vétéran Nate Thurmond.

Le Miracle de Richfield (1976-1979)

En 1976, les Cavaliers atteignent la finale de la Conférence Est après avoir sorti les Washington Bullets en sept manches grâce à plusieurs victoires héroïques acquises sur des tirs dans les dernières secondes. Le Miracle de Richfield, comme est surnommée cette confrontation, du nom du quartier où se situait l’arène des Cavaliers de 1974 à 1994, le Cleveland Coliseum. La blessure de Jim Chones empêche les Cleveland Cavaliers d’aller plus loin et les fans sont persuadés que sans son absence, ils allaient chercher le titre.

L'Ère Sombre de Ted Stepien (1980-1983)

Après le Miracle de Richfield, les Cavaliers ratent l’occasion d’installer une vraie dynastie. Les blessures, l’usure et quelques mauvaises décisions renvoient la franchise vers le ventre mou. En 1980, Ted Stepien débarque comme propriétaire. C’est la descente aux enfers. L’homme veut rebaptiser la franchise « Ohio Cavaliers » et faire jouer l’équipe dans plusieurs villes de l’État. Sur le terrain, il bazarde ses choix de premier tour de Draft. Sa gestion est tellement catastrophique que la NBA crée une règle : la « Ted Stepien Rule », interdisant d’échanger ses premiers tours de Draft deux années de suite. Stepien adore virer ses coachs à la moindre contrariété. Résultat : aucune qualification en Playoffs durant son règne, un effectif sans cap, et une réputation de franchise paillasson. L’arrière fantasque World B. Free, dont le talent et le style unique évitent à Cleveland de sombrer totalement dans l’oubli, est le seul rayon de soleil dans ces années sombres.

La Génération Price-Daugherty-Nance (1986-1994)

En 1986, les Cavaliers profitent enfin de choix de Draft qu’ils n’ont pas bradés pour repartir sur de bonnes bases. La moisson est fructueuse : Brad Daugherty (premier choix), pivot élégant et All-Star en puissance, Ron Harper (huitième choix), arrière athlétique, et Mark Price (25e choix, premier du second tour), futur maestro de la mène et sniper du parking. La même année, Craig Ehlo débarque via la free agency, et Lenny Wilkens s’installe sur le banc. Ajoutez à ça l’arrivée de Larry Nance en 1988, et Cleveland possède un des effectifs les plus prometteurs de la Ligue. Mais Michael Jordan adore affronter Cleveland, au point d’en faire sa victime favorite. Les Bulls brisent régulièrement les rêves des Cavs en Playoffs, et l’histoire retiendra surtout « The Shot » en 1989 : Jordan qui crucifie Ehlo au buzzer du match 5, offrant la victoire à Chicago et un traumatisme éternel à toute l’Ohio. Malgré tout, cette génération reste dans les mémoires pour son style de jeu et ses coups d’éclat, mais les blessures finissent par l’user.

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L'Ère Fratello et le Coup Kemp (1994-2003)

Après la fin du cycle Price - Daugherty - Nance, Cleveland refuse le grand ménage et choisit plutôt la voie de la prudence. Les saisons suivantes s’enchaînent sous la houlette de Mike Fratello, coach obsédé par la défense et le contrôle du rythme. Résultat : un basket lent, prévisible, parfois efficace mais rarement excitant. Les Cavs gagnent assez pour traîner dans le ventre mou, pas assez pour jouer les premiers rôles malgré l’émergence du meneur Terrell Brandon. Pour pimenter un peu la sauce, la franchise tente un coup de poker en 1997 : trade pour Shawn Kemp. Sauf que le « Reign Man » arrive avec quelques kilos de trop… puis quelques dizaines. Peu adapté au jeu lent de Fratello, il offre quelques highlights mais surtout l’image d’un joueur qui s’éteint loin des lumières de Seattle. Ce mélange d’ennui tactique et de pari raté conduit Cleveland à glisser progressivement vers le bas du classement. Saison 2002-03 : les Cavaliers touchent le fond avec le pire bilan de la NBA.

L'Arrivée de LeBron James et la Première Finale (2003-2010)

La loterie 2003 offre à Cleveland le premier choix de Draft et la possibilité de sélectionner l’enfant prodige : LeBron James, gamin d’Akron à 40 minutes de là, déjà surnommé “The Chosen One” au lycée. Son arrivée change instantanément la dimension de la franchise. Autour de lui, les Cavaliers construisent un effectif solide mais pas vraiment effrayant : Zydrunas Ilgauskas, Larry Hughes, Drew Gooden, puis Anderson Varejão. Malgré tout, LeBron porte l’équipe jusqu’aux Finales NBA 2007 après avoir terrassé les Pistons en finale de Conférence avec un match 5 légendaire (48 points, dont les 25 derniers des Cavs). Mais l’armada des Spurs est d’un tout autre calibre et inflige un sweep sec aux Cavaliers.

La Reconstruction et le Retour du Roi (2010-2014)

En 2010, après un nouvel échec en Playoffs, LBJ annonce lors de l’émission télé “The Decision” qu’il quitte Cleveland pour rejoindre le Miami Heat. Sans LeBron, Cleveland replonge vite dans les bas-fonds de la NBA. Les Cavaliers obtiennent plusieurs premiers choix de Draft : Kyrie Irving (2011), Anthony Bennett (2013, probablement le plus gros raté de l’histoire pour un n°1), puis Andrew Wiggins en 2014. Mais l’élément déclencheur arrive à l’été 2014, quand LeBron annonce son retour à la maison.

Le Titre Historique de 2016 (2014-2018)

Les rancunes s’effacent instantanément, les ambitions explosent. Andrew Wiggins est échangé contre Kevin Love, et avec Kyrie Irving, un Big Three est formé. En cours de saison, l’arrivée de notre GOAT J.R. De 2015 à 2018, les Cavaliers participent à quatre Finales NBA consécutives, toujours contre les Golden State Warriors. La première édition voit LeBron lutter tantôt seul (Kyrie Irving et Kevin Love sont blessés) face à une machine de guerre californienne. Mais en 2016, Cleveland vit son plus grand moment : menés 3-1 en Finales, les Cavs réalisent un comeback historique avec le “Block” de LeBron, le tir assassin de Kyrie Irving, et un Game 7 remporté à l’extérieur. Les deux saisons suivantes sont marquées par la domination des Warriors de Kevin Durant et par un effectif des Cavs en constante mutation. En 2018, après une nouvelle défaite en Finales, LeBron quitte à nouveau Cleveland, direction les Los Angeles Lakers. Les Cavaliers ont également mis fin à 52 années de disette pour Cleveland et l’Ohio qui attendaient depuis 1964 un titre de champion grâce à l’une de ses équipes professionnelles (football américain, base-ball, basket).

La Nouvelle Reconstruction et l'Ère Mitchell (2018-Aujourd'hui)

Sans LeBron, Cleveland repart en reconstruction, mais cette fois avec plus de patience et de méthode. Darius Garland est drafté en 2019, Jarrett Allen arrive en 2021 dans un échange malin avec Brooklyn, et surtout Evan Mobley est sélectionné en 2021, rapidement perçu comme un futur All-Star des deux côtés du terrain. L’été 2022 marque un tournant : les Cavs font venir Donovan Mitchell depuis l’Utah Jazz, sans sacrifier leur jeune noyau.

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En 2024, les Cavs passent un cap en perdant en demi-finale de Conférence Est, battus par les Boston Celtics, mais en laissant entrevoir un vrai potentiel. Donovan Mitchell prolonge tout de même son bail dans l’Ohio, ce qui laisse penser que le groupe est sur la bonne voie. J.B. Ce noyau solide permet aux Cleveland Cavaliers de dominer la Conférence Est lors de la saison 2024-25 avec 64 victoires. Ils abordent donc les Playoffs avec ambition. Malheureusement, les pépins physiques de Darius Garland, Evan Mobley et Donovan Mitchell en demi-finale de Conférence face aux Pacers plombent leur rêve de retrouver les Finales NBA.

Sous les ordres de Kenny Atkinson, assistant de Vincent Collet chez les Bleus lors des JO de Paris, les Cleveland Cavaliers affichent un bilan de 12 victoires pour 0 défaite depuis le début de la saison NBA. De quoi s’offrir une place de choix dans l’histoire. Les plus chauvins diront que c’est la patte Vincent Collet, recruté en tant que consultant externe il y a quelques semaines. Les moins optimistes assureront que toute série est faite pour s’arrêter et que la franchise de l’Ohio ne tiendra pas le rythme toute la saison. Mais tous s’accorderont sur le caractère de plus en plus historique de la performance de Cleveland. Tombeurs des Chicago Bulls dans la nuit de lundi à mardi (119-113), les Cavaliers ont enchaîné une 12e victoire en autant de matchs depuis le début de la saison régulière de NBA. Invincibles, ils occupent logiquement la tête de la conférence Est devant les Boston Celtics, champions en titre (9 victoires, 2 défaites). Mais ils s’offrent surtout une place de choix dans l’histoire de la ligue nord-américaine.

Un Départ Historique en 2024-2025

Avec ce bilan de 12 victoires pour 0 défaite, Cleveland, porté par les performances de Donovan Mitchell, Darius Garland, Evan Mobley ou encore Jarrett Allen, détient désormais le sixième meilleur départ de tous les temps en NBA, à égalité avec les Chicago Bulls de 1996-1997 et les Seattle Supersonics de 1982-1983. Ils sont seulement devancés par les Boston Celtics (14 victoires-0 défaite en 1957-1958), les Dallas Mavericks (14-0 en 2002-2003), les Washington Capitols (15-0 en 1948-1949), les Houston Rockets (15-0 en 1993-1994) et les Golden State Warriors (24-0 en 2015-2016). Les Cavaliers n’ont donc "plus" que trois victoires à aller chercher pour s’emparer de la deuxième place, ex æquo avec les Rockets et les Capitols.

Parmi toutes les équipes qui figurent dans le top 5 des meilleurs départs, seuls les Houston Rockets ont été champions (1994). Les Warriors de Stephen Curry, qui sont allés chercher le record de victoires sur une seule même saison après leur départ canon (73 victoires-9 défaites), ont quant à eux perdu en Finales NBA 2016 contre… les Cleveland Cavaliers, emmenés à cette époque par un certain LeBron James. Un tel départ n’est donc pas synonyme de titre, loin de là. Mais cinq des sept équipes qui ont commencé par 12 victoires d’affilée ont atteint les Finales NBA.

Les Chicago Bulls 1996, détenteurs du record de victoires jusqu’à la saison 2015-2016 des Warriors, avaient quant à eux déjà perdu deux rencontres après 12 matchs de saison régulière. Ce qui n’a pas empêché Michael Jordan et ses coéquipiers d’atteindre la barre des 72 victoires en fin de saison et de décrocher le titre de champion.

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L'Influence Française : Atkinson et Collet

La performance historique des Cavaliers, éliminés au deuxième tour des playoffs par les Boston Celtics la saison dernière (48 victoires-34 défaites), porte le sceau de Kenny Atkinson. "Donovan Mitchell, c’est un mec qui est égoïste normalement. Là, il partage le ballon. On dirait qu’il n’y a pas d’égos dans cette équipe, grâce à Atkinson. Il a dû taper du poing sur la table et annihiler tous les égos", loue Frédéric Weis, consultant pour RMC Sport, dans le podcast Basket Time. "Le ballon circule bien et tout le monde est appliqué. Ce que j’aime dans cette équipe, c’est que ça défend. Contre Chicago, les Bulls perdent 20 ballons. Mais sur ces 20 ballons, 14 sont des ballons volés par les Cavs. Et une fois que le ballon est volé, ça court, ça va dans tous les sens. C’est ce que j’aime dans cette équipe."

L’ancien coach des Brooklyn Nets (2016-2020) a débarqué cet été sur le banc des Cavaliers. Adjoint de Vincent Collet en équipe de France aux JO de Paris 2024, il a pris ses fonctions après avoir participé à l’épopée olympique des Bleus, défaits en finale par les États-Unis. Atkinson a décidé de continuer à collaborer avec Collet… en inversant les rôles. C’est ainsi que l’homme aux 15 années à la tête des Bleus a intégré l’organigramme de la franchise NBA. Comme rapporté par L’Equipe, le technicien normand se rend aux États-Unis environ une semaine par mois pour conseiller le staff des Cavaliers.

Les Cavaliers en 2024-2025 : Une Analyse Approfondie

Personne n’arrête les Cleveland Cavaliers cette saison… régulière. La franchise de l’Ohio truste les sommets du classement NBA depuis octobre et est lancée sur les bases d’un exercice absolument historique. Elle est même encore dans les clous pour devenir la troisième équipe de l’Histoire - après les Bulls de 1996 et les Warriors de 2016 - à gagner 70 matches ou plus. Les Cavs pointent pour l’instant à 55 succès en 65 rencontres, l’un des cinq meilleurs bilans de tous les temps au même stade de la compétition. Dans le pire des cas, les joueurs de Kenny Atkinson vont probablement faire mieux que les 66 matches remportés par LeBron James et ses coéquipiers en 2009 et ainsi battre le record de l’organisation.

Une Domination Historique

En s’imposant contre les Nets, les Cavaliers ont décroché une quinzième victoire consécutive. Seules quatre équipes ont déjà signé deux séries de la sorte au cours de la même saison. Cleveland étant donc maintenant la cinquième. Chaque succès renforce la dimension historique des performances de ce groupe et le fait rentrer un peu plus dans un cercle très fermé où se retrouvent essentiellement des champions NBA ou des formations de légende. Les Cavs sont cités avec les Celtics de 86, les Bulls de Jordan, etc. C’est fort. C’est incroyable même. Et pourtant, encore aujourd’hui, il semble difficile de les imaginer en tant que premiers "vrais grands favoris" pour le titre.

Les réticences relèvent d’abord presque d’une question d’habitudes. Parce que la franchise n’a quasiment jamais été en mesure de se mêler à la lutte pour un trophée quand elle ne comptait pas James, la superstar d’Akron, dans ses rangs. Sans lui, Cleveland n’a joué que deux finales de Conférence, en 1976 et 1992. Le club existe depuis plus de 50 ans mais il a été plus souvent parmi les losers que les gagnants. Ça pèse forcément dans l’inconscient collectif, même si ce n’est pas un argument pour les écarter de la course au titre cette saison. Parce qu’encore une fois, les joueurs des Cavaliers font ce que très peu ont fait avant eux dans toute la riche Histoire de la NBA.

Le tout sans même avoir un candidat crédible au MVP, même si Mitchell mérite de la reconnaissance en récoltant quelques votes pour une place d’honneur. C’est d’ailleurs peut-être l’élément clé qui sépare l’effectif d’Atkinson des autres grandes équipes qui ont dominé la saison régulière de la même manière. Les Celtics avaient Larry Bird. Les Lakers Magic Johnson. Les Bulls Michael Jordan. Les Warriors Stephen Curry. Des joueurs Hall Of Famers incontournable considérés parmi les plus grands. Alors qu’à Cleveland, le succès est collectif. Le danger peut venir de partout en attaque. Pour preuve, leur dernière victoire contre les Bucks de Giannis Antetokounmpo et Damian Lillard récemment, où personne n’a inscrit plus de 17 points.

Le staff a construit une machine à marquer exceptionnelle - 122 points par 100 possessions, un chiffre là aussi historique - en misant sur son imprévisibilité. Evan Mobley peut scorer. Darius Garland aussi. Max Strus, De’Andre Hunter, Ty Jerome ou encore Jarrett Allen ont tous la capacité à mettre 20 pions par soir. Les Cavs excellent grâce à leur polyvalence et leur profondeur. Mais le jeu est différent en playoffs. Les possessions plus lentes et chacune plus importante que la dernière. Le basket a beau être un sport d’équipe, ce sont paradoxalement souvent les individualités les plus fortes qui font la différence en playoffs. Rares sont les champions à ne pas avoir pu compter sur l’un des cinq meilleurs joueurs de la ligue. D’ailleurs, c’est presque une constante implacable sur les 30 dernières saisons : les couronnés ont quasiment systématiquement été portés par un joueur qui a terminé dans le top-3 du classement pour le MVP l’année en question.

Un Gros Collectif… Mais Pas de Superstar pour Faire la Différence ?

C’est ce qui manque à Cleveland, et c’est ce qui pousse à douter. Même si Mitchell a déjà fait ses preuves en playoffs. Ses 28 points par match en 54 rencontres le placent en septième position parmi les meilleures moyennes… all time ! Mais ça n’empêche qu’il n’a jamais passé le second tour et ce n’est certainement pas un hasard. Même la profondeur du banc des Cavaliers a ses limites. Ça reste évidemment un atout, surtout en cas de blessures. Mais les coaches vont surtout faire jouer leurs huit meilleurs éléments et sur ce top-8 en question, Boston est sans doute encore au-dessus. Oklahoma City aussi.

Garland, qui réalise une excellente saison, va être ciblé en défense de par son manque de taille. Idem pour Mitchell. Une équipe avec deux arrières aussi frêles peut-elle vraiment gagner ? Ce serait une première. Ils auront aussi beaucoup plus de pression que les années précédentes. Parce que même s’il est parfois difficile de les imaginer aller au bout, leur bilan actuel leur confère presque automatiquement un statut de prétendant au titre. Statut qui ne sera pas forcément facile à assumer pour une équipe menée par quelques joueurs encore jeunes.

Les Cavaliers sont sans doute à mi-chemin entre les Hawks de 2015, une formation qui avait dominé la saison régulière sans qu’elle ne soit réellement en mesure de jouer le titre - battue 4-0 par les… Cavs de LeBron James en finales de Conférence - et les Warriors de la même saison, sacrés pour la première fois avec un groupe jeune et pas encore considéré comme des candidats à la victoire finale avant le coup d’envoi de la saison.

Focus sur Quelques Joueurs Clés

  • Jarrett Allen: Le Texan est un pivot d’une polyvalence pas si commune, dont l’apport n’est pas toujours salué à sa juste valeur. Capable de défendre le cercle inlassablement, quitte à être postérisé, il peut aussi tenir des « petits » grâce à une mobilité qui en a surpris plus d’un. En attaque, Allen (2,09 m, 26 ans) est l’un des plus habiles pour finir sur pick-and-roll, mais il est aussi capable de dégainer à mi-distance avec une certaine habileté ou de distribuer des caviars dans les petits espaces après avoir fixé les défenseurs.
  • Donovan Mitchell, Evan Mobley et Jarrett Allen: Un protocole récupération-nutrition personnalisé a été concocté pour pallier, si possible, les soucis physiques du groupe, avec l’idée de pouvoir enfin s’appuyer de manière durable sur le trio Donovan Mitchell - Evan Mobley - Jarrett Allen, tous prolongés à l’intersaison. Sur le papier, ce groupe peut tranquillement se faufiler jusqu’au premier tour, au minimum.

Les Légendes des Cleveland Cavaliers

Les Cleveland Cavaliers sont une franchise qui a connu des hauts et des bas. Elle a également produit des talents incroyables et des moments mémorables. Voici quelques-uns des joueurs les plus légendaires de l’histoire des Cavs :

  • LeBron James: Sans aucun doute le joueur le plus emblématique de l’Histoire des Cavaliers, LeBron James a été la force motrice derrière le premier titre de champion NBA remporté par la franchise en 2016. Originaire d’Akron, LeBron a été trois fois MVP de la saison régulière et a marqué une ère de domination pour les Cavs. "Cleveland, c'est pour toi !" La voix éraillée et encore voilée par les larmes de LeBron James retentit au bord du terrain. Le "King" a accompli la mission qu'il s'était fixée il y a deux ans en revenant dans son Ohio natal : gagner un titre NBA chez lui, avec les Cleveland Cavaliers. Menés 3-1 dans cette série, puis revenus à égalité avec une détermination rarement vue à ce niveau, les Cleveland Cavaliers ont fait chuter les champions chez eux au terme d'un Game 7 intense et étouffant jusque dans les derniers instants. "J'ai tout donné pour cette quête : mon sang, ma sueur, mon coeur, mes larmes… On y est arrivé contre toute attente et en nous appuyant sur les moments difficiles que l'on a vécu par le passé. Les festivités vont pouvoir débuter dans l'Ohio, où on attendait un titre, tous sports confondus, depuis 52 ans. La malédiction est brisée et c'est peut-être une ère nettement plus prospère qui s'ouvre désormais.
  • Kyrie Irving: Kyrie Irving, premier choix de la draft NBA 2011, a joué un rôle crucial dans le succès des Cleveland Cavaliers, notamment avec un tir décisif lors du match 7 des finales NBA 2016. On peut donc le considérer comme une légende de la franchise. Élu MVP de l'événement, le "Chosen One" n'a pas eu à prendre le dernier shoot qu'il redoutait tant il y a quelques années. J.R. Le meneur All-Star a en effet justifié son statut en réussissant une action à trois points absolument sublime à 53 secondes du buzzer, défiant Stephen Curry en un contre un avant de lui asséner le coup de grâce.
  • Brad Daugherty: Brad Daugherty était l’un des meilleurs joueurs des Cavaliers pendant les années 1980 et 1990. Il a été cinq fois All-Star et reste l’un des meilleurs marqueurs et rebondeurs de l’histoire de la franchise.
  • Mark Price: Mark Price était connu pour sa précision au tir et sa capacité à diriger l’attaque. Il a été quatre fois All-Star et est souvent considéré comme l’un des meilleurs meneurs de jeu de son époque.
  • Zydrunas Ilgauskas: « Big Z » est l’une des figures les plus aimées de l’histoire des Cleveland Cavaliers. Il a été deux fois All-Star. C’était un joueur central pour les Cavs pendant plus d’une décennie.
  • Larry Nance Sr.: Larry Nance Sr. était un joueur polyvalent connu pour son jeu défensif et ses dunks spectaculaires. Il a été trois fois All-Star pendant son séjour à Cleveland.

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