L'équipe de Bolivie de football, surnommée "La Verde", est un acteur historique du football sud-américain. Bien que n'ayant pas toujours été au sommet du classement FIFA, elle a su marquer son territoire, notamment grâce à ses matchs joués en haute altitude. Cet article se penche sur son classement actuel, son parcours récent, et les facteurs qui influencent sa position dans le football mondial.
Parcours récent de la Bolivie dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026
La Bolivie a terminé à la 7e place du groupe sud-américain des éliminatoires à la Coupe du monde 2026, après sa victoire de prestige contre le Brésil (1-0) le mardi 9 septembre 2025. Miguel Terceros, surnommé « Miguelito », a marqué l’unique but de la rencontre face au Brésil.
Cette victoire offre un ticket pour les barrages intercontinentaux à la Bolivie. Ce tournoi représente le dernier moyen pour la Bolivie d’espérer voir le Mondial l’été prochain. Six équipes se qualifieront au total pour ce tournoi : une équipe sud-américaine, une équipe océanienne, deux sélections de la zone Amérique du Nord/Amérique Centrale/Caraïbes, une équipe asiatique et une équipe africaine.
Le Classement Général des Éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 (Zone Amérique du Sud)
Le classement général des équipes des éliminatoires de coupe du monde de football 2026 zone Amérique du sud se base sur un système de points actualisé à l'issue de chaque rencontre. Les équipes sont classées selon le nombre de points le plus élevé.
Admission des équipes dans la compétition: La compétition concerne les 10 équipes nationales membres de la CONMEBOL, qui dispose de six places directement qualificatives pour la phase finale, et une autre pour les barrages intercontinentaux.
Lire aussi: Le Rugby à Angers
Attribution des points des matchs: Les points sont attribués aux équipes selon la règle suivante : une victoire vaut 3 points, un match nul vaut 1 point et une défaite aucun point.
Critères de départage en cas d'égalité: En cas d'égalité de points, les équipes sont départagées selon les règles suivantes, classées dans l'ordre de priorité :
- La différence de buts générale la plus élevée.
- Le nombre le plus élevé de points obtenus dans des confrontations directes.
- La différence de buts particulière la plus grande.
- Le nombre le plus élevé de buts marqués dans des confrontations directes.
- Le nombre le plus élevé de buts marqués à l'extérieur dans des confrontations directes.
- Le nombre le plus élevé de buts marqués.
- Le nombre le plus élevé de buts marqués à l'extérieur.
- La meilleure place au Challenge du Fair-play.
Des règles spécifiques s'appliquent pour l'application des critères 2 à 5 selon que les deux matchs de rencontres entre les équipes ont eu lieu ou non.
Le Défi de l'Altitude et l'Avantage Bolivien
La Bolivie est connue pour ses stades en haute altitude, un facteur qui influence considérablement les performances des équipes visiteuses. Gianni Infantino, le président de la FIFA, a promis que la Bolivie organiserait un jour un Mondial, sans préciser de date ni de catégorie.
Située en partie sur la cordillère des Andes, la Bolivie possède plusieurs stades parmi les plus haut perchés du monde, où l’air est plus rare, rendant les rencontres plus éprouvantes pour les joueurs qui n’y sont pas habitués. Début 2024, son enceinte d’El Alto, à 4 083 m d’altitude, a été homologuée. D’autres se trouvent aussi à plus de 3 000 m au-dessus du niveau de la mer.
Lire aussi: Tout savoir sur le Classement de la Ligue Mondiale
En 2007, la FIFA avait interdit les rencontres internationales au-dessus de 2 500 m d’altitude afin de préserver la santé des joueurs, ce qui concernait aussi le Pérou, l’Équateur et la Colombie. Les autorités sportives des pays andins avaient alors assuré qu’il était bien plus dangereux de jouer par une forte chaleur au niveau de la mer qu’en altitude, pointant les décès de joueurs sur le terrain en Europe, notamment.
La Bolivie, 78e nation au classement FIFA, a appris à manœuvrer avec cette donnée. Principalement en construisant une nouvelle enceinte, le stade municipal Villa Engenio, dans la bien nommée El Alto, à 4 150 mètres d’altitude.
Après cinq défaites en six matchs dans les éliminatoires pour le Mondial 2026, la Verde, bien mal embarquée, inaugurait face au Venezuela son nouveau théâtre. Résultat : victoire 4-0 des Boliviens. Un mois plus tard, la Colombie s'est présentée à El Alto et est repartie bredouille (0-1). Le Brésil de Carlo Ancelotti est également tombé au Villa Engenio (1-0).
Quatre victoires, deux nuls : invaincue dans ses nuages, la Bolivie a gagné son pari, et son ticket pour les barrages.
Réactions et Controverses
Les victoires de la Bolivie à domicile suscitent souvent des réactions mitigées. Certains accusent la Bolivie de bénéficier d'un avantage injuste en raison de l'altitude, tandis que les Boliviens défendent leur droit de jouer dans leur environnement.
Lire aussi: FC Nantes : Objectifs et perspectives en Ligue 1
Rodrigo Caetano, coordinateur général de la Seleção, a déclaré : « En plus de l’altitude, on a joué contre l’arbitrage, contre la police et contre les ramasseurs de balle. C’était un vrai bourbier. On est venu pour jouer au foot, mais on n’a vu que de l’antijeu. » Il a ajouté : « La Bolivie a ses mérites, mais on doit évoluer sur le plan du football sud-américain. Il n’y a qu’à regarder le nombre de points qu’ils ont pris ici et combien ils en ont pris à l’extérieur. C’est quasiment un autre sport que l’on pratique ici. »
En 2007, l’ancien président Evo Morales s’était dressé de toutes ses forces contre l’intention de la FIFA d’interdire les matchs internationaux à plus de 2 750 mètres au-dessus de la mer.
Perspectives d'Avenir
La Bolivie a disputé sa dernière Coupe du monde en 1994. La suite se jouera désormais loin de la cordillère des Andes, dans des barrages pour lesquels il faudra trouver d’autres armes et dans lesquels la Bolivie pourrait croiser son exact inverse géographique : la Nouvelle-Calédonie.
La Bolivie a devancé un Venezuela brisé par le quadruplé d'un ancien attaquant de l'OM, Luis Suarez.
La Bolivie, qui a donc su s'offrir l'espoir d'une quatrième participation à la Coupe du monde après 1930, 1950 et 1994, disputera les barrages intercontinentaux en mars prochain (23 et 31) alors que ces fameux barrages qui seront composés de six équipes : une équipe sud-américaine, une d'Océanie, deux équipes de la zone Amérique du Nord/Amérique Centrale/Caraïbes, une Asiatique et une Africaine. Les quatre équipes les moins bien placées au classement FIFA s'affronteront en demi-finales et les deux autres équipes, les mieux classées, attendront leur adversaire directement en finale. Les vainqueurs des deux finales seront ensuite qualifiés pour la Coupe du monde.