Le monde du handball est un univers où la passion, la performance et l'hommage se rencontrent. Le Paris Saint-Germain Handball (PSG Handball) en est une illustration parfaite, un club où l'histoire s'écrit avec des lettres d'or et où les légendes sont célébrées avec ferveur. Au cœur de cette histoire, des noms résonnent avec une force particulière, des noms synonymes de talent, de dévouement et de succès. Parmi eux, celui de Nikola Karabatic occupe une place prépondérante, une place que le club a choisi d'honorer d'une manière unique et émouvante.
Une Cérémonie Emouvante à Pierre-de-Coubertin
Imaginez une salle vibrante, où chaque cri des supporters résonne comme un écho d’admiration. Le 4 mai 2025, la mythique salle Pierre-de-Coubertin a été le théâtre d'une cérémonie inoubliable. Nikola Karabatic, légende incontestée, a vu son numéro 44 hissé au sommet de cette salle emblématique, marquant un tournant pour le PSG Handball et ses fans. C’est une tradition, importée des sports américains, qui consacre un joueur comme une figure intouchable. Pour Nikola Karabatic, ce moment représente l’aboutissement d’une carrière exceptionnelle.
Le Numéro 44 : Un Symbole de Continuité
Le numéro 44, choisi par Karabatic au fil de sa carrière, ne sera plus jamais porté par un joueur du PSG Handball. Ce choix, loin d’être anodin, reflète son parcours unique, marqué par des numéros emblématiques : le 11 à Montpellier, le 22 à Kiel, le 33 à Barcelone, et enfin le 44 à Paris. Ce nombre raconte la continuité de son incroyable carrière.
Un Hommage Mérité
Prévue le 4 mai à 19h, après le match contre Limoges, la cérémonie s’est tenue dans la mythique salle Pierre-de-Coubertin, là où Karabatic a écrit certaines des plus belles pages de l’histoire du club. Ce 4 mai, après la victoire de ses copains face à Limoges (37-26) qui rapproche encore un peu plus le PSG d’un douzième titre de champion et son frère Luka d’un 15e sacre personnel -lui en compte seize-, Nikola Karabatic a été (re) mis à l’honneur, dans « sa » maison depuis 10 ans. Avec Paris, le triple champion olympique a remporté 9 titres de champion de France, deux Coupes de France, trois Coupes de la Ligue et trois Trophées des champions. Personne n’en aurait eu l’audace mais cela signifie que plus aucun joueur dans ce club ne portera ce numéro 44. Un an après ses adieux en grande pompe au PSG -le 31 mai 2024- devant 15 000 fidèles à l’Accor Arena, l’ancien numéro 13 de l’équipe de France a eu droit un nouvel honneur.
Nikola Karabatic : Une Légende du Handball Mondial
Parler de Nikola Karabatic, c’est plonger dans un océan de records et de distinctions. Triple champion olympique, quadruple champion du monde, et triple champion d’Europe, il a dominé le handball mondial pendant deux décennies. Son impact va bien au-delà des statistiques. Leader naturel, il a inspiré ses coéquipiers par sa rigueur et sa vision du jeu.
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L'Histoire des Karabatic au PSG
Nikola Karabatic ne sera pas seul dans ce panthéon du PSG Handball. L’histoire des Karabatic au PSG ne s’arrête pas avec Nikola. Son frère, Luka Karabatic, capitaine actuel du club, pourrait bien être le prochain à recevoir un tel honneur. Toutefois, cet hommage devra attendre la fin de son contrat, prévu en juin 2026. Ce moment rappellera aussi que le sport est fait d’histoires humaines. Luka Karabatic qui, à la fin de son actuel contrat en juin 2026 aura défendu la tunique parisienne durant 11 saisons.
Le PSG Handball : Un Club Ambitieux
Le PSG Handball, en quête d’un nouveau titre de champion de France, profite de cette rencontre pour célébrer son ancien leader. Ce dimanche avec le gardien Andreas Palicka auteur de…, 5 buts depuis sa zone, Limoges n’a pas fait le poids. « Au-delà d’un pas de plus, c’est la manière qui est bonne. On a fait les choses comme il fallait et nous avons à cœur de bien finir cette saison. Mais on sait que le plus dur, c’est toujours de conclure », partage Luka KarabaticÀ quatre journées de la fin, Paris compte 5 points d’avance sur Nantes et six sur Montpellier.
L'Absence de Nikola Karabatic : Un Défi à Relever
Désormais sans l’icône Nikola Karabatic parti à la retraite, le club va devoir aussi vivre sans Christophe Dubois, le kiné historique du PSG, disparu brutalement : « C’était un grand professionnel. On avait totalement confiance en lui. Dès qu’il y avait un problème, on pouvait lui en parler. Tout le monde l’adorait. On est très triste car il était quelqu’un de très important pour nous ». Après la cruelle défaite aux Jeux de Paris en quarts contre l’Allemagne (34-35 a.p), Niko a dit définitivement adieu au handball. « Personne ne peut faire oublier Nikola Karabatic, précise l’entraîneur du PSG. Il a énormément apporté au handball. Il a fait évoluer beaucoup de choses dans ce sport. C’était un joueur très fort en attaque et en défense il était parfait. Il a tout gagné. Ce genre de profil, tout le monde le recherche évidemment. C’est dommage pour lui qu’il n’ait pas pu prendre la médaille d’or en France, mais c’est la vie… ».
L'Arrivée de Yahia Omar : Un Nouveau Chapitre
Le coach du PSG n’est lui pas trop inquiet quant au départ de cette légende. L’arrière droit égyptien de 26 ans Yahia Omarrejoint le club de la capitale pour trois saisons. Il a démarré sa carrière au Caire au Zamalek SC où il s’est vite fait remarquer. En 2019, il est prêté au Veszprem. En Hongrie, il a fait ses preuves au sein de ce club huppé et a remporté de nombreux titres. Avec les Pharaons, il est devenu un joueur incontournable depuis plusieurs années. « C’est un joueur qui nous a beaucoup séduits. Il est pétri de qualités. On a eu énormément de soucis la saison passée à ce poste en particulier avec la blessure de Dominik Mathé. Yahia Omar est un joueur qui est à la fois très bon en attaque et en défense. Il passe très bien le ballon aussi. La star de l’équipe de France a mis un terme à sa carrière aux Jeux de Paris 2024.
Les Adieux de Nikola Karabatic : Un Moment d'Émotion
Plutôt que de raconter ses exploits sur le terrain, certains de ses partenaires et amis nous ont raconté, à travers des anecdotes, pourquoi il était aussi un homme à part en dehors.Nikola Karabatic célébré au soir de son tout dernier match, après la défaite des Bleus en quarts de finale des JO contre l'Allemagne, le 7 août. Icon Sport/Baptiste FernandezTrois médailles d’or aux Jeux olympiques, quatre couronnes européennes, autant de sacres planétaires et des dizaines de moments venus d’ailleurs. Nikola Karabatic n’aura certes pas eu droit aux adieux dont il rêvait, ni à ceux, peut-être, qu’il méritait. Le 7 juillet, à l’issue de l’élimination face à l’Allemagne en quart de finale des JO de Paris, le triple meilleur joueur du monde s’est pourtant retiré avec le sourire.
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Les Bleus : Un Nouveau Cycle
Les Bleus semblaient sincèrement heureux de se retrouver, lundi dans leur gymnase pimpant de la Maison du handball de Créteil (Val-de-Marne). Comme une famille éprouvée mais soudée. Arrivé en retard à l'entraînement à cause des intempéries à Barcelone, Dika Mem a enlacé le sélectionneur Guillaume Gille. Dylan Nahi balançait ses vannes habituelles et l'improbable jeu proposé par le préparateur physique Olivier Maurelli, tous alignés en quinconce dans une sorte de mélange de bras de fer et de gainage, a fini sens dessus dessous dans un grand éclat de rire. Mais, comme l'horloge au-dessus du parquet, une partie de leur tête est restée à l'heure d'été et au douloureux échec en quarts de finale des JO de Paris (contre l'Allemagne, 35-34 a.p.). « La cicatrice est toujours béante », reconnaît Gille. Maintenu en poste malgré ce fiasco, le technicien a lancé l'opération rédemption avec plusieurs changements significatifs en vue du Mondial 2025 (du 14 janvier au 2 février en Croatie, au Danemark et en Norvège) et des JO 2028 à Los Angeles.
L'Effacement des Anciens : Un Nouveau Départ
Cinq grandes figures de la décennie écoulée ont disparu du paysage : le monument Nikola Karabatic, Vincent Gérard (retraités), Valentin Porte, Timothey N'Guessan (retraite internationale) et Kentin Mahé (non sélectionné). Autant de joueurs qui ont tout gagné et laissent un sacré vide. Le dernier des grands anciens, Luka Karabatic (36 ans), a rendu son brassard de capitaine, dont a fort logiquement hérité Ludovic Fabregas (28 ans). Le cadet des Karabatic confesse avoir ressenti « un coup de vieux » ; il pourrait apporter son vécu jusqu'au Mondial, mais sa présence n'est pas garantie à un poste de pivot hyper-dense. Plus que jamais, l'équipe de France est désormais celle des deux « générations dorées » de 1996-1997, autour de Fabregas et Dika Mem, et de 1998-1999 autour d'Elohim Prandi, auxquels il faut ajouter Nedim Remili (né en 1995). Une ribambelle de talents immenses, déjà expérimentés et installés comme des éléments majeurs. L'olympiade qui s'ouvre pourrait voir l'éclosion à leurs côtés d'Aymeric Minne (27 ans), de Thibaud Briet (24 ans) et de Kyllian Villeminot (26 ans), eux aussi dominants dans leurs clubs de Nantes et de Montpellier.
L'Évolution du Jeu : Un Défi Constant
Aux JO, les Bleus ont semblé perdus, sans aucune fluidité dans les attaques placées. L'édifice offensif reposait sans doute trop sur le demi-centre Nedim Remili, passé complètement à côté du tournoi. Le gaucher apparaît aujourd'hui requinqué après un excellent début de saison avec Veszprem. Aymeric Minne, qui cartonne avec Nantes après avoir été très peu utilisé cet été, est sur orbite pour prendre, lui aussi, de grosses responsabilités à ce poste de meneur de jeu. « Gino (Guillaume Gille) l'a dit, il veut me donner plus de place, pose le Nantais. Un nouveau cycle démarre, j'essaie de reproduire ce que je fais en club. C'est à moi de m'imposer de plus en plus, d'aller chercher la place, on ne va pas me le donner. » Sa force de percussion et son instinct de buteur, pour lesquels le grand club allemand de Flensburg est prêt à casser sa tirelire l'été prochain, sont très attendus. Gille et son nouvel adjoint Yohan Delattre vont aussi s'attacher à reconstituer le jeu rapide tricolore, force historique enrayée lors de Paris 2024. Avec une défense toujours impressionnante autour de la paire Ludovic Fabregas - Karl Konan, et les flèches Dika Mem et Nedim Remili pour monter les ballons, ce sera avant tout une question de réglages et de confiance.
L'Attention aux Émotions : Une Nouvelle Approche
L'autre nouveauté dans le staff est l'intégration du préparateur mental Pierre Arthapignet, qui avait effectué des interventions ponctuelles lors de la préparation olympique. Une grande première en équipe de France masculine, alors que les Bleues y font appel depuis huit ans. « C'est quelqu'un qui a beaucoup d'expérience et qui, autour de la psychologie, a développé tout un tas de compétences dans l'univers sportif comme celui des entreprises, explique Gille. Je trouve qu'il était temps d'associer une ressource sur cette thématique-là, parce qu'on se rend bien compte de la difficulté à gérer les émotions, l'échec ou la réussite. » C'était criant cet été, où nombre de ses hommes ont semblé submergés par le contexte inédit de JO à domicile, associé à des fins de carrière marquantes et à un deuil douloureux (celui de l'ex-kiné du Paris-SG, Christophe Dubois). Reste à voir comment les joueurs adhéreront à cette démarche.
L'Euro Cup : Un Nouveau Défi
Grâce à son triomphe à l'Euro en janvier, l'équipe de France n'aura pas besoin de passer par les qualifications pour la prochaine édition. Elle va donc découvrir l'Euro Cup, créée par la Fédération européenne afin de meubler ces fenêtres internationales pour les pays hôtes et le tenant du titre. Les Bleus vont s'y frotter aux champions olympiques danois, à la Norvège et à la Suède.Ce programme nordique rappelle le souvenir de la Golden League, que la France a organisée pendant une décennie avec la Norvège et le Danemark avant de l'abandonner en 2022 devant la surcharge du calendrier. Mais c'est l'assurance de matches de bien plus haut niveau que les récents duels déséquilibrés en qualifications contre la Lettonie (53-9) ou l'Italie (50-16). « Quand on regarde le pedigree de nos adversaires, on va avoir des super matches à jouer », souligne Guillaume Gille. Ce sera le cas dès ce soir contre la Suède, championne d'Europe 2022, mais qui sort aussi d'une décevante élimination en quarts des JO.
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Christophe Dubois : Un Homme de Dialogue
Ancien policier, Christophe Dubois est spécialiste des litiges de voisinage à Rennes. Sa technique : « de l’écoute et du dialogue ».Le Délégué à la cohésion police/population du secteur Rennes centre, Christophe Dubois privilégie le dialogue pour régler les conflits entre personnes. (Le Télégramme/Quentin Ruaux)Tranquillement installé dans son petit bureau, situé au 2e étage du commissariat de quartier de la rue de Penhoët, à Rennes, Christophe Dubois est affairé sur ses dossiers. Seule la sonnerie du téléphone finit par venir troubler sa concentration. « Allo ! Oui, merci, vous pouvez les faire monter. Neuf rachats en deux ans : près de Rennes, le groupe agroalimentaire Solina met la gomme à l’internationalApplication Le TélégrammeVous aimez la Bretagne ? Vous allez adorer l'application du Télégramme.
D'autres Hommages : Une Tradition du Club
Comme lui, plusieurs autres joueurs ont eu droit à cet honneur comme Luc Abalo ou Mikkel Hansen.Sa carrière et son palmarès ne sont plus à refaire et on a l'impression que tout a déjà été fait pour rendre hommage à Nikola Karabatic. Mais le Paris Saint-Germain a encore réservé une surprise à l'ex arrière gauche ou demi-centre. Pour rappel, ce dernier a officiellement mis un terme à sa carrière il y a quelques mois, à l'issue de l'élimination des Bleus face à l'Allemagne en quarts de finale du tournoi des Jeux Olympiques de Paris 2024. À Paris, Nikola Karabatic a disputé pas moins de neuf saisons et reste encore aujourd'hui, l'un des ambassadeurs officiels du club à l'international.Le Paris Saint-Germain va donc retirer le N°44, le quatrième numéro qu'il a porté durant sa carrière après le 11 à ses débuts à Montpellier, le 22 à Kiel et le 33 au FC Barcelone. Nikola Karabatic n'est pas le seul à avoir reçu cet « récompense » puisque Patrice Annonay, Luc Abalo, Mikkel Hasen et Christophe Dubois (kiné, décédé l'an dernier) ont déjà été honorés par le passé.
Le Palmarès de Nikola Karabatic au PSG
Avec le Paris Saint-Germain, entre 2015 et 2024 donc, Nikola Karabatic a remporté neuf titres de champion de France sur les seize récoltés au total dans sa carrière, deux Coupes de France, trois Coupes de la Ligue et quatre Trophées des champions. Il compte aussi cinq présences au Final Four et trois Ligues des champions gagnées avec Montpellier, Kiel et Barcelone. Un hommage qui s’est conclu par un moment de partage entre Nikola Karabatic, ses anciens coéquipiers du PSG Handball et les Ultras.
Un Moment de Partage et de Fierté
Nikola Karabatic, légende du PSG Handball, a été mis à l’honneur lors d’une cérémonie hommage à l’issue du match opposant le club de la capitale à Limoges, ce dimanche. Un honneur réservé aux plus grands.Icon SportSous les yeux d’un public survolté, l’enceinte historique de la Porte de Saint-Cloud, où Nikola Karabatic a disputé environ 200 matchs en neuf saisons, s’est transformée en un théâtre d’admiration et de gratitude. « Une fierté et un soulagement » pour les élèves et leur directeur Académique, David Mignot, d’avoir fait de cette journée un moment de partage et de joie entre supporters et joueurs. Les supporters, qui se sont rassemblés en masse pour cette journée marquée par des moments forts. Des images retraçant la carrière exceptionnelle de Nikola Karabatic, triple champion olympique, quadruple champion du monde et d’Europe, ont été diffusées, suscitant des ovations.C’est auprès de sa famille, ses coéquipiers, anciens et actuels, ainsi que des figures du handball français, que celui que beaucoup considèrent comme le meilleur joueur de l’histoire a savouré ce moment. «C’est encore plus fort de revenir ici un an après. Je suis très fier d’être là, dans cette salle mythique de la scène handball», a lancé l’ancien joueur du PSG Handball.Le public, porté par l’énergie des Ultras parisiens, a scandé son nom, rappelant les innombrables souvenirs laissés par «Kara» dans cette salle qu’il qualifiait lui-même de «seconde maison».
La blessure de Karabatic en 2020 et sa rééducation
Pour Nikola Karabatic, qui tirait une si grande fierté de n'avoir jamais connu de blessure majeure en vingt ans de carrière, le 17 octobre 2020 à Ivry a marqué un tournant. Sur une mauvaise réception, le Parisien se rompt le ligament croisé antérieur du genou droit. À plus de 36 ans, commence alors un défi contre le temps que le maître à jouer des Bleus remportera haut la main huit mois plus tard, lors de ses cinquièmes JO, en montant pour la troisième fois sur la plus haute marche du podium. En jouant un rôle majeur à Tokyo, Karabatic a encore démontré qu'il n'était pas un champion comme les autres. Alors qu'il s'apprête à prolonger avec le PSG au-delà de l'été 2022, fin de son actuel contrat, nous avons tenté, au travers des confessions de ceux qui l'ont accompagné au plus près durant ces sept mois de souffrance, de comprendre dans quelles mesures il déjouait les lois de la médecine.
Les témoignages de son entourage
« Il connaît parfaitement son corps » CHRISTOPHE DUBOIS, kinésithérapeute du PSG handball, en charge de sa rééducation« Il a été choqué par son accident. Il a mis deux trois jours à s'en remettre. Le temps qu'il comprenne aussi l'organisation qui allait être mise en place. Puis il m'a rappelé et m'a dit : "Voilà Kiki, je suis prêt. On y va." Ce n'est pas un mec comme les autres dans le sens où il connaît parfaitement son corps et sait le faire travailler. Quel que soit l'exercice, il l'analyse, le comprend et l'exécute vraiment dans l'excellence. Je n'ai pas vu deux séances identiques. Parfois, je lui proposais des exercices un peu ingrats. J'en étais presque gêné. Mais pour lui, pas de problème. C'est une machine de travail. Tout vient de son éducation. Tout petit, il faisait déjà deux entraînements par jour avec son papa. Ce rythme a forgé son caractère. Sur son match de reprise (le 30 mai 2021, face à Saint-Raphaël), il ne devait jouer que 5 minutes. Et il commence par mettre deux buts en un contre un. Soit le geste le plus dur qu'on puisse faire après un croisé. Là, j'avoue franchement que j'ai eu peur. Il a bien entendu fait exprès… Après, tu ne t'attends pas à ce qu'il fasse derrière une compétition comme les JO qui dure un mois avec un match tous les deux jours. Même s'il n'a plus 20 ans, il a eu de l'impact durant tout le tournoi. C'était une belle aventure. On a tout fait pour être à la hauteur de son talent. Géraldine Pillet, sa première supportrice. « Il ne se plaint jamais » GÉRALDINE PILLET, sa compagne et la mère de ses deux enfants« Pour lui, son corps est une machine. Depuis tout petit, il en prend soin en termes d'étirements, de récupération, d'alimentation. Surtout ces cinq dernières années, où il savait qu'il voulait prolonger sa carrière. Il ne s'autorise que très peu d'excès. On n'est plus sur la folie des 20 ans où il picolait et pouvait manger des plats de pâtes à foison. Pour lui, la blessure n'était pas quelque chose d'envisageable. Quand elle est arrivée, son ego en a pris un coup. Mais à aucun moment, il ne s'est imaginé que c'était la fin de sa carrière. Il ne se plaint jamais. J'imagine que certains doivent être plus forts que lui physiquement. En revanche, il a une volonté… En dix ans, je l'ai peut-être vu manger une fois un bonbon Haribo. L'exemple peut paraître ridicule mais à partir du moment où il a décidé qu'une chose n'était pas bonne pour lui, il s'y tient. Quand il dit qu'il a eu peur de ne plus pouvoir jouer au hand après sa thrombose, moi j'avais tout simplement peur pour sa vie. Sa thrombose partait quand même du milieu du mollet jusqu'à l'aine. Cela s'est joué en 24 heures. Heureusement qu'il a reconnu les signes et que l'équipe médicale a été réactive. Même pendant ces dix jours d'hospitalisation, il ne m'a jamais inquiété. J'en étais très énervée. En période de Covid, je ne pouvais pas lui rendre visite. Lui, la seule chose qui l'ennuyait, c'était de prendre du retard dans le processus de rééducation. » « Lors d'un test isocinétique, il a fracassé la machine » YOANN BOHU, chirurgien orthopédiste, qui l'a opéré d'une rupture du ligament croisé antérieur« Pour avoir vu ses tendons, ses muscles, ses articulations, il est certain que l'on a affaire à une capacité biologique tout à fait particulière. Il cicatrise beaucoup mieux que les autres. La plupart des patients opérés d'une ligamentoplastie observent des hématomes ou des gonflements du genou. Au bout de quatre semaines, son genou était parfait. Sans gonflement ni douleur, avec une perte musculaire quasi inexistante. On peut être en appui sur les jambes au bout de trois à quatre semaines. Lui, c'était au bout de quatre jours. Là, vous êtes dans l'exceptionnel, comparable seulement à des champions comme Tony Parker ou Teddy Riner. C'est injuste mais franchement, on n'a pas les mêmes gènes. Lors d'un test isocinétique à Clamart, il est allé jusqu'à casser la machine. Lorsque le docteur Serrano, qui lui a fait passer ce test, m'a prévenu, je n'y croyais pas. Depuis vingt ans, tous les rugbymen du Racing, du Stade Français, des sportifs qui avoisinent les 150 kg sont passés sur cette machine sans la casser. Nikola, lui, l'a fracassée. Ses valeurs sont dans le top 3 de tous ces joueurs-là. Said Ouksir, préparateur physique, ancien ailier gauche du club de 2007 à 2013. « Il fait les exercices "tête pleine" » SAÏD OUKSIR, préparateur physique du PSG, en charge de sa réathlétisation« Je connais Niko depuis plus de 20 ans car on a joué l'un contre l'autre en sélections jeunes. À 16 ans, il était déjà différent des autres et n'a fait que cultiver cette différence. Pour moi, il fait clairement partie des plus grands sportifs de tous les temps comme Michael Jordan ou LeBron James en basket, Messi ou Ronaldo en foot. Lorsqu'on lui explique un nouvel exercice, il a besoin de se l'approprier. Après, c'est un garçon hyper intelligent, il intellectualise ce qu'on lui demande et c'est parti. Ce n'est pas donné à tout le monde de se connaître aussi bien et de garder toujours ce même schéma. Il gère aussi parfaitement l'entraînement invisible. Tout ce qui est récupération. Il est très assidu et très rigoureux. Pour reprendre une expression de Jean-Claude Perrin, il fait les choses "tête pleine". Il est focus sur son objectif et va tout faire pour l'atteindre. Nikola est aussi un personnage particulier, très pudique. Quand il est revenu à Coubertin, on s'est enfermés dans le box médical avec "Kiki" (Christophe Dubois). Il nous a pris dans ses bras. Avec un sourire radieux, il nous a dit : "Cette médaille, c'est la nôtre." C'était un moment incroyable. » « Médicalement, un bonheur de travailler avec lui » RÉGIS BOXELÉ, médecin du PSG Handball« D'un point de vue scientifique, on ne peut pas dire que son capital génétique fait qu'il se répare plus vite que les autres. Après, il récupère plus vite de ses lésions musculaires que le commun des mortels ou d'autres sportifs pros. On aurait pu imaginer qu'il connaisse plus de blessures dans la mesure où il a un physique relativement lourd (97 kg), où il joue depuis très longtemps, avec un style de jeu très engagé. Pourtant, sur ses radios ou ses IRM, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Il a un cartilage d'un joueur de 25 ans. C'est très étonnant. Ce qui me frappe, c'est sa façon de travailler en kiné, à l'échauffement, ou en routine avant les matches. Tout est parfaitement maîtrisé. Il n'a aucun geste parasite. C'est un mec adorable, qui a de l'humour, mais lorsqu'il se met à la kiné, il ne déconne plus. Il y a aussi une très grande relation de confiance entre nous. Je suis certain que si trois semaines avant la sélection pour les JO, son état n'avait pas été satisfaisant, il nous l'aurait dit. Cette confiance nous a fait gagner un temps fou. Médicalement, c'est un bonheur de travailler avec lui car je peux me fier à ce qu'il dit. Et c'est vrai que les quinze derniers jours avant son retour, il n'en pouvait plus. Il était comme un lion en cage. »
Les numéros retirés du PSG Handball
Ils racontent l’histoire du PSG handball et rendent hommage aux grandes figures du club.Le numéro 1 est celui de Patrice Annonay, l’ancien gardien de but (2005-2016), aujourd’hui adjoint de l’entraîneur Raul Gonzalez pour quelques semaines encore. Le numéro 19 appartient à Luc Abalo, Parisien de 2012 à 2020. A sa droite trône celui d’un autre champion olympique, le Danois au bandeau Mikkel Hansen qui a fait les beaux jours du club de la capitale de 2012 à 2022. Le quatrième, le numéro 23, n’est pas celui d’un joueur mais d’un de leurs proches, l’ancien kiné du club Christophe Dubois subitement disparu au début de l’été 2024.Tout à droite, un drap sombre en recouvre un cinquième. On devine le nom et le numéro qui figurent dessus : Karabatic et deux chiffres jumeaux, 44.
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