Chérif Hamani est une figure marquante du handball français, particulièrement reconnu pour son rôle d'entraîneur. Son nom est associé à des moments clés pour des équipes comme Tremblay, où son leadership a suscité l'attention et l'espoir. Cet article explore son parcours et son impact sur le handball, tout en mettant en lumière des figures comme Junior Tuzolana, dont les trajectoires croisent celle de Hamani.
Chérif Hamani : Un Entraîneur au Cœur des Enjeux
En tant qu'entraîneur, Chérif Hamani a su se distinguer, notamment grâce à son passage à Tremblay. Sa capacité à mener son équipe a été mise en évidence lors de compétitions importantes, où chaque match représente un enjeu crucial pour l'avenir du club.
Tremblay : Un Tournant Décisif
Il y a quelques mois, personne n’aurait imaginé une telle affiche, mais Tremblay va disputer une rencontre importante pour son avenir. Les joueurs de Chérif Hamani, 4e après 21 journées, reçoivent Frontignan, promu et surprenant 2e au classement. Une victoire leur permettra de repasser devant, et même de se rapprocher de Dijon si le leader bourguignon chute à Massy.
Junior Tuzolana : Un Talent Émergent
L'article met également en lumière le parcours de Junior Tuzolana, un joueur talentueux qui a su faire sa place dans le handball après avoir quitté le monde du football.
Du Football au Handball : Un Parcours Inattendu
L’histoire est belle, et elle est celle de Junior Tuzolana. Un véritable enfant de la balle, qui a d’abord, pourtant, été celui du ballon rond. « J’ai côtoyé le très haut niveau de très près très tôt, se rappelle le Cessonnais. Ça fait rêver, ça donne envie surtout, parce que ça montre que le rêve est accessible. Je l’ai compris très tôt, contrairement à certains. »
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Le foot, il l’a choisi à 12 ans, en intégrant le centre de formation du PSG. De la génération 1996-1997, il y côtoie Jean-Kévin Augustin, son meilleur ami encore aujourd’hui, Kingsley Coman, rencontre Nordi Mukiele, Marcus Thuram, Allan Saint-Maximin. Mais claque rapidement la porte, malgré ces solides amitiés nouées.
« L’envers du décor était difficile. Cet univers de concurrence… Ça m’a dégoûté, parce que je l’ai vécu trop tôt. À cet âge-là, je n’avais pas envie de ça, je n’étais pas prêt pour ça, analyse Junior Tuzolana. Un jour, ma mère devait me poser au centre d’entraînement du Camp des Loges, je lui ai dit que je n’irais pas. Je ne voulais plus jouer avec les pieds, mais avec les mains. »
L’Yvelinois promet alors de devenir joueur professionnel de handball. Ce qu’il réalisera quelques années plus tard, en 2019, à Istres.
Entre-temps, le chemin a été loin d’être classique, « pas le parcours d’excellence ». Des gammes faites à Dreux et à Plaisir, une année de capitanat, avant d’être repéré par le HBC Nantes et Grégory Cojean. « Dans mon club, il y avait le fils de Thierry Anti, qui lui a dit qu’il y avait un joueur à regarder. Grégory a décidé de me faire confiance. »
Junior Tuzolana, l’affectif, noue une relation constructive et franche avec le directeur du centre de formation nantais. Mais « d’un point de vue handballistique, j’ai pris une porte en plein visage. Moi qui n’étais pas passé par les Pôles, j’ai appris ce qu’était la discipline sur le terrain. Mais ce qui a fait qu’on a très vite cru en moi, c’est l’état d’esprit. »
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Après trois ans au H, il prend la direction d’Istres. Pour « le passage, pour l’instant, le plus compliqué de ma carrière. S’il y signe pro et se révèle à la première division, il apprend, lors du premier confinement, qu’il ne sera pas conservé alors qu’on l’avait assuré d’une prolongation.
« J’ai dû appeler le coach pour savoir que la décision avait changé. Je n’ai pas trouvé ça très courageux dans la manière de faire. Je n’en veux à personne, mais ce n’était pas très humain. »
À la différence de son passage, l’an dernier, à Pontault-Combault (Proligue). Où Tuzolana a rebondi « un peu à contrecœur au début, parce que je vivais ça comme un pas en arrière », mais a finalement connu une très belle expérience collective, et avec le coach Chérif Hamani.
Une saison à l’issue de laquelle les portes du CRMHB, déjà intéressé une année plus tôt, se sont rouvertes.
Arrivé à Cesson cet été, pour former le duo avec Sylvain Hochet sur l’aile gauche, l’ancien Nantais de 24 ans construit depuis sa position dans le groupe aux côtés de l’emblématique capitaine des Irréductibles. « Sissou (Hochet) est un super mec, qui m’a pris sous son aile. Mais à certains moments, c’est dur d’avoir l’impression qu’on parle de toi comme de celui qui vient tenir la bouteille d’eau, la doublure. Je ne suis pas une doublure. Mais c’est aussi au club, qui a pris la décision de me faire venir, de me trouver ma place. Je ne suis pas plus inquiet que ça. »
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S’il fallait encore le prouver, Junior Tuzolana a appris, avec sa personnalité et sa trajectoire, à faire sa place. Un autre héritage de ses années football. « On m’a toujours trouvé un caractère bien trempé, mais c’est aussi parce que j’ai été dans un monde de requins à 12 ans. Quand à cet âge-là on est dans une structure avec 250 jeunes, en Ile-de-France, si à un moment donné, on n’est pas capable de bomber le torse, on ne reste pas très longtemps. Ça m’a resservi après, dans l’état d’esprit. Aujourd’hui, je suis capable d’aller dire ce que j’ai envie de dire à qui je veux, sans peur, et sans manque de respect. »
D’ailleurs, après avoir longtemps été placé dans un sempiternel parallèle avec les parcours d’oncles desquels il a tant appris, il a « tapé du poing sur la table » pour se détacher de cette comparaison réductrice. « Les gens parlent maintenant de mes oncles par rapport à ce que je fais. Ça s’est inversé, ça montre qu’on a du respect pour ce que je fais. »