Nick Champion de Crespigny, un nom qui résonne avec l'écho de l'héroïsme aérien et la promesse d'un rugby puissant, a posé ses valises à Castres. Ce jeune Australien, dont le patronyme évoque les pages d'un roman d'aventure, est prêt à marquer de son empreinte le Top 14.
Un Nom, une Histoire : Entre Rugby et Héroïsme Aérien
Si le nom de Champion de Crespigny ne parle pas encore à tous les amateurs de rugby, il est auréolé d'une gloire particulière dans le monde de l'aviation. Richard Champion de Crespigny, le cousin de Nick, est un pilote de ligne dont l'acte de bravoure a marqué l'histoire. En novembre 2010, aux commandes du "Nancy Bird Walton", il a évité une catastrophe aérienne en réussissant à poser son A380 en feu à Singapour, sauvant ainsi la vie de centaines de personnes. Un héritage d'héroïsme qui accompagne Nick dans sa nouvelle aventure sportive.
Des Débuts Prometteurs en Australie
Nick Champion de Crespigny découvre le rugby dès l'âge de 8 ans à Canberra. Ses qualités physiques lui permettent de rapidement se distinguer. Il poursuit ses études à la Sydney University, où il devient un leader au sein de l'équipe de rugby, remportant le championnat à trois reprises. Malgré des propositions, notamment des Waratahs, il privilégie ses études et attend d'obtenir ses diplômes avant de se lancer pleinement dans une carrière professionnelle. Il a également passé un été avec les Melbourne Rebels et s'est entraîné avec les Waratahs.
Le Choix du Top 14 et l'Attrait de Castres
Le Top 14, l'un des championnats les plus prestigieux au monde, attire Nick Champion de Crespigny en France. La présence de joueurs de qualité mondiale et la ferveur des supporters sont autant d'éléments qui motivent son choix.
Castres Olympique, en particulier, séduit le jeune Australien. Son amitié avec Tom Staniforth, un ancien camarade d'école et coéquipier en Australie, joue un rôle déterminant. Les deux hommes ont joué ensemble en Australie en National Rugby Championship et ont passé du temps ensemble avec les Waratahs. De plus, la réputation de Pierre-Henry Broncan, l'entraîneur de Castres, et l'histoire riche en titres du club tarnais achèvent de le convaincre.
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"J’ai choisi la France, le top 14 car c’est un des meilleurs championnats dans le monde. On y trouve aussi des joueurs de qualité mondiale. C’est bien connu également pour avoir des supporters passionnés."
"Je suis allé à l’école avec Tom (NDLR : Staniforth), nous sommes de très bons copains, donc j’en ai parlé avec lui avant de rejoindre Castres. Je savais aussi que Pierre, était un très bon coach. Je lui avais parlé auparavant et j’ai eu connaissance de ses qualités. Castres est aussi un club avec des supporters passionnés, un club qui gagne des titres et qui a une grande et belle histoire."
Un Profil Polyvalent et Puissant
À 24 ans, Nick Champion de Crespigny (1,93 m, 110 kg) est un joueur polyvalent capable d'évoluer en troisième ligne (numéro 7 ou 8) voire en deuxième ligne. International moins de 20 ans avec l'Australie, il est décrit comme un joueur agressif et dur, doté d'une puissance physique impressionnante. Pierre-Henry Broncan le décrit comme "un garçon au profil puissant et combattant qui colle parfaitement avec le rugby de l’hémisphère Nord."
Une Intégration Facilitée
Son intégration à Castres est facilitée par l'accueil chaleureux de l'équipe et par la présence de son ami Tom Staniforth. Il prend également des cours de français 3 à 4 fois par semaine pour s'adapter à la culture et à la langue.
"Non, pas vraiment, la transition à la vie en France à été facile pour moi, l’équipe a été très accueillante et Tom en particulier m’aide beaucoup."
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"A Castres, les gens ont été très accueillants. PierreHenry m’a notamment beaucoup aidé."
Des Ambitions Élevées
Nick Champion de Crespigny affiche de grandes ambitions pour son aventure à Castres. Il souhaite apporter sa puissance physique à l'équipe et contribuer à la conquête de titres. Il se dit impressionné par le niveau du Top 14, notamment par la densité physique des joueurs et l'importance de la mêlée.
"J’ai bien commencé la saison. J’espère continuer sur cette dynamique et apporter ma puissance physique pour encore mieux agresser en défense."
"Si je compare à l’Australie, en France la mêlée est un secteur vraiment clé. Les gars sont très costauds. Les contacts sont hyper rudes."
Il aspire à rester longtemps à Castres, convaincu par la direction que prend le club.
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"Evidemment que j’aimerais rester à Castres longtemps, il y a beaucoup de choses à gérer pendant une carrière, mais j’aime la direction dans laquelle le club va."
Un Défi de Taille : La Champions Cup
L'arrivée de Nick Champion de Crespigny à Castres est perçue comme un atout majeur, notamment en vue de la Champions Cup. Sa polyvalence et sa puissance physique seront précieuses pour affronter les meilleures équipes européennes. Pierre-Henry Broncan souligne que "Son arrivée va être un atout, d’autant que nous jouons la Champions Cup et que nous allons devoir affronter les meilleures équipes européennes."
Adaptation et Apprentissage
Conscient des défis qui l'attendent, Nick Champion de Crespigny s'investit pleinement dans son adaptation. Il analyse les stratégies de l'équipe et travaille son physique pour être au meilleur de sa forme.
"J’ai beaucoup échangé avec Pierre-Henry avant de venir. J’ai étudié les stratégies en place. De sorte que je ne sois pas perdu quand j’ai intégré l’effectif. J’ai aussi parlé à Tom (Staniforth). Et je me suis bien préparé aussi en courant beaucoup, en faisant beaucoup de musculation."
Un Regard Positif sur l'Avenir
Malgré l'éloignement de son pays, de sa famille et de ses amis, Nick Champion de Crespigny savoure pleinement son expérience en France. Il apprécie la culture française, la gastronomie et la passion pour le sport. Il est convaincu que Castres peut remporter le Bouclier de Brennus et se qualifie pour les phases finales.
"Mon pays, ma famille, mes amis me manquent. Mais je savoure l’expérience que je suis en train de vivre en France. J’aime la culture française. La nourriture beaucoup aussi. Le déjeuner est un moment de grande sociabilité ici. J’apprécie cette passion française pour le sport."
"Non car je vois Castres l’être ! J’y crois. Nous avons une très bonne équipe. On travaille dur pour rejoindre les phases finales en fin de saison. On s’améliore de semaine en semaine."