Le football, sport universel par excellence, est régi par des règles précises édictées par l'International Football Association Board (IFAB). Ces règles, bien qu'indispensables, laissent une certaine marge de manœuvre, une "carte blanche", tant aux joueurs qu'aux arbitres. Cet article explore la notion de "carte blanche" dans le contexte du football, en abordant les aspects liés au terrain, aux dimensions, aux marquages, mais aussi aux évolutions du jeu et aux initiatives comme les cartons de couleur.
Le Terrain de Football : Un Espace Codifié Mais Adaptable
Si les règles du football sont universelles, le terrain de jeu, lui, n'est pas figé dans un moule unique. La taille d'un terrain de football officiel est régie par les lois de l'IFAB, garantissant ainsi une pratique universelle du sport. Cependant, la surface des terrains de football n’est pas proportionnelle au niveau de jeu de ses pratiquants. Les dimensions d'un terrain de football sont encadrées par les lois du jeu, mais elles permettent des variations : la longueur peut aller de 90 à 120 mètres et la largeur de 45 à 90 mètres.
Dimensions Adaptées aux Âges et aux Types de Pratique
En revanche, la longueur et la largeur d’un terrain de foot évoluent avec l’âge des pratiquants. Plus les footballeurs sont jeunes, plus les terrains de sport sur lesquels ils évoluent sont petits. Cela permet à chaque sportif de s’épanouir sur des surfaces de jeu adaptées à ses capacités physiques. De même, le type de pratique a une incidence sur les dimensions des terrains. Pour les équipes de 5 joueurs, dans les catégories U6 à U9, le terrain doit mesurer entre 20 et 30 mètres de large et entre 30 et 45 mètres de long. Les U10 jusqu’au U13 un peu plus âgés évoluent quant à eux sur des terrains de football équivalant à un demi-terrain pour adultes.
Marquages au Sol : Repères Essentiels
Outre les lignes présentes aux quatre coins (les lignes de touche sur la longueur et les lignes de but sur la largeur), la surface d’un terrain de football possède de nombreux marquages au sol. Cette ligne médiane est traversée par un grand cercle (9,15 mètres de rayon), le rond central. Cela est par exemple le cas pour le rond central qui a un rayon de 9.16m autour du centre du terrain, le point de penalty est à 11 m des cages, les surfaces de réparation mesure 40.3 m de large pour 16.6 de long ou les arcs de cercle situés aux quatre coins du terrain eux mesure 1m. De même, il convient de tracer une surface de réparation à chaque extrémité du terrain de foot. Ces surfaces de réparation sont essentielles dans le sens où elles matérialisent les zones dans lesquelles les gardiens de but ont le droit de saisir le ballon avec leurs mains. À l’intérieur de chacune des surfaces, un point de penalty est placé à 11 mètres de la ligne de but. Lors du traçage d’un terrain de football, il est aussi indispensable de définir des arcs de cercle dans les quatre coins du terrain. Toutes ces lignes de sol sont nécessaires à la pratique du football. Elles permettent en effet aux footballeurs de se repérer sur le terrain et aux arbitres de faire appliquer le règlement dans certaines zones.
Du côté des revêtements, les terrains extérieurs peuvent être en herbe naturelle, en gazon synthétique ou en terre.
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Traçage du Terrain : Un Acte Technique
Vous êtes un club associatif ou une collectivité et devez régulièrement tracer vos terrains de football ? De la peinture de traçage. Spécialement conçue pour les terrains en herbe naturelle, cette peinture n’est pas nuisible pour vos terrains et offre une parfaite tenue. Pour procéder au traçage du terrain de foot, vous pouvez ensuite opter pour une traceuse de terrain à pulvérisation ou une traceuse de terrain à chaux. Facile à utiliser, la traceuse à pulvérisation vous permettra d’obtenir un terrain aux normes pour les compétitions de football en réalisant des lignes rectilignes et uniformes.
Initiatives et Évolutions du Jeu : La "Carte Blanche" de l'Innovation
Le football est en constante évolution, avec des initiatives visant à améliorer le jeu et le fair-play. L'introduction de nouveaux cartons de couleur en est un exemple.
Les Cartons de Couleur : Au-Delà du Jaune et du Rouge
On connaissait les cartons jaunes et rouges. Cette saison en Italie, les arbitres peuvent sortir des cartons verts pour récompenser les joueurs les plus fair-play. En 2e division italienne, un carton vert est signe de fair-play. Il existait déjà et servait jusque-là au directeur de jeu pour l’intervention des soigneurs sur la pelouse. Un simple geste de la main remplace cette biscotte verte, désormais utilisée pour signaler et surtout récompenser les footballeurs les plus fair-play. Un joueur se verra attribuer un carton vert s’il rend le ballon à l’adversaire, s’il reconnaît avoir commis une faute que l'arbitre n’aurait pas vue ou s’il apaise un climat de tension entre adversaires et équipiers. Un classement du fair-play sera établi en fin de saison et les joueurs en haut de la liste seront récompensés. Comment ? On ne sait pas encore. Les instances italiennes réfléchissent à une mesure, qui sera communiquée durant la saison.
D'autres cartons ont été proposés, comme le carton blanc (exclusion temporaire), le carton gris (recours à la vidéo), le carton orange (remplacement possible après un carton rouge en match amical) et le carton bleu (sanction pour gain de terrain illégal).
Depuis le début de la saison 2022/2023 de football, les arbitres de la Ligue du Grand Est de football ont à leur disposition un carton blanc. On pourrait croire à une révolution mais il n'en est rien. La seule nouveauté de cette nouvelle saison se matérialise par le nouvel objet que pourront adresser les arbitres de la Ligue du Grand Est de football (LGEF). L'exclusion temporaire existait déjà et était signifiée aux joueurs par un signe des deux mains qui indiquait les dix minutes. Cette sanction a un but purement pédagogique et préventif. Elle n'entraîne aucune suspension pour le joueur, ni amende. "L'arbitre va donner le carton à partir du moment où il considère que la contestation est véhémente et qu'elle remet en cause son autorité. Ça peut être des mots, des bras levés… "Depuis la reprise post-Covid, on a vu beaucoup de gestes de frustration et de protestation. On ne va pas taper sur tout ce qui bouge non plus, cela reste des réactions instinctives et spontanées. Mais il faut que cela rentre dans les mœurs : la contestation doit être sanctionnable." Ce carton blanc a un statut particulier : il n'est pas cumulable avec un carton jaune. Aussi, si un joueur écope d'un deuxième carton blanc, il ne pourra plus participer à la rencontre mais pourra être remplacé à l'issue des fameuses dix minutes. Par contre, s'il continue à protester pendant son exclusion temporaire et reçoit un avertissement, il restera sur le banc de touche et ne pourra pas être remplacé.
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"Carte Blanche" : Origine et Sens
Origine : "Carte blanche" apparaît dès 1451 dans le sens de "libre initiative". Plus tard, on dira "donner la carte blanche à quelqu'un" pour signifier qu'on lui laisse dicter ses conditions. Enfin, au XVIIe siècle, "donner carte blanche" prend le sens de "donner les pleins pouvoirs". Aujourd'hui, l'expression signifie qu'on laisse une personne prendre toutes les initiatives qu'elle souhaite.
Le Football Amateur Face aux Défis : L'Exemple de la Saison Blanche
La crise sanitaire a mis en évidence les difficultés du football amateur, avec des conséquences sur la motivation des joueurs et la situation financière des clubs. Entre les matchs à huis-clos et l'absence de recettes, de nombreux dirigeants ne souhaitent pas reprendre. La fameuse saison blanche se profile à l'horizon. Une saison blanche, c'est une saison sportive où il n'y a ni montées ni descentes. En clair vous restez dans votre division. Cela risque de se produire car plus les semaines passent et plus les restrictions sont nombreuses. Les dirigeants et les entraîneurs des clubs amateurs ou semi-professionnels de basket ont renvoyé tout le monde à la maison pour éviter une propagation du virus dans un lieu clos. Cela veut dire que le virus est toujours actif et qu'une éventuelle reprise de la compétition s'éloigne. Pas de public donc pas de recettes pour les clubs amateurs.
François Ménival, l'entraîneur de l'équipe première du Poinçonnet basket NF1 ne souhaite pas reprendre dans les semaines à venir à huis-clos. "Sur le plan sanitaire, avec des tests PCR pour que les joueuses ne se contaminent pas, c'est envisageable. En revanche, ce qui m'effraie c'est de jouer sans public. Cela veut dire que vous êtes toujours privés de recettes mais que les salariés ne sont plus au chômage partiel et vous devez également assurer financièrement les déplacements. Ce qui est pour le moment pratiquement impossible", explique-t-il à France Bleu Berry.
Le Football Club de Déols, qui compte 360 licenciés répartis en 18 équipes, évolue pour la première fois de son histoire en championnat de France (N3). Ce sport de plein air n'a pas les mêmes contraintes que le basket-ball. Mais plus ça va et plus la motivation des seniors s'étiole. "Les jeunes prennent encore du plaisir mais les seniors de moins en moins parce que il y a un protocole pour pouvoir s'entraîner, ils doivent le faire sans contact. Et comme en plus il n'y a pas de perspective de reprise sur le court terme, c'est très compliqué", remarque le président délégué, François Gautron.
Les dirigeants des clubs amateurs ne souhaitent pas reprendre trop vite. Non seulement pour éviter les blessures mais surtout pour éviter une reprise et un nouvel arrêt peu de temps après à cause d'un hypothétique reconfinement. La solution, personne ne la connaît pour le moment. Mais il apparaît de plus en plus probable que l'on se dirige vers une saison blanche pour repartir sur des bases solides dès le mois de septembre 2021.
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