Introduction
Cet article explore le parcours et la carrière du handballeur croate Bruno Butorac, en mettant en lumière ses débuts en Croatie, son expérience internationale, et son arrivée en France, ainsi que sa préparation pour l'après-carrière.
Les Débuts en Croatie
Bruno Butorac est né il y a 26 ans du côté de Zagreb. Ses parents étaient des joueurs de handball de bon niveau. Paradoxalement, ses parents l'ont inscrit à tous les sports, sauf au handball. En 2003, la sélection croate remporte le championnat du monde, provoquant un engouement national pour le handball. Tous ses copains sont allés au hand quand on a gagné, et j’ai suivi le mouvement. Il se souvient bien d’avoir regardé les matchs et de l’ambiance de folie qui régnait dans le pays. Il admire particulièrement Petar Metlicic et Ivano Balic, deux héros de cette génération dorée. Tout le monde essayait d’être Balic, mais personne n’y arrivait.
L'Expérience Internationale
Dès la fin de ses études, il met le cap sur la Slovaquie, pour rejoindre le Tatran Presov, avec lequel il dispute la Champions League. Il a participé à la Champions League cette saison avec son club, scorant à 51 reprises en dix matchs. Il évolue depuis deux saisons en Slovaquie, sous les couleurs du Tatran Presov. L'an passé, il a d'ailleurs terminé deuxième meilleur buteur de la Ligue SEHA, qui regroupe les meilleurs clubs des Balkans.
L'Arrivée en France
Butorac a signé un contrat d’un an à Tremblay. Jouer en France a toujours été un objectif. Il va découvrir la Lidl Starligue pour la première fois, sous les ordres de Rastko Stefanovic. C’est la toute première fois que je vais évoluer en Lidl Starligue. C’est un rêve qui se concrétise dans ma jeune carrière de handballeur professionnel. J’espère réellement que nous ferons une très bonne saison. Je vais tout faire pour rendre la confiance que l’on vient de m’accorder et pour que l’aventure se prolonge de la meilleure des façons avec mon nouveau club. Bruno Butorac, voilà le nom de la nouvelle recrue de Tremblay. A 24 ans, l'arrière droit natif de Zagreb va débarquer dans le championnat de France, alors qu'il s'est engagé pour les deux prochaines saisons avec les jaunes et noirs.
Il a discuté un petit peu avec le directeur sportif, mais j’ai surtout appelé longuement mon ami Luka Sebetic. Je le connais bien car nous avons joué en équipe de Croatie junior et également à Zagreb pendant quelques années. Quand j’ai su que j’allais venir ici, j’ai commencé à regarder quelques matchs et ce que j’ai vu m’a plu. Avoir quelqu’un qui parle ma langue maternelle, le croate, mais aussi le français, cela va me faire gagner du temps. J’ai déjà commencé à apprendre le français sur une application, mais cela va quand même être compliqué au début. En Starligue, il y a beaucoup de contact, c’est très physique, et c’est ce que j’aime le plus.
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Retrouvailles avec Ante Babic
Du côté du Palais des Sports, Bruno Butorac a de nouveau croisé la route de quelqu’un qui lui est cher. Le pivot croate Ante Babic, Cristolien depuis l’hiver dernier, a partagé ses saisons que ce soit au pays, du côté de Dubrava, ou à Presov. J’ai de la chance de toujours me retrouver avec des gens que j’apprécie. Les deux garçons évoluent dans leur troisième club ensemble, et ont forgé une vraie relation d’amitié. On n’a jamais fait exprès, c’est juste une coïncidence. Lui aussi prépare un diplôme, alors c’est plus simple de se motiver quand on est deux.
Préparation de l'Après-Carrière
Quand notre Bélier n’est pas en train de courir sur le terrain du palais des sports, il prépare déjà son après-carrière. Titulaire d’une maitrise en nutrition, Bruno est actuellement en train de préparer son doctorat en écrivant sa thèse. Alors, dès la fin de l’entrainement, il retourne chez lui pour étudier. Je sais que je ne veux pas rester dans le handball après ma carrière. Avoir quinze ou vingt personnes qui dépendent de moi, c’est pas mon truc.
Le Club de Tremblay
On sent qu’il y a une histoire dans ce club et, sur le terrain, j’aime vraiment comment on joue. Vite, ça défend fort, je prends vachement de plaisir depuis la reprise ! Tremblay a bouclé son effectif pour la saison prochaine avec la signature de Luka Brkljacic, pour la saison à venir.
Ante Babic : Parcours et Préparation de l'Avenir
Passer un quart d’heure avec notre pivot croate Ante Babic, c’est l’assurance de passer un bon moment. Le voilà qui arrive, avec la barbe taillée à la perfection. Je l’ai fait ce weekend, j’ai eu ma mère en visio ce weekend, elle m’a dit que je ressemblais à un clochard alors j’ai pas eu le choix éclate de rire notre Croate, arrivé en cours de saison dernière.
Le handball, si Ante s’y est mis, c’est avant tout une question de physique. J’ai commencé le football, mais comme j’étais trop gros, je galérais. J’ai essayé le hand et, le premier jour, j’ai vu que c’était plein de gros comme moi, alors j’y suis resté raconte-t-il. Son frère, plus âgé de trois ans, joue toujours dans son premier club, à Osijek. Ante, de son côté, a rapidement mis les voiles. Dubrava, à 18 ans, avant de partir pour la Slovaquie, et Presov, trois ans plus tard.
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L’éloignement de la famille, des relations compliquées dans l’équipe, les deux années passées au Tatran ne sont pas toujours une sinécure. En France, il fait rapidement son trou, bien aidé par sa pratique parfaite de l’anglais et son bon sens de la camaraderie. Même si, encore une fois, tout n’a pas été simple. Ca a toujours été compliqué pour moi d’être loin de mes parents, et en France, j’ai encore moins l’occasion de rentrer. Je sais que ma mère est assez triste qu’on se voit moins, mais elle ne le dit pas.
Alors, pour tromper l’ennui, Ante se plonge dans ses études. Pour assurer son après-carrière, mais aussi parce que j’aime ça, notre Croate prépare un MBA qu’il devrait avoir fini fin 2022. Un travail de longue haleine, mais qui lui tient particulièrement à coeur. Pour moi c’est important, car je sais que le handball finira un jour, et je ne suis pas Nikola Karabatic, je devrai travailler quand ça sera fini.
Dans certains clubs, tous les Yougos restent ensemble, mais moi, je suis pote avec tout le monde. La saison passée, j’étais le seul Croate, et j’étais super heureux. Et cette ouverture d’esprit, on le retrouve d’ailleurs dans les menus que notre Bélier aime se concocter sur ses journées de repos. Entre saucisses croates que sa mère lui envoie par colis franchement, il n’y a rien de meilleur que les repas de ma mère et pâtes à la bolognaise faites maison, il n’y a pas de place pour les fast-food chez Ante Babic. Normal, me direz-vous, pour un joueur issu d’une famille de sportifs, dont le papa était boxeur professionnel en Croatie.
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