Le football a pris racine à Brive en 1920, une initiative lancée par André Pestourie, propriétaire du café des sports, en collaboration avec Messieurs J. Murat, P. Clauzel, J. Ballereau, et J. Bessas. Cette impulsion initiale a marqué le début d'une longue et riche histoire pour le football dans cette ville.
Les premières années et la fusion fondatrice
Vers 1930, un tournant majeur s'opère avec la fusion des Aiglons brivistes et de l'Étoile, donnant naissance à l'Étoile Sportive Aiglons Briviste (ESA Brive), l'appellation actuelle du club. Cette fusion a non seulement consolidé les forces vives du football local, mais a également attiré des talents de l'extérieur.
L'ESA Brive a bénéficié de l'arrivée de nombreux footballeurs venus de l'Est, parmi lesquels Messieurs Messiers, Dambach (gardien de but international), Dresh (époux d'Yvette Horner), Knecht, Leroy, et Liberati, originaire du Midi. Ce dernier a même eu l'honneur de participer à la première Coupe du Monde de football en Uruguay, un événement marquant pour le club et la ville.
Grâce au soutien financier du Baron Le Clère, l'Étoile a pu évoluer au Stade Le Clère, situé au cœur de la cité gaillarde, près de la Halle Brassens. Ce stade est devenu un lieu emblématique pour le club et ses supporters.
Montées et descentes : le parcours en championnat
En 1945, l'Étoile a accédé à la deuxième division (D2), un moment de gloire de courte durée en raison de difficultés financières qui ont entraîné la disparition de l'équipe jusqu'en 1950. Une nouvelle réglementation a permis à l'Étoile de réintégrer le championnat Honneur, marquant un nouveau départ pour le club.
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La saison 1961/62 reste gravée dans les annales du club grâce à une participation remarquable en Coupe de France, atteignant les huitièmes de finale. L'équipe a été éliminée par les professionnels de Nancy (1-2), mais ce parcours a démontré le potentiel et la compétitivité de l'ESA Brive.
L'ère Voglimacci et l'importance de la formation
La période allant de 1970 à 1990 a été marquée par d'importantes transformations, notamment sous l'impulsion du Docteur Voglimacci, qui a assumé la présidence du club pendant 23 ans. Consciente de l'importance de la formation, l'Étoile s'est dotée d'une structure dédiée à cet effet, considérée comme le socle de la progression générale du club.
Le Docteur Voglimacci a su s'entourer de compétences clés, dont Vincent Navarro, aujourd'hui Conseiller Technique Départemental (CTD) de la Corrèze. C'est Vincent Navarro qui a créé l'école de football, jetant les bases de la formation des jeunes talents locaux.
Par ailleurs, des entraîneurs de renom se sont succédé à la tête de l'équipe, tels que René Ferrier (ancien capitaine de l'équipe de France, avec 27 sélections) et Gérard Coinçon, apportant leur expertise et leur expérience au club.
L'ascension en National et les années récentes
En 1989, l'arrivée de Jean Claude Giuntini comme entraîneur a marqué un nouveau tournant. Sous sa direction, l'Étoile a gagné sa place en Division 3 (D3), une étape importante dans la progression du club.
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Les années 1990 ont été le témoin d'une phase de croissance soutenue, axée sur la formation de talents régionaux. Cette stratégie a porté ses fruits avec l'accession au National 1, l'élite du football amateur.
L'Étoile est ensuite rentrée dans le rang avant de connaître une période difficile, avec une relégation en deuxième division du nouveau championnat National Amateur (CFA2). Après quatre années de reconstruction, le club a retrouvé l'élite amateur, c'est-à-dire le CFA.
Après une célébration sobre mais digne de son 80ème anniversaire, Jean Claude Deschamps a cédé sa place à la présidence du club. Michel Pribicinsqui, un proche du club, a accepté de relever le défi. Il a fait venir à Brive Colbert Marlot, originaire du Nord et venant de Limoges. Sous sa direction, l'Étoile a accédé au CFA.
Les saisons suivantes en CFA ont été marquées par une succession de quatre entraîneurs à la tête de l'équipe première (Benoît Tihy, Frédéric Hantz, Pavlé Vostanic et Bruno Deguine), avec des fortunes diverses. L'Étoile a toutefois réalisé un parcours remarquable en Coupe de France lors de la saison 2003-2004.
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