Depuis son retour en Ligue 1 en 2019, le Stade Brestois n'a pas connu une période aussi longue dans l'élite du football français depuis les années 1980. Cette longévité, combinée à une performance exceptionnelle la saison dernière, suscite un mélange d'enthousiasme et de prudence au sein du club et parmi ses supporters.
Un passé glorieux à égaler
Le record de longévité en première division pour le club finistérien est détenu par le Brest Armorique, qui a passé sept saisons consécutives dans l'élite avant d'être relégué en deuxième division à l'issue de la saison 1987-1988. Si le Stade Brestois parvient à se maintenir en Ligue 1 pour la saison 2024-2025, il égalera cette performance historique.
Le Stade Brestois va vivre la 19e saison de son histoire dans l’élite mais aussi son sixième exercice consécutif en Ligue 1 depuis sa dernière remontée dans l’élite, à l’issue de la saison 2018-2019. Un record pour le club finistérien au XXIe siècle.
Objectif maintien : la clé de la pérennité
Malgré une saison 2023-2024 exceptionnelle qui l'a vu obtenir une troisième place historique, le Stade Brestois réitère que son objectif principal reste le maintien pour la saison 2024-2025. Cette humilité affichée contraste avec l'euphorie qui a suivi la montée du club en 2019, mais elle témoigne d'une volonté de construire un projet solide et durable.
Les moments clés de la montée en 2019
La montée en Ligue 1 en 2019 a été un moment de liesse populaire à Brest. Les Ty-Zefs ont validé leur accession en s'imposant 3-0 contre Niort lors de l'avant-dernière journée de Ligue 2. Ce succès a marqué le retour du club dans l'élite après six ans d'absence.
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Une équipe soudée et un entraîneur charismatique
Plusieurs facteurs ont contribué à cette montée historique. Tout d'abord, l'esprit d'équipe qui régnait au sein du groupe était exceptionnel. Comme le soulignait Édouard Butin, il n'y avait pas de clans et l'envie de vivre et de rigoler ensemble était palpable.
Jean-Marc Furlan, l'entraîneur de l'époque, a su souder le groupe derrière lui et profiter de la stabilité de l'effectif. Il a donné à ses joueurs l'envie d'aller voir plus haut et a bâti une équipe solidaire, capable de rivaliser avec des formations plus huppées.
Un recrutement judicieux et des joueurs clés
Le recrutement a également joué un rôle déterminant dans la montée du Stade Brestois. L'arrivée de Gaëtan Charbonnier, meilleur buteur de Ligue 2 avec 27 réalisations, a été un véritable coup de maître. Malgré une grave blessure quelques mois auparavant, Charbonnier a rapidement retrouvé son meilleur niveau et a porté l'attaque brestoise.
Mathias Autret a également été un élément clé de l'équipe. Après une saison difficile, il a su se relancer et former un duo redoutable avec Charbonnier.
Une dynamique collective implacable
Après un début de saison poussif, le Stade Brestois a enclenché la marche avant à partir de la 5e journée, enchaînant sept victoires consécutives et onze matchs sans défaite. L'équipe a affiché une grande maîtrise et a su se relancer dans le "money-time" après un léger coup de mou en mars.
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Les défis de la Ligue 1
Le retour en Ligue 1 a posé de nouveaux défis pour le Stade Brestois. Le club a dû renforcer son effectif pour faire face aux exigences du championnat. Le budget a été doublé, passant de 14 à 28 millions d'euros environ.
L'après-montée : entre adaptation et ambitions
Après une montée en Ligue 1 marquée par l'arrêt du Championnat au terme de 28 journées disputées lors de la saison 2019-20, Olivier Dall'Oglio et sa troupe avaient marqué les esprits en proposant un jeu collectif abouti, maîtrisé et souvent porté vers l'attaque, mais les résultats n'ont pas suivi sur la durée. Après avoir terminé l'exercice précédant à la 17e place, Olivier Dall'Oglio rejoignait Montpellier cet été et cédait sa place à Michel Der Zakarian, toujours dans le but de pérenniser le club breton dans l'Élite. Un changement notable pour le club du Finistère, également bousculé par le départ avorté de Romain Faivre vers l'AC Milan. Le début de saison aura, en effet, été compliqué pour les Brestois, mais les premiers changements étaient encourageants. Malgré un calendrier compliqué avec un déplacement à Lyon (1-1), puis la réception de Rennes (1-1) et du PSG (2-4), le SB29 avait fait preuve d'une certaine solidité défensive et n'a jamais vraiment été à la rue face aux offensives des grosses écuries du Championnat. Mais après onze journées disputées, les Brestois n'avaient pas remporté un seul match de Ligue 1 et retombaient finalement dans leurs travers en concédant au moins un but à chaque rencontre. Après trois défaites sur ses cinq derniers matches, le déclic est finalement venu à Monaco (0-2), avec une première victoire qui a donné un plein de confiance.
L'importance de la solidarité et de l'adaptation tactique
«Ça faisait un moment qu’on n’avait pas gagné, on l’a fait aujourd’hui et ça fait du bien. Je pense qu’on a montré beaucoup de solidarité. Le 4-4-2 nous réussit plus, le changement de système, on se trouve plus facilement avec plus d’automatismes. Ça paye. Si on continue sur ce chemin, on va réussir à grappiller plus de points encore. C’est plus facile devant», avouait le buteur Steve Mounié, après la rencontre. Alors que MDZ avait commencé la saison dans un 4-2-3-1, le passage avec deux attaquants sur le devant de l'attaque et le repositionnement de Romain Faivre et Franck Honorat sur les ailes a tout changé et a facilité la tâche à toute l'équipe. Après des victoires importantes contre Lorient (2-1), Lens (4-0) ou Bordeaux (2-1), les Bretons semblent avoir trouvé la formule qu'il fallait, avec des recrues enfin en pleine confiance. Arrivé cet été, Marco Bizot se montre plus rassurant dans ses cages ces dernières semaines et reste sur trois clean-sheets consécutifs, à Francis Le Blé. «Je n’étais pas dans le onze de départ depuis quelque temps, mais j’ai su me remettre au travail pour reprendre ma place. Je ne suis pas totalement satisfait de ma performance. Mais il y a du progrès», lâchait de son côté Lucien Agoumé, qui semble enfin trouver sa place de titulaire, après le carton contre Lens (4-0). À la suite d'une nouvelle victoire contre Saint-Etienne (1-0), le Stade Brestois enchaînait une sixième victoire remarquable, en allant s'imposer pour la première fois de son histoire au Vélodome contre l'Olympique de Marseille (2-1). Un succès prestigieux, qui permet à Brest de remonter à la 10e place.
Garder les pieds sur terre et viser plus haut
Mais Michel Der Zakarian veut garder les pieds sur terre. «On a mis plus d’intensité, on a été plus agressif, et on a mieux utilisé le ballon. On savait que Marseille allait être poussé par son public pour marquer des buts, et qu’on aurait des espaces. On a 24 points ? Brest avait 25 points la saison dernière à la trêve, mais a failli descendre, gardons les pieds sur terre. On joue le maintien. Il faut continuer à bien bosser comme on le fait actuellement», expliquait-il après la victoire. Mais avec 24 points pris depuis le début de la saison, le SB29 peut avoir de plus grandes ambitions et dépasser son record en Ligue 1, car Brest n’a jamais fini plus haut qu’à la huitième place de Ligue 1 dans son histoire. C’était lors de la saison 1986-1987. Viser plus haut que le maintien est d'ailleurs l'ambition partagée par Romain Faivre. «Il ne faut pas qu’on s’arrête là et qu’on pense juste au maintien. On doit avoir des objectifs et des ambitions élevés. Sans cela, on n’avance pas. Je pense qu’on peut regarder les équipes devant et pas derrière nous», expliquait le meilleur attaquant des Ty-Zefs avec 7 buts inscrits et 5 passes décisives réalisées cette saison.
Les racines du club : de L'Armoricaine au Stade Brestois
Le club a été fondé en 1903 sous le nom de L’Armoricaine de Brest, une section sportive du patronage Saint-Louis. En 1950, le chanoine Balbous a initié une fusion entre cinq patronages catholiques, donnant naissance au Stade Brestois.
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Les premières années : entre compétitions locales et nationales
La section football avait comme premier président Jean Offret et comme joueur-entraîneur Francis Chopin. Le club a gravi les échelons, passant de la Promotion en 1952 à la DH et au CFA en 1958. À cette époque, Brest était la seule ville de France à posséder deux clubs de CFA.
Le Stade Brestois a remporté deux Coupes de France : celle de la FSCF en 1956 et celle des Patronages en 1957.
La montée historique en 1979
La saison 1978-1979 restera à jamais gravée dans les mémoires des supporters brestois. Emmené par son goléador Patrick Martet et des joueurs emblématiques comme Loulou Floch et Daniel Bernard, le Stade Brestois a décroché sa première montée en Division 1.
Après une ouverture de championnat en demi-teinte, le Stade Brestois s'est rapidement mis à enchaîner les victoires et s'est installé à la deuxième place derrière Lens. Mieux, Brest double le Racing lors de la journée qui précède son déplacement dans le Pas de Calais. Les Brestois confirment leur prise de pouvoir en s'imposant de belle manière sur le score de 3 buts à 1 au stade Félix Bollaert. Et validait, sans sourciller, sa montée quelques matches plus tard.
Les années 1980 : entre rêve et désillusion
Le plus dur commence maintenant: bâtir une équipe, un groupe capable de lutter face à des cadors comme Saint-Étienne et Nantes mais surtout de se maintenir en D1. Les dirigeants brestois font revenir "l’enfant chéri" des Bretons, Raymond Kéruzoré, ainsi qu’un attaquant international yougoslave de 29 ans, Drago Vabec, qui deviendra, très vite, l’idole du public brestois. Dribbleur, chambreur, buteur… Tout aussi imprévisible que fantasque, il fera vibrer les supporters brestois durant quatre saisons! Cette saison 1979-1980, celle de tous les espoirs en D1, tournera très vite au cauchemar: les défaites s’enchaînent et le Stade Brestois devra attendre la 19ème journée, en décembre pour remporter sa première victoire mais quelle victoire: 5 buts à 1 face à l’Olympique Lyonnais. Les Brestois finiront à la dernière place avec seulement quatre victoires, sept nuls et 27 défaites! Pour autant, à aucun moment de cette triste saison sportive, le public brestois n’abandonnera ses joueurs. Et sa fidélité, sa passion, sont un socle pour bâtir l’avenir.
Le club réalise la meilleure saison en division 1 d'un point de vue arithmétique: 8ème avec 40 points. Alors que la section professionnelle prend le nom de Brest Armorique, afin de mieux préciser la localisation géographique du club, Brest fait parler de lui lors de l'intersaison. Grâce aux centres Leclerc, le club fait signer deux joueurs présents lors de la Coupe du Monde: le brésilien Julio César et le tout nouveau champion du monde argentin, José-Luis Brown. Cette saison est marquée par des performances contradictoires: des difficultés à faire le jeu à domicile et de nombreux 0-0 (18 buts marqués en 19 matchs) mais une redoutable efficacité à l'extérieur: même le futur champion, Bordeaux, subit la loi des Brestois au parc Lescure.
Le mégalomane président de Brest Yvinec voulait être l’égal de Claude Bez à Bordeaux ou de Tapie à l’OM. Il connaitra la même destinée avec une chute aussi rapide que brutale. Malgré la 11ème place obtenue par le Brest Armorique en championnat, le déficit important du club entraîne sa relégation administrative en deuxième division. Le club, dont le passif est estimé à 150 millions de francs, dépose le bilan. L'équipe professionnelle est dissoute, les joueurs brestois sont libérés. L'équipe réserve, qui évolue en troisième division, devient l'équipe fanion.
La renaissance et le retour en Ligue 1 en 2010
À cette intersaison 2009, arrivent à Brest un mélange de jeunesse (Roux, Grougi ou Lesoimier), des joueurs expérimentés (Daf et le capitaine Ewolo) qui, associés au groupe déjà présent, réaliseront une saison quasi parfaite: Second à la trêve hivernale, ils vont réaliser une seconde partie de saison extraordinaire avec une victoire de prestige 4 buts à 1 face à Nantes à La Beaujoire ! La fête de la montée sera grandiose avec une descente vers la place de la Liberté, dans un autobus à impériale qui mettra plusieurs heures pour réaliser ce court trajet dans une euphorie digne d’une victoire en Coupe du Monde!
Après trois saisons en Ligue 1 (2010-2013), les Brestois n'ont pas réussi à se maintenir. Pendant la saison 2010-2011, le club se positionne à la première place du classement, à compter de la 11ème journée et ce, jusqu'à la 14ème, pour dégringoler à la 16ème place à la fin du championnat. En 2011-2012, Brest est le roi des matchs nuls avec 17 rencontres qui se sont soldées par un point. Ils terminent à nouveau en bas du classement (15ème place) et se maintiennent de justesse grâce à un but d'Issam Jemâa lors du dernier match du championnat. En 2012-2013, le Stade Brestois débute bien la saison avec 5 victoires à domicile en 6 matchs. Ils souffrent beaucoup plus à l'extérieur même si à Reims, à la 14ème journée, ils auraient mérité mieux qu'un match nul 0-0. Alors que le club réussissait à domicile, la tendance s'inverse avec, pour la première fois de l'histoire, une victoire de l'Olympique de Marseille 2 buts à 1.
La montée de 2019 : un nouveau chapitre
Après six saisons en Ligue 2 (2013-2019), le club renoue avec l'élite. Le coach Jean-Marc Furlan est fidèle à sa réputation en réussissant à faire remonter le club en Ligue 1. Gaëtan Charbonnier, meilleur buteur du championnat (27 buts), et Mathias Autret furent notamment les deux artisans de la montée. Dans les buts, Gautier Larsonneur, troisième gardien, devient titulaire en raison de la blessure du gardien n°1, Julien Fabri puis du départ du n°2, Donovan Léon.
Ainsi que Mathieu Kermarec, fervent supporter du Stade Brestois 29, qui a rédigé les textes de 2013 et 2019 Il y a dix ans, le 30 avril 2010, Brest retrouvait la Ligue 1 après une victoire 2-0 face à Tours à Francis-Le Blé. Une mine de Roux, un péno de Grougi, Francis-Le Blé qui vrombit, des sourires, des larmes, du champagne… « Beaucoup de champagne ! », appuie en riant Romain Poyet. Le 30 avril 2010, après une victoire face à Tours, Brest retrouvait la Ligue 1, quittée 19 ans plus tôt. De ce match, Steeve Elana n’a finalement plus trop de souvenirs. « C’est plutôt l’après qui m’a marqué », sourit l’ancien gardien. L’histoire commence une semaine en arrière, à Istres, où le Stade Brestois a grillé un premier joker (défaite 1-0). « On s’était dit que c’était finalement mieux de monter à Le Blé, rembobine Romain Poyet.
En cette veille du 1er mai 2010, la ville est en effervescence. « Il y avait de la pression. Mais de la bonne pression, pas une pression qui tétanise », lance Oscar Ewolo. « Il y avait de l’excitation, que ce soit dans la ville, dans le club ou entre les joueurs, continue Romain Poyet. La semaine avait semblé longue, on avait envie d’y être. David Bouard poursuit : « Je ne vais pas mentir, pour moi, les nuits avaient été très courtes avant ce match. J’essayais de me reposer l’après-midi. Le soir, le sommeil n’était pas du tout pareil. Je profitais de tous les moments de repos que je pouvais avoir afin d’être frais pour le match. Ce n’était pas rien d’aller chercher cette montée. Il y avait nous, mais il y avait aussi tout le peuple brestois. On savait qu’ils attendaient ce moment. On savait qu’on allait partager ça ensemble.
Le jour J, Brest est rouge, blanc… et malt et houblon rapidement. Les joueurs, eux, sont dans leur bulle. Enfin presque. À l’époque d’Alex Dupont, le Stade Brestois fait des « mises au vert » jour de match. Mais pas très loin, du côté de Jaurès… Il y a la sieste, la collation, la balade. Les Finistériens sortent de leur hôtel : « Les commerçants quittaient leur magasin pour nous encourager. Ça nous avait galvanisés, ça nous avait remplis de force. Ensuite, on avait rejoint le stade en bus, et il y avait des messages d’encouragement à tous les coins de rue. La préparation, le discours du coach, rien n’avait changé. Mais l’arrivée à Le Blé, elle… « On savait que le stade allait être plein, explique Richard Socrier. Mais ça fait toujours un choc quand on rentre et qu’on voit tout ce monde. L’entrée dans le stade m’a marqué. Ce n’est pas une configuration qu’on avait eue durant la saison, car il y avait des places en plus.
De ce Brest - Tours, avec Olivier Giroud en face - qui finira meilleur buteur de Ligue 2 cette année-là -, subsistent seulement quelques bribes. Les buteurs, même le score, tout reste un peu flou chez la plupart de ceux que nous avons interrogés. David Bouard, lui, a encore l’essentiel du film en tête : « L’entame de match n’avait pas été facile, avec une certaine fébrilité. Au fur et à mesure, on s’était libéré, et puis on avait décadenassé tout ça. Il y avait la peur de mal faire. À un moment donné, on s’est regardé, et on s’est dit certaines choses. David Bouard continue : « À partir du moment où on a pu se rassurer, où chacun a enlevé cette petite crainte, ça a roulé parce qu’on savait, sans être prétentieux, que quand la machine se mettait en route, on était difficilement arrêtable. Le Blé était une bouillotte, exultait complètement. Là, on ne peut pas être sourd, ça fait du bruit. Roux envoie un exocet à la 37’, Grougi ne tremble pas à la 48’, et la fête peut déjà commencer. Le Blé devient incandescent et, du banc, Brahim Ferradj hallucine : « C’était fou. On n’avait qu’une envie, que ça continue, mais aussi que ça se termine. À cinq minutes de la fin, tout le monde était debout.
Les tee-shirts « On est en Ligue 1 » commencent à être distribués. Les remplaçants, les sortants et le staff ont déjà enfilé la tunique. La suite ? La pelouse de Le Blé devient un joyeux champ de bataille. Les joueurs et le staff profitent longtemps du moment. La montée se fête dans le vestiaire, mais pas que pour certains : « On a arrosé le prés’ (Michel Guyot) et le coach (Alex Dupont) avec du champ’, rigole Romain Poyet. Et on a continué jusqu’au bout de la nuit. On a tout osé ce soir-là ! On a commencé à fêter ça au stade avec les partenaires. Le lendemain, en repensant à la soirée, je ne me rappelais plus où j’étais allé, ni les bars que j’avais faits. J’avais été embarqué dans des trucs assez incroyables. Je crois que j’avais fini tout seul, avec des supporters, alors que ma femme m’attendait.
Un moment unique, l’apothéose d’une saison inattendue. Une « délivrance » même, dit Brahim Ferradj : « Quand je suis arrivé à Brest, tout le monde ne parlait que de l’époque de la D1, des grands joueurs qui avaient joué au club. Et là, on parlait de nous. » David Bouard a le bon mot de la fin : « On voyait qu’on donnait du plaisir aux gens, et ça c’est la plus belle chose. On n’a pas révolutionné le monde, on a juste donné du plaisir grâce au football. Si le foot permet de faire ça, je signe tous les jours.