La NBA, ligue de basketball la plus prestigieuse au monde, célèbre chaque année le Martin Luther King Day, soulignant son attachement à la culture afro-américaine. Cette célébration contraste avec une histoire marquée par la ségrégation raciale, où les basketteurs noirs étaient exclus des parquets jusqu'en 1950. Cet article retrace le parcours des basketteurs noirs en NBA, de leurs débuts difficiles à leur ascension au sommet de la ligue.
Les prémices du basketball noir : les Black Fives
Bien avant l'intégration raciale en NBA, le basketball était déjà pratiqué au sein des communautés noires américaines. Introduit dans les quartiers dès 1904, ce sport fut rapidement perçu comme un outil de développement pour la jeunesse et un tremplin vers les universités. Les leaders des communautés noires urbaines ont vite compris que le basket pouvait contribuer au développement de la jeunesse. Son succès fut scellé par son association avec le blues et le jazz, qui ont explosé à la même époque, dans les années 1900-1930. De grandes salles de bal et concert furent construites. Cela tombait bien, il y avait un parquet (la piste de danse). Donc des promoteurs noirs du basket, qui n’avaient pas de salles dédiées, ont eu l’idée d’associer les deux.
Les équipes noires, surnommées les "Black Fives", ont développé un style de jeu unique, basé sur la tactique, la passe et le collectif. John Wooden, le coach universitaire le plus titré de l'histoire, admirait particulièrement les Harlem Renaissance, une équipe légendaire qui remporta le premier championnat du monde entre équipes blanches et noires en 1939.
Au départ, ce n’était pas organisé. De bons joueurs ont émergé. Ils avaient l’occasion de gagner de l’argent en disputant des matches ou des tournois exhibition, mais ils changeaient souvent d’équipes, qui elles-mêmes pouvaient être très éphémères. Cependant, il y avait des clubs locaux, certains sont devenus très bons et ont recruté des joueurs. D’autres équipes furent montées de toutes pièces, comme les Harlem Globetrotters, qui étaient en fait de Chicago ! C’était du business, il y avait des entrepreneurs derrière, des contrats et même des paris. Les équipes qui marchaient le mieux s’achetaient un bus, puis partaient à travers le pays, comme en tournée ! S’ils jouaient contre une équipe blanche, il ne fallait pas qu’ils les battent de trop, c’est pour cela qu’ils faisaient beaucoup de passes.
La ségrégation restait de mise au niveau des équipes, mais il y avait des rencontres mixtes. Ceci dit, les arbitres et le public étaient blancs, et le climat était parfois tendu. Mais cela a contribué à casser des barrières, car vous aviez un public blanc qui venait voire jouer des joueurs noirs.
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L'intégration progressive en NBA : une lutte contre la ségrégation
Malgré l'émergence de talents noirs, la NBA restait une ligue dominée par les joueurs blancs. La ségrégation raciale, en vigueur aux États-Unis, interdisait aux Afro-Américains de jouer dans les mêmes équipes que les Blancs.
C'est dans ce contexte que des pionniers ont brisé les barrières raciales et ouvert la voie à l'intégration. En 1950, Earl Lloyd est devenu le premier joueur noir à disputer un match de NBA, avec les Washington Capitols. La même année, Chuck Cooper fut le premier joueur noir drafté, et Nat Clifton signa un contrat avec les New York Knicks.
Earl Lloyd est le premier joueur noir à avoir disputé un match de NBA. Earl Lloyd disputa ce match historique le 31 octobre 1950 avec les Washington Capitols, une équipe aujourd'hui disparue, soit longtemps avant que le « Civil Rights Act » de 1964 déclare illégale toute discrimination aux Etats-Unis (ethnie, couleur, religion, sexe). CHAMPION DE LA NBA EN 1955 Ce match de 1950 allait ouvrir la porte à d'autres pionniers. Son coéquipier de l'université d'Etat de Virginie, Charles Henry Cooper, sera le premier Noir a être sélectionné par une équipe de la NBA (Boston Celtics). Et Nat Clifton, le premier à signer un contrat avec une formation de la NBA (New York Knicks), plus tard dans la saison. Au cours de sa carrière sportive, Earl Lloyd a aussi remporté le titre de champion en 1955 avec les Syracuse Nationals. Il terminera sa carrière avec les Detroit Pistons, après dix années en National Basketball Association. Celui que l'on surnommait« Big Cat » a ensuite entraîné les Pistons de 1971 à 1972. Il avait fait son entrée en 2003 au temple de la renommée du basket, le Basketball Hall of Fame, qui honore les plus grands joueurs et personnalités de ce sport.
Earl Lloyd trouva en Horace McKinney, originaire du Sud, un entraîneur très compréhensif et attentionné. On rapporte une anecdote à ce sujet : lors d’un déplacement, un hôtel accepta Earl Lloyd mais refusa qu’il accède au restaurant. Le basketteur appela le “room service” pour se faire apporter à manger dans sa chambre. Né le 3 avril 1928, Earl Lloyd fut distingué par le Hall of Fame en 2003 en tant que pionnier de la lutte contre la ségrégation raciale. Trois ans plus tard, il devient même “head coach” des Pistons (77 matches entre 1971 et 1972).
Ces pionniers ont dû faire face à l'hostilité et à la discrimination, mais leur talent et leur détermination ont contribué à briser les barrières raciales et à ouvrir la voie à d'autres joueurs noirs.
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L'ascension des superstars afro-américaines : une nouvelle ère pour la NBA
Les années 1960 ont marqué l'émergence de superstars afro-américaines qui ont transformé la NBA. Bill Russell, pivot des Boston Celtics, a remporté 11 titres de champion et est devenu le premier entraîneur noir de la ligue. Wilt Chamberlain, autre pivot dominant, a établi de nombreux records et a marqué 100 points dans un match.
Quand Bill Russell est mort cet été, à l’âge de 88 ans, c’est toute une Amérique qui l’a pleuré. Celle qui partageait ses valeurs et ses combats. Car on parle là d’un basketteur noir qui a toujours été déterminé à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Luttant pour ses droits à une époque où son pays était encore gangrénée par la ségrégation. C’était les années 50. La NBA ne ressemblait pas à celle que l’on connait aujourd’hui. Elle n’accueillait quasiment pas de joueurs afro-américains dans ses rangs. Quand Bill Russell est arrivé aux Boston Celtics en 1956, il était d’ailleurs l’un des seuls… Au départ, il n’était clairement pas le bienvenu. Spectateurs, médias, joueurs… Tout le monde du basket était uni contre lui. Et puis, il a dominé sur les terrains. Défenseur hors pair, il a apporté à ce sport de la rudesse et de la verticalité. Si les basketteurs d’aujourd’hui sont aussi athlétiques, c’est en partie grâce à lui. Ce style de jeu si particulier lui a permis d’être quasi imbattableRendez-vous compte, au cours de sa carrière il a gagné 11 fois la NBA. C’est plus que Michael Jordan et LeBron James réunis. Une performance qui fait de lui l’un des visages incontournables de l’histoire de la NBA. Ce documentaire, disponible en deux parties sur Netflix, raconte comment il s’est servi de cette carrière incroyable pour faire entendre sa voix. Il détestait la lumière et la célébrité mais il s’est servi de celles-ci pour mener à bien ses combats. Engagé pour les droits civiques, opposé à la Guerre du Vietnam et même militant actif pour une meilleure protection sociale des sportifs professionnels. Ce n’est pas dans le doc mais je ne résiste pas à l’envie de vous raconter une petite anecdote au passage : Il y a près de soixante ans, Bill Russell a mené la première grève de l’histoire de la NBA. Il a réussi à convaincre les autres joueurs de rester aux vestiaires jusqu’à obtenir une augmentation des salaires. Un Philippe Martinez qui mesurerait 2m08 en quelque sorte ! Vous l’aurez compris, ce n’est pas tout à fait un documentaire sportif comme les autresBill Russell le disait d'ailleurs très bien, ce n’est pas le basket qui le définissait. Il aspirait à d’autres choses et ne vivait pas que pour le sport. À travers lui, on se balade dans l’Amérique militante des années 60 et si la période vous intéresse, je suis sûr que le film arrivera à vous embarquer. Et pour ceux qui aiment le basket, rassurez-vous, sa carrière sur le terrain y est racontée en longueur. Notamment sa rivalité avec l’autre basketteur star de ces années là, lui aussi afro-américain : Wilt Chamberlain. Mais là encore, le réalisateur se sert de cette relation pour raconter deux Amériques qui se font face. L’une, incarnée par Chamberlain, vivant dans l’opulence, l’excès et le bling. Et l’autre, celle de Bill Russell, de tous les combats de l’époque, déterminé à changer les choses. S’il a souvent gagné sur les terrains de basket, je ne suis pas sûr que ce soit sa vision du monde qui l’ait emporté. La preuve : les sportifs d’aujourd’hui sont plus prompts à donner de la visibilité à des marques plutôt qu’à des causes. Bref, rendez-nous Bill Russell ! « Bill Russell, légende de la NBA », c'est à voir sur Netflix.
Victime lui aussi de haine raciale tout au long de sa carrière, l’histoire la plus folle se tient en fin de cursus universitaire lors du Final Four 1957, qui avait lieu au Texas. Dans la nuit juste avant la finale, des membres du Ku Klux Klan ont débarqué à sa fenêtre pour brûler des croix tout en hurlant toutes formes d’insultes racistes. Sympa la nuit à l’hôtel, pas sûr qu’il y aura 5 étoiles sur leurs notes… Le lendemain, malgré la défaite, Chamberlain va répondre à sa manière en étant nommé MVP de la finale. Une fois arrivé en NBA, la moisson que le monstre va réaliser s’inscrit dans cette continuité et ne peut que faire passer les insultes raciales pour ridicules. Ses performances et son efficacité lui permettent de devenir l’un des athlètes américains les mieux payés avec un contrat à 65 000 dollars (on est loin des 80 millions d’Aaron Gordon). Pas forcément actif dans les médias ou engagé comme Bill, Wilt répondra, comme souvent, sur le terrain, en s’imposant comme le meilleur joueur de l’époque. Celle-ci même où on considérait les Afro-Américains comme des citoyens ‘inférieurs‘.
Ces joueurs ont non seulement dominé sur le terrain, mais ils ont également utilisé leur notoriété pour lutter contre la ségrégation raciale et défendre les droits civiques. Leur succès a inspiré de nombreux jeunes Afro-Américains à poursuivre leurs rêves et à croire en un avenir meilleur.
La domination afro-américaine en NBA : une ligue transformée
Au fil des décennies, la NBA est devenue une ligue de plus en plus dominée par les joueurs afro-américains. Dans les années 1980, Magic Johnson et Larry Bird ont popularisé le basketball et ont attiré de nouveaux fans. Michael Jordan, considéré comme le plus grand joueur de tous les temps, a propulsé la NBA vers de nouveaux sommets de popularité et de succès commercial.
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Les années 1970 et 1980 marquent le véritable essor des Afro-Américains en NBA en raison de nouvelles règles. En effet, pendant la majeure partie des années 1960, un quota de quatre Afro-Américains par équipes fut en vigueur, ce qui a pu ralentir le développement de l’égalité dans la Ligue. De nouvelles superstars émergent et les mentalités évoluent sur le terrain comme dans la société en général.
Quelques années après KAJ, Magic Johnson débarque en NBA relançant ainsi les audiences de celle-ci : sa rivalité avec Larry Bird révolutionne, en effet, bien plus que le jeu. Le premier affrontement des deux monstres en finale de NCAA 1979 marque son époque à tel point que ce match fut le plus regardé de l’histoire avant d’être détrôné en 2013. Magic représente toute la beauté du basket et semble transcender tous les préjugés de l’époque, ne laissant place qu’à la beauté de l’une des plus grandes équipes de l’histoire du basket américain. Au-delà de cette simple magie du bonhomme, le Laker entreprend par la suite toute une lutte contre le SIDA après l’annonce de sa séropositivité en 1991, usant de son influence à bon escient.
Aujourd'hui, la majorité des joueurs de NBA sont d'origine afro-américaine. La ligue est un symbole de diversité et d'inclusion, et elle continue de célébrer l'héritage afro-américain à travers des initiatives comme le Martin Luther King Day.
Les défis persistants : le racisme et l'inégalité
Malgré les progrès réalisés, le racisme et l'inégalité persistent dans la société américaine, et la NBA n'est pas à l'abri de ces problèmes. Des incidents racistes ont éclaté ces dernières années, et des discussions ont eu lieu sur la représentation des Afro-Américains dans les postes de direction et de propriété des équipes.
La situation actuelle est évidemment incomparable à celle qu’ont connu les légendes dont on parlait ci-dessus, mais quelques controverses continuent à éclater dans une Amérique encore divisée par cette question. La NBA moderne se trouve pouvoir compter sur un porte-parole fort en LeBron James, qui n’hésite pas à intervenir sur un terrain bien plus grand que celui de basket (attention, on ne parle pas de son implication dans les transferts). À l’initiative de la gamme More than an athlete de Nike, nom également de sa mini-série sur ESPN, BronBron donne le ton sur la portée et le rôle qu’il souhaite avoir. En 2014, dans une conversation téléphonique rendue publique, David Sterling, propriétaire des Clippers déclare ne pas vouloir de « personnes noires » dans son arène lors des soirs de matchs. Sa compagne avait posté une photo d’elle avec Magic sur Instagram, ce qui déplu à David qui lui demanda de ne pas le refaire tout en exprimant ses idées racistes au téléphone. À cette occasion, Magic prendra la parole sur ESPN pour dénoncer ces paroles tout en expliquant que Sterling ne se rend pas compte de la portée de ce qu’il dit, à quel point cela peut blesser les Afro-Américains, d’autant plus quand on connaît le lourd passif du pays sur la question de ségrégation et d’égalité sociales. LeBron, alors en sortie de match de Playoffs, explique que ce genre de propos n’a rien à faire dans le sport et qu’il faut continuer à « développer ce sport » en passant au-dessus de ce genre d’incident. La même année, sa maison de vacances à Los Angeles (dans laquelle il doit habiter toute l’année maintenant) est vandalisée : un homme entre par effraction dans la propriété et tague le N-word sur le portail de la maison. La portée du mot et l’action sont choquantes. LeBron réagit en expliquant au micro d’ESPN qu’il a pleine conscience de la place qu’a le racisme dans l’identité de son pays, et que cet événement montre que même avec de l’argent, de la reconnaissance et des fans, être noir aux Etats-Unis représente un challenge quotidien pour de nombreux Afro-Américains. La situation est d’autant plus sensible que ses enfants étaient directement concernés : ce genre d’incident marque une jeunesse et forge un caractère mêlant lucidité et appréhension sur le monde. Malgré le choc de cet événement, le King prend le temps de remarquer à quel point des progrès ont été fait sur le sujet et fait apparaître une touche d’optimiste sur le combat à venir.
La NBA s'engage à lutter contre le racisme et à promouvoir l'égalité à tous les niveaux. La ligue soutient des initiatives visant à améliorer l'éducation, la santé et les opportunités économiques pour les communautés afro-américaines.
Le basketball africain : un avenir prometteur pour la NBA
La NBA s'intéresse de plus en plus au développement du basketball en Afrique. La ligue a lancé la Basketball Africa League (BAL), une ligue professionnelle qui vise à promouvoir le basketball sur le continent africain et à offrir des opportunités aux jeunes talents africains.
C’est officiel depuis 2 jours, la NBA et la FIBA vont lancer une ligue professionnelle en Afrique. La » Basketball Africa League » marquera la première participation de la NBA dans une ligue professionnelle hors d’Amérique du Nord. La NBA et la FIBA ont l’intention d’organiser des tournois de qualification plus tard cette année, afin de déterminer les 12 équipes qui représenteront les différents pays africains, notamment l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Égypte, le Kenya, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie, avec un maximum de deux équipes par pays. Enfin la NBA et la FIBA souhaitent également créer un fonds spécial pour soutenir le développement continu de l’écosystème du basketball africain, en formant notamment les joueurs, les coachs et les arbitres, tout en investissant dans les infrastructures.
Des joueurs africains comme Hakeem Olajuwon, Dikembe Mutombo, Serge Ibaka et Joel Embiid ont connu une grande réussite en NBA. La ligue espère que la BAL permettra de découvrir de nouveaux talents africains et de renforcer les liens entre la NBA et le continent africain.
Ibaka est né à Brazzaville au Congo et le 3ème plus jeune d’une famille de 18 enfants. Ses deux parents étaient joueurs de basketball, son père pour le Congo Brazza et sa mère pour la République Démocratique du Congo (Kinshasa). A cause de la guerre, Serge arrive en France à 17 ans pour jouer en 2ème division mais part directement en Espagne. Puis il se fait repérer par les scouts NBA notamment au Reebok Eurocamp dont il est élu MVP. Il est drafté par les Seattle SuperSonics en 2008 à la 24ème place. Né à Yaoundé, au Cameroun, rien ne le prédestinait à devenir professionnel, ni même à jouer au basket. C’est au volleyball qu’il brillait étant jeune et il espérait pourvoir poursuivre une carrière en Europe. Mais, à l’âge de 15 ans, en tombant sur les Finales NBA entre les Los Angeles Lakers et les Boston Celtics, il trouve Kobe Bryant incroyable et décide de se lancer dans le basket. Il est découvert par Luc Mbah a Moute lors d’un camp de basket. Mbah a Moute est aussi natif de Yaoundé et est le deuxième camerounais de l’histoire de la NBA après Ruben Boumtje-Boumtje. L’actuel joueur des Los Angeles Clippers prend alors Embiid sous son aile et l’emmène aux Etats-Unis, en Floride. Il joue ensuite pour la prestigieuse université de Kansas (11,2 points et 8,1 rebonds de moyenne) pendant un an avant de tenter sa chance en NBA. Il est sélectionné par les Sixers de Philadelphie en 3ème position mais ne jouera pas de la saison 2014-2015. Mutombo est un joueur de basket-ball congolais, né le 25 juin 1966 à Kinshasa (République démocratique du Congo). Surnommé « Le mont Mutombo », il mesure 2,18 m. Il est célèbre pour son jeu très défensif. Né à Lagos au Nigeria, Hakeem Olajuwon a évolué aux Rockets de Houston avant de terminer sa carrière aux Raptors de Toronto. Olajuwon est sans conteste l’un des meilleurs pivots de l’histoire de la ligue, aux côtés de George Mikan, Bill Russell, Wilt Chamberlain, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, Dikembe Mutombo, David Robinson, et Shaquille O’Neal. Sa dextérité et ses performances sur le terrain lui ont valu le surnom de Hakeem « The Dream ». Il avait une très bonne mobilité pour son poste de pivot et ses 2,13 mètres et était notamment réputé pour ses qualités de défenseur.
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