L'Avant-Garde de Troyes: Un pilier du football et du sport aubois

L'Avant-Garde de Troyes, club incontournable pour les passionnés de sport à Troyes dans l'Aube, rayonne par son dynamisme et sa diversité d'activités, s'adressant à tous les âges et niveaux. Mais l'histoire du football à Troyes ne se résume pas à ce seul club. L'Espérance Sportive Troyes Aube Champagne (ESTAC), club emblématique, propose la pratique passionnante du Football à Troyes, dans l'Aube et fête cette saison ses 125 ans d’existence. D'autres clubs, tels que le FC Métropole Troyenne à Saint-André-les-Vergers, le Racing Club des Sportifs Chapelains à La Chapelle-Saint-Luc, le Rivière de Corps Football Club, le FC Bréviandes, le Creney Football Club, le Torvilliers Athletic Club (TAC) et l'Union Sportive de Saint Lye (USSL), contribuent également à la richesse du paysage footballistique local.

L'ESTAC : Un club historique

L’ESTAC fête cette saison ses 125 ans et fait partie de la longue histoire du club. C'est une fierté pour ceux qui ont tout donné ici, à la fois sur le terrain et en dehors. Les supporters ont toujours été présents dans les bons moments mais aussi dans les mauvais. Et c’est dans les mauvais moments qu’on voit sur qui compter et ils étaient aussi là quand ça n’allait pas. Il est important qu'ils continuent à soutenir l’équipe et à être solidaires car la place de Troyes est en Ligue 1.

Souvenirs européens

La Coupe d’Europe reste un souvenir marquant, même si la première année avec le maintien était belle aussi ! Une belle équipe avait su être créée sous Alain Perrin. Il n’y avait pas de grands noms mais elle a su se construire avec le temps. Des victoires contre Leeds ou Newcastle ont marqué les esprits. Les liens créés par le football perdurent, et de nombreux anciens joueurs restent en contact, comme Benjamin Nivet, Farid Ghazi, Fred Adam, Karim Ziani…

Thierry Gomez : Un visionnaire du football

Thierry Gomez, ancien président de Troyes, incarne une vision novatrice du football. Son parcours atypique, marqué par une expérience au sein du Matra Racing et une carrière dans l'événementiel, lui a permis de développer une approche unique de la gestion de club.

L'expérience Matra Racing

L'aventure au Matra Racing, bien qu'écourtée par le retrait de Jean-Luc Lagardère, a été une expérience fondatrice pour Thierry Gomez. Il a pu constater de visu les limites d'une équipe composée uniquement de stars, et a compris l'importance de la cohésion collective. Il se souvient d'une équipe avec Francescoli, Littbarski, Casoni, Bossis, Olmeta, etc., qui jouait le maintien chaque année. Cette expérience lui a permis de comprendre que les meilleurs joueurs ne font pas forcément la meilleure équipe.

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Le Matra Racing était en avance sur son temps, avec des loges dans les stades, l'importance de l'économie autour du sport, et une présence forte dans son territoire. Le club dépassait le cadre du foot, avec une démarche entrepreneuriale et l'idée de développer un réseau d'affaires.

Une philosophie basée sur le collectif

Thierry Gomez prône une philosophie basée sur le collectif, le partage et l'intérêt général. Il considère qu'un club de football doit être une entreprise à part entière, capable de générer des revenus pour assurer sa pérennité. Il est convaincu qu'il n'existe pas de modèle unique de réussite dans le football, et que chaque club doit trouver sa propre voie. Il a toujours eu le goût du collectif et du partage et pense qu'il faut réussir en équipe. Il ne raisonne jamais pour son intérêt personnel, mais pour l’intérêt général.

La création d'une Ligue 3 professionnelle : Un cheval de bataille

Thierry Gomez est un fervent défenseur de la création d'une Ligue 3 professionnelle en France. Il estime que cette division intermédiaire est indispensable pour renforcer le football français et permettre aux clubs de se développer de manière plus structurée.

Il souligne que la France est l'un des rares grands championnats européens à ne pas posséder de Ligue 3 professionnelle. Il est convaincu qu'une telle division permettrait de renforcer la Ligue 2 et la Ligue 1, en fournissant un vivier de joueurs de qualité.

Il regrette que la réforme du football français, qui a réduit le nombre de clubs en Ligue 1 et en Ligue 2, n'ait pas été l'occasion de créer cette Ligue 3. Il dénonce le manque de soutien financier accordé aux clubs de National, qui sont pourtant des acteurs importants dans leur territoire en termes de communication, de liens social et de cohésion.

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Thierry Gomez souligne l'importance de trouver des modèles économiques pour ces clubs de National, car chacun joue un rôle très important dans son territoire en terme de communication, en terme économique, de liens social, de cohésion. Il y a plein de gens qui n’ont pas beaucoup de moyens financiers mais à qui on donne un but dans la vie, simplement parce qu’ils savent que le vendredi soir, il y a match. Il ne faut jamais oublier ça.

Les défis de la gestion d'un club de football

Thierry Gomez évoque les défis de la gestion d'un club de football, notamment la pression des résultats, la complexité de la gestion humaine et la nécessité de trouver des modèles économiques viables. Il souligne que le football est un milieu particulier, avec ses propres codes et ses propres contraintes.

Il insiste sur l'importance de la patience et de la vision à long terme. Il regrette que l'environnement du football soit souvent impatient et qu'il ne comprenne pas que la gestion économique d'un club est très différente de celle d'une entreprise classique.

Il explique qu'il faut d'abord avoir une vision générale pour faire grandir le football, afin de faire grandir les clubs, mais on est tellement dans ce rythme, avec une pression des partenaires, des supporters, des médias, qui n’ont qu’une chose en tête, « gagner », qu’on en oublie l’essentiel. On met les wagons d’abord et la locomotive derrière, au lieu de faire l’inverse.

Un regard sur son passage à Troyes

Thierry Gomez garde un très bon souvenir de son passage à Troyes, malgré les difficultés financières rencontrées à son arrivée. Il se souvient d'un premier déclic lors d'un match à Niort, et de la montée en Ligue 1 quelques mois plus tard. Il évoque un super groupe avec des supers mecs comme Benjamin Nivet, Carl Tourenne.

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Il confie que certaines personnes à Troyes ont essayé de le faire revenir lorsqu'il a repris Le Mans en 2016. Il reconnait qu'il n'avait pas mesuré à l'époque l'ampleur des difficultés financières du club. Il se souvient des premières semaines compliquées, des défaites et du mauvais classement.

Guy Formici : L'épopée du TAF

Guy Formici, ancien gardien de but, a marqué l'histoire du football troyen avec l'épopée du Troyes Aube Football (TAF). Son parcours, de l'école de foot de Libération Champagne au FC Metz, en passant par Nancy, l'a finalement ramené à Troyes, où il a connu ses plus belles années.

Les débuts à Troyes

Guy Formici a grandi dans le quartier Saint-Martin, à Troyes, et a fréquenté l’école Jules-Ferry, en compagnie de Christian Chapput, Jean-Pierre Bufanit, Benoît Gérard et autre Michel Dufau. Il a fréquenté les écoles de football de Libération Champagne et créé une équipe minime à l’Avant-Garde de Troyes.

Il se souvient avoir passé des heures à jouer au foot dans la cour de ses parents. Son père, Bruno Formici, gardait le but du SUMA au motoball.

L'aventure au FC Metz et le retour à Troyes

Après un passage à Metz et à Nancy, Guy Formici est revenu à Troyes pour rejoindre le TAF, un nouveau club qui se montait. Il se souvient de sa joie lorsqu'il a appris que Marcel Artélésa avait signé au TAF.

L'épopée du TAF

Guy Formici a connu la grande épopée du TAF, avec la montée en D1 en 1973. Il se souvient d'une défense de fer composée de Jacques, Cordier, Artélésa et Grégoire, et de Tonnel, devant, qui empilait les buts. Il évoque une vraie bande de copains.

Il garde un souvenir mitigé de l'élimination du grand Saint-Étienne en Coupe de France. Il se souvient qu'ils étaient en pleine affaire Patrick Henry et qu'ils écoutaient le dénouement de l'affaire à la radio en revenant de ce déplacement.

La fin de carrière et la reconversion

Après huit ans de bons et loyaux services, Guy Formici a quitté le TAF en 1978. Il a rejoint Reims, mais le club a fait faillite. Il a ensuite rejoint Montpellier, où il a terminé sa carrière professionnelle.

Il a ensuite racheté une crêperie à la Grande-Motte, qu'il a tenue pendant 18 ans. Aujourd'hui, il profite de sa retraite avec sa femme, Geneviève. Il voyage beaucoup et continue à faire du vélo. Il revient trois à quatre fois par an à Troyes.

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