Le handball en Aquitaine possède une histoire riche et complexe, marquée par l'émergence de clubs pionniers, des compétitions régionales et des événements internationaux. Cet article explore les différentes étapes de son développement, des premières rencontres dans les années 1950 à l'essor des clubs féminins et masculins dans les championnats nationaux.
Les débuts du handball en Aquitaine
Le handball aquitain est structuré depuis 1960 par la Ligue d'Aquitaine, initialement fondée sous le nom de Ligue de Guyenne en 1942. Des comités départementaux (47, 40, 33 et 64, rejoints par la Dordogne en 1948) se sont constitués au sein de cette ligue, se partageant le territoire géographique aquitain. Les premiers clubs ont vu le jour dans les années 1960, notamment dans les Pyrénées-Atlantiques.
Les premiers pas du handball dans les Landes remontent également aux années 1960. Une rencontre officielle mémorable s'est déroulée dans les arènes de Morcenx, le 10 mai 1959, opposant le Bordeaux EC et le Club Universitaire Palois en finale du Championnat de Guyenne, un événement organisé par le CA Morcenais.
Développement dans les Landes
En 1966, l'Étoile Sportive Montoise, sous l'impulsion de Mr Liardeaux, ouvre une section handball. L'équipe participe au championnat de Guyenne et atteint les demi-finales de la Coupe d'Aquitaine en 1967, où elle s'incline de justesse face aux Girondins de Bordeaux (19-20). D'autres clubs pionniers, tels que le Stade Montois et Saint Pierre du Mont, rejoignent les clubs béarnais, qui disposent déjà de leur propre championnat.
Les statuts du nouveau Comité des Landes sont adoptés lors de l'Assemblée Générale constitutive du 22 novembre 1985 à Mont de Marsan, avec Michel Roumégous comme premier Président et Mr Domien comme Président d'Honneur. Laurent Bridon, Jacques Pouységur, Christiane Carrassus (en 2008) et Valérie Dupin (depuis 2012) se sont succédé à la présidence du Comité des Landes de Handball. La Coupe des Landes porte le nom de Jacques Pouységur depuis 2012.
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Un championnat départemental féminin est créé dès 1991-92, regroupant neuf clubs. Le championnat départemental masculin est instauré en 2001-02. Auparavant, les clubs de Mimizan jouaient soit en Championnat de Côte d'Argent (Gironde), soit dans les Pyrénées-Atlantiques (Villeneuve de Marsan et Saint Pierre du Mont). Une exception notable est l'AS Nogaro Handball, qui participe au championnat des Landes de 1991 à 1994, bien que le club soit basé à Riscle.
Essor dans les Pyrénées-Atlantiques
Le Comité des Pyrénées-Atlantiques existe depuis mai 1961, avec Mr Peyrou, Maire de Gélos, comme premier président. Le premier championnat est institué en 1962-63 avec cinq équipes, dont le Zibéro Sports Tardets. En 1970-71, le championnat départemental est divisé en deux divisions : Honneur et Promotion. En Honneur, on retrouve l'AL Urt, US Luzienne, Gelos, Asson Sports et l'US Soumoulou.
En 1999-00, la Division 2 Nationale est créée. Lors de la création d'un premier championnat départemental, les clubs des Landes et des Pyrénées Atlantiques sont regroupés en un seul championnat, compte tenu du faible nombre d'équipes. En 1991, un championnat distinct est créé pour les équipes féminines de chaque département. Pour les équipes masculines, il faut attendre janvier 2002 pour que le Comité organise un premier championnat, avec le Vignau, Mimizan et Saint Pierre du Mont, qui continuent à jouer dans les championnats de Gironde et des Pyrénées-Atlantiques.
En 2004-05, un championnat de Pré-Région est créé, regroupant les équipes de chaque département. Lors de la saison 2009-10, ces deux championnats fusionnent pour former l'élite départementale dans une poule unique.
Événements internationaux à Bayonne
Bayonne a accueilli plusieurs événements internationaux de handball. Le 26 février 1970, une rencontre du Championnat du Monde de Handball en 1970 en France a vu la Tchécoslovaquie dominer le Japon (19-9) au Palais des Sports Lauga. En 1981, le Championnat du Monde B a été organisé en France, et le 21 février 1981, la Tchécoslovaquie a été battue par la Norvège devant 2800 spectateurs au Palais des Sports Lauga. Une troisième rencontre internationale a été organisée à Bayonne le jeudi 22 mars 2018.
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Le Boucau-Tarnos : un club phare
Les Boucalo-Tarnosiens ont d'abord évolué dans la salle de Tarnos. La section handball du SICS est apparue en 1971. L'équipe féminine sénior a été championne d'Aquitaine dès la saison 1973-74. En 1974-75, elles ont joué leur première saison en Nationale 2 (Deuxième division Nationale) avec Toulouse OAC, CLL Bourges, CN Mourenx, ES Chateauneuf, US Talence, l'Avenir Murétain et l'US Luzienne. Le SICST Boucau-Tarnos était en Nationale 2 (D2) en 1975-76 (féminines). La poule de Nationale II comprenait Poitiers, Pauillac, Angoulême, Talence, Muret, Chateauneuf la Forêt et l'US Luzienne. Elles ont atteint la finale de la Coupe d'Aquitaine face au BEC à Tarnos. En 1976-77, les féminines étaient toujours en Nationale 2 avec l'US Luzienne. En 1981-82, Boucau-Tarnos évoluait en Nationale 2 avec Mourenx, Pessac, Mérignac, Montpon, Libourne, Mios, Toulouse, Saint Junien et Limoges. Les Boucalaises ont également atteint les demi-finales de la Coupe d'Aquitaine, où elles ont été éliminées par Pessac (29-24).
Union Sportive Luzienne
Fondé en 1968, le club participe au championnat d'Aquitaine en 1971-72 et cela pendant deux saisons. En 1973-74, les féminines évoluent en Nationale 2 (Deuxième Division) avec ASEA Toulouse, Toulouse OAC, Mourenx, La Roche/Yon, Ruffec, US Talence et ES Chateauneuf la Fôret. Les joueuses de l'époque se nomment Sedès, Concile, Fando, Carrieu, Touya. En 1974-75, elles évoluent toujours Nationale 2 avec Toulouse OAC, CLL Bourges, CN Mourenx, ES Chateauneuf la Fôret. L'US Luzienne est en Nationale 2 (D2) en 1975-76 féminines. La poule de Nationale II : Poitiers, Pauillac, Angoulême, Talence, Muret, Chateauneuf la Forêt et SCIS Boucau-Tarnos. En 1976-77, les féminines de Saint Jean de Luz sont en Deuxième Division Nationale, la Nationale 2 avec une autre équipe locale, Boucau-Tarnos.
Zibéro Sports Tardets : un club historique
Dès 1953, le Zibéro Tardets, en Soule (Pays-Basque), pratique ce sport. Les premières rencontres se jouent sur le terrain du fronton. En 1965, le club est champion Départemental. Il accède au championnat de Guyenne pour la saison 1964-65. La poule comprend AL Billière, le BEC, Santé Navale Bordelaise, NCI Bordeaux, ASPTT Libourne, Cheminots Palois et les Girondins de Bordeaux. En 1966-67, l'équipe évolue en championnat de Guyenne avec l'ES Montoise, Nousty, le Bordeaux EC, les Girondins, Bordeaux NCI, Stade Pessacais UC et AL Billière. Idem l'année suivante (1967-68) avec Caudéran, Billière, Stade Bordeaux Bastide, Nousty, Gelos, l'ES Montoise et le CO Périgueux Ouest. Pour la première édition de la Coupe d'Aquitaine en 1968-69, les Souletins échouent à Pau (11-10) face aux Girondins. Tardets est éliminé au même stade de la compétition la saison suivante (14-13) face au Bordeaux EC. Le club souletin migre ensuite à Mauléon pour des raisons d'homologation de terrain.
Pour la première fois depuis sa création, le Zibéro Sports participe au championnat de Division 3 masculine nommé "Excellence" en 1970-71. Les premiers adversaires sont Nousty Sports, CA Béglais, Gazélec Bordeaux, Toulouse OAC, Toulouse UC, Montpellier UC, ASCEM Montpellier, Castres Boucasse et La Clermontaise (Clermont l'Hérault). En 1971-72, bis repetita dans une poule composée du Toulouse OAC, Stade Rodez, US Melle, AC Narbonne, CS Gazélec Bordelais, AL Billière, ASPTT Limoges, CA Béglais et du Toulouse UC. En 1973-74, le club joue à domicile dans la salle Mosqueros de Salies de Béarn. En 1974-75, le Zibéro est en Nationale 2 masculine. Tardets descend en fin de saison en tant que dernier dans une poule composée de Poissy, du Bordeaux EC, Poitiers, Saintes, Villemomble, Gazéléc, Billancourt et Nantes et l'AS Voltaire Chatenay-Malabry. Le club participe à la première "vraie" édition de la Coupe de France le 27 septembre 1975 face à la Clermontaise (Clermont l'Hérault).
En 1975-76, le Zibéro évolue dans une poule composée de HBC Carcassonne, Nousty Sports, CA Bègles, ASPOM Bordeaux, AL Billière, ASU Balma, Sanfloraine Saint Flour, CAPO Limoges et FJ Trèbes. L'équipe atteint les demi-finales de Nationale 3 à Poitiers, où elle est battue par Dunkerque. En 1976-77, promus en Nationale 2, les masculins de Tardets jouent avec Poitiers, Laetitia Nantes, Poissy, Saintes, HBC Nantes, Le Mans, AS Police Paris, Montgeron et le Bordeaux EC. Ils sont rétrogradés en Nationale 3 en 1977-78 : Nousty Sports, AL Billière, Carcassonne HB, Stade Niortais, ASPTT Limoges, CA Béglais, SA Mérignac, ASU Balma, ASC Albi composent la poule. Hélas en fin de saison, le club retourne en Aquitaine. En 1981-82, l'équipe masculine de Tardets joue à Mauléon ses matchs de Nationale 3, en tant que promu. La poule de Tardets : Bordeaux EC, Saint Junien, Nousty, Montpellier, Carcassonne, Rodez, Billière, Bègles et Cenon. En 1987-88, retour en Nationale 3 avec une poule : Comos Montpellier, Pont Saint Esprit, ASPOM Bègles, Montpellier UC, Nousty, AL Billière, Stade Pessacais, Cournon, Rodez et Port de Bouc. En 2001-02, l'équipe masculine du Zibéro Sports effectue sa dernière saison en Nationale 3. En 2013-14, les Souletins sont à nouveau promus en Nationale 3. En fin de saison 2015-16, le Zibéro termine premier lors de la phase régulière grâce à un ultime match nul face à Asson Sports, alors dauphin des Basques, dans un match décisif.
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Union Sportive Tyrossaise
Section fondée en 1979 par René Coupau, elle est l'un des trois clubs landais affiliés en 1981 et référencée sur une note de la FFH. Alors en championnat départemental des P.A, le club se hisse en 1/2 finale de la Coupe d'Aquitaine, éliminé dans sa salle de la Moustey par le Bordeaux EC. En 1/4, ils avaient éliminé Mérignac (29-19). En 1977, une section handball est créée au sein de l'Union Sportive Tyrossaise, club omnisports, par la volonté d'un groupe de copines motivées et l'appui de leurs éducateurs sportifs. Les féminines évolueront par la suite en Nationale 2 en 1985-86 (promues grâce à leur titre de championnes de Guyenne), avec un premier match disputé à Tyrosse le 13 octobre 1985 face au Poitiers EC. La poule de Nationale 2 (3ème échelon national) était ainsi : PTT Limoges, Poitiers EC, HBC Brioux-Aulnay, Limoges EC, SC Angoulême, AS Libourne, UA La Rochefoucauld, SPIC Pauillac et Bordes Sports. En 1986-87, le club est toujours en Nationale 2 avec Brioux-Aulnay, Stade Pessacais, Montauban, La Rochelle, Les Herbiers, Angoulême, Limoges, ASPOM Bègles, La Rochefoucault, Bordes Sports, Jeunesse Yvrac, mais redescend en Préfédérale Aquitaine. L'US Tyrossaise remporte la Coupe Aquitaine féminine en 1992 (22-20) face à Agen à Mont de Marsan. Le club retrouve la Nationale 2 lors des saisons 1996-97 à 2001-2002, puis remonte en 2005 en Nationale 3.
Aviron Bayonnais : une longue tradition
Apparue officiellement en novembre 1968, la section handball de l'Aviron Bayonnais est en plein essor à la fin des années 1980. Cependant, de 1944 à 1947, le handball a vécu à l'Aviron Bayonnais, comme en témoigne cette demi-finale de Coupe de France, qui porte une fausse nomination car il s'agit en réalité d'un Championnat de France non officiel féminin joué à élimination directe. Rejouée et perdue à Bondy (3-1) après avoir éliminé Fémina Sport (2-0), le BEC et l'UA Tarbes à Bayonne (exempt du 1er tour). En 1946-47, les masculins participent au premier tour de la Coupe de France face au SBUC mais doivent déclarer forfait. Mr Nogues est le dirigeant principal de la section affiliée à la Fédération Française. En 1983-84, l'Aviron Bayonnais est éliminé en 1/2 finale par Lormont (28-20). En 1989, elles sont championnes d'Aquitaine et promues en Nationale 2. Les Basques sont accompagnées par cinq équipes en championnat de Nationale 2 : Toulouse UC-Balma, Bordes Sports, Saint Jammes, Pessac et CAB-ASPOM Bègles. Elles y restent peu de temps et entre 1992 et 1995 jouent en championnat régional. En 1995, elles accèdent à nouveau en Nationale 2 et même en Nationale 1 au terme de la saison 1999-2000. En 2001-02, elles jouent en Nationale 2 et terminent premières de leur groupe. En quart de finale, après un match aller (26-26) face à l'US Ivry, elles sont battues au match retour le 1er juin. Il n'en reste que l'équipe est promue en Nationale 1 (Deuxième division). Lors de la saison 2002-03, les féminines évoluent dans une poule composée de Nantes, Cergy-Pontoise, Conches, Lesneven le Folgoet, Lommé, Bordes Sports, Brest, Villemomble, Courbevoie et Bergerac. Malheureusement, l'équipe termine à la dernière place et redescend dans la nouvelle Nationale 1 (C'est devenue la troisième division avec la création de la D2 féminine). En 2004-05, les féminines sont à nouveau rétrogradées en Nationale 2 jusqu'en 2006-07, date à laquelle elles sont reléguées en Nationale 3 en fin de saison. Promues à nouveau pour la saison 2013-14 en Nationale 2, elles retrouvent ainsi leur niveau d'antan. En 2015-16, elles participent pour la troisième saison consécutive au championnat de Nationale 2 Féminines et terminent le championnat en seconde position de leur poule, accédant pour la première fois de leur histoire à la Nationale 1 (Troisième division).
AS Irisartarrak
Le club est fondé en 1972 et joue alors sur le parking goudronné du village. En 1990, le club accède en Excellence Aquitaine et joue dans la salle Jai Alai de Saint Jean Pied de Port pour des raisons d'homologation. En 1993, la salle des sports Airoski est inaugurée à Irissarry. En mai 2002, l'équipe fanion est championne d'Aquitaine et promue en Nationale 3 pour la première fois. L'AS Irisartarrak est demi-finaliste du Championnat de France de N3 contre la réserve de Dunkerque (33-30), après avoir battu Niort (35-32) en 1/4 de finale du championnat de France de Nationale 3 en juin 2009. Suite à un ultime match de barrage face à Prades le Lez à Bourg de Péage gagné 31-28, les Basques remontent en Nationale 2 en 2014-15.
Biarritz Anglet Handball
Ce club, issu de la fusion du Biarritz Olympique et de l'Anglet Olympique en 2004, remporte la Coupe de France Départementale féminine le 6 juin 2010 à Paris face à Gravelines (24-20) puis atteint à nouveau la finale l'année suivante. En championnat, le club atteint pour la première fois de son histoire la Nationale 3 féminines en fin de saison 2012-13, accompagnées par le Zibéro Sports Tardets, également promues en Nationale 3. Dès leur première saison, elles accèdent en Nationale 2 suite à un match de barrage en juin face aux Alsaciennes d'Altkirch (30-29) à Cournon d'Auvergne, obtenant ainsi une quatrième montée consécutive ! Les masculins, eux, sont promus en Nationale 3 pour la saison 2015-16.
HBC Gan
La section handball de ce grand club omnisports date de 1980. Les féminines accèdent en championnat Nationale 3. En effet, en mai 2015, les féminines sont championnes de Pré-Nationale. Pour la première fois dans l'histoire de la section, elles disputèrent le championnat de Nationale 3. En fin de saison 2017-18, les féminines concluent la saison par une superbe deuxième place au classement, à 2 points de Pau Nousty Sports.
ASPOM Bordeaux : un pilier du handball régional
Dès 1950, l'ASPOM est considérée comme une valeur sûre du handball régional. L'émulation et l'engouement grandissent sous l'impulsion dynamique des RIOS, BELIN, DAIGNAN, jeunes nés dans le quartier. Ces éléments de qualité seront à la base des succès remportés par l'ASPOM. Puis c'est l'avènement du handball à 7. La saison 1955/56 s'annonce bien, le club atteint 120 licenciés et il faut souligner également l'apparition des filles. Les seniors évoluent au niveau National : ils disputent la finale du championnat de France, qu'ils perdent d'une façon discutable. En 1959, c'est la COUPE D'EUROPE, l'ASPOM est éliminée en 8ème de finale, après un match époustouflant contre l'équipe Suédoise de GOTTEBORG. De 1960 à 1966, l'ASPOM tient le haut du pavé en nationale. Cependant, les soucis et les charges financières du championnat national deviennent trop lourds pour le club. Une fusion est décidée avec le GAZELEC de Bordeaux, ce qui assure la sécurité de crédit de fonctionnement ; Mais cette entente est de courte durée. En 1969, l'ASPOM abandonne au GAZELEC les meilleurs éléments et repart de zéro. C'est très dur, mais il en faut plus pour décourager le Président PUYAU et ceux qui soutiennent son effort : VERAIL, CHARRIER, PONS, PALLIER, MOTHES, NAUDON, ASSADET, ISSARTIER et le dernier venu BALLIAS. Puis les filles débutent en 1952 et, pour ne pas être en reste, remportent la Coupe de Gironde ! C'est ainsi que dès 1954, Jacques Tisne, homme dévoué et particulièrement compétent, paye de sa personne. Il prend en mains les équipes de jeunes. Rapidement, les éléments minimes, cadets et juniors imposent leur loi au sein de la ligue et trustent titres et coupes. Ils se font même remarquer sur le plan national au point d'être invités à jouer en lever de rideau de la grande finale nationale PUC/ASPOM. 1958 : De cette saison, par un souffle nouveau, les jeunes ont grandi et forment l'équipe première. Ils travaillent et obtiennent, tant dans la région qu'au-delà, des résultats flatteurs.
Au Dorat, les joueurs, entraîneurs et dirigeants du club étaient affairés à une « grande journée de nettoyage » du parquet aux vestiaires. Mais que se passait-il, vendredi 1er novembre, sur le parquet du gymnase du Dorat ? « La fête de tous les saints, mais c'était plutôt Saint-Marc qu'on fêtait au Dorat », plaisante Jean-Jacques Belin, vice-président de Bègles handball, à la fois association à part entière et section de l'Aspom, le club historique des cheminots de l'agglomération bordelaise. Car, « dans le petit monde du handball », souligne Jean-Jacques Belin, « l'Aspom doit bien être le seul club qui prend à sa charge l'entretien courant d'une salle de sport », le gymnase étant ici une propriété non pas de la Ville de Bègles mais de la SNCF, qui le met à disposition du Casi Cheminots Bordeaux, le comité d'entreprise de la SNCF. « On est un club patate chaude », cingle le vice-président. « Entre la SNCF qui s'en désintéresse, le Casi qui n'a pas d'argent et la mairie ne veut pas y mettre les pieds ni les doigts, on attend trouver un terrain d'entente. » Contrainte qui « s'ajoute aux déjà nombreuses charges que connaissent tous les clubs sportifs » et aux aléas des dernières années, marquées par « d'incessants envahissements du stade du Dorat » par les gens du voyage.