Le volley-ball français a été témoin de moments mémorables impliquant les équipes de Nantes et de Tours. Cet article retrace certains de ces moments, en mettant en lumière les rivalités, les victoires et les figures marquantes qui ont façonné l'histoire de ces clubs.
Les Neptunes de Nantes : Une ascension vers les sommets
Les Neptunes de Nantes ont réalisé un parcours remarquable lors des play-offs. Après avoir dominé le Volley-Ball club de Marcq-en-Baroeul en quart de finale avec des victoires nettes de 3-0 à trois reprises, les joueuses des Neptunes de Nantes se sont retrouvées face au Cannet, leur dernier obstacle avant la finale. Après avoir remporté le premier match 3-1 à domicile à Nantes, elles ont confirmé leur supériorité en s'imposant une nouvelle fois à l'extérieur, scellant ainsi leur avancée vers la finale. Cependant, en finale des play-offs, les Neptunes ont affronté le Levallois-Paris SC. Le titre échappe malheureusement aux nantaises face à une équipe déterminée.
Le NRMV : Une Coupe de France historique
Les supporters nantais en ont rêvé, le NRMV l’a fait ! Après les Neptunes samedi, ce sont donc les Boys du NRMV qui, dimanche, dans l'ambiance survoltée de la Halle Carpentier, ont remporté la Coupe de France 2024 au terme d’un match enlevé et maîtrisé de la part des joueurs d’Hubert Henno, qui s'offre son premier titre en tant qu'entraîneur, lui qui a tant gagné quand il était libéro. Car si le MHSC a espéré accrocher un quatrième set qui aurait pu changer la face de cette finale, Nantes Rezé a réussi à poser sa patte sur le match, grâce à son homme fort, le Brésilien Chizoba, MVP de la saison régulière de Marmara SpikeLigue et du match, meilleur marqueur avec 19 points (52% en attaque, 2 blocs, 2 aces) et au rendez-vous dans les money-time de chaque set, mais également au talent, visiblement familial, du jeune Mathis Henno, impressionnant pour sa première finale chez les grands (12 points), ou du central François Huetz, plusieurs fois décisif dans la rencontre (8 points dont 4 blocs).
Le match ne pouvait pas mieux commencer pour le NRMV qui prend d’entrée cinq points d’avance grâce à trois blocs et un ace flottant du passeur Anatole Chaboissant (5-0). Le coup est dur pour Montpellier qui cède le premier break du troisième set après une attaque et un bloc signés du même Mathis Henno (3-1), puis sur une nouvelle série de Chizoba au service (8-5), mais manque l’occasion de repasser devant sur une attaque dehors de Moritz Reichert (12-11), ce que Nicolas Le Goff parvient finalement à faire à la conclusion d’un rallye (13-14). Avance de courte durée, puisque le NRMV enchaîne trois points (16-14). Une fois de plus, les Héraultais recollent et prennent même l’avantage en entrée de money-time au prix d’une grosse défense bonifiée par Ezequiel Palacios (20-22). Le kop de Montpellier exulte quand Luka Marttila, meilleur marqueur héraultais de la rencontre (15 points, 47% en attaque), offre une première balle de set à son équipe (23-24), que Joris Seddik, entré pour ce point, ne convertit pas (24-24). Mathis Henno peut alors sauter dans le kop nantais pour s’offrir un bain de foule mérité, les Boys courir aux quatre coins du terrain, avant de recevoir des mains d’Eric Tanguy, président de la FFVolley, ce trophée historique qui leur garantit une place en Coupe de la CEV la saison prochaine. Le NRMV va cependant vite devoir retomber sur terre avec un match 2 de son quart de finale de Marmara SpikeLigue mercredi à Saint-Nazaire, vainqueur 3-1 du match aller mardi dernier à La Trocardière.
Les réactions après la victoire
Hubert Henno, entraîneur de Nantes Rezé : "C’est vraiment différent de remporter un titre comme entraîneur, par rapport à ce que j’ai connu comme joueur, parce que tu intériorises tout, tu ne peux pas contrôler les choses, c’est super dur. Mais j’avais confiance en mes joueurs, parce ce que ce sont des guerriers, des battants, je savais qu’après le match contre Saint-Nazaire (défaite 3-1 mardi dernier à domicile lors du match 1 des quarts de finale de Marmara SpikeLigue), ils allaient rebondir, ce n’est peut-être pas plus mal d’ailleurs qu’on ait perdu contre Saint-Nazaire. Ma seule interrogation était de savoir s’ils allaient être capables de le faire dans un contexte que certains ne connaissaient pas, ils l’ont très bien appréhendé. C’est génial, j’ai eu la chance en tant que joueur de beaucoup gagner, comme entraîneur, je veux aussi remporter des trophées, je suis content de l’avoir fait. C’est important de marquer l’histoire du club, j’ai connu ça à Tours quand le club a gagné sa première Coupe de France, derrière, ils ont fait en sorte de pouvoir continuer, c’est ce que je souhaite au NRMV, parce que ce n’est pas facile, il y a de la concurrence à Nantes. La manière est un plus, les joueurs ont été très bons, je leur avais dit qu’une finale, ça se jouait tête froide et corps chaud, c’est ce qu’ils ont fait. Dans le troisième set où c’était un peu compliqué, ils devenaient un peu fatigués, Tanguy (Lemeur) est arrivé, il a fait une défense, « Chizo » a été présent dans les money-time, c’est une vraie victoire d’équipe.
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Anatole Chaboissant, passeur de Nantes Rezé : "Ça n’a pas été un match facile, Montpellier est une très bonne équipe, on avait perdu 3-2 chez eux une semaine plus tôt, mais on est venus avec une grosse envie de gagner et de ramener ce premier titre à Nantes, qui rentre dans l’histoire, c’est exceptionnel, d’autant que les filles ont aussi gagné hier, ce n’est que du plaisir. Après le dernier point, c’est une explosion de joie de voir que le match est terminé et qu’on remporte cette Coupe de France, c’est juste incroyable, on ne peut être que fiers de nous. A titre personnel, c’est mon premier titre après seulement deux ans dans ce club, on va en profiter jusqu’à demain.
François Huetz, central de Nantes Rezé : "On a très bien joué, merci aux supporters qui sont venus et bravo à Montpellier qui a fait un bon match. Je ne réalise pas trop, mais je suis très content qu’on ait gagné, pour la ville, pour le club, pour les supporters et pour nous aussi. Je suis content de mon match aussi, j’aurais pu faire un peu mieux à certains moments, mais globalement, je pense avoir fait un bon match.
Loïc Le Marrec, entraîneur de Montpellier : "On n’a pas pris le match par le bon bout, avec une entame catastrophique, on a tout de suite pris l’eau, je ne sais pas si on a été submergés par l’émotion, la pression, le contexte, mais pendant un set trois quarts, on passe clairement à côté de l’événement. On pourrait trouver un milliard d’excuses, mais Nantes a vraiment très bien joué, ils ne nous ont rien donné, les seuls moments où on était proches de faire une petite différence, ils ne nous ont jamais lâchés et ont réussi à fermer, notamment dans le dernier set, au meilleur des moments. Ils ont été très performants en réception, en défense, leur bloc/défense était bien en place, nous, on a peiné offensivement, mais c’était aussi dû à notre réception qui a été un peu moins performante que d’habitude.
Nicolas Le Goff, central de Montpellier : "Nantes était au-dessus aujourd’hui, il n’y a rien à dire et nous, on a sous-joué. On s’est mis dans le dur direct au premier set, ils ont beaucoup mieux géré l’enjeu de la pression que nous, c’est clair, il nous a manqué de tout, de mieux jouer.
Le SNVBA : Vainqueur de la Marmara Spike Ligue
Le SNVBA remporte cette saison de Marmara Spike Ligue après sa victoire en finale des play-offs face à Tours ! Après une série sans encaisser une défaite face au NRMV, le SNVBA a affronté Tourcoing dans une série dingue de 3 matchs qui s’est soldée par une victoire de l’équipe Nazairienne ! Pour cette finale, les bleus se retrouvaient face à une équipe de Tours déterminée. C’est après un match aller à Saint-Nazaire remporté 3-0 que les bleus sont allez soulever le trophée à Tours dans un match retour palpitant. Félicitations au SNVBA pour cette victoire bien méritée ! Continuez à faire vibrer les tribunes, à inspirer les générations futures et à écrire l’histoire du volley-ball avec vos performances exceptionnelles.
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Tours : Une saison régulière dominante
Assuré de finir en première position, Tours termine la saison régulière en roue libre. Battus à Beauvais mardi (3/2), les champions de France ont de nouveau mordu la poussière à Nantes samedi (25-17, 25-23, 25-15). Il faut dire que Mauricio Paes, l’entraîneur du TVB, avait encore largement fait tourner son effectif en prévision des échéances à venir (Baranek, Exiga, Popp et Konecny étaient au repos). « On savait que Tours venait avec une équipe B. Mais il fallait quand même rester sérieux, devant notre public, et respecter les joueurs qu’il y avait en face », a réagi sur Ma Chaine Sport le capitaine nantais Julien Lavagne, meilleur marqueur du match avec 12 points.
Une rivalité historique à la Trocardière
Le championnat de France de volley a vécu une soirée historique, samedi 18 mars, à la salle sportive métropolitaine de la Trocardière lors du choc au sommet entre Nantes Rezé et Tours (0-3), comptant pour la 25e et avant-dernière journée de la phase régulière. Jamais un match de Ligue A masculine n’avait attiré autant de monde. Moussé Gueye et le NRMV ont pu compter, samedi soir, sur un public record à la Trocardière de Rezé. Jamais un match de Ligue A n’avait attiré 4 725 spectateurs. Les Nanto-Rezéens, qui ont eu des occasions dans toutes les manches, ont fait honneur aux 4 725 spectateurs présents à la Trocardière de Rezé samedi soir. Une affluence record pour un match de championnat de France. « C’est fou, juste incroyable de jouer dans une salle aussi pleine, commentait Thibaut Thoral, en souffrance lors de ce choc. C’est inédit pour le volley français. Une affluence record qui ne doit rien au hasard. Le travail effectué par le club, sous la houlette de Morgane Le Gall, pour remplir, à l’occasion de quelques matches phares, ce superbe écrin est très important. Et sur le terrain, l’équipe s’est mise à la hauteur en ne lâchant rien. Et en s’installant durablement sur le podium de ce championnat. « On a mérité de jouer cette place 1-2, pointe Hubert Henno, l’entraîneur nantais. Outre sa capacité à ne jamais renoncer, les équipiers d’Anatole Chaboissant, désormais lié au club jusqu’en 2025, ont cette faculté à emmener avec eux. « À faire le show dans une salle qui s’y prête complètement. Le public, qui se régale et voit du spectacle, revient selon Thibaut Thoral. Une leçon à retenir dans l’optique des playoffs. « On ne doit pas s’arrêter là et se replonger dans la suite de la saison, avec cette dernière journée de LAM et les playoffs, ajoute l’attaquant réceptionneur métropolitain.
Hubert Henno : Un lien fort avec Tours
Hubert Henno, l’entraîneur de Nantes Rezé, qui défie Tours coleader de Ligue A masculine samedi 10 décembre (18 h) dans la mythique salle Grenon du TVB, est passé deux fois par la Touraine, où il a terminé sa carrière de joueur et lancé celle d’entraîneur. Tours n’est pas un adversaire comme les autres pour Hubert Henno. L’entraîneur de Nantes Rezé, 3e du classement après sa victoire éclatante contre Chaumont samedi dernier (3-0) et en quête d’une sixième victoire de suite ce soir à Grenon (18 h), y a lancé sa vie de technicien en 2019. Juste après avoir mis fin à sa carrière de joueur.
« De ce premier passage à Tours, il me reste évidemment la Ligue des champions remportée en 2005 à Salonique devant 10 000 Grecs en furie. C’est un grand souvenir. Par ailleurs, je retiens aussi ma rencontre avec Vladimir Nikolov, le pointu bulgare. Je suis arrivé un an avant lui. Il est arrivé en 2003. J’ai découvert un mec qui avait la même vision que moi du volley, avec ses exigences, dans sa manière de s’entraîner et de voir les autres équipes. On est resté proche parce qu’après je suis allé jouer avec lui en Italie. On a des enfants qui ont le même âge. Il existe une petite rivalité amicale entre les enfants. Même si le sien joue déjà dans grands clubs européens et que le mien (Hilir) fourbi ses armes aux États-Unis. Après une saison en Russie, au Dynamo Moscou et huit dans les plus grands clubs italiens, Hubert Henno, trois Coupe d’Europe CEV au compteur, revient à Tours, avec un projet de reconversion en ligne de mire.
« De ces quatre saisons en tant que joueur, je retiens la victoire en Coupe d’Europe CEV, en 2017. On a battu Trento (Italie) après avoir été balayé à l’aller (0-3). Je me souviens des mots du président d’alors, Yves Bouget après notre défaite au match aller : « Les gars ça ne sert à rien que vous vous présentiez pour le match retour. Finalement, on réussit l’exploit, parce que nous n’étions pas favoris, avant même le match aller et encore moins après, de renverser Trento. On gagne 3-1, avant de remporter le Golden Set (15-12) dans une ambiance complètement folle. C’est simple, chaque joueur de l’équipe a joué le match de sa vie. Il y a eu une super communion avec le public.
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« De ce deuxième passage, j’ai beaucoup apprécié Nathan Wounembaina. On avait plus ou moins les mêmes valeurs et je pense qu’il pouvait s’installer durablement au TVB, pour en devenir un peu l’image, le joueur référence de Tours. Tous les clubs ont besoin d’avoir un joueur auquel le public s’identifie. J’aurai aussi pu citer David Konecny, le pointu tchèque qui a fait gagner Tours pendant des années entre (2008 et 2017). Il fut un des plus grands joueurs du championnat français mais quand je suis revenu, il était gêné par une blessure à l’épaule et sur le déclin. Je garde en mémoire son dernier match en Ligue AM… Quelle tristesse. C’était en quart de finale des playoffs en avril 2017 à Toulouse. On avait perdu à l’aller (3-1) et au tie-break, alors que nous étions menés très largement et que la victoire ne pouvait plus échapper aux Toulousains, l’arbitre avait trouvé le moyen d’expulser David… C’était tellement petit de la part de l’arbitre.
« Je termine ma carrière de joueur en 2019 sur une année incroyable. On a gagné 22 matches de suite, remporté le championnat et la Coupe de France. Ma première année comme entraîneur se passe bien. Nous sommes en tête du championnat et en demi-finale de la Coupe de France mais la saison, Covid oblige, ne va pas à son terme. C’est dommage, j’aurais aimé savoir jusqu’où on pouvait aller. Lors de la deuxième saison, ce fut bien plus compliqué. Nous étions en tête jusqu’à la trêve avec Montpellier mais plusieurs choses m’ont fortement déplu et ont eu raison de ma confiance envers les dirigeants à ce moment de la saison. Ils m’ont appris qu’ils ne me gardaient pas en janvier. Ils avaient déjà signé mon successeur. J’estimais mériter un bien meilleur traitement par rapport à ce que j’avais apporté à ce club et à aux résultats qui étaient bons. Dès lors, ce fut une longue descente aux enfers où chacun attendait la fin pour se séparer. J’ai souffert mais ça m’a endurci pour la suite. Grâce à cette expérience, j’ai aussi su mettre de l’eau dans mon vin.
Tours domine Nantes/Rezé
Et de sept ! Pour la septième fois de la saison, le TVB s’est imposé 3-0 en championnat. Oui, on sait, c’est aussi (et surtout) son onzième succès en championnat en autant de rencontres, mais comme au fil des journées on a une légère tendance à se répéter, autant mettre en exergue un autre chiffre ! Tout cela pour dire que Tours poursuit sa route, droit devant, sans se soucier de qui joue face à lui. Et pour le coup, samedi soir, Nantes/Rezé, à l’instar de Toulouse ou Nice avant lui, a joué le jeu, n’a jamais rendu les armes, même après une première manche survolée par les Tourangeaux, et a donc obligé ces derniers à appuyer un peu plus, à serrer davantage la vis pour ne pas partir dans un marathon. Or, c’était, au-delà de la victoire, un des objectifs du jour pour une équipe tourangelle qui, de mardi à dimanche, va enchaîner un Tours-Groningen-Sète-Tours forcément compliqué, entre une équipe néerlandaise qui ne fera « pas de cadeau » et un Arago qui n’est autre que « l’équipe du moment » pour Marcelo Fronckowiak. Et dans la logique tourangelle, ce qui est pris n’est plus à prendre.
Un premier set de très haute facture
Alors, Tours a encore pris les trois points en jeu. Et s’en est donné les moyens dans un match qui restera forcément particulier dans l’histoire de cette saison puisqu’il s’agissait du dernier de Kamil Baranek à Grenon. Le joker tchèque, une des pièces maîtresses de la réussite tourangelle depuis le début de l’année, va en effet quitter le TVB mi-décembre. Comme c’était prévu, bien qu’un match plus tôt (il ne sera pas là pour Tours-Cannes) et il va forcément laisser un vide. Pour preuve, le match qu’il a encore livré samedi soir, avec 16 points au compteur et une ligne de stats parfaite de 3 aces, 61 % en réception et 68 % à l’attaque… Et c’est lui, aussi, qui a canardé en premier ! Avec une première attaque sur un caviar de Coric, puis une seconde toute en puissance, qui avait le bon goût de mettre sur orbite le TVB. Pas de chance pour les Nantais qui allaient être réduits au rang de spectateurs face à ce jeu précis et sans fioriture, rapide et puissant, et ce sixième sens défensif. En chiffres, cela a donné un 74 % d’efficacité offensive et un 79 % en réception pour Tours, là où le NRMV a plafonné à 43 % et 29 %… Le score a vite et régulièrement pris de l’ampleur : 10-5, 17-9 sur une série de services de, devinez qui ? Baranek ! Puis 21-13, et finalement 25-16.
Nantes a su se remobiliser
Il n’y avait rien à dire. Mais Nantes/Rezé a su garder la tête froide et se remobiliser pour la suite. Il a eu raison car les Tourangeaux n’ont pu maintenir ce même niveau de pression permanente. À commencer par celle imposée au service : si le TVB continuait à appuyer fort, il est surtout souvent allé à la faute (9). Et les Nantais ont vu la porte s’entrouvrir. Pas en grand, mais tout de même. Une attaque de Montes - qui a retrouvé ses marques à Grenon - puis un block de Moraes ont remis le NRMV sur les rails (15-15). À 18-20, et surtout à 21-23, les hommes de Hubert Henno voyaient un peu plus la lumière. Sauf que Teryomenko a bondi, puis servi du lourd et… Baranek a fait se lever Grenon pour le 23-23 ! L’occasion était passée pour le NRMV, en dépit d’une balle de set à 25-26. La loi de Grenon allait encore s’imposer, sur un magnifique ace de… Baranek puis un block d’Aracaju (28-26).
Le scénario allait se répéter au troisième set : Nantes a pris ses aises à 9-12, a vu revenir le TVB (13-12) mais est encore parvenu à prendre le large (13-15) pour attaquer en tête le money time. Mais à Grenon, cette saison, cela ne suffit pas. Et les Nantais en ont, à leur tour, fait l’expérience, avec deux dernières erreurs de Moraes et Bazin. À 24-23, Coric, lui, n’a pas tremblé en plantant un ace !
Kamil Baranek va rejoindre Novi Sad
Lorsqu’il est arrivé début octobre en joker de Zouheir El Graoui, la mission de Kamil Baranek s’inscrivait dans un temps limité. Jusqu’au 18 décembre. Mais forcément, vu son niveau, son importance au sein de la réussite tourangelle et les liens qui se sont créés avec l’équipe, l’aventure aurait pu continuer. Sauf qu’elle s’achèvera finalement quelques jours plus tôt, après le match de Ligue A à Sète, le 11 décembre. « C’est triste de finir là, mais c’était prévu comme ça, a confié, non sans émotion, Kamil Baranek samedi soir.
Play-offs : Tours et Nantes Rezé en demi-finales
Le leader et son dauphin de la saison régulière LAM ont prestement plié l’affaire. Tours et Nantes Rezé sont en demi-finales, tandis que l’on jouera une belle entre Narbonne et Tourcoing et Chaumont et Saint-Nazaire. En LBM, Mende est allé chercher à Cannes un succès historique qui l’envoie pour la première fois en finale. Tours et Nantes Rezé n’ont pas tremblé. Pas un heurt, à peine un soubresaut nanto-rezéen lors du match 2. Le leader de la saison régulière et son dauphin ont plié leur quart de finale respectif avec netteté et maîtrise, tenant ainsi parfaitement leur rang. En déplacement dans l’Hérault vendredi dernier, le TVB a renvoyé Montpellier à ses préparatifs de la saison prochaine, derrière un exercice dont il faudra tirer pas mal d’enseignements et qui fut aussi le dernier sur le banc montpelliérain de l’avisé, Olivier Lecat. Tours attend désormais son adversaire, entre Narbonne et Tourcoing. Dans une série que l’on pressentait étouffante, le dénouement se lira donc en dernière page. Encore une fois, le pointu italien Luca Vettori (20 pts) fut un baromètre décisif. Avec lui, le réceptionneur-attaquant espagnol, Jordi Ramon, fut de tous les combats (25 pts dont 5 aces et 60 réceptions touchées) et Willner Rivas une rampe de lancement offensif redoutable (24 pts à 59% en attaque). Chaumont aussi devra en passer par là, au Palestra. Derrière deux premières rencontres bien ficelées à domicile, le CVB 52 a pris plein fer la révolte nazairienne vendredi et dimanche. Pas au mieux dans son volley ces dernières semaines, le SNVBA a étouffé en deux coups de louche les Chaumontais en Loire-Atlantique. Enfin, Nantes Rezé, que l’on pensait fort attendu à Sète pour le match 3 vendredi, a passé l’obstacle sans le moindre encombre (0-3) en 1 h 20. Ils étaient une petite cinquantaine de supporters à avoir fait le déplacement sur la Côte d’Azur, pressentant, espérant en tout cas y vivre un moment d’extase, un petit pan d’histoire. Et ce n’est pas la moindre des performances pour le leader de la saison régulière, qui se savait au défi face à l’imposante rotation de l’AS Cannes. Mais le MVL est resté debout. Les Lozériens devront maintenant patienter jusqu’à samedi soir prochain pour connaître le nom de leur ultime adversaire de la saison. Saint-Quentin a en effet remis l’affaire d’équerre et renvoyer l’autre demi-finale en Gironde pour un match d’appui, après un succès net sur Saint-Jean d’Illac samedi soir (3-0).