Le volley-ball, originaire des États-Unis où il a été inventé en 1895, est un sport d'équipe dynamique qui sollicite fortement les muscles et les articulations des joueurs. Bien que des chercheurs norvégiens le considèrent comme l'un des sports collectifs les moins risqués en termes de blessures, les déplacements multidirectionnels et les nombreux sauts peuvent entraîner divers problèmes, notamment au niveau des pieds. Cet article explore les blessures au pied les plus courantes au volley-ball, leurs causes, leurs traitements et les mesures préventives.
Blessures courantes au pied au volley-ball
Les pieds sont cruciaux au volley-ball; après tout, votre capacité à exploser verticalement pour un smash, latéralement pour un arrêt, ou simplement atterrir en toute sécurité après un blocage au filet, tout commence à partir de zéro. En raison des sauts continus et des atterrissages sur une surface dure, jouer au volley-ball peut être difficile pour les pieds, les chevilles et les genoux. Les statistiques montrent qu'un joueur de volley-ball moyen effectue 80 à 100 sauts pendant un match. Une étude récente de la NATA (National Athletic Trainers Association) a montré que les joueuses de volley-ball sont sujettes aux blessures aux jambes et aux pieds, environ 2/3 des blessures totales se produisant sous la taille. Le mélange de blessures par parties du corps : 36 % cheville/pied, 16 % hanche/cuisse/jambe et 11 % genou.
Entorses de la cheville
L'entorse de la cheville est de loin la blessure la plus fréquente sur les terrains de volley. Elle est souvent causée par des changements brusques de direction, des changements d'appui et des sauts multiples. La torsion en éversion est plus rare mais souvent grave avec des entorses du LLI ou des fractures de la malléole interne tibiale. Les entorses latérales de cheville (Lateral Ankle Sprains - LAS) sont les blessures musculosquelettiques les plus fréquentes, représentant environ 10 à 30% de toutes les blessures sportives. Elles peuvent avoir des conséquences importantes pour le sportif blessé en termes de coût de traitement et de temps d’arrêt sportif. Cette blessure est généralement vue comme transitoire mais elle peut entraîner des symptômes à long terme qui conduisent à une instabilité chronique de cheville. Les sports entraînant le plus d’entorses de cheville sont ceux qui impliquent de la course, des changements de directions et des sauts. Les entorses de cheville se produisent en général lors du passage d’une position en décharge vers une position en charge. L’inversion et la flexion plantaire de cheville sont les mécanismes lésionnels les plus fréquents pour le ligament collatéral latéral. La gravité d'une entorse de la cheville peut varier considérablement et le traitement dépendra de la gravité de l'entorse.
Traitement initial
De nombreux médecins préconisent l’approche en quatre phases : repos, glace, compression et élévation, éventuellement couplée à des anti-inflammatoires. Il faudra cependant rapidement s’assurer qu’il n’y a pas de fracture.
Prévention
L’entorse de cheville est le traumatisme le plus fréquent (1 pour 1000 heures de pratique). Elle représente 50% des traumatismes au volley à tous les niveaux de pratique. Elle entraîne en moyenne 4 semaines et ½ d’interruption des entraînements et de compétitions. 80% des entorses surviennent sur une cheville précédemment blessée, en particulier dans les 6 premiers mois de la récupération. Pour prévenir les entorses de cheville, il est recommandé de suivre un entraînement spécifique, d'améliorer la technique des joueurs et de procéder à une rééducation de la proprioception sur plateforme instable. Le strapping et les chevillières peuvent également être utilisés.
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En cas d'entorse, il est crucial d'arrêter immédiatement l'activité et d'appliquer le protocole GREC (Glace, Repos, Élévation, Compression). En cas de lésions graves et de douleur intense, il est impératif de consulter en urgence.
Tendinite d'Achille
Le volley est un sport où on saute énormément, ce qui peut également mettre à rude épreuve le tendon d’Achille, et entraîner une tendinite bien douloureuse.
Prévention
Un bon échauffement et des chaussures adaptées réduisent considérablement ce risque de blessure, même si la surface du terrain, très dure, reste un facteur à risque.
Fractures de fatigue
L’intensité des sauts et les changements de direction répétés peuvent être source de fracture de fatigue, ou fracture de stress, notamment en cas d'augmentation brutale de l'intensité des entraînements. Une surcharge prolongée sans récupération adéquate peut mener à des fractures de fatigue, encore appelées fractures par insuffisance osseuse, nécessitant un arrêt prolongé. Chaque pied contient 26 os, dont certains sont plus fins qu'un crayon. Les sauts constants et les mouvements explosifs du volley-ball peuvent stresser les os et les articulations.
Fasciite plantaire
Les sollicitations répétées de l’aponévrose plantaire peuvent entraîner des inflammations douloureuses, nuisant à l’explosivité et à l’endurance sur le terrain.
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Ampoules
L’ampoule souvent bénigne n’empêche pas de continuer à jouer.
Prévention
Pour les éviter, quelques astuces : utiliser deux paires de chaussettes ou des crèmes anti-ampoules.
Inflammation de la voûte plantaire
Du fait des nombreuses hyper-extensions liées à la pratique du volley-ball, une inflammation de la voûte plantaire peut également survenir.
Autres blessures courantes au volley-ball
Outre les blessures au pied, le volley-ball peut entraîner d'autres types de blessures, notamment :
- Blessures au genou : Les déplacements latéraux fréquemment associés aux réceptions de sauts qui ne sont souvent pas verticaux mettent à rude épreuve les genoux. Ainsi la tendinite rotulienne est une blessure relativement fréquente chez les volleyeurs. De même les différents déplacements en cours de jeu ainsi que les flexions nombreuses flexions sollicitent fortement cette articulation. Les ménisques également peuvent être altérés par ce sport rebondissant, car le ménisque, qui se situe entre le fémur et le tibia, est un peu l’amortisseur du genou.
- Blessures aux doigts : Les sports de contact avec le ballon sollicitent fréquemment les doigts. En effet, le ballon vient souvent frapper à toute vitesse le bout des doigts du contreur. Chez les débutants, tous les doigts peuvent être concernés, mais souvent les blessures ne sont pas bien graves car la vitesse du ballon est moindre. Par contre chez les professionnels, la balle peut atteindre les 100km/h et le choc encaissé par les doigts est alors considérable. Il peut arriver très rarement qu’un os se casse, mais de façon plus générale, on observe une foulure du doigt, c’est-à-dire une enflure qui dure entre 6 et 8 semaines. On peut également voir apparaître ce qu’on appelle le syndrome de la main froide qui se manifeste par des sensations d’engourdissement dans les doigts, de douleur voire parfois d’un changement de couleur (le doigt devient blanc).
- Blessures au poignet : Les sports de ballon pratiqué avec les mains sont souvent fatals pour les poignets. Les chutes main en avant pour se réceptionner mettent également à rude épreuve les poignets et peuvent provoquer un gonflement, une entorse du poignet voire dans les cas extrêmes une fracture. Petite décomposition d’une attaque de volleyeur : la course d’élan, l’appel, la suspension et l’armé du bras, la frappe du ballon et enfin la chute. On peut également protéger ses poignets grâce à des protections qui réduisent fortement les risques d’entorses… mais quand toutefois le poignet est touché et que l’entorse est confirmée, tout comme pour la cheville, de la glace, du repos, une immobilisation et la surélévation du membre permettent de réduire notablement l’enflure.
- Blessures à l'épaule : L’épaule est particulièrement sollicitée à la fois dans le service mais aussi dans les contres. Plusieurs pathologies classiques sont retrouvées.
Prévention des blessures
La prévention des blessures est essentielle pour tous les joueurs de volley-ball, qu’ils soient compétiteurs ou amateurs.
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Échauffement et étirements
Un échauffement efficace avant chaque match ou entraînement permet de préparer les muscles et de diminuer leur temps de réaction. Des exercices dynamiques, comme des sauts ou des courses légères, augmentent la température corporelle. Les étirements ciblés sur les jambes, le dos et les épaules optimisent la souplesse et diminuent les risques de tensions musculaires. Les étirements doivent être systématiques et réalisés après l'effort.
Renforcement musculaire
Le renforcement musculaire joue également un rôle clé dans la protection des articulations. Travailler les quadriceps, les ischio-jambiers et les abdominaux favorise la stabilité, tandis que des exercices d’équilibre et de coordination améliorent la proprioception, réduisant ainsi le risque de chutes ou de faux mouvements.
Techniques de jeu sécuritaires
Adopter des techniques de jeu sécuritaires est un autre facteur déterminant. Une bonne posture en réception permet de mieux absorber les impacts, et une communication efficace avec les coéquipiers limite les collisions et les blessures évitables.
Semelles intérieures
Lorsque la plupart des athlètes pensent aux chaussures de volley-ball, la première chose qui leur vient à l'esprit, ce sont les baskets avec certaines des plus grandes marques comme Nike, Mizuno, Asics et Adidas, qui prêchent généralement une construction légère, un rebond supplémentaire et un soutien supplémentaire de la cheville. Mais une bonne semelle intérieure peut être aussi importante pour vous que la sneaker dans laquelle elle entre. Les semelles du marché secondaire sont conçues pour fournir plus de soutien de la voûte plantaire, plus de stabilité du talon et plus d'absorption des chocs que la plupart des semelles qui viennent même dans les meilleures baskets de volley-ball. Et ils offrent également plus de confort. Si vous trouvez une semelle intérieure de rechange que vous aimez, vous pouvez conserver le même ajustement, la même sensation et le même niveau de confort d'une chaussure à l'autre, quelle que soit la fréquence à laquelle les grandes entreprises de baskets changent leurs styles de chaussures.
Il existe de nombreuses marques et produits parmi lesquels choisir. La plupart des produits sur le marché sont fabriqués à partir de mousse et de plastique. La structure ajoutée peut fournir un soutien de la voûte plantaire et du confort et c'est peut-être tout ce qu'un joueur de volley-ball occasionnel recherche. Des marques comme Dr. Scholl's proposent des semelles de sport pour 20 $ à 50 $. Ou vous pouvez passer à des marques comme Superfeet, Sof Sole et Currex pour 40 $ à 70 $. Pour les athlètes plus sérieux au sujet de leur sport, les semelles intérieures VKTRY sont des semelles intérieures en fibre de carbone pleine longueur qui se vendent entre 99 $ et 169 $. Ce sont les seules semelles dont il a été prouvé scientifiquement qu'elles aident les athlètes à sauter plus haut (+1.6") et à atterrir plus doucement. En plus des verticales plus élevées, les "VK" aident également à l'explosivité latérale (+9.3%). Si la chaussure ou une semelle est trop mou, un athlète peut perdre en réactivité.
Importance de la prise en charge pluridisciplinaire
Une prise en charge pluridisciplinaire est essentielle pour assurer la santé et la performance des joueurs de volley-ball et de beach-volley. En associant les compétences de divers spécialistes, il est possible de proposer une approche complète et efficace des soins.
L’équipe médicale, composée de chirurgiens orthopédistes, de médecins du sport et de nutritionnistes, intervient à chaque étape du parcours de l’athlète. Grâce à cette collaboration, les blessures sont diagnostiquées rapidement, les traitements sont adaptés aux besoins spécifiques de chaque joueur, et un suivi précis permet d’optimiser la récupération.
Les kinésithérapeutes jouent également un rôle central dans le processus de réhabilitation. À travers des programmes de rééducation personnalisés et des techniques innovantes, ils favorisent la réduction de la douleur, l’amélioration de la mobilité et le renforcement musculaire, garantissant ainsi un retour progressif et sécurisé à la compétition.
Le suivi psychologique, souvent négligé, s’avère pourtant indispensable. Un bon équilibre mental contribue à une meilleure récupération physique et à l’optimisation des performances. La gestion du stress lié aux compétitions, le renforcement de la confiance en soi et un engagement actif dans le processus de réhabilitation sont autant de bénéfices apportés par cet accompagnement.
En combinant ces différentes expertises, cette approche pluridisciplinaire permet une guérison plus rapide tout en favorisant les performances des athlètes, leur offrant ainsi les meilleures conditions pour un retour à la compétition.