Les Championnats du Monde de volley-ball, qui ont fêté leur 15ème édition en Australie, à Adélaïde, ont été riches en émotions et en rebondissements. Cet article explore les moments marquants de cette compétition, en mettant en lumière les performances des équipes françaises et les surprises qui ont émaillé le tournoi.
Les Espoirs Déçus du Beach-Volley Français
Dans le domaine du beach-volley, jamais une paire française n’a été médaillée aux Championnats du monde. Pour l'édition 2025 en Australie, les attentes étaient donc élevées. Cependant, les paires françaises ont rencontré des difficultés. Lézana Placette et Alexia Richard ont vu leur parcours compliqué dès le début, avec une défaite serrée contre la paire allemande Sandra Ittlinger - Anna-Lena Grüne (21-19, 22-20). Cette défaite a constitué un obstacle majeur, les contraignant à passer par les barrages. De même, une autre paire française a subi une défaite inaugurale face à la paire néerlandaise Katja Stam - Raïsa Schoon, et ont cédé contre les vice-championnes olympiques Melissa Humaña-Paredes et Brandie Wilkerson, malgré un match de qualité.
Les Performances Encourageantes Chez les Hommes
Chez les hommes, la paire Téo Rotar - Arnaud Gauthier-Rat était très attendue. Cette association, combinant l'expérience d'un taulier du sport en France et l'espoir du beach-volley tricolore, a commencé à porter ses fruits. Ils ont enchaîné trois victoires en trois matchs, se hissant à la première place de leur poule, chaque rencontre se décidant au tie-break. Rémi Bassereau et Calvin Aye ont également réalisé une performance solide, se qualifiant directement pour les 16èmes de finale en tant que meilleurs troisièmes, malgré une défaite contre la paire australienne Mark Nicolaidis - Izac Carracher. Ils ont été les seuls troisièmes à remporter deux matchs.
Coup d'Arrêt Brutal pour l'Équipe de France Masculine
L'équipe de France masculine de volley-ball, auréolée de ses titres olympiques de Tokyo 2021 et Paris 2024, a subi une élimination prématurée des Championnats du monde 2025, organisés aux Philippines. Cette défaite a mis fin à leur quête du seul grand titre qui manque à leur palmarès. Les Bleus ont terminé la phase de groupes avec une seule victoire pour deux défaites, un bilan insuffisant pour accéder aux huitièmes de finale.
Lors de leur dernier match de poules, les doubles champions olympiques ont cédé au tie-break face à l’Argentine (26-28, 23-25, 25-21, 25-20, 12-15). Un peu plus tôt dans la journée, la Finlande a dominé la Corée du Sud en quatre sets (25-18 25-23 17-25 25-21) et termine première du groupe. Finlandais et Argentins sont donc qualifiés. Avec deux défaites pour une seule victoire en phase de groupes (contre la modeste Corée du Sud), les Bleus passent à la trappe. C’est la première fois qu’une telle mésaventure leur arrive depuis les Jeux olympiques de 2016. Il faut remonter à 1982 pour trouver trace d’une sortie de route aussi précoce de la France dans un Mondial. Cette élimination étant pourtant prévisible, dans la mesure où la France avait été battue au tie-break (19-25, 25-17, 27-29, 25-21, 9-15) par les Finlandais, seulement vingtièmes au classement mondial, mercredi.
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Andrea Giani, le sélectionneur de l’équipe de France, a exprimé sa déception : « C’est difficile pour moi de parler tant ce match a été difficile. Chaque set a été extrêmement serré. L’Argentine a bien joué, mais nous avons été capables de revenir. C’est le volley-ball ! »
Un Match Intense Face à l'Argentine
La rencontre entre la France, double championne olympique, et l'Argentine, neuvième nation au classement mondial, a été d'une grande intensité. Les Argentins avaient une revanche à prendre sur les Français, qui les avaient battus en trois sets en demi-finales du tournoi olympique de Tokyo, en 2021. Les deux équipes se connaissent bien et se ressemblent, misant sur une défense agressive.
Les retours de blessure de Nicolas Le Goff et de Trévor Clévenot, ainsi que la réaction d’orgueil de leur leader Earvin Ngapeth, ont permis aux Bleus de hisser leur niveau de jeu. Face à eux, l’équipe d’Argentine, en feu, a récité ses gammes. Luciano De Cecco (37 ans), le passeur vétéran aux mains de fée, et ses smasheurs Luciano Palovsky, Loser Agustin et Pablo Kukartsev, ont dicté le tempo. Souvent dépassés au contre, les Français ont bien obtenu trois balles de set dans la première manche, mais ont laissé passer leur chance, et ce sont les Argentins qui ont conclu sur leur première occasion.
Andrea Giani a tenté de changer la donne en faisant entrer Théo Faure à la place de Jean Patry et Benjamin Toniutti à la place d’Antoine Brizard. Des changements qui n’ont pas porté leurs fruits en raison de la faiblesse persistante du contre tricolore. Les Argentins ont empoché le deuxième set sur un service dans le filet d’Earvin Ngapeth.
Révolte et Désillusion
Les Bleus ont réagi dans le troisième set. Enervés à la suite d’une erreur d’arbitrage, Barthélémy Chinenyeze et Théo Faure ont sonné la révolte. La fin de la manche a été houleuse, car les Argentins ont été sanctionnés pour ne pas avoir respecté leurs positions sur le terrain, offrant une balle de set aux Français. Une passe à une main dans le dos réalisée par Luciano De Cecco a fait lever les spectateurs, mais la France a profité d’une faute argentine au service pour revenir à deux sets à un.
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Dans le quatrième set, Barthélémy Chinenyeze, blessé, a dû quitter ses partenaires, mais Antoine Brizard a enfin retrouvé son service. Fatigués, les Argentins ont raté quelques engagements, ce qui a permis la France de se détacher, portée par la grinta de Yacine Louati, de Théo Faure et de Nicolas Le Goff.
Dans le tie-break, la tension a atteint son paroxysme. Les attaques tricolores se sont brisées sur le mur argentin. Un smash dans la figure de Théo Faure a donné deux points d’avance aux Argentins, qui ont conclu sur leur seconde balle de match. Antoine Brizard a laissé échapper quelques sanglots.
Surprises et Déceptions du Mondial
L'élimination de la France avant les huitièmes de finale est une surprise. L’Italie a été battue par la Belgique, tandis que le Japon a été éliminé dès la phase de poules après avoir perdu contre la Turquie et le Canada.
Le Parcours de l'Équipe de France Féminine
Côté femmes, l’équipe de France était placée dans la poule du Brésil, de Porto Rico et de la Grèce. Les Bleues, participaient à leur premier Mondial depuis 1974 à la faveur de l’élargissement de la compétition à 32 équipes. Elles se sont hissés jusqu’en quart de finale.
L'Italie Sacrée Championne du Monde
L'Italie a remporté la finale des Championnats du monde de volley en Thaïlande, ce dimanche face à la Turquie (25-23, 13-25, 26-24, 19-25, 15-8). Les Italiennes n'avaient plus remporté ce titre depuis 2002.
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Un an après son titre olympique à Paris et vingt-trois ans après son dernier sacre planétaire, l'Italie est une nouvelle fois sur le toit du monde. Après avoir profité des nombreuses fautes turques pour remporter un premier set serré (25-23), l'Italie a perdu le fil dans le deuxième. À l'image de Paola Egonu, inexistante depuis le début de la rencontre, les Transalpines ont multiplié les mésententes. Les championnes d'Europe, très fortes en contre (5 à 1), en ont profité pour prendre le large (10-2). Mélissa Vargas a conclu ce set d'un ace (23-13). Un véritable duel de pointues s'est alors ouvert. Enfin dans son match, Paola Egonu (11 points dans le troisième set) a permis aux Italiennes de tenir tête aux Turques, dans une manche disputée (26-24). Du côté turc, Mélissa Vargas (33 points) a, elle, poursuivi son festival au côté de sa capitaine Eda Erdem (19 points) pour s'offrir un tie-break (24-19). Cette manche décisive a tourné à l'avantage de l'Italie, efficace en contre grâce à Sarah Fahr, qui a attendu les dernières minutes du match pour s'illustrer (15-8). Le Brésil, qui s'est imposé face au Japon, complète le podium.
La Pologne Remporte la Médaille de Bronze Chez les Hommes
La petite finale du Championnat du monde a été remportée ce dimanche à Pasay aux Philippines par la Pologne qui a battu la République tchèque (3-1). Les Polonais repartent donc avec la médaille de bronze en attendant la finale entre la Bulgarie et l'Italie.
Surclassée en demi-finales du Championnat du monde par l'Italie, tenante du titre (3-0), la Pologne s'est offert la médaille de bronze ce dimanche à Pasay (Philippines) face à la Tchéquie. Les Polonais et leur star Wilfredo Leon se sont imposé 3 sets à 1 (25-18, 23-25, 25-22, 25-21) face à une formation tchèque qui a opposé une belle résistance et signé la meilleure performance de son histoire.
L'Italie Conserve Son Titre Mondial Chez les Hommes
Les volleyeurs italiens ont conservé leur couronne mondiale dimanche à Pasay City en battant la Bulgarie en finale du Mondial, 3-1 (25-21, 25-17, 17-25, 25-10). Alors que les Bulgares rêvaient de décrocher le premier titre de leur histoire aux Philippines, l'Italie s'adjuge de son côté son cinquième sacre dans la compétition après une phase finale presque impeccable et un seul set perdu en quatre rencontres.
Ce sont les jeunes Bulgares qui ont réussi à l'accrocher. Mais s'ils rêvaient de décrocher un premier grand succès dans leur histoire dans un Mondial, la marche a semblé encore un peu trop haute. Les joueurs de Ferdinando de Giorgi s'avançaient en grands favoris après un succès sans appel la veille contre la Pologne en demie, dans une affiche déjà aux airs de finale entre les deux premières nations mondiales. Les Polonais se sont d'ailleurs réconfortés en allant chercher le bronze après une victoire (3-1) devant la République Tchèque plus tôt dans la journée.
Les Italiens, orchestrés par le passeur Simone Gianelli, ont encore prouvé leur supériorité face aux Bulgares, emmenés par un Aleksandar Nikolov toujours épatant mais qui devra se contenter de l'argent, le meilleur résultat de son pays après la deuxième place acquise à domicile en 1970. Le joueur de 21 ans, meilleur marqueur de la compétition, s'est encore illustré (23 points), et ses coéquipiers ont aussi montré de l'orgueil en parvenant à revenir au cours des deux premiers sets, et avant de sonner la révolte dans le troisième.
Mais hormis cette troisième manche, les coéquipiers des attaquants Yuri Romano (22 pts) et Mattia Bottolo (19 pts) ont paru au-dessus.