Tours Volley Ball : Une Histoire Européenne Riche en Émotions et en Titres

L'histoire du Tours Volley Ball (TVB) est intimement liée à celle des compétitions européennes. Depuis l'année 2000, le club tourangeau a participé à 19 campagnes européennes, marquant de son empreinte le volley-ball français et continental. Avec une Ligue des Champions remportée en 2005 et une Coupe de la CEV en 2017, le TVB s'est forgé une solide réputation et un palmarès éloquent.

Les Débuts Européens et l'Ascension au Sommet

Le Tours Volley Ball est l’émanation de la section volley du Tours Étudiant Club, qui, depuis 1940, a maintenu la présence du Volley-Ball en Touraine. Les prémices de cette aventure remontent aux années Ufolep (1940 à 1966), avant que le club n'intègre la Fédération Française de Volley-Ball. Vingt-sept ans de présidence de Louis Monière (1966-1992) auront permis au volley tourangeau de se structurer toujours plus, pour finalement aborder l’ère de la professionnalisation avec Philippe Berthelot (1992-1998). Ce qui se traduira par une montée en Nationale 1A à l’issue de la saison 1993-1994.

C'est bel et bien en coupe d'Europe que le TVB s'est épanoui dès le début des années 2000. Sur la première décennie, Tours a dominé le championnat de France. Autant dire que pendant un bout de temps, l'hexagone a été trop petit pour le club tourangeau. A feuilleter le livre d'or du Tours Volley Ball en coupe d'Europe, on y voit 19 participations lors des 22 dernières saisons, depuis la saison 2000-2001. Il a disputé 116 matches de Ligue des champions, remporté le titre en 2005, finaliste en 2007, troisième en 2004.

Le 27 mars 2005 reste une date gravée dans les annales du club. Ce soir-là, à Salonique, en Grèce, le TVB s'impose face à l’Iraklis Salonique, devant plus de 8.000 spectateurs (21-25, 31-29, 25-17, 25-23), remportant ainsi la prestigieuse Ligue des Champions. Pascal Foussard, le manager général du club, était déjà là. Pascal Foussard, Hubert Henno, Loïc de Kergret, entre autres, célébrant la victoire en finale de Ligue des champions en 2005.

La Coupe de la CEV : Une Compétition Favorable

Après les années 2010, le TVB a du se résoudre à ne plus tutoyer les sommets de la Ligue des champions. Souvent battu dans la phase de poule de la compétition phare du volley européen, le Tours Volley Ball a été reversé dans la deuxième coupe d'Europe, la CEV, dans laquelle il a pu cette fois s'épanouir, avec deux quarts de finale en 2010 et 2013, et surtout une victoire en 2017.

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L'année 2017 marque un autre moment fort de l'histoire européenne du TVB. Inexistant au match aller (défaite 3-0), Tours a bouleversé tous les pronostics en s'imposant au set en or (31-29, 22-25, 25-22, 25-23, 15-13) face à Trente le 15 avril 2017 à la salle Grenon. Tours s'offre alors un deuxième trophée européen, pour garnir une vitrine déjà pleine, avec une Ligue des champions, huit titres de champion de France, dix coupes de France et quatre Supercoupes. Descamps 2017, dernier trophée européen du TVB

Des Parcours Épiques et des Désillusions

Quasiment 150 matches en coupe d'EuropeL'expérience. Voilà le maître mot du Tours Volley Ball quand il parcourt les salles européennes. Depuis la saison 2000-2001, Tours a disputé 147 matches de coupe d'Europe, dont 119 de Ligue des champions. Il a remporté 90 rencontres pour 57 défaites. Les joueurs arrivent et partent, les entraîneurs changent, les présidents aussi, mais l'esprit reste, avec un garant, Pascal Foussard. Il a été de toutes les campagnes victorieuses et même plus puisqu'en tant que manager de l'équipe de France (depuis 2013), il a vu les Bleus remporter le titre olympique en 2021.

Le TVB a l'occasion en cette saison 2021-2022 de rajouter un trophée européen à son palmarès, sur un duel en matches aller-retour contre l'équipe italienne de Monza (les 16 et 23 mars). Pour autant, la saison sur la scène continentale est déjà réussie avec huit succès pour deux défaites (avant la finale), alors que le TVB n'avait pas passé la phase de poule de la Ligue des champions et les seizièmes de finale de la CEV depuis sa victoire en 2017.

La saison 2021-2022 est marquée par un parcours en Coupe de la CEV qui se solde par une finale perdue face à Monza. Une finale est faite pour être gagnée. C’est bien connu, et le scénario vécu par le TVB lors de cette finale de Coupe CEV, tant à l’aller à Monza qu’au retour mercredi, avec ces deux 3-0, est là pour le rappeler. En cela, Luciano Palonsky avait tellement raison dans son analyse à chaud : « On peut toujours dire “ telle ou telle équipe est meilleure ”, mais ce qui compte à la fin, c’est quelle équipe joue mieux à ce moment de la finale, et ce fut Monza. » Et donc pas Tours qui n’aura jamais réussi à embrasser ni embraser cette finale…

Il n’empêche que cet épilogue ne saurait faire oublier tout le parcours qui a mené le TVB à jouer sur la scène européenne jusqu’à ce 23 mars, là où l’histoire aurait dû - et l’on écrit bien “ aurait dû ” - s’arrêter en janvier à Modène. Voire… ne jamais démarrer. Et cela, Marcelo Fronckowiak tient à le rappeler, lui qui, lors de sa première interview donnée depuis le Brésil, ne savait pas encore s’il allait rejoindre un club européen ou pas… « Je me souviens très bien avoir évoqué le risque d’un TVB qui ne jouerait pas de coupe d’Europe, puis, ensuite, on a parlé d’un TVB qualifié en Challenge Cup par la victoire de Cannes et, enfin, d’un TVB repêché en Coupe CEV. » « On pourrait aujourd’hui être en train de parler de la Challenge Cup, poursuit l’entraîneur tourangeau. Et on pourrait aussi parler d’un parcours où tout le monde disait cette année “ ce serait bien d’accrocher Modène ”, même pas forcément de le battre. Or, on l’a fait, et c’était naturel. Après, cela a été Karlovarsko, et c’était naturel. Après Belchatow, c’était dur mais encore naturel. Mercredi, ce n’était pas naturel. Mais le contrat est rempli, j’ose dire, plus qu’à la moitié. »

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Voilà bien une certitude : le TVB a réalisé une grande campagne européenne. Une de ses plus exigeantes, une de ses plus passionnantes. « Cette Coupe CEV vient de très, très loin. On a fédéré les gens, il y a eu beaucoup de bonheur », apprécie Pascal Foussard.

Une Identité Forgée sur la Scène Européenne

Vainqueur de la Ligue des Champions en 2005 et de la Coupe d’Europe CEV en 2017, le Tours Volley Ball est un habitué des joutes Européennes. Club le plus titré en France avec 8 titres de champion ainsi que 10 coupes de France, la coupe d’Europe fait partie de son quotidien.

Le Tours VolleyBall a une histoire particulière avec la CEV Cup, ayant remporté cette compétition en 2017 mais ayant échoué en finale en 2022, une année sombre qui verra le TVB perdre ses trois finales disputées. Trois ans plus tard, les Tourangeaux étaient de retour en quarts de la compétition, pour une double affrontement avec le Knack Roeselare. Mais très vite, Tours s’est rendu compte du fossé qui le séparait de son adversaire du soir, reversé depuis la Ligue des Champions. Trop forts au service, bien présents au block, les Belges mettaient la tête de leurs rivaux sous l’eau dès le premier point du match. La puissance de Basil Dermaux faisait des ravages en attaque, et le TVB déjouait totalement, multipliant les fautes. Mais alors que le match semblait déjà plié, une belle réaction d’orgueil avait lieu au troisième set. Et ce momentum allait durer un peu plus. Désormais totalement relancés, les Tourangeaux transformaient le match en une furieuse bataille. Le quatrième set tombait dans leur poche après une lutte acharnée sous le joug d’un Antoine Pothron totalement inarrêtable. Inenvisageable 30 minutes plus tôt, le tiebreak allait avoir lieu. Et fatalement, le TVB allait le dominer, ayant totalement assommé mentalement son adversaire passé si proche de la victoire. 15-25, 15-25, 30-28, 25-23, 15-10, l’exploit a eu lieu.

L'histoire du Tours Volley Ball est marquée par des cycles, des succès éclatants et des périodes de reconstruction. Mais l'empreinte européenne du club reste indélébile, témoignant de sa capacité à se transcender et à rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Le TVB continue d'écrire son histoire, avec l'ambition de retrouver les sommets européens et de faire vibrer ses supporters.

Analyse d'un Match de Coupe d'Europe : Tours vs Rzeszów

L'ambiance des grands soirs ne se décrète pas. Elle s'allume savamment puis s'entretient avec passion. Mercredi soir, dans un palais des sports Robert-Grenon plein comme un oeuf et chaud comme la braise, la folie tourangelle s'est évaporée dès la fin du premier acte qui n'aurait jamais dû échapper aux joueurs de Marcelo Fronckowiak. À 23-22, une faute de main - totalement inhabituelle - du passeur et capitaine de Zeljko Coric a jeté comme un voile, et derrière quatre balles de set non convertie (28-30) ont confirmé que, à ce niveau-là, en demi-finales de Coupe d'Europe, rien n'est jamais gratuit. Surtout face à une armada polonaise comme le Rzeszów de Tuomas Sammelvuo et de Stephen Boyer, taillée pour gagner des titres.

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Est-ce le poids de l'histoire d'un club qui va fêter à la fin du mois les vingt ans de son sacre en Ligue des champions et qui rêvait de s'offrir une cinquième finale continentale pour son 188e match sur la scène européenne ? La conséquence d'une saison compliquée, entamée complètement à l'envers et marquée par le passage express d'un manager sportif, l'ex grand international Frantz Granvorka ? Ou l'écart de niveau qui se creuse, année après année entre les plus grosses cylindrées italiennes, polonaises ou turques et le club le plus riche de France ? Un peu de tout ça, sans doute.

Sinon comment expliquer la fébrilité de certains cadres du TVB, tel le métronome Antoine Pothron (4/12), qui réalise pourtant une saison de MVP ? À l'exception de la stabilité du pointu canadien Ryan « Air » Sclater (19 points) ou l'entrée prometteuse du jeune diamant Alexandre Strehlau dans le troisième set dans lequel il a inscrit 8 points, il a parfois été difficile de reconnaître l'équipe qui a failli tordre le nez à Rzeszów au match aller (3-2).« Mes joueurs se sont mis beaucoup de pression et je ne sais pas pourquoi, avouait le coach brésilien de Tours, un peu sonné par l'issue de sa neuvième demi-finale avec son club. La quantité de services ratés à la fin du premier set, je n'ai pas compris non plus. Sur la totalité de l'affrontement, on n'a pas été si mauvais mais on a subi en permanence la pression physique imposée. Et au final, la qualité individuelle a fait la différence. On va devoir faire notre deuil. »

L'Importance du Contexte National

Samedi soir, en clôture de la saison régulière de la Marmara SpikeLigue (MSL), le TVB reçoit Nice qui, à la faveur d'un succès, peut lui ravir la quatrième place de la phase régulière, synonyme d'avantage du terrain au premier tour des play-offs. Luca Ramon sait la mission assignée par les dirigeants, le président François Bruneau en tête, en début de saison : ramener le titre en MSL, un an après une finale perdue et mal négociée contre Saint-Nazaire. « Le match qui arrive est hyper important pour nous, avoue le libéro tourangeau. On doit se servir de cette expérience malheureuse et réussir à provoquer davantage de réussite. Tous les détails comptent, cette défaite est encore là pour nous le rappeler. Gagner le Championnat sera dur mais on va tout faire pour. » Au repos cette semaine, la rude concurrence que forment Montpellier, Chaumont ou Tourcoing a aussi pris rendez-vous.

L'Équipe et Ses Ambitions

Deux matchs séparent le Tours Volley-ball d’une nouvelle finale européenne. C’est à la fois peu et beaucoup. Belchatow, c’est trois Ligue des champions et une coupe de la CEV à son actif et pour l’instant un parcours européen sans faute. « En face, ce sera très fort, prévient Bruno Poilpré, le président du TVB. Nous nous attendons, comme pour le huitième de finale contre Modène, à deux matchs de très haut-niveau ». Mais pour ça, il va falloir renverser un effectif solide, composé de nombreux joueurs polonais, sacrés champions du monde en 2018, mais aussi le redoutable pointu serbe Aleksandar Anatisjevic. Intimidant ? « Nous avons de quoi rivaliser, déclare Bruno Poilpré. Pour le président tourangeau c’est aussi un avantage de jouer le match aller de cette demi-finale à l’extérieur. « Pour le retour, nous aurons notre public et c’est essentiel, car ça peut permettre de renverser la vapeur ». Comme ce fut le cas en 2017, en finale déjà de la coupe de la CEV que les Tourangeaux avaient fini par remporter.

Focus sur la Finale de la Coupe CEV Face à Monza (2022)

Le Tours Volley Ball dispute sa deuxième finale de CEV après celle remportée en 2017.

Le Tours Volley-Ball reçoit ce mercredi 23 mars les Italiens de Monza en finale retour de Coupe CEV. Il faudra un exploit pour soulever de nouveau un trophée européen. Le Tours Volley-Ball va-t-il soulever ce mercredi 23 mars un trophée européen ? Ce serait alors une première depuis 2017. Ce mercredi soir, toujours à Grenon devant plus de 3.000 personnes, l’histoire va-t-elle se répéter ? Les Tourangeaux ont en effet encaissé une lourde défaite 3-0 chez d’autres Italiens, ceux de Monza, la semaine dernière. Une victoire 3-0 ou 3-1 est donc nécessaire pour accrocher de nouveau un Golden Set. Le match sera retransmis à la télévision sur Sport en France, ainsi que la plateforme France.tv.

Contre les Italiens de Monza, qui comptent dans ses rangs un des meilleurs attaquants du monde, l’Allemand György Grozer, le TVB devra encore se montrer solide. Monza est une équipe physique et puissante, à l’image de son jeune réceptionneur attaquant Tchèque, Donovan Dzavoronok, capable de faire exploser n’importe quelle réception en Europe. Cette finale est aussi une opposition de style, entre la puissance de feu offensive des Italiens, et la solidité défensive des Français, dans le sillage de Kevin Tillie, champion Olympique à Tokyo avec l’équipe de France, et le libéro Australien Luke Perry, une référence à son poste. Un style de jeu qui a déjà fait tomber le grand favori de la compétition, Modène et sa star tricolore Earvin Ngapteh et un autre gros d’Europe, les Polonais de Belchatow. Le Tours Volley Ball ne partira pas favori de cette finale Coupe d’Europe CEV contre Monza, mais aura un avantage non négligeable, le fait de recevoir lors du match retour, comme le souligne le manager de l’équipe Pascal Foussard chez nos confrères de la Nouvelle République « C’est une chance énorme. On sait que peu importe ce qui se passe à l’aller, cela se joue toujours au retour.

De l'UFolep à la Gloire Européenne : Une Histoire de Persévérance

Le Tours Volley-Ball est l’émanation de la section volley du Tours Etudiant Club, qui, depuis 1940, a maintenu la présence du Volley-Ball en Touraine. Qui aurait parié, dans les années 40, que le volley-ball serait un jour le sport roi en Touraine ? Mais voilà, l’histoire d’un grand club se fait rarement en claquant dans ses doigts ou par le seul miracle d’un coup de baguette magique. Bien au contraire, elle est souvent l’affaire d’un mûrissement, d’une maturation, à la manière que prennent les vieilles vignes pour dévoiler les plus grands crus. Au fil du temps.L’histoire du volley en Touraine est ainsi partie de très loin. Passant par les années Ufolep (1940 à 1966) avant de rentrer dans le giron de la Fédération Française de Volley-Ball. Vingt-sept ans de présidence de Louis Monière (1966-1992) auront permis au volley tourangeau de se structurer toujours plus, pour finalement aborder l’ère de la professionnalisation avec Philippe Berthelot (1992-1998). Ce qui se traduira par une montée en Nationale 1A à l’issue de la saison 1993-1994. A son tour, le TVB venait de rejoindre l’élite, mais pour ne plus la quitter cette fois. A ce jour, outre ses exploits européens, le TVB peut s’enorgueillir d’avoir décroché 11 Coupes de France et 10 titres de champion de France. Il est devenu le club masculin le plus huppé de l’hexagone. Il a vu passer dans ses rangs quelques-uns des meilleurs volleyeurs mondiaux.

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