Le basketball est un sport où la taille a toujours été un atout majeur. Au fil des années, la NBA a vu défiler d'innombrables athlètes culminant au-dessus de la barre des 2 mètres, des géants qui ont marqué l'histoire du jeu par leur présence imposante et leurs performances exceptionnelles. Cet article explore le monde des joueurs de la NBA mesurant plus de 2 mètres, en mettant en lumière les figures emblématiques, l'évolution de la taille moyenne dans la ligue et l'impact de ce facteur sur le jeu.
Victor Wembanyama : Le Prodige Français qui Défie les Normes
Au cœur de cette discussion se trouve Victor Wembanyama, le jeune prodige français qui suscite l'admiration et l'enthousiasme du monde du basketball. Du haut de ses 2,24 mètres, Wembanyama est bien plus qu'un simple géant. Sa taille exceptionnelle est combinée à une motricité rare, une adresse au tir impressionnante et une connaissance du jeu déjà étendue.
Victor Wembanyama est un basketteur hors norme, mais il est avant tout immense en taille, culminant, du haut de ses 2,21 m, en 2e position au classement des Français les plus grands.
Dans quelques mois, le prodige Victor Wembanyama, bientôt 19 ans (le 4 janvier), devrait devenir le premier basketteur français à être désigné comme premier choix de la Draft NBA, le tirage au sort où sont sélectionnés les jeunes joueurs appelés à rejoindre la prestigieuse ligue nord-américaine. Le début pour lui d’une aventure qui pourrait en faire l’une des plus grandes stars du sport mondial. Phénomène de précocité au physique ahurissant, « Wemby » a tout pour lui.
"Wemby'', c'est une tête bien faite dans un corps sans pareil.
Lire aussi: Calendrier TV du Sporting CP
Sélectionné en première position de la draft NBA par les San Antonio Spurs, Victor Wembanyama suscite rumeurs et fantasmes pour sa taille inhabituelle.
Il faut dire que la NBA ne simplifie pas la tâche en la matière.
Victor Wembanyama est grand. Immense même. À côté de lui, le commun des mortels fait office de lutin. Passé cet état de fait, que personne ne conteste, la question est plutôt de savoir de quelle taille on parle. Concrètement, combien l'ancien joueur des Metropolitans 92, sélectionné en première position de la draft NBA, mesure-t-il ? Voilà la question qui divise. Il faut dire que le Français, toujours en lice avec son club à ce moment, n'a pas participé au traditionnel "combine" - lors duquel sont réalisés des dizaines de tests physiques pour déterminer les caractéristiques physiques, athlétiques et mentales des prospects. Un rendez-vous manqué qui n'a donc pas permis de lever le voile sur les mensurations de l'ancien joueur de Nanterre.
Une question de chaussures…2 mètres 20, 2 mètres 24, 2 mètres 26… les hypothèses sur la taille du géant, dont l'engouement outre-Atlantique rappelle celui d'un certain LeBron James, n'ont pas tardé à fuser. Heureusement, les San Antonio Spurs, l'équipe dans laquelle "Wemby" va commencer sa carrière, a rapidement mis fin au suspense. "Le jour de sa conférence de presse de présentation à l'AT&T Center (salle des Spurs, ndlr), Wembanyama a enlevé ses chaussures, redressé son dos, s'est immobilisé et a permis à ses nouveaux employeurs de prendre une véritable mesure scientifique de la distance entre le sommet de son cuir chevelu et la plante de ses pieds", écrit le média local San Antonio Express News. Lors de cette présentation officielle, les "Éperons" ont indiqué que leur nouveau joyau culminait à 7 pieds et 3,5 pouces - unités de mesure utilisées chez les Américains -, soit 222,25 cm.
Le débat est donc tranché : Victor Wembanyama mesure 2 mètres 22. Pas si vite. Cette marque correspond en réalité à la taille… sans chaussures. La plupart des clubs européens mettent à jour les caractéristiques des différents joueurs de cette façon. C'est aussi le cas en NBA. Mais comme la Grande Ligue ne fait jamais les choses comme les autres, elle prend également soin de mesurer ses athlètes munis de leurs baskets. Pour obtenir ce chiffre, il suffit d'ajouter 1,5 pied à la taille sans chaussures, soit 7 pieds et 5 pouces (226 cm). Cela explique que le site officiel de la NBA valorise le crack tricolore à 2,26 mètres, ce qui en fait le joueur le plus grand devant le Letton Kristaps Porzingis (2,21 mètres).
Lire aussi: Comment savoir fin du match ?
Ce qui nécessite un savant alliage : timing, préhension, fluidité, gainage… et évidemment un geste naturellement efficace, stable dans sa mécanique. « Lors de notre première rencontre, il avait 15 ans et déjà tout en magasin, se rappelle George Eddy. Sa mécanique était parfaite : ballon à hauteur d'arcade au moment de déclencher, bras parfaitement aligné, trajectoire haute, shoot du bout des doigts avec rotation sur la dernière phalange. il lui restait juste à travailler les tirs après course pour simuler les conditions de match. Un truc de shooteur ! » « Son lâcher est à une hauteur incroyable, son tir part un peu de derrière, en extension, donc il n'y a pas grand-chose à faire pour le contester s'il est en rythme et en confiance », constate JD Jackson, le coach de Gravelines, seule équipe à avoir battu Boulogne-Levallois cette saison (85-73). Victor Wembanyama à l'échauffement. « Il faut essayer qu'il reçoive le ballon loin, ou tard, mais son démarquage est assez fascinant, confie Wilfried Yeguete. Comme il est aussi à l'aise sans le ballon qu'avec, s'il lui est envoyé à la bonne hauteur, c'est très difficile de l'en priver. Quand il l'a, s'il tire et que tu sautes, tu peux le gêner mais aussi faire faute. Tu peux tenter de le déstabiliser au niveau de la hanche, mais pareil, tu risques de faire faute. Donc s'il rate, c'est parce qu'il rate lui-même, plus que parce que le défenseur le gêne. » « Il peut prendre un tir propre à chaque action ou presque. Son geste ne part pas du ventre, il est déjà au niveau de la tête quand il termine son spin move (rotation sur lui-même), confirme notre analyste vidéo, donc pour le contrer, il faudrait créer un autre monstre athlétique. »
« Honnêtement, ça ne se voit pas qu'il a 18 ans, remarque Will Yeguete. Il a déjà de la maturité par rapport aux décisions à prendre. Ce qui m'a surpris, c'est sa lecture du jeu. Il a fait une ou deux extra-passes assez facilement en anticipant le jeu avant qu'il arrive. Une rotation avait été faite mais il a trouvé le joueur ouvert rapidement. » Ce qui confirme l'analyste vidéo, qui travaille à un montage d'actions de Wembanyama en vue d'un futur match de son équipe face aux Metropolitans : « Sur trois matches différents, j'ai à chaque fois des actions où il demande une passe lobée mais elle est mal donnée, ce qui permet l'aide défensive. Il la voit arriver et il a la lucidité, la technique et le toucher - le même qui lui permet d'être adroit - pour faire un tip (passe volleyée) qui arrive parfaitement dans les mains de son équipier.
Entre enthousiasme, stupéfaction, fantasmes et légères déceptions par moment, l’expérience Victor Wembanyama après ses deux premières semaines en NBA est plutôt… normale. Et paradoxalement complètement anormale à la fois. Normale, dans le sens où les difficultés qu’il peut rencontrer sont communes à toutes les jeunes stars en herbe de 19 ans. Normale, dans le sens où il est déjà performant et impactant, comme il fallait s’y attendre pour un garçon aussi talentueux. Pourtant, chacune de ses sorties sur les parquets prend une dimension toute particulière, qui dépasse justement les normes préétablies. Parce que c’est un basketteur unique. Un statut lourd à porter. Parce que si chaque match est une leçon, chaque mach le rapproche aussi du joueur qu’il est censé devenir et donc chaque match suscite, à tort, l’impatience de le voir briller. Comme s’il y avait un fameux moment où Wembanyama deviendrait « him » pour de bon. Ça ne se fera pas en un jour. Pas en un soir non plus. Il reste même sur 13 et 14 points. Rien d’inquiétant. Mais ce ne sont pas les standards espérés, là encore injustement, pour celui qui est amené à, peut-être, révolutionner son sport ou en tout cas son championnat le plus relevé. Dans cette société où l’instantanéité est reine, tout le monde veut tout et surtout tout de suite. Alors comment accélérer le processus, si seulement il fallait l’accélérer ?
À 18 ans, Victor Wembanyama est présenté par les suiveurs comme le plus grand espoir français que le basket ait porté.
Du haut de ses 2,21 m, le gamin du Chesnay, dans les Yvelines, a montré aux 30 franchises venues l'observer ce qu'elles pouvaient attendre de lui. En 48 heures passées sur les parquets nord-américains, le longiligne intérieur de Boulogne-Levallois a claqué deux perf' de haut vol qui ont marqué les esprits. Après ses 37 points (7/11 à trois points) et 5 contres réussis, mardi 4 octobre, où malgré la défaite (122-115), il était parvenu à dominer l'espoir Scoot Henderson dans leur duel à distance, il a de nouveau fait sensation, jeudi 6 octobre, à Las Vegas, lors d'un deuxième match d'exhibition.
Lire aussi: Guide TV : PSG - Amiens, sur quelle chaîne ?
Grâce à ses aptitudes physiques hors du commun et son talent insolent, il a porté les Metropolitans vers la victoire (112-106). Une "expérience unique, magnifique", selon ses propos mots, qui a confirmé son statut de numéro un pour la prochaine draft.
Un gamin bien dans ses basketsÀ tout juste 18 ans, Victor vit un rêve éveillé. Un rêve que le natif du Chesnay, frère d'Eve Wembanyama, championne d'Europe U16 en 2017, a saisi au (re)bond. "Je le connais depuis qu'il a 13 ans, nous savions qu'il allait être unique. Il est très mature, il sait où il veut aller", a confié Rudy Gobert au micro d'ESPN, qui a retransmis en direct les deux matchs d'exhibition. "C'est vraiment excitant, nous avons la chance d'avoir un tel talent, nous n'avons jamais vu un joueur comme Victor." La preuve ultime qu'on est en face d'un phénomène : jamais un joueur, de surcroît non Américain, n'a bénéficié d'une telle exposition. Malgré la hype dont il a fait l'objet outre-Atlantique, où on le compare à Kevin Durant, Giannis Antetokounmpo, voire Kareem Abdul-Jabbar, le prodige garde la tête froide. Une quiétude qu'il doit à son entourage familial - sa maman est une ex-basketteuse et son papa un ancien sauteur en longueur - et professionnel - ses intérêts sont gérés par l'agence Comsport (nouvelle fenêtre), spécialiste de l'importation de basketteurs français en NBA. Sans pression, il a contrôlé l'engouement autour de lui, avec une décontraction et une confiance en lui confondantes. Le cocktail idéal pour émerveiller le gratin de la NBA, à qui il a fait l'étalage de tout son talent. Victor Wembanyama. Un terme associé aux jeunes joueurs uniques, en développement, appelés à faire une grande et belle carrière en NBA. Dans la vie, le jeune homme, qui a décroché son Bac avec un an d'avance et avec une mention "assez bien", ne perd pas de temps. Un empressement qu'il a aussi sur les parquets. Toujours surclassé, il a fait ses débuts professionnels à 15 ans. En deux saisons en Betlic Élite, l'intérieur, passé par Nanterre 92 (2020-2021) et Lyon-Villeurbanne (2021-2022), s'est forgé une belle réputation. Auréolé des titres de champion de France et de meilleur espoir du championnat avec l'Asvel, le fils d'Élodie et Félix a donné un grand coup d'accélérateur à sa carrière, l'été dernier, lors du Championnat du monde U19, où il est reparti avec la médaille d'argent autour du cou. Et s'il règne sans pareil depuis sur les parquets, de France et d'Europe, il les domine aussi par son physique, long et étiré, comme ses pieds (il chausse du 55). "Il faisait ma taille, 1,70 m, vers 8 ans. Et quand il avait 5 ans, tout le monde pensait qu'il en avait 10", souriait à l'AFP Emmanuel Saravas, qui l'entraînait en poussin à l'Entente Le Chesnay-Versailles, le premier club où il a manié la balle orange. "On se doutait qu'il allait avoir un corps pour jouer au basket de haut niveau : sa maman fait 1,91m, le papa fait 2,05m."
Sa grande taille et son envergure de 2,43 m, qui en font une arme dans l'arceau, ne résument toutefois pas Victor. Pétri de talents, le joueur, "rencontre entre Kevin Durant et Rudy Gobert", déploie des qualités impressionnantes aux abords et dans l'autre raquette. Rudy Gobert (2,16m) tout petit à côté de Victor Wembanyama (2,21m). Mobile, rapide et adroit, il switche à volonté en mode passeur ou scoreur. De quoi faire du pivot un joueur "unique" en tous points, selon Vincent Collet, son entraîneur à Boulogne-Levallois : "Par exemple, on n'attend pas forcément d'un grand qu'il mette autant de paniers à trois points dans toutes les positions. Lui, il les met même en mouvement… Il y a des grands qui shootent les pieds dans le ciment, mais Victor est capable de bouger et de shooter, c'est quelque chose d'assez unique."
Si Wembanyama doit encore progresser - être plus dur et gagner en efficacité sur les bons tirs à prendre - aux yeux du sélectionneur de l'équipe de France, qui a coaché Tony Parker, il n'y a pas de doute : "C'est l'espoir français le plus incroyable que le basket ait jamais eu."
Ces étoiles, la NBA les a aussi dans les yeux. "Tout le monde utilise ce terme de 'licorne' ces derniers temps, mais lui (Victor Wembanyama) c'est plutôt un alien", a déclaré LeBron James, qui a flashé sur le "Frenchie". "Personne n'a jamais vu quelqu'un aussi grand être aussi fluide et gracieux sur le terrain", a-t-il assuré, encensant "sa capacité à dribbler, à pendre des tirs en step-back, à shooter à 3 points en catch-and-shoot, à dribbler…" Et "King James" de résumer : "C'est un talent générationnel."
"La Ligue sera vraiment en difficulté quand il viendra", a affirmé Kevin Durant, l'ailier des Brooklyn Nets. "Je veux voir comment ça se passera." Tout le monde semble partager cet avis. "Il est comme ces joueurs que l'on peut générer dans le jeu NBA 2K, où chaque meneur mesure 2,10 m. Il dégage des vibrations de type 'cheat code' (code de triche, ndlr)", a ricané Stephen Curry, le meneur des Golden State Warriors, bluffé par l'intérieur tricolore. "C'est un talent solide. C'est génial à regarder."
Une pluie de compliments qui n'a pas fait vriller Victor Wembanyama. "C'est un honneur d'avoir des grands joueurs qui parlent de moi de cette manière, mais ça ne change rien", a-t-il réagi, imperturbable. "J'ai trouvé ça cool, mais je dois rester focalisé sur mes objectifs.
Les Autres Géants qui ont Marqué l'Histoire de la NBA
Si Victor Wembanyama est le visage actuel des joueurs de grande taille en NBA, il est important de se souvenir des géants qui l'ont précédé et qui ont laissé une empreinte indélébile sur le championnat. Parmi eux, on peut citer :
- Gheorghe Mureșan : Le Roumain, co-détenteur du titre de plus grand joueur de l'histoire de la NBA avec 2,31 mètres, a évolué pour les Bullets de Washington dans les années 1990. Son numéro en NBA, le 77, est l'équivalent de sa taille en pieds et en pouces : 7' 7''.
- Manute Bol : Ce pivot soudanais aux jambes incroyables, également mesurant 2,31 mètres, a commencé sa carrière NBA aux Bullets de Washington. Il est le seul joueur de l'histoire du championnat à comptabiliser plus de contres que de points marqués.
- Yao Ming : La plus grande star chinoise du basket, culminant à 2,29 mètres, a marqué son époque avec les Houston Rockets. Il a été sélectionné à huit reprises au NBA All-Star Game.
- Shawn Bradley : Ce pivot américain d'origine allemande, mesurant également 2,29 mètres, a été drafté en deuxième position chez les 76ers de Philadelphie.
- Boban Marjanović: Le pivot serbe des Rockets de Houston culmine à 2,24 mètres. Il officie en NBA depuis 2015.
- Rik Smits : Le basketteur néerlandais culmine aussi à 2,24 mètres. Il a fait toute sa carrière dans la franchise des Pacers d'Indiana, entre 1988 et 2000.
- Ralph Sampson : Un autre pivot des Rockets qui culmine à 2,24 mètres. Drafté en numéro 1 par la franchise de Houston.
- Mark Eaton : Disparu en 2021, le regretté pivot, qui a effectué toute sa carrière aux Utah Jazz (1982-1993), culminait lui aussi à 2,24 mètres.
L'Évolution de la Taille Moyenne en NBA
Il est intéressant de noter que, malgré la présence de ces géants, la taille moyenne des joueurs en NBA a connu des fluctuations au fil des ans. Alors que l'on pourrait s'attendre à une augmentation constante, les statistiques montrent une tendance plus nuancée.
La taille moyenne en NBA pour la saison 2019-20 est de 2 mètres, c’est le chiffre le plus bas des 40 dernières années. Néanmoins, ce chiffre reste relativement élevé par rapport à la taille moyenne des hommes américains, qui est de 1 m 80, c’est 20 centimètres de plus.
En 1952, la taille moyenne en NBA des meneurs était d’1 m 82.
Dans les années 1950, les hauteurs des arrières et des meneurs étaient assez similaires. Lors de la saison 1951, la taille moyenne des arrières en NBA était de 1 m 85. Après la saison 1990/91, il y a eu une immense croissance de la hauteur des arrières.
Au fil du temps, la hauteur moyenne des ailiers a progressivement augmenté pour culminer à 2 m 05 lors de la saison 2015/16. Actuellement, ce chiffre est proche de 2 mètres.
La taille des ailiers fort a pas mal changé depuis 1952.
Dans les années 1950, la hauteur moyenne du centre n’était que de 2 m 05. Cependant, ce chiffre a commencé à augmenter progressivement pour atteindre 2 m 10.
La taille moyenne des joueurs en NBA est actuellement de 2 mètres. Ce chiffre reste assez grand par rapport à la taille moyenne d’un citoyen ordinaire.
Taille et Talent : Un Équilibre Essentiel
Si la taille est indéniablement un atout en basketball, elle ne fait pas tout. La NBA a vu des joueurs de grande taille qui n'ont pas réussi à s'imposer, tandis que d'autres, moins grands, ont brillé grâce à leur talent, leur détermination et leur intelligence de jeu.
La motricité, c'est la mobilité plus la précision dans la coordination et l'exécution. « Victor partage avec Rudy Gobert (2,16 m) une belle mobilité mais sa motricité est plus forte dans le sens où il a une variété de mouvements plus étendue et une plus grande finesse de contrôle », explique Christophe Allardi, technicien fédéral spécialiste des très grands gabarits. Cette capacité à transcrire informations et consignes dans ses mouvements avec justesse permet à ''Wemby'' d'élargir sa palette technique à dessein, sans limite perceptible. Plus étonnant : cela a toujours été le cas. « J'ai eu la chance d'être grand dès mon enfance. J'ai pris de l'avance et au final j'ai eu une croissance normale. La motricité, je n'ai donc pas eu besoin de la travailler », expliquait l'intéressé en octobre 2021. Tous ceux qui l'ont eu très jeune sous leur coupe le confirment, à l'image d'Emmanuel Saravas, qui l'a entraîné à l'Entente Le Chesnay-Versailles entre 7 et 9 ans. « On a été très surpris niveau motricité, il faisait des trucs incroyables pour un enfant de son âge », a-t-il confié à l'AFP. Cette croissance forte, précoce et sans problème lui a permis de développer son immense talent sans retard. En attaque, « il change de vitesse très rapidement, le défenseur ne s'y attend pas », note le pivot limougeaud Wilfried Yeguete, qui a vu l'ouragan souffler le CSP vendredi dernier (33 points, 12 rebonds, 4 passes décisives, 3 contres et la victoire à domicile pour les Metroplitans, 78-69). En défense, « il est capable de garder la ligne à trois points et de revenir en deux pas pour contrer près du cercle, c'est hallucinant », s'enthousiasme George Eddy (Canal+), intarissable sur le phénomène et qui estime que c'est grâce à ses aptitudes défensives qu'il va d'abord faire s'imposer en NBA. « Son seul facteur limitant, c'est que ce ne sera jamais un monstre physique, précise un analyste vidéo travaillant pour une équipe de Betclic Élite. Mais comme l'ont fait Tony Parker ou Kevin Durant, s'il gagne suffisamment de gainage, il peut développer une capacité à terminer au contact en utilisant l'inertie adverse pour se rééquilibrer. S'il développe ça, il sera inarrêtable. S'il ne l'est pas déjà. »
L’accent n’est plus mis uniquement sur la taille des joueurs de NBA. Au lieu de cela, l’attention s’est portée sur d’autres aspects tels que le contrôle du jeu ou la mentalité de basketteur.