Le Paris Saint-Germain (PSG), club emblématique de la capitale française, s'est imposé comme une force majeure du football français et européen. Fort de ses 13 titres de champion de France de Ligue 1 et d'un titre de champion de Ligue 2, le PSG a également brillé en Coupe de France, remportant le trophée à 16 reprises, et en Coupe de la Ligue, avec 9 victoires. Le club a aussi atteint la finale de la Coupe de France à 5 reprises et la finale de la Coupe de la Ligue à 1 reprise. Avec une affluence record de 47 542 spectateurs à domicile lors de la saison 2019/2020, le PSG peut se targuer d'un soutien populaire indéfectible. Cet article explore le parcours historique du PSG en Coupe d'Europe, mettant en lumière ses moments de gloire, ses défis et ses ambitions.
Premiers Pas Européens et Coup d'Éclat Face au Real Madrid (1993)
L'aventure européenne du PSG prend une nouvelle dimension dans les années 1990. Après avoir éliminé le PAOK Salonique, Naples et Anderlecht, le PSG affronte le Real Madrid en quart de finale de la Coupe UEFA 1993. Le 18 mars 1993, 46 000 spectateurs se massent au Parc des Princes pour assister à ce qui allait être le premier coup d'éclat du PSG au niveau européen. Galvanisés par leur public, les Parisiens réalisent une performance mémorable. George Weah ouvre le score en première mi-temps (1-0). En seconde période, David Ginola (81e, 2-0) et Valdo (89e, 3-0) creusent l'écart. Dans un temps additionnel interminable, Antoine Kombouaré inscrit un quatrième but de la tête (4-1, 96e), scellant une victoire retentissante.
Victoire de Prestige Face au Bayern Munich (1994)
Quelques semaines auparavant, le PSG avait déjà marqué les esprits en s'imposant 2-0 contre le Bayern Munich lors de la deuxième journée des phases de poules de la Ligue des Champions. Au stade olympique de Munich, le PSG domine la rencontre et confirme son statut de favori. Cependant, il fait face au gardien bavarois, Oliver Kahn, qui ne laisse absolument rien passer. À la 64e minute, David Ginola cède sa place à George Weah, à qui il ne faut pas longtemps pour débloquer la situation. 15 minutes après son entrée, le Libérien élimine 3 joueurs avant de propulser le ballon dans la lucarne du but de Kahn, qui ne peut rien faire (1-0, 80e).
Qualification Épique Face au FC Barcelone (1995)
Quelques mois après avoir battu le Bayern Munich, Paris rencontre le FC Barcelone en quart de finale de Ligue des Champions. Après avoir arraché un match nul 1-1 au Camp Nou, Paris est en très bonne posture pour rejoindre les demi-finales de la compétition, qu'ils n'ont encore jamais vu. Au match retour, les Parisiens sont fâchés avec les montants : Paris tape 4 fois le poteau ou la barre transversale seulement en première période, qui s’achève à 0-0. Au retour des vestiaires, Barcelone ouvre le score grâce à Bakero (1-0, 49e), le PSG est éliminé s'il ne marque pas. Néanmoins, les parisiens s'accrochent. Raï égalise de la tête et envoie provisoirement son équipe en prolongation (1-1, 72e). Auteur d'un grand match, le PSG passe devant en fin de match après une percée de Vincent Guérin dans l'axe du terrain, conclue par une frappe à ras de terre dans le petit filet (2-1, 83e). L’entraîneur Luis Fernandez explose de joie sur le bord de la pelouse, tout comme le Parc des Princes.
Le Triomphe en Coupe des Coupes (1996)
Engagé en Coupe des Vainqueurs de Coupes, le Paris Saint-Germain connaît, en 1996, une 4e demi-finale européenne consécutive. Cette fois-ci, après avoir éliminé Molde (Norvège), le Celtic Glasgow (Écosse) et Parme (Italie), Paris accède à sa première finale internationale en battant La Corogne (Espagne). En finale, face au Rapid Vienne, après seulement 11 minutes de jeu, Raï doit céder sa place après un tacle rude… Dominants, Paris provoque des fautes autrichiennes, à l'image de Youri Djorkaeff qui amène l'ouverture du score. Paris manque énormément de réalisme sur le reste de la rencontre, n'arrivant pas à se mettre à l'abri d'une éventuelle égalisation de Vienne. Le PSG remporte finalement la Coupe des Coupes, son premier titre européen majeur.
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Supercoupe d'Europe et Désillusion Face à la Juventus (1996)
Six mois plus tard, le PSG défie le vainqueur de la Ligue des champions en finale de la Supercoupe d’Europe, laquelle se joue à l’époque en match aller-retour. Luis Fernandez a été remplacé par Ricardo sur le banc et quelques cadres comme Daniel Bravo et Youri Djorkaeff ont migré vers d’autres cieux. Paris se veut ambitieux mais face à l’épouvantail de la Ligue des champions dans les années 1990 (trois finales de suite en 1996, 1997 et 1998), la Juventus de Marcelo Lippi, la claque est monumentale, historique même, avec un cinglant 6-1 infligé par les Turinois, qui menaient même 4-0 au Parc des Princes dès la mi-temps du match aller. Le 6-1 le plus marquant de l’histoire du PSG en Coupe d’Europe avant que n’advienne celui de mars 2017. Au match retour, le PSG s'incline 1-3.
Nouvelle Finale de Coupe des Coupes et Défaite Face au FC Barcelone (1997)
Et pourtant quelques mois plus tard, le PSG est bien de retour en finale de Coupe d’Europe avec l’occasion de conserver son titre en Coupe des coupes, un an après la victoire contre le Rapid mais avec cette fois, un défi d’une toute autre ampleur. En effet, c’est ni plus ni moins que le FC Barcelone qui se présente face aux Parisiens à Rotterdam, avec dans ses rangs des joueurs de premier plan comme le portier Vitor Baia, le défenseur Fernando Couto, au milieu Pep Guardiola, Luis Figo, Luis Enrique et devant, la nouvelle terreur du football mondial, le Brésilien Ronaldo (qui sera élu Ballon d’Or quelques mois plus tard).Deux ans plus tôt, c’est le Paris de Luis Fernandez qui avait sorti le Barça de Johan Cruyff en quart de finale de Ligue des champions, au terme d’un sommet du jeu. Mais cette fois, c’est le Barça qui a le dernier mot. Héros à Bruxelles douze mois plus tôt, Bruno Ngotty est cette fois fautif lorsqu’il est pris de vitesse par Ronaldo, et concède un penalty que le Brésilien transformera pour l’unique but de la partie (1-0, 36e). Une défaite qui sonne aussi le glas d’une période dorée pour le PSG sur la scène continentale, puisqu’il faudra attendre près de 23 ans avant de goûter à nouveau à l’ivresse d’une grande finale.
Parcours en Ligue des Champions : Des Hauts et des Bas
Le PSG a connu des fortunes diverses en Ligue des Champions. Pour le début de saison 1997/1998, le Paris Saint-Germain affronte le Steaua Bucarest (Roumanie) en tour préliminaire de la Ligue des Champions. Au match aller, après avoir mené au score par deux fois, Paris s'incline 3-2 en Roumanie mais reste en bonne posture pour le match retour. Une victoire 1-0 suffirait au PSG pour se qualifier. Mais coup de tonnerre, les Parisiens sont sanctionnés pour avoir fait jouer Laurent Fournier lors de cette première rencontre, normalement suspendu. Le Parc des Princes est en fusion pour cette rencontre et explose dès les premiers instants. Le PSG provoque un penalty, que Raï se charge de marquer (1-0, 2e). Paris manque quelques occasions avant de doubler la mise sur corner, encore une fois grâce à son meneur de jeu brésilien qui inscrit un doublé (2-0, 23e). À l'entrée de la surface de réparation, Marco Simone inscrit le 3e but parisien (3-0, 32e). En à peine 30 minutes, le PSG a déjà comblé son retard sur Bucarest, mais ne s'arrête pas ici. Sur une splendide contre-attaque, Florian Maurice remporte son duel face au gardien roumain (4-0, 41e) ! Paris est donc provisoirement qualifié et assène le coup de grâce avec un dernier but de Raï, rayonnant ce soir-là (5-0, 56e), qu'il vient fêter avec les supporters en tribunes.
Au fil des saisons, le PSG a alterné les performances, se qualifiant parfois pour les quarts de finale, voire les demi-finales, mais sans parvenir à atteindre la finale tant convoitée. Dans un Parc des Princes incandescent, Paris choisit de défendre et repousser les offensives portugaises. Les locaux vont alors embraser le stade en une petite minute : sur un centre venu de la droite, Charles-Édouard Coridon reprend le ballon par un coup du scorpion et trompe le portier adverse (1-0, 29e), l'un des plus iconiques but de l'histoire du club. Quelques secondes plus tard, Pedro Miguel Pauleta combine avec Reinaldo et inscrit le 2e but parisien en trompant Victor Baïa (2-0, 30e). Une autre date que les supporters présents au Parc des Princes n'oublieront probablement jamais. Paris ouvre le score rapidement par Peguy Luyindula (1-0, 8e) et Stéphane Sessègnon double le score un quart d'heure plus tard (2-0, 23e). Dans le même temps, le Racing Santander mène également sur le même score contre Manchester City… Au retour des vestiaires, le duel à distance donne l'avantage aux Espagnols, qui mènent 3-0. Dans le même temps, Mateja Kežman manque un penalty pour Paris, la qualification semble s'éloigner de la capitale. L'horloge tourne et Paris s'enlise, avant de briller : sur un centre de Marcos Ceará, l'attaquant serbe plonge et dévie le ballon du bout du pied dans les buts de Twente (3-0, 84e). Comme souvent dans ces moments-là, le Parc des Princes pousse son équipe et s'apprête à exploser de joie. Lancé dans la profondeur, Luyindula efface le portier de Twente et inscrit le 4e but du PSG (4-0, 86e). Éliminé en quarts la saison précédente, à la toute fin du match, par cette même équipe de Chelsea, le Paris Saint-Germain a l’opportunité de prendre sa revanche en affrontant son bourreau anglais en 8e de finale. Au Parc des Princes pour le match aller, Paris signe un match nul 1-1 décevant qui le met dans une situation inconfortable. À Londres, le début de match est cauchemardesque : à la demi-heure de jeu, Zlatan Ibrahimovic se fait (sévèrement) exclure. À 10 minutes du terme, Chelsea ouvre le score après un cafouillage sur corner (0-1, 80e). Paris doit donc marquer pour arracher la prolongation. C'est chose faite quelques minutes plus tard, sur un corner. Les prolongations débutent très mal pour Paris. Le capitaine Thiago Silva provoque un penalty, transformé dans la foulée par Eden Hazard (1-2, 95e). Dos au mur, Paris n'a paradoxalement besoin que d'un but pour se qualifier. La suite appartient désormais à la légende… Sur un corner, Thiago Silva est tout proche de se racheter de la tête, mais le portier de Chelsea dévie in extremis le ballon ! Qu'à cela ne tienne ! Le corner qui suit, botté par Thiago Motta, tombe encore sur la tête du brésilien qui lobe cette fois-ci toute la défense et finit sa course sous la barre (2-2, 114e). Paris est qualifié. Il n'avait pas connu ça depuis 2016 et un quart malheureux face à Manchester City… En ce 11 mars 2020, le PSG souhaite exorciser ses vieux démons. Après trois saisons de traumatismes (remontadas de Barcelone et Manchester United) et de déceptions (face au Real, en 2018), Paris a, en ce 11 mars 2020, enfin l'occasion de conjurer le sort. Dans un Parc des Princes (16e) vide en raison de la pandémie de Covid-19, le PSG réalise une première période parfaite : Neymar ouvre le score de la tête sur un corner (1-0, 28e) avant que le latéral espagnol Juan Bernat ne fasse le break juste avant la mi-temps (2-0, 46e). En deuxième mi-temps, les Parisiens tiennent bon et se qualifient (enfin) pour ses premiers quarts de finale depuis près de quatre ans ! En raison de la pandémie, la Ligue des Champions adopte un format inédit : à partir des quarts de finale, les matchs se joueront en une manche, sur terrain neutre. Ce mini tournoi, appelé "Final 8", se déroule au mois d'août, au Portugal. Dominateurs, les joueurs du PSG se font pourtant surprendre à la demi-heure de jeu (1-0, 27e) par le Croate Mario Pasalic. Malgré un très grand Neymar, le club de la capitale est toujours derrière à la 89e minute. C'est pourtant à ce moment précis que le match va basculer dans la légende : sur un centre du numéro 10 brésilien, le défenseur Marquinhos, resté aux avant-postes suite à un corner, égalise. Puis, deux minutes plus tard, sur l'ultime attaque parisienne, Neymar lance Kylian Mbappé… Le Français centre pour Eric-Maxim Choup-Moting, rentré dix minutes plus tôt. Le remplaçant crucifie les Italiens à la 93e (2-1). Quelques mois après avoir échoué en finale de la Ligue des Champions face aux Allemands, le PSG retrouve le Bayern Munich en quarts de finale de la compétition. Les Parisiens, au moment d'aborder cette première manche en Bavière, sont en pleine confiance : en huitièmes, ils ont terrassé Barcelone, avec notamment une superbe victoire 4-1 en Catalogne. Dans une Allianz Arena à huis-clos, pandémie oblige, l'équipe emmenée par Neymar et Mbappé surprend les Bavarois d'entrée. Lancé dans la profondeur, Kylian Mbappé ouvre le score (1-0, 3e). 25 minutes plus tard, alors que la neige abonde, les Parisiens marquent même un second but par Marquinhos après une passe lumineuse de Neymar (2-0, 28e). Malgré un but encaissé 9 minutes plus tard (2-1, 37e), le PSG est en tête à la pause. Au retour des vestiaires, le Bayern se montre très entreprenant et fait plier le PSG à la 60e (2-2). Largement dominés, les Parisiens ne se laissent néanmoins pas abattre et trouvent les ressources nécessaires pour marquer un nouveau but. Depuis la fameuse "Remontada" de 2017 (défaite 6-1 du PSG au match retour, après avoir gagné 4-0 à l'aller…), le club de la capitale n'a plus jamais été éliminé par les Catalans en Ligue des Champions. En 2024, les deux clubs sont de nouveaux opposés, cette fois-ci en quarts de finale. À l'aller, Paris rate son match et s'incline 3-2 au Parc… Il faudra donc aller gagner en Catalogne. La tâche s'annonce ardue : dès la 12e minute, le FC Barcelone ouvre le score. À ce moment précis, le PSG est mené 4-2 sur l'ensemble des deux matchs… Pourtant, le club de la capitale est supérieur dans le jeu et profite d'une petite aide du destin : à la 29e, le défenseur barcelonais Araujo se fait expulser. Les Catalans vont donc terminer le match à 10. Paris en profite et recolle à la 40e (1-1, 4-3 en cumulé) grâce à Ousmane Dembélé. En seconde période, Barcelone explose et encaisse trois nouveaux buts : un de Vitinha et deux de Kylian Mbappé en fin de match. Décidément, le 11 mars est une date qui réussit plutôt bien aux Parisiens en Ligue des Champions. Après Chelsea en 2015 et Dortmund en 2020, le Paris Saint-Germain va réaliser un autre très grand match, cette fois-ci face à l'un des favoris de la compétition : Liverpool. La première manche de ces huitièmes de finale a lieu au Parc des Princes. Outrageusement dominateur, le PSG ne parvient pas à trouver la faille et se fait punir dans les. Après avoir subi pendant les dix premières minutes, le PSG se déploie en contre et ouvre le score par l'intermédiaire d'Ousmane Dembélé (1-0, 12e). Avec ce but, les Parisiens reviennent à égalité sur l'ensemble des deux matchs ! Le score ne bougera plus jusqu'à la fin de la prolongation, synonyme des tirs aux buts… C'est le moment choisi par le portier parisien Gianluigi Donnarumma pour rentrer dans la légende du club. Déjà auteur d'arrêts incroyables pendant le match, le gardien italien arrête deux tirs aux buts, permettant ainsi à son club de passer au tour suivant.
Finale de Ligue des Champions 2020 : Une Défaite Crève-Cœur
Après un quart de siècle en salle d’attente, et alors qu’il avait connu un déclassement progressif sur la scène continentale sous l’égide de Canal + puis Colony Capital, Paris surfe sur l’arrivée d’un nouvel investisseur, QSI, pour retrouver son lustre d’antan. Mais il faut près d’une décennie entre le rachat par le Qatar en 2011 et la finale de 2020 pour que le club matérialise ses nouvelles ambitions. Porté par certains des meilleurs joueurs du monde à leur poste et dans un contexte plombé par la crise sanitaire du Covid-19, le PSG défie en finale, à Lisbonne et à huis clos, le FC Bayern, vainqueur un peu plus tôt du Barça (8-2) puis de l’OL (3-0), tandis que Paris avait lui su disposer de Dortmund, de l’Atalanta et de Leipzig.Dans une finale fermée, le PSG a ses chances. Neymar puis Mbappé manquant de peu l’ouverture du score. Mais c’est finalement un ancien du PSG, Kingsley Coman, qui offrira la victoire aux Allemands en deuxième période sur un coup de tête victorieux. Paris s’est rapproché de son objectif suprême, mais la marche était encore un peu haute.
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Vers de Nouveaux Sommets : La Quête Continue
Cinq ans après, Paris y retourne. Cinq ans après sa défaite face au Bayern Munich, le Paris Saint-Germain va de nouveau goûter aux joies d'une finale de Ligue des Champions, cette fois face à l'Inter Milan. Victorieux à Londres à l'aller (1-0, but d'Ousmane Dembélé), les Parisiens ont la chance de recevoir au retour. Dans un Parc des Princes incandescent, les joueurs de Luis Enrique subissent durant les premières minutes et s'en remettent - encore une fois - à leur gardien, l'Italien Gianluigi Donnarumma. Auteur deux parades impressionnantes, il permet au club de la capitale de rester à flot. L'orage passé, le PSG se crée de plus en plus d'occasions, jusqu'à la 27e minute. Suite à un coup franc repoussé par la défense anglaise, le milieu espagnol Fabian Ruiz contrôle et fusille le gardien adverse. Au retour des vestiaires, le PSG enfonce le clou par son défenseur Hakimi (2-0, 72e, 3-0 sur l'ensemble des deux matchs), avant de concéder un but sans conséquence à la 76e (2-1, 76e, 3-1 cumulé). Avant d’aller défier l’Inter Milan à Munich, le club parisien a déjà joué 4 finales continentales. Avec des fortunes diverses. Le grand jour approche pour le Paris SG. Le club de la capitale a un rendez-vous majuscule avec son histoire samedi 31 mai, à l’occasion de cette finale de Ligue des champions face à l’Inter Milan à Munich. Un peu moins de cinq ans après sa défaite au même stade de la compétition face au FC Bayern, c’est une nouvelle occasion qui se présente pour devenir le deuxième club français de l’Histoire à soulever la coupe aux grandes oreilles, après l’OM en 1993. Entre-temps, seule l’AS Monaco, en 2004 (battue par Porto, 0-3), avait eu pareille opportunité. Comme l’OM en 1993, Munich sera le théâtre de cette finale. Comme l’OM en 1993, ce sera face à un club milanais qu’il faudra aller forcer son destin. Au-delà de mettre le point final sur une quête entreprise il y a maintenant plus de 12 ans, lorsque QSI a pris le contrôle du club, le PSG a également la possibilité de devenir le premier club de l’Hexagone à remporter deux Coupes d’Europe. Avant ce PSG-Inter, il était donc temps de se replonger dans ces finales qui ont commencé à jalonner l’histoire européenne du club.
Parcours Semé d'Embûches et de Renversements (2025)
Contrairement aux idées reçues, le parcours PSG Ligue des Champions a été ponctué de difficultés importantes :
Phase de groupes compliquée: Paris débute mal sa campagne : victoire poussive 1-0 contre Girona, matchs nuls face au PSV Eindhoven (1-1) et défaites contre Arsenal (2-0), Atlético Madrid (1-2), et Bayern Munich (1-0). Malgré une domination du jeu, le manque d’efficacité offensive semble poser des problèmes.
Un tournant décisif face à Manchester City: Lors de la dernière journée, mené 0-2, le PSG réalise un retournement spectaculaire pour s’imposer 4-2 qui permet de repasser dans les 24 premiers, synonyme de qualification en barrage. L’équipe de Luis Henrique validera ensuite son ticket pour les huitièmes en s’imposant facilement face au VfB Stuttgart 4-1 et finira cette phase de poule 15ème.
Barrages : écrasement du Stade Brestois: Opposé aux Bretons, Paris s’impose 3-0 à l’aller, puis 7-0 au retour, pour un carton parfait (10-0 sur l’ensemble du tour).
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Phases à élimination directe : précision maîtrisée:
- Huitièmes : Match allé complètement dominé par les Parisiens, mais les démons du passé ressurgissent lorsque Harvey Eliott ouvre le score à la 87ème minute sur la première frappe cadrée des Reds. Le retour est plus ouvert et plus équilibré. Dembélé ouvre rapidement le score, qui n’évoluera plus jusqu’à la fin du match. C’est dans la séance de pénalty que le PSG va se qualifier (0-1, 4-1).
- Quarts : duel avec Aston Villa, victoire 3-1 à domicile, puis défaite 2-3 au retour, qualification au score cumulé, mais ils se sont fait peur jusqu’au bout.
- Demi-finales : élimination d’Arsenal dans une double confrontation où Donnarumma aura été impérial, ils se qualifient grâce à une victoire 0-1 à l’extérieur puis 2-1 au Parc.
La Finale de 2025 : Une Démonstration Tactique et Collective
La force du PSG 2025 ? Un collectif soudé, complémentaire, porté par des leaders au sommet de leur art et on peut dire que ça s’est ressenti lors de la finale à Munich. Désiré Doué, 20 ans, ouvre le score et délivre une passe décisive dans les 20 premières minutes. Il inscrira un doublé plus tard dans la partie. Une performance rare en finale de Ligue des Champions, particulièrement à son âge. Achraf Hakimi, Khvicha Kvaratshelia, Senny Mayulu complètent le festival offensif, un tel score n’a jamais été enregistré dans l’histoire de la ligue des champions. C’est LE plus gros score pour une finale. Donnarumma, longtemps critiqué, s’est transformé en mur infranchissable tout au long de la compétition. Luis Enrique, enfin, a su instaurer une identité de jeu claire, exigeante, et fédératrice. Il signe son deuxième triplé continental, après avoir déjà conquis la C1 avec Barcelone en 2015. Un milieu équilibré, Vitinha, Joao Neves et Fabian Ruiz ont été la plaque tournante de l’équipe dans cette équipe vainqueur LDC.
Une Victoire Symbolique pour le Club et le Football Français
Cette victoire dépasse le cadre du sport. Elle consacre le projet du PSG, initié il y a plus de dix ans. Elle crédibilise la Ligue 1 sur la scène européenne. Et elle offre aux supporters parisiens un moment de bonheur rare. À Paris, la fête a duré toute la nuit : plus de 110 000 fans rassemblés au Trocadéro, la Tour Eiffel illuminée en bleu et rouge, les Champs-Élysées noirs de monde. Le club a su mobiliser toute une ville, tout un pays. Ce succès marque le premier quadruplé continental (La LDC, Ligue 1, Coupe de France, Trophée des Champions) dans l’histoire du football français.
L'Importance de l'Équipement dans la Préparation des Champions
Si la victoire finale a semblé si maîtrisée par les joueurs PSG, c’est aussi parce que rien n’a été laissé au hasard dans la préparation. Un club comme le PSG s’appuie sur des installations de pointe, mais aussi sur un matériel d’entraînement de qualité professionnelle. Au Campus PSG, tout est calibré pour optimiser les séances avec des cages de football professionnelles, fixes ou rabattables, des filets pare-ballons pour sécuriser les tirs puissants, des plots, cônes et coupelles pour travailler les appuis, des mannequins de tir pour simuler les situations de match, et des échelles de rythme, haies et jalons pour améliorer l’explosivité. Ces équipements, disponibles chez Netsportique, sont utilisés chaque jour par des clubs amateurs, semi-professionnels ou professionnels. Parce qu’un bon matériel, c’est plus de sécurité, plus de précision, et une meilleure progression pour les joueurs de tout niveau.
Une Dynamique à Poursuivre : Vers un Nouveau Cycle de Victoires ?
Avec cette victoire en Ligue des Champions, le PSG entre dans une nouvelle ère. Le club attire encore plus de talents, renforce sa crédibilité sur le marché des transferts, et affirme sa place parmi les grands d’Europe. Mais l’objectif est déjà ailleurs : confirmer, gagner encore, et pourquoi pas enchainer avec une deuxième LDC consécutive, exploit uniquement réalisé par le Real Madrid dans la nouvelle formule (depuis 1993). En attendant, cette victoire restera le symbole d’un club transformé, d’un groupe uni, et d’un rêve devenu réalité.