Le Paris Saint-Germain (PSG) a affronté Botafogo dans le cadre du Mondial des Clubs, un match décisif dans un groupe B plus ouvert que prévu. Cette rencontre s'est déroulée dans la touffeur du Rose Bowl de Pasadena, quatre jours après la victoire éclatante du PSG contre l'Atlético Madrid.
Contexte et enjeux
Luis Enrique, l'entraîneur du PSG, et Renato Paiva, celui de Botafogo, étaient conscients de l'importance de cette affiche pour la qualification. Le PSG, fort de son succès précédent et de la profondeur de son banc, visait une qualification rapide pour les huitièmes de finale. Botafogo, fraîchement sacré en Copa Libertadores, jouait son va-tout pour défendre le prestige sud-américain, malgré l'absence de joueurs clés comme Bastos, Hugo, Matheus Martins et Jeffinho.
Historique des confrontations
Aucune confrontation officielle n'avait encore opposé le PSG à Botafogo avant ce match. Cette absence d'historique obligeait les deux staffs à se baser uniquement sur la vidéo récente, ce qui pouvait entraîner des ajustements tactiques rapides au fil du match. Cependant, il faut remonter en 1988 pour voir le PSG et Botafogo s'affronter… lors d'une rencontre au palais omnisports de Bercy. Le PSG s'était imposé 8-6 face aux Brésiliens.
Déroulement du match
Contrairement à leur entrée en lice face aux Colchoneros, physiquement hors du coup, les hommes de Luis Enrique ont trouvé du répondant en face. Botafogo, qui est au milieu de sa saison, est apparu nettement plus compétitif que les joueurs de Diego Simeone. Plus mobile, plus efficace dans son pressing, il a aussi considérablement gêné les attaques parisiennes grâce à un bloc-équipe compact qui laissait peu d'espace à Gonçalo Ramos et ses partenaires.
Le match a été marqué par une intensité physique et tactique importante. Botafogo a créé la surprise en dominant Paris sur la plus petite des marges (1-0). L'avant-centre de Botafogo, Igor Jesus, s'est illustré en inscrivant le seul but de la rencontre à la 36e minute, profitant d'une percée où il se joue de Beraldo et de Pacho puis profite de la passivité de la charnière du PSG pour décocher une frappe déviée par le défenseur équatorien dans le but de Donnarumma, pris à contrepied (1-0, 36e). Un manque d'agressivité sans ballon qui a engendré un paquet de situations chaudes dans l'axe - il faudra s'en souvenir.
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En seconde période, Luis Enrique a tenté de dynamiser son équipe en effectuant quatre changements à la 56e minute, avec les entrées de Mayulu, Barcola, Lucas Hernandez et Zaïre-Emery. Cependant, le bloc défensif de Botafogo est resté solide et efficace, empêchant le PSG de revenir au score.
Composition des équipes
Le PSG s'est présenté avec une composition en 4-3-3, alignant Donnarumma, Hakimi, Beraldo, Pacho, Hernandez, Zaïre-Emery, Vitinha, Mayulu, Doué, Gonçalo Ramos et Kvaratskhelia. Botafogo a opté pour un 4-4-2 losange, avec John, Telles, Barboza, Cunha, Vitinho, Allan, Freitas, Gregore, Artur, Savarino et Jesus.
Analyse du match
Botafogo a fait preuve d'une grande solidité défensive et d'une efficacité redoutable en contre-attaque. L'équipe brésilienne a su exploiter les failles de la défense parisienne et a parfaitement géré son avantage au score. Le PSG, quant à lui, a manqué de créativité et d'efficacité offensive, malgré la présence de joueurs talentueux comme Kvaratskhelia et Gonçalo Ramos.
Luis Enrique a reconnu la difficulté du match et a souligné la qualité de l'équipe de Botafogo. Il a estimé que son équipe n'avait pas été assez inspirée et qu'elle devait analyser ses erreurs pour se améliorer.
Conséquences et perspectives
Avec cette victoire, Botafogo prend la tête du groupe B et se rapproche de la qualification pour les huitièmes de finale. Pour le PSG, une victoire contre Seattle dans le dernier match de poules sera nécessaire pour se qualifier.
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Le PSG devra tirer les leçons de cette défaite et se montrer plus efficace lors de ses prochains matchs. L'équipe parisienne a les qualités pour aller loin dans cette compétition, mais elle devra faire preuve de plus de constance et de détermination.
Le joueur : Ramos s'est encore manqué
Déjà titularisé (sans briller) contre l'Atlético de Madrid, le Portugais a de nouveau débuté face à Botafogo au poste d'avant-centre. Et il a encore plus déçu. Pas aidé par un milieu de terrain qui a proposé trop peu de créativité, il n'a pas proposé grand-chose non plus. Attendant le ballon dans la surface, décrochant rarement, en vain. Il a eu du mal à peser face à la solide charnière brésilienne Cunha-Barboza.Et quand il a réussi à prendre le dessus, à la réception d'un coup franc de Vitinha, il a vu sa tête plein centre repoussée par John Victor (52e). Un bilan bien trop léger alors qu'avec la blessure d'Ousmane Dembélé, il avait une occasion de marquer des points et de décoller un peu son étiquette de « supersub ». Son remplacement par Barcola dès la 56e minute (Barcola est entré et Kvara a basculé en pointe), même s'ils furent quatre à être sortis en même temps, sanctionne une rencontre ratée.
Déclarations d'après-match
"On a tué le PSG avec le même poison qu'eux", savoure l'entraîneur de Botafogo
Renato Paiva, entraîneur de Botafogo, estime avoir bâti sa victoire face au PSG (1-0) avec les mêmes armes que celles utilisées par les Parisiens. "Je pense qu'on a tué le PSG avec le même poison qu'eux: une excellente équipe, un jeu collectif, soudée, tout le monde défend, tout le monde attaque, et c'est le grand secret du PSG", a déclaré le Portugais sur DAZN. "On leur a donc rendu la pareille avec le même poison. Ils jouent comme ça et gagnent. C'est ce qu'on a fait. C'est une équipe fantastique. J'ai dit aux gars: soyez une équipe, prenez du plaisir, jouez ensemble, attaquez ensemble, défendez ensemble et profitez-en. Et c'est exactement ce qu'ils ont fait."Plus d'informations ici.
"Peut-être la meilleure équipe qu'on a affrontée cette saison", estime Luis Enrique
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"C'était un match serré dès le début avec beaucoup de difficultés pour créer des occasions", a déclaré l'entraîneur du PSG sur DAZN. "Ils ont marqué le but sur une action un peu bizarre mais ils ont très bien défendu et ont fait un très bon match. C'était difficile pour nous dès le début."
"Botafogo n'a pas joué si bas en première période, c'est peut-être la meilleure équipe qu'on a affrontée cette saison. Ça a été très difficile pour nous de créer des situations de but. Cette phase défensive, on la connaît très bien. On n'a pas été très inspiré, c'est une compétition très difficile."
"Notre équipe est spécialiste pour gérer les mauvais moments. Dans ce sens, aujourd'hui, personne n'attendait ce résultat mais ils ont mérité dans ce match aussi serré. C'est le moment de tout analyser et de regarder où nous pouvons nous améliorer. C'est une coméptition très difficile parce que le prochain match sera clé. Ce sera tout le temps des matchs comme ça."Plus d'informations ici.
"Rien n'est joué, rien n'est fini": Doué pointe une panne d'efficacité pour expliquer la défaite
"On n'a pas été efficace. On a eu beaucoup de situations, beaucoup d'actions. Eux, ils n'ont eu que deux ou trois tirs et ils ont marqué. Ils ont été très efficaces devant notre but. On savait que c'était une équipe très agressive, on regarde les vidéos, on analyse tous les adversaires. On a mis de l'intensité dans les duels, on a haussé notre niveau de jeu à ce niveau-là, mais c'est l'efficacité qui a pêché ce soir. Ce match doit servir à rebondir. Toutes les grandes équipes doivent passer par des défaites comme ça. Rien n'est joué, rien n'est fini, on a un prochain match à jouer et on va aller le gagner."
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