Introduction
Le hockey sur gazon féminin aux Pays-Bas est synonyme de succès et de domination. Des Jeux olympiques aux Coupes du monde, les Néerlandaises ont marqué l'histoire de ce sport. Cet article explore l'ascension et les réalisations de cette équipe emblématique, tout en contextualisant sa position dans le paysage sportif féminin des Pays-Bas.
Les Débuts du Hockey sur Gazon et l'Émergence Féminine
Le hockey sur gazon, l'un des plus anciens jeux de balle et de crosse connus, a une histoire riche qui remonte à des civilisations anciennes. Bien que ses origines exactes soient difficiles à cerner, des preuves suggèrent qu'il était pratiqué en Perse, en Grèce, à Rome, et même en Chine et au Moyen-Orient. Au Moyen Âge, sa popularité en Angleterre était telle qu'il fut temporairement interdit pour ne pas nuire à la pratique du tir à l'arc.
Le hockey moderne a émergé en Angleterre au XIXe siècle, avec la fondation du premier club en 1851. Les règles se sont progressivement standardisées, conduisant à la création d'associations nationales et à l'expansion du sport à travers les colonies britanniques. Le hockey masculin a fait ses débuts olympiques en 1908, mais il a fallu attendre les Jeux de 1980 pour que les femmes soient enfin admises.
La Suprématie Néerlandaise : Un Palmarès Éblouissant
L'équipe féminine des Pays-Bas est incontestablement une référence mondiale. Leur palmarès est exceptionnel, comprenant de nombreux titres européens, mondiaux et olympiques. L'adage selon lequel chaque Néerlandais(e) naît avec une crosse dans la main n'est pas qu'une vue de l'esprit. Il y a près de 250 000 licenciés dans un pays comptant à peine 17 millions d'habitants.
Elles ont remporté huit des quatorze Coupes du monde organisées dans l'histoire de ce sport, dont la première et les deux dernières. Aux Jeux Olympiques, elles ont été en finale des quatre dernières éditions, remportant l'or en 2008 et 2012. Certains matches de championnat peuvent attirer jusqu'à 20 000 spectateurs.
Lire aussi: Handball : Étude du Classement Mondial
Les Jeux Olympiques de Paris 2024 : Un Nouveau Défi
L’équipe de France féminine de hockey sur gazon affrontera les Pays-Bas lors de l’épreuve des Jeux olympiques Paris 2024, ce samedi 27 juillet. Emma Ponthieu, capitaine de l’équipe de France de hockey sur gazon, mènera les Bleues face aux Pays-Bas ce samedi 28 juillet, lors de l’épreuve des JO 2024. Les onze joueuses tricolores vont faire leur entrée en lice face aux championnes olympiques en titres. Elles affrontent les Pays-Bas lors de ce premier match (Poule A) de hockey sur gazon aux JO de Paris 2024.
Lors des JO de Paris 2024, l'équipe de France féminine de hockey sur gazon a fait face aux Pays-Bas, championnes olympiques en titre. Malgré une défaite (6-2) pour le tout premier match de son histoire olympique, l'équipe de France a démontré un esprit combatif. La gardienne Lucie Ehrmann s'est illustrée par ses arrêts exceptionnels, tandis que Yohanna Lhopital et Paola Le Nindre ont marqué des buts mémorables.
Le Hockey Féminin Néerlandais dans le Contexte Sportif National
Les Pays-Bas excellent dans de nombreux sports collectifs féminins. Outre le hockey sur gazon, les Néerlandaises brillent au handball, au football, au volleyball et au water-polo.
- Handball: L'équipe féminine de handball a connu une ascension fulgurante, remportant l'argent aux championnats du monde 2015 et à l'Euro 2016, ainsi que le bronze aux Mondiaux 2017 et à l'Euro 2018.
- Football: Le football féminin a connu une évolution rapide aux Pays-Bas, culminant avec un sacre européen et une finale de Coupe du Monde.
- Volleyball: Les volleyeuses ont terminé deuxièmes des Championnats d'Europe 2017 et quatrièmes des JO de Rio en 2016.
- Water-polo: Les Orange ont été sacrées championnes d'Europe en 2018, après avoir été finalistes en 2014 et 2016.
L'Évolution des Règles et de l'Équipement
Au fil des ans, le hockey sur gazon a connu des évolutions significatives en termes de règles et d'équipement. La crosse, traditionnellement en bois, est de plus en plus fabriquée à partir de matériaux composites comme le carbone ou le Kevlar. La courbure de la crosse a été limitée pour réduire les risques de tirs aériens non sollicités.
L'équipement de protection est essentiel pour la sécurité des joueurs. Le port du protège-dents et des protège-tibias est obligatoire. Les gardiens de but bénéficient d'une plus grande liberté dans le choix de leur équipement, qui comprend généralement des guêtres, des coudières, un short, des sabots et des gants.
Lire aussi: En quête de l'élite mondiale
Les Défis et l'Avenir du Hockey Féminin Français
L'équipe de France féminine de hockey sur gazon est en pleine progression, mais elle doit encore surmonter de nombreux défis pour rivaliser avec les meilleures nations. Les Bleues débutent dimanche leur Mondial Division 1A en Chine, avec l’espoir de revenir en élite mondiale. Deux mois après avoir voyagé jusqu’au Japon pour les qualifications olympiques, l’équipe de France féminine a rendez-vous en Chine pour le Mondial Division 1A.
À l’automne 2024, l’IIHF a validé plusieurs changements concernant les championnats du monde féminins, notamment le fait qu’une seule équipe sera reléguée du Mondial élite à partir de 2026. Autrement dit, si la France obtient sa promotion en 2025, elle aura davantage de chances de rester en élite et de pérenniser son rang, alors qu’elle était quasi condamnée à être reléguée quand elle a côtoyé l’élite en 2019 et 2023. En revanche, si les Tricolores loupent la promotion, la tâche sera clairement beaucoup plus compliquée les années suivantes avec un seul sésame en jeu.
Les Bleues n’ont donc pas pu se qualifier pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina, l’objectif a avorté dès le premier duel contre une équipe du Japon parfaitement préparée et qui ne s’est pas laissée surprendre. Pour autant, les Françaises ont ensuite obtenu des succès convaincants contre la Chine (4-1) et la Pologne (9-0) qui leur ont permis de terminer meilleures deuxièmes des trois groupes du TQO.
Pour l’heure, on ne sait pas encore si les Tricolores bénéficieront ou non d’un repêchage pour les JO en tant que meilleures deuxièmes en cas d’exclusion de la Russie. Margaux Mameri, qui a connu une bonne saison en bleu, semblait avoir pris le dessus dans la hiérarchie. Justine Crousy Théode était partante au TQO contre le Japon mais a dû céder sa place après 4 buts encaissés, Mameri est ensuite parvenue à réaliser 21 arrêts dans cette partie, puis à conserver un pourcentage d’arrêts de 93% sur l’ensemble du tournoi. Elle semblait dans une bonne dynamique… jusqu’à la révélation de la liste pour le Mondial D1A qui a entériné son éviction. « Un choix sportif » confirmé par le staff conjugué à l’arrivée dans le groupe d’Alice Philbert, Québécoise de 28 ans naturalisée.
Comme nous l’avons évoqué dans la présentation de la saison du championnat de France Division 2, Alice Philbert était au centre d’une nouvelle orientation prise par le staff de l’équipe de France, et cela a finalement poussé vers la sortie Mameri qui côtoyait la maison bleue depuis plusieurs années. Le fait que la France ne dispose pas de manière marquée d’une titulaire depuis la retraite de Caroline Baldin, contrairement à des adversaires réguliers pour la promotion en élite, est la probable explication. À des périodes différentes, Mameri et Crousy Théode ont connu des difficultés en bleu, et Violette Pianel Couriaut représente l’avenir à long terme.
Lire aussi: L'actualité du PSG et des joueurs néerlandais
La France s’en remettra encore à Aurard, Rozier et Duvin mais Julia Mesplède - qui a connu une meilleure saison à l’Université du Vermont - et Margot Huot-Marchand ont également connu beaucoup de réussite. Manon Le Scodan continue quant à elle de battre des records en Ligue collégiale du Québec, quatrième meilleure marqueuse de l’histoire et meilleure passeuse de l’histoire de la ligue alors que son club a connu une saison plus difficile. Jade Barbirati, ennuyée par les blessures cette saison et qui a connu un retour au jeu relativement récent, n’a pas été retenue. Anaïs Peyne-Dingival, qui aura 18 ans le 29 mai prochain, disputera quant à elle son premier championnat du monde.
Il y a un an, les Bleues avaient échoué de peu à une nouvelle accession en élite mondiale, un point exactement et une défaite contre la Hongrie en clôture de tournoi. La mission demeure plus que jamais dans les cordes de Lore Baudrit et ses coéquipières, avec un groupe qui se renforce et peut-être plus complet que les autres équipes en lice.