Paris Volley: Une histoire de succès, de défis et de renaissance

Le Paris Volley, club emblématique du volley-ball français, possède une histoire riche et complexe, marquée par des succès sportifs, des difficultés financières et des restructurations. Cet article retrace le parcours du club, de ses origines au sein du Paris Université Club (PUC) à ses ambitions actuelles en Ligue A.

Les racines universitaires : Le Paris Université Club (PUC)

L'histoire du Paris Volley est intrinsèquement liée à celle du Paris Université Club (PUC), une association omnisports créée en 1906. Le PUC, fort de ses plus de 9 000 adhérents, est l'un des plus anciens et des plus importants clubs sportifs de la capitale. Au fil des années, différentes sections sportives se sont développées au sein du PUC, certaines acquérant leur propre autonomie juridique tout en conservant un lien étroit avec l'association mère. C'est le cas notamment du PUC Rugby et du PUC Volley-Ball. D’autres structures juridiques, issues du PUC omnisports évoluent sous son nom, avec son accord, puisqu’il leur a délégué les droits sportifs correspondant à leur discipline sportive.

La naissance du PUC Volley-Ball et ses premières années

Le Paris Université Club (PUC) Volley-Ball a été officiellement créé en 1992. Rapidement, le club s'est distingué sur la scène sportive, accumulant les succès et se forgeant une identité propre. Cependant, malgré ses performances, le PUC Volley-Ball a rencontré des difficultés financières importantes à la fin de la saison 2017/2018, liées à son activité professionnelle. Ces difficultés ont entraîné la relégation du club en Ligue B.

La renaissance du club : Paris Volley Avenir

Face à cette situation critique, des investisseurs privés sont intervenus fin 2018 et ont fondé la société par actions simplifiée (SAS) Paris Volley Avenir. Cette initiative a permis à l'équipe professionnelle de réintégrer la Ligue A, assurant ainsi la survie du club au plus haut niveau national.

Une nouvelle ère : Restructuration et ambitions

La saison qui a suivi a marqué une période de transition et de reconstruction pour le Paris Volley.

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Changements sur le terrain et au bureau

Quatre des six titulaires alignés lors du premier match de la saison, ainsi que le libéro, découvraient le Championnat de France. Sur le banc, l'ensemble du staff a été renouvelé, avec l'arrivée de l'entraîneur italien Fabio Storti, assisté de l'Espagnol Iban Perez.

Le départ de Dorian Rougeyron

Le départ de Dorian Rougeyron, ancien joueur et entraîneur du club pendant douze saisons, a laissé un vide important. Son successeur, Yannick Bazin, ancien passeur de Nantes-Rezé, a été nommé manager général.

Les défis de la transition

Yannick Bazin a dû faire face à de nombreux défis, notamment l'intégration de nouvelles personnes ne connaissant pas le club et les difficultés de communication liées à la barrière linguistique avec l'entraîneur. Il a également dû gérer les exigences de la Ligue et de sa licence-club, en particulier la révision des contrats des joueurs.

L'arrivée de Fabio Storti

Le recrutement de Fabio Storti, ancien adjoint d'Olivier Lecat à Montpellier, a été orchestré par Stéphane Antiga et Antoine Brizard, deux des actionnaires du club. Antiga décrit Storti comme un professionnel doté d'une grande capacité d'analyse, mais souligne également l'importance du rôle de Yannick Bazin pour l'aider dans la gestion du groupe.

Une stratégie de recrutement axée sur le potentiel

Avec l'un des plus petits budgets de la ligue (1,3 M€), le Paris Volley a adopté une stratégie de recrutement axée sur la détection de joueurs à fort potentiel.

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Kento Miyaura : Une recrue prometteuse

Le pointu japonais Kento Miyaura, recruté en provenance de Pologne, s'est rapidement imposé comme l'une des recrues les plus prometteuses du club. Ses performances en Ligue des nations ont confirmé son potentiel et suscité de grandes attentes pour la saison à venir.

L'identité visuelle du club : Un hommage au street art

Le Paris Volley s'est également distingué par son identité visuelle originale, mettant en valeur le street art du XIIIe arrondissement de Paris, où se situe la salle Charpy. Le club souhaite ainsi se démarquer des autres clubs de la région et du monde du volley-ball en mettant en avant ses racines et son identité locale.

Difficultés financières et menace de disparition (période antérieure)

Malgré ces efforts de modernisation et de professionnalisation, le Paris Volley a été confronté à des difficultés financières persistantes. À un moment donné, le club s'est retrouvé au bord de la disparition, menacé par une cessation de paiement et des dettes importantes. «On se dirige vers une cessation de paiement» a déclaré son président Michel Rougeyron au Parisien lundi soir. Le mythique club parisien avait déjà été rétrogradé administrativement cet été en Ligue B par le gendarme financier, la DNACG. La raison? «Rupture d'équité et communication d'informations [comptables] inexactes».

Un palmarès impressionnant menacé

Le palmarès du Paris Volley, riche de vingt trophées en vingt ans d'existence, était alors menacé de disparaître.

L'intervention de la mairie de Paris

La mairie de Paris, principal bailleur de fonds du club depuis sa création, a apporté un soutien financier important au Paris Volley pendant de nombreuses années. Cependant, face à la situation financière critique du club, la mairie n'a pas pu apporter les fonds nécessaires pour éponger les dettes. «On pensait obtenir cet argent de la mairie, mais ils ne peuvent pas nous aider» révèle le président. La mairie de Paris est le principal financier du club depuis ses débuts: elle participe à pas moins de 80% des 1,4 million d'euros de son budget, en versant une subvention d'environ 900.000 euros.

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La lutte pour la survie

Michel Rougeyron, président du club à l'époque, s'est battu jusqu'à la dernière minute pour trouver une solution et sauver le Paris Volley. Une alternative était cependant possible: «On a discuté avec le PUC (Paris Université Club) qui était disposé à nous prêter cette somme mais cela nous créerait une nouvelle dette» alerte Michel Rougeron. Et pour cause! Le club a accumulé des dettes auprès de l'Urssaf depuis 2003 et des retards de paiements pour la location de la salle de Charléty, où il dispute ses rencontres à domicile. C'est donc vendredi, à l'issue du comité directeur du club, que la potentielle disparition du Paris Volley de la scène professionnelle sera décidée. Ce serait la fin d'un club historique dans le volley-ball français, considéré comme le meilleur du pays pendant de nombreuses années. L'effectif parisien, pourtant demi-finaliste de Ligue A la saison dernière, a été contraint de laisser filer ses stars suite à cette relégation, à l'image de Nicolas Rosard et Mitchell Stahl. Elle serait désormais à l'arrêt depuis mardi, selon les propos du central Franck Lafitte, ancien international tricolore. «En accord avec le staff, on a donc décidé de ne plus s'entraîner, on n'en voit pas l'intérêt.» révèle-t-il «dégoûté» au Parisien . «Je suis bloqué à Paris pour les études pendant 4 ans mais je n'ai plus de club et par conséquent plus de salaire et plus d'appartement.» Il dresse un triste constant de sa situation actuelle: «Il y a deux ans, je disputais les JO à Rio avec l'équipe de France et là ma carrière risque de se terminer sur une décision de la DNACG». À 29 ans, alors qu'il pourrait continuer à évoluer au firmament du volley-ball français, Franck Lafitte se voit probablement contraint «de trouver un job».

Le rôle de Stéphane Antiga dans le sauvetage du club (2018)

Stéphane Antiga avait déjà deux casquettes, le voilà prêt à en porter une troisième. L'ex-capitaine des Bleus, qui cumule les fonctions d'entraîneur de club à Varsovie, en Pologne, et de sélectionneur du Canada, avec lequel il dispute actuellement le Mondial en Bulgarie, est l'homme fort du sauvetage du club parisien, finalement autorisé vendredi par la Ligue nationale à évoluer en Ligue B la saison prochaine. Autour de lui, l'ancien réceptionneur-attaquant aux vingt-six trophées a mobilisé, notamment financièrement, de grands anciens du Paris Volley, tels Glenn et Nicholas Hoag, le Serbe Nikola Kovacevic ou son ex-coéquipier en sélection Samuele Tuia. D'autres noms prestigieux de la discipline devraient suivre dans les prochaines semaines pour donner au projet une vraie assise financière, en sus de l'apport du PUC Omnisports. «Pour moi, il était inconcevable que ce club disparaisse, avec son histoire et un tel palmarès, détaille le natif de Suresnes qui a débuté sa carrière en 1994 au PUC devenu «Paris Volley» quatre ans plus tard suite à une fusion avec le PSG version Canal +. J'ai voulu l'aider à rester dans le monde professionnel. L'aspect sentimental, qui est très fort, a donné naissance à ce projet de reprise que je détaillerai un peu plus tard.»

Un timing serré

Question de timing, évidemment, et d'agenda aussi. À la lutte avec le Brésil, les Pays-Bas et… l'équipe de France - que le Canada affrontera mardi 18 en clôture du premier tour - pour une qualification au deuxième tour du Mondial, Antiga n'a pas beaucoup de temps à consacrer à ce dossier qui lui est tombé dessus un peu hasard, il y a tout juste une semaine. « Je suis à 100% avec la sélection canadienne sur un objectif crucial. J'y mets toute mon énergie, poursuit l'ex international aux 309 sélections entre 1998 et 2010, qui a déjà réussi à offrir aux Nord-Américains la première médaille de leur histoire, le bronze en Ligue mondiale 2017. J'ai très envie d'aider Paris, c'est vrai, je rêve d'en refaire une place forte du volley européen à moyen terme, c'est exact. Mais je ne serai pas présent physiquement tout de suite. En tout cas, pas l'année prochaine. Que les choses soient claires, j'ai aussi une belle aventure à poursuivre dans le Championnat polonais avec mon club de Varsovie où je suis très heureux et ma famille avec moi. » Pour revoir Stéphane Antiga salle Pierre-Charpy, dans les entrailles du stade Charléty où, gamin, il déboulait à l'entraînement en trottinette, il faudra patienter encore un peu.

Succès sportifs et titres

En battant Trévise, samedi 24 mars, à Paris, en finale de la Ligue masculine des champions, Paris-Volley a mis fin à neuf années de règne des clubs italiens dans cette compétition. Le club parisien a apporté au volley-ball français son premier trophée dans cette épreuve reine. Née de la fusion des équipes du PUC et du PSG, mi-1998, la formation de la capitale affiche déjà un riche palmarès fait, outre ce titre européen, d'une Coupe des vainqueurs de coupe (2000), d'une Super-Coupe d'Europe (2000), d'un championnat de France (2000) et de deux Coupes de France (1999-2000). Désormais, le but des dirigeants parisiens est de maintenir leur équipe à ce niveau et de remporter une autre Ligue des champions. Le budget de la saison 2001-2002 devrait augmenter pour permettre au club de conserver ses meilleurs éléments, en répondant aux offres des puissants rivaux italiens.

Le triplé historique de 2001

Paris, maître de l'Hexagone après son incontestable victoire sur Poitiers (3-0), hier soir, en finale retour, la chose n'a rien de surprenant. Déjà détenteurs de la Coupe des vainqueurs de Coupe et de la Coupe de France, les hommes de Glenn Hoag tenaient plus que tout à boucler leur saison sur ce titre, le premier de l'histoire du club, dont ils avaient fait leur objectif majeur. Leur succès dans le Poitou la semaine dernière (3-1), lors du match aller, ne laissait d'ailleurs pas entrevoir d'autre issue. Le Paris-Volley a donc réalisé le triplé historique, le premier de l'histoire du volley français, après deux saisons d'existence seulement.

L'épopée en CEV Cup (2015)

Rentré dans la compétition en Ligue des Champions, le Paris Volley est passé de justesse à côté de sa qualification pour le second tour. « Il s’en est fallu de peu » nous explique Mory Sidibé, joueur emblématique du Paris Volley, « nous étions vraiment déçus, car nous ne sommes pas passés loin d’arracher notre qualification. Nous avons rencontré des équipes européennes très solides et nous avons montré que nous étions capable de rivaliser avec les meilleures. « Le Paris Volley faisait partie des 4 meilleurs équipes de Champions League, ce qui lui a permis d’être basculé en CEV Cup. », nous confie l’entraineur du Paris Volley, Dorian Rougeyron. « Le club n’avait plus participé à une finale européenne depuis 2001 où il avait remporté la Ligue des Champions et en 2000 où il avait triomphé en Coupe des Coupes et en Super Coupe. C’est donc un événement historique que nous vivons en ce moment ! « En ¼ de finale, nous avons rencontré une équipe allemande TV Ingersoll BÜHL, que nous avons battu 3-0 à Paris et de nouveau 3-1 en Allemagne. Nous avons réussi à les dominer et remplir le contrat. Les ½ finales ont été beaucoup plus accrochées. En effet, après une défaite 3/2 à Paris contre l’équipe du Tomis CONSTANTA, nous étions dans l’obligation d’aller chercher la victoire en Roumanie. Cet excellent collectif ne nous a pas rendu la tâche facile. Nous sommes allés au combat pour remporter le match 3-2. Il nous a même fallu disputer un set en or pour nous départager. Et après trois heures d'efforts, nous avons décroché notre qualification pour les finales. « Nous sommes loin d’être les favoris », nous confie l’entraineur du Paris Volley. « Seules les équipes de haut niveau, peuvent accéder à ce niveau de compétition. Et en l’occurrence, Novgorod est une équipe qui s’appuie sur de talentueuses individualités. De notre côté nous allons faire primer le collectif, en mettant en avant la solidarité et en prenant beaucoup de plaisir. C’est vrai, qui en tant que joueur ou entraineur n’a pas rêvé de vivre ces moments sportifs d’un tel niveau ? Nous nous sommes bien préparés pour être dans les meilleures conditions pour aborder ces matchs cruciaux . Nous espérons que le public sera présent en nombre pour nous supporter et partager, je l’espère, un éventuel titre. Mory Sidibé renchérit ces propos « C’est sûr que Novgorod est une belle équipe qui s’appuie sur une secteur offensif très performant. Ils font aussi beaucoup souffrir leurs adversaires avec leurs services. De notre côté, on va essayer de les user en défendant et en ayant un bon fond de jeu, qui permettra aux attaquants de pouvoir terminer les points. C’est un avantage d’avoir le dernier match à la maison et j’espère vraiment que nous aurons l’opportunité de savourer une victoire avec notre public. Défier les Russes de Novgorod en finale promet une ambiance très chaude à Paris. Déjà, la billetterie en ligne voit tous ces signaux au vert. Les supporters seront sans nul doute nombreux à encourager le Paris Volley qui sera la vitrine de la France sur cette prestigieuse compétition européenne. Cela sera également l’occasion pour les médias de mettre un coup de projecteur sur les élogieux résultats sportifs du Volley-Ball français à l’international.

Formation des jeunes talents

Le PUC Volley a vécu un week-end mémorable ! Après les M18, ce sont les M21 qui ont décroché le titre de champion de France à Cambrai. En finale, ils ont battu l’ASB Rezé sans trembler, remportant la victoire en deux sets à 0. L’équipe, coachée entre autres par d’anciens parisiens tels que Paul Cooper (champion de France espoir avec le PUC), l’ancien libéro du Paris Volley “Marquinhos”, et notre futur passeur Anatole Chaboissant, a su capitaliser sur l’expérience acquise tout au long de la saison grâce au centre de formation et à l’équipe professionnelle. Arthur Keynjans, passeur des M18 et de l’équipe professionnelle la saison prochaine, a brillé lors de cette compétition en remportant le doublé et en étant élu une nouvelle fois meilleur passeur. Cette saison est formidable pour tous ceux qui œuvrent au sein du club. Christian Kapfer, président du PUC volley, s’est exprimé : “En garçons, les M13 sont 4èmes, les M15 sont 5èmes, les M18 et les M21 sont champions !!! Nos deux équipes féminines montent de division. Le PUC est LE club formateur. Je suis un président comblé.

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